dimanche 9 avril 2017

Leçon d'écriture


Sous-titre: j'ai rencontré Colette. Fantaisie spatio-temporelle.














































Elle m’attend dans son jardin plein de violettes et d’oiseaux. Enluminée d’une aura de mystère, parfumée au lys.
Assise sur le banc près de la treille, elle a ce sourire énigmatique, retenu mais gracieux qui la caractérise. Je me pince.
- Gabrielle-Sidonie... Je bredouille, légèrement empourprée de fièvre. Permettez-vous que je m’assoie près de vous ?
Elle m’y invite d’un geste de soie.
Elle promène son index le long de mon bras. C'est sensuel et doux.
- J’aime les jolies femmes. 
Sa voix est un peu voilée par l’abus du fume-cigarettes. 
- Mais j’aime les hommes aussi, ha ha ha ! Son rire éclate en perles.
Alors elle me raconte sa vie. Tumultueuse. Bisexuelle. Sulfureuse. Libre, et en même temps prisonnière d'une douleur sourde. Elle me parle de ses chats, de ses conquêtes, de ses erreurs. De ses combats de femme. De ses plumes sergent-major, de l'enfance riante, de son père le capitaine Jules-Joseph, de sa mère Sido qui écrit en secret. De la campagne et de la ville, de la vie mondaine et des racines terriennes. 
Amoureuse de la vie, des ruisseaux et des fleurs, avide de cette subtile caresse qu’offre l’existence quand on s’adonne à elle avec passion.
Amoureuse de l’écriture, cette impérieuse et incoercible pulsion…  
-Vous comprenez, Célestine, souffle-t-elle, « écrire ne conduit qu'à écrire. Avec humilité, je vais écrire encore. Il n'y a pas d'autre sort pour moi. Mais quand s'arrête-t-on d'écrire? Quel est l'avertissement? Un trébuchement de la main? J'ai cru autrefois qu'il en était de la tâche écrite comme des autres besognes; déposé l'outil, on s'écrie avec joie: Fini! Et on tape dans ses mains, d'où pleuvent les grains d'un sable qu'on a cru précieux... C'est alors que dans les figures qu'écrivent les grains de sable on lit les mots : à suivre... »
Quelle belle phrase ! Elle me fait comprendre à quel point écrire, ça prend le ventre, et dépasse la volonté. Elle éclaire le douloureux bonheur que j’ai de prendre la plume. Un bonheur, finalement, toujours « à suivre…» 
J'en connais parmi vous qui comprenne cette fièvre d'écrire. 
Je ne serai jamais écrivaine, seulement une voyageuse accrochant des étoiles à des feuilles de papier. Mais l'espace d'un instant, j'ai reçu une belle leçon d'écriture.




¸¸.•*¨*• ☆



Pour les Impromptus littéraires sur le thème de l'écrivain voyageur
Musique: Nocturnes Chopin, intégrale.

100 commentaires:

  1. Quelle chance tu as de l'avoir rencontrée, qui plus est pour confirmer l'élan de ta vie !
    "Je ne serai jamais écrivaine..."... Qui connaît les deux bouts de sa vie ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai, il ne faut jurer de rien comme dirait un pote à moi que je rencontrerai peut-être dans une autre fantaisie tempoétique...
      Mais quand même, cela m'interroge beaucoup.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  2. ...."Et puis il y a les jardins... c'est le royaume de Sido qui va transmettre à sa fille le meilleur de son éducation. Dès ses premiers pas, la petite Gabrielle est mise en présence, comme on peut l'être avec les membres d'une famille, du jardin, de ses deux parties, jardin-du-haut, jardin-du-bas. C'est dans ces espaces, dans cette campagne, dans ces bois, au bord de ces étangs que vont se former, dès le plus jeune âge, une sensibilité, un instinct, une manière de comprendre le monde qui n'appartient qu'à Colette. Elle-même le reconnaissait : "C'est solide, ce qui me vient de la Puisaye". A dix, douze ans, elle se définit comme une "reine de la terre", fière de son savoir et de ses découvertes : "N'étais-je pas celle qui savait le nom de la fleur et du caillou, celui de la bête, qui connaissait le sentier de traverse et la source où l'on pouvait boire ?"..."
    ...(.....) "Pour Colette ces vagabondages qu'elle appelle "trôleries", lui permettent d'exercer chacun de ses sens pour exploiter au mieux toutes les ressources de la nature. Ce furent des heures fécondes pendant lesquelles la sensibilité neuve de l'enfant s'imprègne de la beauté des choses, où ses sensations s'affinent"...

    extrait de "J'appartiens à un pays que j'ai quitté..." Musée Colette - Saint-Sauveur-en-Puisaye(cahiers des amis de Colette 2016) dans son introduction....

    Belle rencontre Célestine dans ce vagabondage délicieux comme tu sais l'écrire et le ressentir si bien imprégnée ici par les mots de Colette.

    Je rajoute : écrire est un autre moyen de respirer de dire quand la parole ne suffit pas.
    Douce journée à toi.
    Bisou.
    Den

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le musée m'a beaucoup intéressée, et j'ai entendu plus d'une fois ce lien que Colette avait avec la nature dans ce qu'elle a de nourricier et de solide, presque tutélaire.
      D'ailleurs son ouvre est emplie de cette terre de Puisaye.
      j'aime donc énormément ce texte que tu cites, chère Den. je te sais amoureuse comme moi de la vie sous toutes ses formes, animales, végétales et humaines bien sûr.
      Et oui, je confirme: écrire me permet souvent de faire jaillir et de mettre en frme un trop-plein d'émotions brutes qui finiraient par m'engloutir sinon.
      Beau dimanche vagabond, ma chère amie : le temps s'y prête admirablement.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  3. Rêver sa vie ou bien vivre son rêve... la différence n'existe pas. C'est aussi un des miracles de l'écriture. Bel échange, entre Colette et Célestine, parmi les fleurs et les jeunes pousses. Beau dimanche à toi! D.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Disons que la différence est ténue entre les deux...à condition de savoir doser le subtil et savant mélange des deux, ce qui n'est pas toujours évident...Il est sans doute là, le miracle. Un incessant va-et-vient entre la vie qui nourrit et la plume qui exprime...
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  4. J'ai dû me frotter les yeux en te lisant pour savoir si je rêvais ou non. Mais non. Tout cela est réel. Célestine et Colette au bord de l'eau, à deviser de leurs combats de femme. L'écriture est exutoire et partage, quelle qu'en soit la forme.
    Un beau songe réel ma belle. Beau dimanche et bises printanières.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Utilisant pour cela la fameuse « suspension consentie de l'incrédulité » je sais que mes lecteurs adorent se faire emmener dans des rêves éveillés où tout devient possible.
      Pour mon plus grand plaisir, et sous mes yeux éberlués, cela fonctionne à chaque fois.
      Seuls quelque ronchons pragmatiques n'y voient que les émanations d'un cerveau embrumé par les substances illicites... hihi !
      Belle journée chère alpine
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  5. Tu cites « écrire ne conduit qu'à écrire ». C'est bien ce que je me dis, parfois, en me demandant si écrire c'est vivre… Et toi tu parles de la « fièvre d'écrire », un peu comme s'il s'agissait des symptômes d'une maladie :)

    Mais finalement, toute passion (d'écriture, d'amour ou de toute autre nature) n'est-elle pas une forme de non-vie… parce que de sur-vie ? Je veux dire : ne vit-on pas davantage quand on s'extrait de la simple vie ?

    Ton texte me porte à la réflexion ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je partage ton avis Pierre; toute passion est une forme de survie car sans passion la vie s'étiolerait. Une passion est un amplificateur de vie, un vent chaud, vivifiant qui rend le quotidien gai et heureux, parfois un peu fou mais qui peut être également être un blizzard qui pénétre tant au fond de l'âme qu'il peut couper du quotidien et de la société. Certains passionnés en ont même perdu la raison (je pense à Camille, Vincent, Hervé etc....)
      Tu me fais prendre conscience que, si je veux garder la tête sur les épaules, il y a là matière à réflechir.

      Supprimer
    2. @Pierre

      Tes concepts de non-vie et de sur-vie (en deux mots) sont extrêmement intéressants, et nous obligent à réfléchir, effectivement.
      Pourquoi dis-je que je ne serai jamais écrivaine, même si j'en présente quelques prédispositions ? Sans doute parce que j'ai compris assez vite que je n'étais pas assez assidue, pas assez virtuose, ni animée d'une passion unique. J'ai compris que dans mon vieux rêve d'être premier violon dans un orchestre symphonique, ce que je voyais c'était le côté concert, paillettes et applaudissement. Et pas les huit heures d'entraînement journalier, les souffrances, l'arthrose du bras et du cou, et tout ce qui fait qu'un artiste, un danseur, un sportif, un écrivain tout entiers adonnés à leur passion, ne vivent pas autre chose que cette passion.
      Définitivement dilettante et papillon, je ne me verrais pas faire qu'une seule chose toute ma vie.
      Non-vie...les anglais disent "no-life" Les nolife en informatique, ce sont les geeks addictifs qui passent 24 heures sur 24 sur leur ordinateur ou leur console de jeu.
      Qu'est-ce que vivre, au final ? Pour moi, peut-être, sans doute, un subtil mélange, comme je le dis, entre la "simple vie" et des moments exceptionnels.
      Merci pour cette réflexion, Pierre, bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    3. @Chinou, que j'ai failli oublier emportée par mon élan

      Je pense que ma réponse à Pierre va dans ton sens.
      Je suis entièrement d'accord. la passion est un feu, indispensable, mais qui peut détruire...
      Mais laissons-le nous dire ce qu'il en pense.
      Bisous ma Chinou
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. Oui Chinou, une passion est un amplificateur de vie… qui en excès peut faire perdre la raison. C'est pourquoi il est bon de multiplier les passions, de les diversifier, d'en changer, afin qu'aucune ne nous emporte totalement :)

      Célestine, tu sembles préservée puisque tu n'as pas comme unique passion l'écriture. La contrepartie, en effet, est peut-être de ne jamais atteindre l'hypothétique firmament d'une notoriété plus ou moins fugace. Mais est-ce un objectif enviable ?

      Je crois que, comme bien d'autres, tu as su trouver le subtil équilibre qui te permet de te sentir pleinement vivante :)

      Supprimer
    5. Ma passion est la vie, au sens de l'existence, et les multiples pour ne pas dire infinies possibilités qu'elle offre.
      Et tu as raison, cela me préserve. J'ose maintenant affirmer que mon dilettantisme est ma façon d'être. Je n'ai aucune envie de notoriété, aucune envie de richesse matérielle.
      Tu as raison, c'est un subtil équilibre, et il me convient.
      Merci Pierre, de me comprendre si bien.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    6. @ Céleste
      N'oublions pas que la passion est une souffrance. Je ne sais pas trop comment appeler cet intérêt fort et puissant pour une chose bien précise (musique, écriture ou football, c'est égal)?
      Violon d’Ingres peut-être, en veillant à ce qu'il ne devienne pas un violon dingue...
      Les "passions" uniques sont souvent le fruit d'un manque d'imagination, de curiosité ou de prédispositions à pouvoir faire autre chose.
      Sur ce plan-là, je te crois bien armée pour y résister ;-)
      Ti bacio mia Cara

      Supprimer
    7. Bien vu, le violon dingue.
      Je ne serai pas aussi sévères envers ceux qui ont une passion unique, surtout si elle fait du bien aux gens: Rostropovitch manquait peut-être d'imagination, mais quel bonheur de l'écouter jouer...
      Mais c'est vrai, la passion peut même destructrice, pour soi, quand la personne sombre dans la folie, ou pour les autres, quand elle devient foi aveugle et intolérante. On en voit assez de ces fous de dieu qui sont prêts à tout pour aller au bout.
      Moi j'en reste pour ce que j'ai dit: une dilettante, n'en déplaise à ceux que ça incommode.Comme disait ma grand mère, s'ils ne peuvent pas me supporter ils n'ont qu'à se tourner de l'autre côté.

      Baci caro mio
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    8. Sévère sans S évidemment... quand on ne se relit pas... ;-)

      Supprimer
  6. Belle rencontre amireuse...
    Souvent je fais le rêve de rencontrer mon ammiie posthume, George Sand (sur une musique de Chopin)...
    Tu es une vraie écrivaine à n'en pas douter.
    Bon dimanche,
    eMmA

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Nous avons les mêmes amies, alors, eMmA.
      Et Chopin, et Georges Sand...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. PS : amireuse, quel joli mot-valise !

      Supprimer
    3. Tout ce beau monde est tellement amourable !

      Supprimer
    4. J'aime tes néologismes !

      Supprimer
  7. Ah si seulement c'était vrai. Et avec l'écriture ça le devient, on peut donner sa vérité à une rêverie, rien qu'avec les mots que l'on sculpte sur la page... Etrange aussi comme Colette a fini par acquérir une sorte d'image de "mère de toutes les femmes d'écriture", de toutes les femmes qui existent dans leur tête en dépit de ce qui encadre leur vie quotidienne... Mère coquine, mère campagnarde, mère coquette, mère impudente, mère qui riait et nous parle encore... d'écriture, de nature et de vie à soi!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui bien sûr que c'est un peu notre mère à toutes, ou notre soeur de rêves, de combats, de souffrances et aussi naturellement de passion...
      Exister dans sa tête, voilà une expression qui mérite qu'on s'y arrête...
      Tant de femmes vivent encore opprimées (et oppressées) par une vie qu'elles n'ont pas choisie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Juste une vie avant celle de Colette, George Sand fut (sauf erreur) la première à secouer le cocotier du machisme littéraire... et de quelle façon ;-)
      Pour notre plus grand plaisir, l'après Colette fourmille de belles carrières d'écrivaines.
      On ne peut que remercier ces deux femmes d'exception d'avoir existé.
      Baci Cara

      Supprimer
    3. Heureusement beaucoup de femmes d'exception ont fait avancer les choses, mais la tâche reste immense car on les appelle toujours des femmes d'exception...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  8. La treille muscate chère à Colette... Colette, un prénom qui me "cause" comme on dit de nos jours ];-D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Treille muscate, l'on sent l'odeur du raison, on voit se pencher les lourdes grappes violettes à travers les feuillages de la tonnelle...
      La bise à celle que tu connais.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  9. Formidable hommage à la grande Bourguignonne. Mais pas seulemnt. C'est aussi un très beau texte écrit du coeur et de l'intelligence qui prouve, si besoin était, mais besoin n'était pas en ce qui me concerne, la beauté de ta plume et de ton imagination. Sans flagornerie. Bravo Angel Baby. Pour le chant du cygne, tu es devineresse car j'ai écrit en brouillon un billet nommé chant du cygne, au singulier, au très singulier. Sois rassurée, il restera à l'état de brouillon. Mais j'ai été tenté.
    Je t'embrasse et ATTB.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rassurée mais à moitié. Le vilain diable du renoncement, qui vient nous tirer parfois par les pieds, dans les moments de relâchement, rôde encore autour de toi et je lui agite toutes les gousses d'ail possibles et imaginables sous son affreux nez noir.
      Quant à la flagornerie, je sais bien que tu en es complètement incapable.
      Kisses
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Merci. Kisses, Küssen, Bacci, Bises à toi.

      Supprimer
    3. Merci pour tes bises polyglottes.

      Supprimer
  10. "écrire ne conduit qu'à écrire", comme vivre n'apprend qu'à vivre. Il faut juste (encore faut-il) commencer et continuer, et ne pas baisser la plume même aux jours de panne d'encrier.
    Merci Célestine et Colette de nous faire partager votre rencontre au jardin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui vivre n'apprend qu'à vivre, mais ce n'est déjà pas si mal !
      Baisser la plume...je n'en suis pas encore là.
      Bisous cher Dodo
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  11. Voilà une rencontre absolument improbable pour moi, surtout depuis que j'ai mis le doigt sur une faille de ma personnalité diagnostiquée TDAH + TOP (j'aime jouer des énigmes)...
    Je ne me laisse toucher par personne, et mes problèmes de communication font de moi un "E.T." au sens le plus terne.
    L'écriture est un sable mouvant pour moi, encore plus gluant que le langage...
    Je ne peux prétendre ni concevoir un échange stable, une compréhension limpide, une écoute lumineuse...
    Vibrations, ondes, ne sont que de vains soubresauts pour des vies éphémères...
    Une manière maladroite de se rassurer ?...
    (Pardon mais je sors d'une autre tourmente et mon humeur est morose)
    Bise

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. TDAH n'est pas trop mystérieux pour moi, qui en ai fréquenté un certain nombre dans ma carrière scolaire.
      Mais je laisse à mes lecteurs le soin ou l'envie de découvrir ce qui se cache derrière cette affection dont je ne savais pas qu'elle pouvait être diagnostiquée chez les adultes.
      Pour le reste, je connais ta position et je te renouvelle mon écoute et ma compassion.
      Bise aussi
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Bah... Disons que je navigue entre TDAH + TOP et le syndrome d'asperger... Va falloir que je remonte les manches et que j'obtienne l'avis d'un spécialiste... Dans tous les cas, je n'en ai pas terminé avec la restauration de ma personnalité profonde...
      Bises je file affronter la tempête qui toque à ma porte.

      Supprimer
    3. Ce qui est encourageant, c'est que tu ait entamé cette "restauration".
      J'en suis heureuse pour toi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  12. Procédé rhétorique consistant à se déprécier soi-même par fausse modestie pour tenter de mieux convaincre ou pour recevoir a minima cent commentaires d'éloges par billet publié. Ex: "Je ne serai jamais écrivaine".

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Lâcheté: Procédé consistant à venir lâcher incognito un jet de fiel sur la paille du voisin, au lieu d'aller s'occuper des poutres qui encombrent son propre jardin, en s'appuyant sur un illusoire sentiment d'impunité et de toute puissance. Il faut dire que l'immunité est très à la mode en ce moment.

      Supprimer
    2. C'est encore la grosse conne dont je n'ai même pas envie de me rappeler le nom...?
      Tu crois qu'elle est maso en plus d'être bête et méchante (mais sans l'esprit d'Harakiri).

      Supprimer
    3. Non celle à laquelle tu fais allusion est persona non grata ad vitam aeternam sur ce blog. Et elle le sait très bien.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. Célestine : Moi je trouve cette Trollette admirable, ne te fâche pas Célestine, ça la fait jouir ! Que veux tu à son âge le moindre petit orgasme est bon à prendre ];-D

      Supprimer
    5. Moi me fâcher ? Il y a assez de motifs comme ça sans en rajouter des inutiles. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    6. @ Céleste
      Si tu vas sur blogbo, tu verras que c'est bien Aukassecouille qui est revenue...
      Que veux-tu, la jalousie à ce point est absolument pathologique et inguérissable...
      Allez, je vais me lâcher un peu sur cette pousse...
      Ti bacio Céleste Amie.

      Supprimer
    7. X"*&/)/&"* de correcteur d'autographe: Ce n'est pas pousse qu'il faut lire, mais pouffe...

      Supprimer
    8. Ah, la courageuse personne est allée porter le pet chez les blogbos ?
      Désolée du cadeau empoisonné, mon Blutchy, mais je crois qu'elle ne sait pas où elle a mis la truffe...
      Pouffe, c'est pas un petit peu trop mignon ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    9. Y a pas de lézard la Fée, tu sais qu'on les adore ces déchets ...
      Comme disait notre ami, la connerie à ce point, ça devient gênant...
      Dans mon coin de pays, pouffe n'a rien de mignon; et c'est un genre de truc où on pose son cul dessus... ça lui va bien.
      Par contre, truffe n'est pas trop de mise, j'opterais pour le groin...
      Ti bacio

      Supprimer
    10. L'aigle va fondre sur la vieille buse alors ?

      Supprimer
    11. Là, tu risques de vexer la donzelle parce qu'étant parait-il beaucoup beaucoup plus jeune que toi, elle va bientôt entrer en CP.... Enfin, si elle a le niveau pour :-)

      Supprimer
    12. Elle fait des tentatives récurrentes chez moi aussi, sous pseudos différents aussi... Je m'amuse, la laisse s'approcher un peu, et puis je la gicle.

      Supprimer
    13. Bon, d'un autre côté, s'il ne lui reste plus que ça ou le suicide.... Enfin, elle fait ce qu'elle veut si elle n'emm.... pas les autres...
      Bises

      Supprimer
    14. Allez, j'ai clos le chapitre définitivement.
      Elle ira poser sa haine plus loin, tu as raison elle fait ce qu'elle veut du moment qu'elle disparaît de ma vue...
      baci

      Supprimer
  13. Superbe lecture pour finir un après-midi au jardin bercée par un concert de merles, de mésanges et petits moineaux...... dommage que tu ne deviennes pas écrivaine.....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est gentil petite Miss. Il faisait il est vrai, un temps à se promener parmi les cerisiers en fleurs et les merles.
      Le mien chante une chanson qui ressemble au début des couplets de "Vive le vent"...
      Chaque année j'en repère un comme cela, qui a un chant particulier.
      C'est amusant.
      Belle soirée.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  14. Lorenzaccio09 avril, 2017

    Cette rencontre onirique charme le passant par sa justesse et sa beauté.
    Rien n'est affecté, tout est vrai. C'est vrai, vous êtes sans doute trop pure pour vous lancer dans le monde de requins de l'édition. Restez-nous intacte, dis-je égoïstement.
    Mais votre vraie modestie vous honore, n'en déplaise aux grincheux.
    Délicieuse, comme toujours.
    ~L~

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je tente de rester modeste, même si vous ne m'y aidez pas trop.
      En tous cas, je suis lucide, et ne vous inquiétez pas, je suis bien ici, dans cet espace de bienveillance et de respect.
      Nulle envie de le quitter.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  15. Le bonsoir Dame Céleste. J’aurais aimé dessiner le tableau que tu dresses de Dame Colette avec Stefan Zweig, Prince de l’humanisme, et lui dédier le poème que voici que je vous offre à toi et à Colette, dont la voix rocailleuse aurait su que faire avec :

    Chimère

    Altesse des profondeurs
    Etoile du bonheur
    Bouts de paraboles légers aux épaules
    Tropiques insensés
    Prunelles étonnées
    Rumeurs magiciennes aux notes indomptables
    Crépitant sur la glace
    Poésie au cœur luttant pied à pied
    Sous la pluie battante
    Sous la chaleur accablante
    Explorant des lacs inquiets où dorment les fées
    Où grouillent les démons
    Cherchant le mot-clé
    La juste combinaison
    Entre folie et raison
    Aspirée
    Crachée
    Bafouée
    Poussée à la lisière
    Elle danse avec la lumière

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah Stefan Zweig, une immense auteur que j'aime beaucoup.
      Ainsi que j'aime ton poème, toujours de haut niveau, cher ami Rod
      Je n'ose prendre pour moi la dernière phrase, qui est si belle et me plaît tant...
      Merci du fond du coeur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Tu peux. Elle te va très bien.

      Supprimer
  16. Tu me donnes envie de relire Claudine à l'école !
    Bises
    Angela

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et elle en a écrit bien d'autres !
      Un vrai filon plein de pépites, cette nana !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  17. Une fièvre souvent douloureuse qui m'emprisonne avec bonheur. L'écrivain que je ne suis ne peut se passer de souffrir pour offrir ce qu'il a de plus entier et secret. C'est plus enrichissant qu'un partage de silences. Et même si la main a mal, même si le cœur saigne, même si l'esprit transpire, il faut que ça sorte. Un tourbillon, un cyclone, un ouragan, ou un simple souffle d'air. Tout est bon pour respirer l'inconnu qui se dessine dans l'avenir. Les douleurs qui se sont gravées dans l'écorce de notre passé. Je suis accroc des mots.
    Bises en suspension...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une fièvre qui te donne des ailes et te fait écrire de bien jolies choses.
      Bises d'une accro des mots comme toi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  18. Une très belle leçon et tes mots sont si doux qu'ils bercent mon cœur !
    J'ai honte je ne connais pas trop l'écriture de Colette mais tu m'as donné envie d'aller à sa rencontre ...

    Bonne nuit étoilée Blue-Célestine

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il n'y a pas de honte à ne pas connaître un auteur, il y en a tellement.
      Tu découvriras une écriture fabuleuse (enfin pour moi)
      Bisous et belle nuit pleine d'étoiles.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  19. "Écrire ne conduit qu'a écrire",Mais écrire,a aussi d'autres effets!En cela,je pense a mon dernier commentaire dans"mât de laine",je re-cite:"

    Chaque fois que j'écris un bill... heu,j'veux dire un commentaire dont je retire un peu de fierté,je me demande,après coup si c'est bien moi qui écris?
    Je relis,je reconnais mes mots,mon"style",mes fautes de français,mes associations d'idées qui me mènent vers ma référence musicale:c'est donc bien moi!
    l'écriture a de drôles d'effets! Être soi sans tout à fait l'être,tout en l'étant pleinement,et ce sans utiliser de produit stupéfiant!

    Et parallèlement à ça,je ne peux m’empêcher de penser à un livre dont le personnage principal,écrivain de son état,est en panne d'inspiration.
    Sous l'effet de sa plume,voit apparaitre sur sa terrasse,un soir d'orage une fille qui vient de nulle part:une fille de papier.Dés lors,il n'a de cesse d'écrire,au risque de la voir disparaitre. Un livre que j'ai dévoré.

    A propos d'écriture,un souvenir me revient(de loin). J’étais petit,je n'allais pas encore à
    HEC:hautes études communale,je ne savais pas écrire ,pourtant je remplissais des pages et des pages de "signes",qui je crois devaient ressembler à un alphabet ...inventé et incompréhensible.

    Magie de l'écriture,choisir ses mots,les accorder comme sur une partition pour jouer des textes à chatouiller l’ouïe.(°_^) oups ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En tous cas, j'aime la façon dont tu laisses partir et vagabonder tes idées, dans tous les sens.
      Il y a des choses vraiment intéressantes dans ce que tu écris.
      Tu n'as jamais eu envie d'écrire un blog ? Je serais ta première fan.
      J'aime beaucoup ton anecdote d'enfance.
      Bisous de nuit
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. C'est bien le hic,ça part dans tous les sens,et j'ai du mal à rester sur un même sujet.bon j'y arrive quand même!Mais pour une ligne de commentaire,j'en écris au moins trois.(sauf là,c'est du direct)
      Écrire un blog!diantre!Bon j'avoue que l'idée m'a effleurée l'esprit une ou deux fois.Là, c'est du costaud,il faut viser haut.
      Quand j'ai appris à faire du vélo,je voulais être Jacques anquetil
      quand j'ai appris à faire du ski,je voulais être Jean claude Killy
      Quand j'ai appris à conduire une voiture,je voulais être Ari Vatanen
      Quand j'ai appris la moto,Giacomo Agostini
      etc,etc...
      mais pour l'écriture,j'aimerai bien être Célestine.
      Pour le reste,je ne suis pas à la hauteur des modèles et j'y ai abandonné toute idée de progression,mais pour l'écriture,j'y travaille.Savoir que tu serais ma première fan me ravit...Merci
      bises extasiées

      Supprimer
    3. Effectivement tu as de 'ambition quand tu entreprends quelque chose ...
      J'espère de tout coeur que tu te lanceras dans un blog, car je suis sûre que tu prendrais plaisir à écrire.
      Et je souris à écouter tes éloges spontanés. Merci cher Didier. Tu ne sais le bien que tu me fais ce soir.
      Bises reconnaissantes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. Ambition,ambition...réaliste quand même!Mais,ne faut-il pas des modèles de haut niveau...pour tenter d'arriver à leurs chevilles?
      Quant à un blog!Il me faut d'abord trouver un créneau,une voie,ne pas "copier",enfin, être moi!Améliorer mon attention(orthographique),avoir une inspiration(céleste), tu serais ma muse,progresser en informatique,avoir plus de temps,heu beaucoup plus de temps aussi plein d'autres choses que je ne sais pas encore.
      Les décisions importantes de la vie,les rencontres,les évènements clefs se sont souvent présentées à moi sans chercher vraiment à les provoquer.Le hasard?
      Rien de planifier,d'organiser,d’écrits d'avance.Je pense qu'il en ira de même pour un blog.D'ailleurs,le tient de blog m'est venu, quand je n'y croyais plus,comme un sanglot trop longtemps retenu,j'étais tombé sous le charme ...
      https://www.youtube.com/watch?v=6wvkRo_XrwM
      J'ai adoré cette chanson...en son temps!ou cette version d'un chanteur de ma région:https://www.youtube.com/watch?v=axNcg9sNZHQ
      Bises musicales

      Supprimer
    5. L'idée fera son chemin (ou pas) dans ta tête, mais de toutes façons, il faut savoir attendre et laisser mûrir les choses...
      Etre toi, oui, ça me paraît un bon postulat de départ.
      Wait and see, n'est-ce pas ...
      J'aime bien cette chanson dans ses deux versions, un sanglot trop longtemps retenu...c'est beau !
      Une préférence peut-être pour Murat, parce qu'elle est plus lente, plus intérieure, enfin je trouve.
      Bises nocturnes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    6. d'accord avec toi...
      Bises de la nuit.

      Supprimer
  20. Tu parles de Colette et tu parles de toi. Colette a trouvé en toi un bon porte-plume(s). Tu décris bien la pulsion de vie de l’écriture. Cela me rappelle quelques vers décousus, dont je ne sais d’où ils reviennent à ma mémoire :
    « Je t’aime d’une folle écriture
    Avec démence je m’aventure
    De strophe en strophe en des vers impairs.
    J’ai relu tout ce qui nous relie
    J’aurais préféré que tu m’élises.
    Écrire, c’est des lyres
    Écrire, c’est des livres
    Sans lesquels il n’est plus doux de vivre. »
    Ce faisant, tes pensées s’entortillent comme les vrilles de la vigne à mes interrogations curieuses sur l’écriture. Écrit-on soi-même, ou bien, qui prend la plume ?
    Autre chose : pourquoi ne nous proposerais-tu pas, un jour, un texte, un billet que j’aimerais moins, ou qui me laisserait indifférent. J’en bâille déjà. Je ne sais pas, une liste de courses, un pense-bête. Tiens : un guide-âne. Je crois que je m’en régalerai comme d’un chardon.
    A suivre

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ces vers sont magnifiques, j'en ai cherché en vain l'auteur.
      Les vers impairs pourraient faire penser à Verlaine, mais ce n'est pas lui...
      Qui prend la plume lorsque l'on écrit ? C'est une question fascinante en effet...je me mets parfois en écriture automatique, et là, je me demande qui me dicte ces mots comme des gourdins posés en bulle de roue sur la frange amère des élytres. Et réciproquement. ;-)
      Tu veux un truc chiant qui t'endorme ? Je peux essayer de pondre un mode d'emploi de perceuse à colonne, ou un discours d'investiture à la vice présidence des notaires associés, ou une charte pour la protection des chiroptères en milieu humide. Mais je ne présage de rien.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Essaie pour le truc chiant, mais tu serais encore capable d'en faire du Pierre Dac, ce qui, convenons en n'est pas spécialement morose.
      Pour ton discours d'investiture par exemple, un peu dans ce genre?

      http://www.dailymotion.com/video/xdku99_le-petit-baigneur_shortfilms

      Supprimer
    3. Pierre Dac est nettement régalant et inégalable !

      Supprimer
    4. Chère Célestine, je suis très intéressé par tes propositions de textes, dont j’attends des merveilles à m’en décrocher la mâchoire.
      En attendant, tes mots sont un bel éveil.
      A part ça, hum, c’est un peu gênant… les vers sont, je crois, de Jean Pinson. Mais comme ce n’est pas terminé, seulement mâchouillé dans le train comme un chewing-gum sur le chemin du lycée, ils sont à qui veut en faire un poème. Exemple de mes recherches de laboratoire sur l’écriture ! Celle-ci peut-elle faire que je est un autre ? Allons plus loin et plongeons dans des peurs enfantines et métaphysiques : m’aimerait-on toujours si j’étais un autre ?
      Mais j’exagère, je pense. Très bonne nuit

      Supprimer
    5. Décidément j'en pince pour Jean Pinson...comment ne l'ai-je pas reconnu ? ;-)
      Et oui, je te rassure, si tu étais un autre, tu ne serais pas toi. Donc le problème ne se poserait pas.
      Et réciproquement.
      En attendant, il me faut plancher sur la perceuse à colonne...C'est pas gagné !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  21. Kangourou Agile10 avril, 2017

    Je rêverais de rencontrer Hemingway, pour ma part.
    Comme dans Midnight Paris, le film de Woody Allen où le héros rencontre des auteurs de légende.
    D'ailleurs ton texte m'y a fait penser.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel beau film ! Oui je l'avais bien aimée, cette fable spatio-temporelle.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  22. Comme "Tout n'est pas à jeter dans Télérama" je recopie ici ceci que j'y ai lu et qui m'a bien plu aussi :

    "Ecrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait"

    Ah ben...? Non ?

    Après vérification, me voilà en train de citer Marguerite Duras. J'ai l'air malin, maintenant, tiens !

    A part ça, elle roulait toujours les "r", Colette ? ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le musée donne l'occasion d'entendre son bel accent de bourguignonne en diffusant des extraits d'interviews.
      Il est vrai que cet accent, ne cadrant pas avec son physique, devait en surprendre plus d'un !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  23. Joli texte. Et bien, moi, je vais te raconter une anecdote bien réelle au sujet d'une autre Colette : Colette Nys-Mazure, auteur belge qui est également connue en France. J'aime beaucoup ces livres qui, pour résumer, nous poussent à profiter des petits instants de la vie quotidienne et à voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide (on la compare souvent à Delerm). Je vais à une séance de dédicaces à la Foire du Livre de Bruxelles mais je la rate car l'horaire prévu n'a pas été respecté. Je reprends mon train qui tombe en panne, on doit reprendre un autre train vers une autre ligne (bref, la galère totale). Je monte énervé dans l'autre train, je m'assieds à la première place que je trouve....c'est-à-dire à côté de Colette Nys-Mazure qui revenait, elle aussi, de la Foire du Livre!!! Elle se rend compte de ma surprise et que je la reconnais, elle dépose le livre qu'elle était en train de lire, nous avons discuté tout le trajet, et on se quitte en s'embrassant. Quel beau souvenir! Je l'ai revue une autre fois à une séance de dédicaces (où j'avais d'ailleurs retrouvé notre amie commune Edmée)...mais cela n'avait pas le charme de la rencontre dans le train.

    Bonne semaine Célestine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ta rencontre, bien réelle celle-là, aurait mérité que tu la racontes sur ton blog, Petit Belge.
      Quel moment délicieux tu as dû passer ! Un vrai petit moment à la Delerm !
      Et dû à une série de contretemps fâcheux... Comme quoi, les trains en retard ont du bon.
      Merci pour ce témoignage
      Bonne semaine à toi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  24. Bonjour Célestine, en lisant ton merveilleux billet, tu m'as fait rêver au jardin avec les fleurs et les petits oiseaux et l'instant d'un moment, je croyais avoir sur mes genoux un livre de Colette. Un beau rêve où toutes les deux discutiez :-)
    Belle journée avec encore l'encre de ta plume.
    Bisous pour un bel après-midi ♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est très gentil, Denise.
      En ce monde, chaque parole gentille, comme on le fait d'un filet de pêche, répare un peu les mailles de l'amour, déchirées par les requins sanguinaires qui l'agitent en tout sens,
      Bisous belle dame
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  25. Très jolie rencontre et échange avec Colette, Célestine. :-)
    Je pense que l'on ne peut plus s'arrêter d'écrire lorsqu'on a découvert le pouvoir prodigieux des mots, et le bien que cela nous fait de les laisser s'exprimer.
    Bisous, la belle.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est tout à fait ça douce Françoise. je sais que, comme moi, tu as découvert ce prodigieux pouvoir, et que tu ne t'en sers que pour faire du bien...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  26. j'aime ta dernière phrase...
    Je n'ai jamais rencontré Colette, artistiquement parlant je veux dire, mais ça se fera un jour, j'aime les femmes écrivains !
    Bisous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis sûre que tu aimeras son écriture, tel que je te connais. ;-)
      Bisous Mindounet belle journée.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  27. Une jolie rencontre. J'aurais aimé être là pour la photographier. Et puis me faire toute petite et vous écouter...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne doute pas que la photo aurait eu un charme certain, douce amie.
      En mettant bien sûr toute la lumière sur Colette. ;-)
      Bisoudoux
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  28. Bonjour Célestine ; Quelle rencontre magique entre Colette et toi . Tu aurais pu la rencontrer dans un autre temps et...peut être un jour qui sait ? je retiens de cette entrevue par delà l'au delà et les mots , cet aphorisme qui résume bien les choses : "écrire, ça prend le ventre, et dépasse la volonté".Classe !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Classe, je ne sais pas, mais en tous cas c'est ce que je ressens, profondément.
      Une envie permanente de coucher les mots sur le papier.
      Bises cher Jerry
      ¸¸.•*¨*• ☆






      Supprimer
  29. Je l'ai loupée cette consigne-là. Pourtant, j'étais allée rechercher mes livres de et sur Rimbaud... le temps a passé trop vite.

    Et comme elle ne pouvait entrer à l'Académie, en France, elle a été la première femme écrivain élue en Belgique.

    Un de ses essais les plus curieux est (justement) "Le pur et l'impur" ... Je l'avais acheté en Livre de Poche, quand j'étais étudiante.

    Et j'ai appelé mon chat Sido o;)))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est drôle, je l'ai justement pris à la bibliothèque en rentrant de mon voyage en Puisaye.
      Je ne l'ai pas encore entamé, je finis Chéri que j'ai bien aimé.
      Tu as appelé ton chat Sido... ah oui, tu l'aimes vraiment, cette chère Colette
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  30. Ah, Colette l'orgueilleuse, la séductrice, la gourmande, la sensuelle, la femme, la vie! Ecrivaine, je trouve le mot pas beau; je préfère écrivine, en plus, ça rime avec Célestine! ;-)
    Bises truffières

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça rime avec Alain Krivine... hihi ! Tiens mais où est-il donc passé celui-là ?
      ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.