vendredi 14 mai 2010

Un sacré bonhomme

Il y a quelqu'un dans la blogosphère qui ne va peut-être pas aimer que je parle de lui. Parce qu'il est modeste. Je le vois d'ici rougir sous sa barbe blanche.Mais il y a longtemps que je veux lui dédier un petit billet, car c'est quelqu'un de bien.Un sacré bonhomme.
Son blog prend au fil du temps  des allures d'encyclopédie, les animaux, les plantes, les personnages célèbres, les fables de La Fontaine s'y côtoient , au long d'articles très documentés,  détaillés et jamais  dépourvus d'une petite pointe d'humour.Tout l'intéresse: cinéma,  chanson,  architecture,   politique,  poésie, sport, histoire, géographie,syndicalisme, botanique...
Impossible de tout lire! Ce blog, c'est une jungle, une forêt tropicale, une tour de Babel!
Il a été ouvrier, il connaît la dure loi du travail, des patrons, des syndicats, il sait de quoi il parle quand il décrit la difficulté d'être un petit, un obscur, un de la France d'en bas, celle qui se lève tôt.
Il est né bien avant la plupart d'entre nous, il a connu les grandes heures de mai 68, l'union de la Gauche, l'espoir des masses. Il lutte au quotidien contre les méfaits du capitalisme, l'effondrement du tissu social, la fonte progressive des acquis pour lesquels il s'est battu dans sa jeunesse. 
Alors, il pousse des coups de gueule francs et salutaires, sans mâcher ses mots, sans langue de bois.
Il vit sa vie trankilou dans son appart avec vue imprenable sur Grenoble, entouré de sa femme, sa petite famille revenant de temps en temps troubler leur quiétude,  pour sa plus grande joie, collectionne les timbres (au moins 30 albums) et consacre beaucoup de temps à son blog, n'oubliant jamais de passer dire un petit bonjour à chacun dès potron-minet. Pensez qu'il n'a pas moins de 223 liens vers d'autres blogs!  (si si, j'ai compté...)
Il répond aussi à tous les commentaires, et je me pose souvent la question: mais comment fait-il? 
En réalité, je sais qu'il place son immense énergie dans une profonde humanité et dans son amour de la vie. Je ne le connais pas depuis très longtemps, mais c'est comme s'il faisait un peu partie de ma famille.Et c'est pour toutes ces raisons que je l'adore! Certains l'appellent Walter, mais son nom de code est Patriarch.

12 commentaires:

  1. C'est vrai que je le croise souvent dans les commentaires chez les uns ou les autres.

    RépondreSupprimer
  2. Et bien voilà, comme tu l'écris, je suis pivoine.
    Je n'ai rien à ajouter !! Bises

    RépondreSupprimer
  3. Oui, je connais Patriarche mais de vue seulement si je puis dire, je lis de temps a autre ses commentaires dans les blog amis.
    Bonne journée Latil

    RépondreSupprimer
  4. Dés les premières lignes j'ai su que tu rendais hommage à notre cher Walter.
    J'ai une profonde affection pour lui, et je me dis souvent que j'aurais voulu avoir un oncle tel que lui.
    C'est un grand bonhomme, tu as raison, un caractère bien trempé, et un humaniste, un vrai.
    Alors merci d'avoir fait ce billet pour celui que je considère, s'il le permet, comme un ami.
    Mathéo

    RépondreSupprimer
  5. J'avais mis un petit mot ce matin, et il n'y a rien.

    Bien sur que je suis écarlate maintenant. C'est très gentil.

    Bises !!

    Flûte, excuses moi, j'avais pas pensé à la modération !!

    RépondreSupprimer
  6. Patriarch: Tu es tout pardonné! Tu sais je me lève moins tôt que toi.

    MATH je suis sûre qu'il nous permettra de nous considérer comme des amis.

    LATIL bienvenue chez moi.Puis-je te demander comment tu es arrivé sur mon blog?

    Catherine oui, souvent on croise des noms comme ça, dans les commentaires, et on n'a pas la curiosité d'aller jeter un oeil à ce qui s'y cache...

    RépondreSupprimer
  7. Je remarque bien souvent le nom de Patriarch et ses remarques pleines de sagesse.Je pense que nous avons plus ou moins le même âge, Patriarch et moi, ou en tout cas nous avons connu les mêmes grands changements des années '70.

    Je m'en vais aller faire un tour chez ce monsieur qui sait remplir sa vie de tant et tant de choses!

    Merci de nous le présenter.

    RépondreSupprimer
  8. Ah tiens, voilà Latil, un Alsacien d'origine belge, chez Célestine. Peut-être grâce à moi car vous êtes tous deux dans mes liens?

    Je sais que je me répète mais c'est à nouveau un très beau texte. Tu as l'art de bien rendre hommage aux gens que tu aimes (je pense par exemple à ta maman et à ta fille). Si on réunissait dans un recueil tes articles et ceux d'Edmée, Delphine et Coumarine, ce serait génial! Au sujet des maisons d'éditions, va voir sur mon blog des écrivains belges, j'ai parlé de deux auteurs de Chloé des Lys, çà peut peut-être t'aider dans la recherche d'une maison d'édition.

    Je ne t'oublie pas pour la correspondance, mais ces dernières semaines sont très chargées avec mes activités citoyennes pour défendre l'unité de notre pays qui connaît des heures cruciales pour son avenir.

    Bon week-end Célestine.

    RépondreSupprimer
  9. Allez, je viens de passer chez les blogs qui ont "posté" et je finis par un petit salut chez toi.


    maintenant, un petit déj et nous allons sortir faire ma balade matinale. Eliane vient avec moi, mais elle ressort dans la journée. Pour moi, c'est le meilleur moment de la journée; pas encore trop de pollution. je crains avec l'asbestose !!

    Bonne journée ! bises !

    RépondreSupprimer
  10. ah Patriach..visiteur fidèle..
    et quelle richesse sur son blog...
    bizzz à lui;..et à toi

    RépondreSupprimer
  11. Il va nous manquer, son humour, ses humeurs, son combat politique...Je n'arrive pas encore à croire que je ne lirai plus ses billets...heure-bleue

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. oui terrible!
      on est toujours surpris et incrédule devant la mort. Pourtant on sait mais ça ne fait rien...

      Supprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.