vendredi 14 mars 2014

Maman




Temps, vie, chanson, rien, diva, furibond, montagne, souffle, pollution, tempête, ballade, léger, envoyer, courant, bulle, prendre, gonfler, voleter, brèche, blesser, balançoire.













Quel joli thème que celui de l’air, Asphodèle ! Comme j’aurais aimé laisser éclater mes mots en bulles de rire doux, vous lancer des fleurs de vie en étincelles, en gerbe sur les chemins d’herbe, semblables à ces bouquets que l’on jette à une diva après le spectacle et qu’elle ramasse avec des grâces de phalènes voletant autour d’elle. Mais ce soir, le temps me blesse à me faire mal, ce temps furibond qui ne laisse rien passer, à part nos jours qui eux, passent trop vite, bien sûr, qui partent au fil du courant comme des bateaux de papier.
J’aurais aimé vous parler de la montagne que j’aperçois de ma fenêtre, de sa coupole de givre, du souffle du vent sur les cimes gonflant les cheveux en les poudrant de blanc et faisant osciller les mélèzes comme les balançoires de l’enfance. Vous envoyer un peu de cet air pur qui se rit des pollutions parisiennes ou anglaises. Mais ce soir je pleure encore de te savoir dans ton hôpital, maman, où tu essaies de récupérer ton esprit un peu enfui par une brèche béante que je tente de colmater, à coup de douceur, à coup de patience dans l’azur infini de ce ciel de printemps, à coup de souvenirs retrouvés un à un, et à petits pas de trotte-menu, de petits progrès, des riens imperceptibles mais je les sens, moi, maman, de toute la force de mon espoir. Je te sens revenir doucement à la vie.
J’aurais aimé prendre ma guitare, vous jouer une chanson légère et gaie comme celle que tu aimais, tu te souviens : « J’aime bien mes moutons-on-on… j’aime mieux mes dindons-on-on...»  Et l’on riait… oh, comme l'on riait !

Mais ce ne serait, je crois, que la ballade mélancolique de la lampe-tempête qui vacille  un peu dans l’air du soir. Toujours allumée mais comme épuisée d'avoir trop veillé.




****




Merci à toutes celles et à tous ceux qui m'ont adressé depuis le 23 janvier des messages privés, des commentaires chaleureux, des signes, des petits mots d'amitié, qui m'ont formidablement aidée dans ce moment difficile. Je crois que le plus dur est derrière nous, ma petite maman est entrain de remonter doucement la pente. On ne peut jurer de rien, mais je l'espère de tout coeur en tous cas. Merci vraiment. A tous.
Je vous aime. 

écritoire vanishingintoclouds(3)
Love Me by Yiruma on Grooveshark

77 commentaires:

  1. Et ben voilà, je pense à toi et tu produis à la minute un billet à ta façon, drôlement bien ficelé et empli de finesse, de ceux qui font la fierté de nos mères et qui rappellent la tienne à nous. Quel bonheur de lire qu'elle refait surface et que tu respires enfin normalement, sortant de cette apnée qui a fini par te brûler les poumons... Bises de nous cinq

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    1. Le problème, c'est qu'en plus de la maladie et de ses corollaires, il y a aussi tout un maelstrom de sentiments qui agitent l'âme, la finitude, la perte des repères, l'implacable destin qui s'achève toujours, l'imminence de tristesses à venir, et le reflux de milliers de souvenirs. Et puis gérer l'absence, même momentanée, consoler, organiser, aider, ma vie entre parenthèses, épuisante semaine juste avant de reprendre le travail...Heureusement le très beau billet d'Edmée m'a donné du courage. Et ton commentaire est un soleil à point nommé.
      Bises ma Delphine

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  2. Je me réjouis vraiment avec Delphine et tous ceux qui vont venir après, de l'amélioration de l'état de santé de ta maman. Ton billet, si joliment accompagné par ce petit air de piano, est très doux et dit beaucoup... C'est normal, tu l'as écrit avec ton petit cœur de grande fille...

    Douces pensées du soir et bises d'Ep'

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    1. J'aurais presque dit mon grand coeur de petite fille...
      merci Ep, de ta présence chaleureuse.
      J'ai quand même fait mon défi, tu as vu, histoire de me sentir vivante!

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    2. Et quel défi!
      Évidemment que tu es vivante, et c'est grâce à cette énergie de vie que tu as pu cheminer doucement près de ta maman pour la guider dans son clair-obscur.
      En disant "petit cœur de grande fille", j'exprimais très maladroitement ce que dit merveilleusement bien edmée ci-dessous.

      Sourire très ému d'Ep'
      PS: je ne sais pas si je vais revenir ici car quand je referme la porte de ce doux billet, j'ai le visage tout mouillé: tu crois que je fais une allergie aux étoiles?

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    3. Dis tu plaisantes? J'espère bien que tu vas revenir!
      Les larmes font partie de la vie. J'avoue j'ai fait une overdose cette semaine. Jamais devant elle, mais alors le soir, quand je lâche la bonde...

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  3. Ce sont les soirs de pleine lune que les espoirs les plus fous se transforment en petites certitudes fortes et fragiles à la fois.

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    1. Oui, certainement. Surtout quand on ne peut pas parvenir à s'endormir...

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  4. Ton texte est plein d'espoirs et de mélancolie, enfin c'est mon ressenti...
    L'horloge et le temps qui passe a beaucoup inspiré les poètes et les auteurs.
    Je souhaite le meilleur pour ta maman.
    Bises.

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    1. L'horloge et le temps qui passe, ça reste un joli thème de poète, mais quand on le prend en pleine poire, quand on se dit ce qui a été ne sera plus jamais, cela prend une toute autre dimension...
      Mais tu as raison, espoir et mélancolie résumé très bien les sentiments contradictoires qui m'ont agitée cette semaine.

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  5. Tu l'accompagnes et l'entoures si bien, ta petite maman, que je ne doute pas qu'une fois revenue parmi les siens elle remonte tranquillement la pente.
    Veille bien sur elle.
    Mais n'oublie pas de prendre soin de toi : "Donnez d'abord à vous-même..."

    ;o))

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    1. Oui je tâche de m'en souvenir. Quel bonheur de retrouver mes lecteurs qui m'emplissent de gratitude,
      Et mes chers auteurs qui, eux, m'emplissent d'inspiration pour trouver la vie belle.
      Bises

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  6. J'espère avec toi que le plus dur est derrière vous.
    Prenez le temps.

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    1. Oui, j'avoue que le temps prend une autre dimension, et le boulot s'est relégué tout seul au second plan...mais il va bien falloir que j'y retourne, après des vacances pas trop reposantes. C'est la vie. C'est comme ça.
      Bises

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  7. Quand une maman devient notre enfant chérie... que nous prenons soin d'elle, cherchons sur son visage le signe que ça va mieux... sentons que nous sommes la grande et elle à jamais la petite, désormais...

    Dans ses yeux il y a toute ton histoire... Aide la encore, et n'oublie pas ce qu'elle te dirait si elle était encore la plus forte des deux: prends soin de toi mon oiseau chéri....

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    1. Les mots me manquent pour te dire merci. C'est tellement fort ce que tu écrits, Edmee, ma grande sœur...

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  8. Tu sais si bien dire l'infinitude des choses, l'immensité des sentiments gardés au coeur de soi.. surtout lorsqu'il s'agit de sa maman... heureuse qu'elle récupère ses forces.
    Je t'envoie un rayon de soleil de ma Provence, qu'il rajoute un peu de son énergie à ton intensité..
    Je t'embrasse ma chère Célestine.
    Den

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    1. C'est vrai que le temps radieux sur les collines dominant la mer m'a permis de me recharger en énergie!
      Merci chère d'en, pour tes mots comme des perles de ce collier d'amitié qui m'est si précieux ici.

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  9. La maladie d'une mère je ne connais que trop. Ton texte m'a touchée. Bon courage. Bises.

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    1. C'est d'autant plus difficile quand c'est une maladie qui touche l'âme...
      Merci petite sorcière bien aimée! ;-)

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  10. touchée par tes mots qui font monter mes larmes...
    ils éveillent tant de choses en moi...
    ça fait du bien de lire qu'elle va mieux ta petite maman
    je t’embrasse fort, chère Célestine

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    1. Devenir la mère de sa mère est une constante assez universelle a partir d'un certain âge...et il faut l'accepter. Dans mon cas, cela s'est fait tellement vite que le choc a été violent! Mais ça va mieux, merci Coum de ton soutien et de ton amitié indéfectibles malgré les épreuves.

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  11. Per te Celestina, espera encora .

    http://youtu.be/ErYpaa4omWA
    Allons petite fée c'est le moment de te servir de ta baguette étoilée, j'y crois moi,

    Bacini per te, piccola ragazza

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    1. Grazie caro
      È bella la canzone
      J'ai commandé une nouvelle baguette sur internet...ça devrait le faire.
      Baci

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  12. Je suis ému de ton texte. Il parle tellement de l'amour que tu as pour ta maman.
    " (...) une brèche béante que je tente de colmater, à coup de douceur, à coup de patience dans l’azur infini de ce ciel de printemps (...)"
    C'est cette présence qui est foncièrement bienfaisante, sans doute plus que tu ne le crois ou le perçois.
    C'est tellement mystérieux le pays où la raison prend des chemins inconnus. Il faut juste se tenir à côté.
    oui, « patience dans l'azur », ainsi peut-être prennent chair les paroles de Paul Valéry.

    "Patience, patience
    Patience dans l’azur !
    Chaque atome de silence
    Est la chance d’un fruit mûr."

    Je t'embrasse avec grande affection.

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    1. Quand je fais une citation d'un auteur que j'aime, il est bien rare qu'un de mes lecteurs ne relève pas la discrète allusion. Tu es celui la, Alain, toi qui sait lire entre les lignes tous les mots que je ne dis pas, toi qui sais écouter avec la tendresse d'un frère
      Moi aussi, je t'embrasse.

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  13. Certes il y avait de l'air, des bulles, du courant, du léger. Mais déchirance rime avec espérance. J'en suis très ému et heureux. Temps de vie, nos textes se rejoignent en partie, comme si souvent. Et trotte-menu nous est commun. Les trotte-menu sont les plus solides (avis d'un professionnel qui ne le sera plus). Je t'embrasse, c'est bien de te lire.

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    1. Oui je viens de lire ton texte, grande similitude de thème... J'ai mis chez toi tout un tas de belles raisons d'aimer la nouvelle page qui se profile ...
      Bises, oui c'est bien d'être lue.

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  14. Comme je me sens proche de toi avec ce texte qui dit douleur mais aussi beauté espérance malgré la finitude des jours qui s'en viennent. Je vis cela depuis 2009 avec ma maman, je la bichonne autant que mon propre état me le permet mais le moindre souffle de vent mauvais peut être fatal à ces mères qui sont devenues nos enfants (en quelque sorte) mais pour lesquelles nous sommes toujours des petites filles. Dans leur regard, nous rapetissons à rebours des souvenirs mais nous grandissons aussi d'un coup quand il faut que nous prenions des décisions à leur place. Je n'ai pas eu le temps l'autre soir de répondre longuement à ton mail, l'épuisement m'avait submergée mais j'ai pensé très fort à toi. Continue d'écrire quoi qu'il arriven les mots nous consolent à défaut de tout régler d'un coup de baguette magique...
    Bises ma belle, et sèche tes jolis yeux rougis de larmes, le printemps revient toujours, toujours... même en trotte-menu que tu as en commun avec Claude cette semaine !♥

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    1. Je sais que tu fais partie de ceux qui me soutiennent chère copine, et je te remercie pour cela.
      Ne t'inquiète pas, je sais que tu es surbookee, et je n'oublie pas que c'est grâce a toi et a ton travail de fourmi que j'ai rencontré grâce aux plumes tes tas de gens si formidables.
      Je lis toujours ton blog ( et tous les commentaires qui font partie, comme chez moi, du plaisir, et qui en rajoutent) même si je ne commente pas forcément avec la régularité et la fougue de Soene ou de Mind, le cœur y est.
      Bisous tout douxxx

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  15. Un beau texte plein de sensibilité et qui me rappelle de bien tristes souvenirs personnels! Bon rétablissement à ta maman et bon courage à toi.

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    1. Oui Claudia Lucia j'ai conscience d'avoir un peu plombé le moral de mes lecteurs mais il fallait que ça sorte...
      Merci d'être passée.

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  16. La vie est un livre dont on tourne une page chaque jour ...
    Tu viens de traverser une étape plus que douloureuse, et j'espère que le plus dur est derrière ???
    Profite de chaque instant avec ta maman et essaye de te rappeler que les bons moments ???
    La nature fera le reste ;-)
    Bisous chaleureux à vous deux :-)

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    1. Je vais m'efforcer de mettre en pratique tes bons conseils, petite Marie, afin de retrouver ma patate et mon optimisme légendaires.

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  17. Les épreuves aident à mieux savourer le goût sucré des jours apaisés qui leur succèdent. Bises à toi et à ta maman...

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    1. C'est joliment bien dit, TB et d'un optimisme éclatant. Quelle joie de vous connaître, tous!

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  18. je savais ton papa malade mais pas ta maman , cela doit être dur ces moments pour toi, je t'aime beaucoup aussi je partage ta peine et je la fais mienne ...j'ai déjà prié pour ta famille
    je suis de tout coeur avec toi ma Célestine et je t'embrasse comme le ciel embrasse une nuit étoilée
    katy

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    1. Oh quel bonheur de te voir passer par ici, ma chère Katy!
      Merci beaucoup c'est très gentil et ta métaphore céleste me va droit au cœur, tu imagines...

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  19. Que d'émotion dans ce texte, écrire aide à vivre ces moments difficiles et reprendre espoir .

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    1. Tu ne crois pas si bien dire, Evalire, écrire est carrément une thérapie a certains moments...
      Bises

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  20. Je ne sais pas te dire d'autres mots que, je pense fort à toi... que mes pensées unies à celles d'autres puissent t'aider et aider ta maman. Je te souhaite de beaux champs de jonquilles à l'or consolant les peines... bisous ma belle et courage

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    1. Un gros baiser pour toi ma Brizette, je sais que tu comprends avec une infinie grâce les petits malheurs et les grandes souffrances humaines...

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  21. J'en pleurerais.... J'ai tant pensé à vous deux ces dernières semaines. Avec une fille comme toi, comment ne peut-elle pas remonter la pente.... Je t'embrasse très fort Célestine.

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    1. Merci Myo
      J'ai senti ce réseau serré d'amitié autour de moi.
      j'ai senti que je n'étais pas seule.
      Moi aussi je t'embrasse.

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  22. Bonjour Célestine, oui c'est un bonjour il est exactement minuit une ;)
    Je ne te connais pas assez, mais j'ai pu comprendre la sensibilité de ton article et je suis heureuse que ta maman retrouve de la force. Je pense sincèrement que tu y es pour quelque chose!!!
    Je souhaite à ta maman de revenir avec le printemps tel un renouveau!!!
    Bises amicales
    Domi.

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    1. Bonjour Dom!
      Oh comme ce serait bien qu'elle revienne, ma chère maman.
      Je vis de cet espoir. Qu'elle retrouve sa maison et mon père qui se morfond.
      Bises

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  23. Célestine lorsque j'ai lu ton texte très tôt hier matin, j'ai été pris aux tripes et comme je te l'ai dit je ne savais quoi écrire. je n'ai pas oublier que tes textes reflétaient ta réalité. Je ne me voyais pas faire un discours sur la vie ou raconter une connerie j'ai préféré garder mes émotions et fermer la page en murmurant "j'aime mes moutons....ons...ons."
    Bises.

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    1. Oh jean Charles, c'est très délicat a toi d'être revenu, j'ai conscience que mon texte sur l'air n'est pas très léger...mais c'est vraiment gentil a toi ce que tu dis.
      Je vais beaucoup mieux ce matin, après le terrible contrecoup d'hier.
      Je sais que les mots de mes lecteurs y sont pour quelque chose, aussi je te remercie encore de ta pudeur et de ta sensibilité qui me touchent profondément.
      Bises et bon dimanche.

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  24. Malgré la douleur qui s'attache à ces moments difficiles, tu parviens à en parler avec des mots pleins de douceur et de finesse. C'est important de ne pas baisser les bras, de ne pas subir ce qui nous arrive, même si cela demande une incroyable énergie. La vie, c'est l'espoir, encore et toujours.

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    1. Qu'elle leçon d'optimisme! Et comme cela me fait du bien dans ces moments où l'on a l'impression que tout fout le camp. Merci beaucoup, MCL, pour tes mots encourageants.
      Me voilà emplie d'espoir.

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  25. Ah ! ma diva, je t’imagine comme cet ange, là-haut sur la montagne, loin de la pollution, avec son cœur gonflé de sève, qui volette dans tous les sens à perdre son souffle.
    Ta maman te sourit quand elle te voit, comme à ton enfance, tournoyer dans tous les sens et te dit parfois : « calme toi ma bulle légère, tout va bien se passer, ne crains nullement à ma vie, ni à la tempête furibonde qui fouette mes vieux os.
    Je suis toujours sur la brèche pour ne pas me faire extirper de ce monde ! J’ai, tu sais, encore besoin de tes ballades et de tes chansons romantiques qui me font dorloter à croire que mon lit est une petite balançoire !
    Prends ton temps, que rien ne te blesse, ma fée Célestine, ta maman peut être très fière de toi !
    Et puis, Dieu, ma chérie, c’est courant,…envoie ce qu’il veut, quand il veut ! »
    Ton texte est une merveille, Célestine ! L’extrait qu’a relevé Alain est subjuguant ! En passant du Rouge et le Noir (que je lis en ce moment, mot par mot) à ton texte magnifique, mon cœur n’a pas cessé de palpiter ! Bise

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    1. Tu ne sais pas ce que le tien de texte me procure. Comme une sorte de bien-être, de satisfaction d'avoir été à ma juste place. Merci vraiment pour ta façon de participer aux plumes sans en avoir l'air; je prends cela comme un honneur suprême que tu fasses un texte juste pour moi.Je sais que tu es très occupé, c'est d'autant plus méritoire.
      Et...oui, Alain X a l'oeil pour voir repéré mon discret hommage au grand poème de Paul Valéry, qui est aussi le titre d'un livre d'un que j'adore; Hubert Reeves.
      Je t'embrasse.

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  26. Très bel éloge que tu as pour ta maman. Le meilleur, dans ces moments difficiles face à la maladie et à l'hôpital c'est que tu puisses être près d'elle. C'est un cadeau de la vie qui remplit le coeur et l'âme de bonnes choses, qui font du bien, même beaucoup plus tard. C'est mon expérience, en tout les cas.
    Douces pensées

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    1. J'ai été près d'elle tant ue j'ai pu. Maintenant, il me faut penser à retrouver mes têtes blondes.
      L'heure de la rentrée des classes arrive.
      Merci beaucoup Janick de nous faire partager ton ressenti des choses.

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  27. J'espère de tout cœur que ta maman continuera d'aller mieux. Ta réflexion "Etre la maman de ma maman" fait écho à ce que je connais avec mes grands-parents maternels (84 et 83 ans) qui sont encore en bonne forme malgré les bobos de la vieillesse, et que j'aide ou conduis régulièrement. Maintenant, c'est moi qui leur dis : "attention quand tu traverses", "ferme bien ton manteau, tu vas avoir froid", "n'ouvrez pas à n'importe qui quand vous ne connaissez pas", etc. Toutes des réflexions qu'ils m'ont dites quand j'étais enfant... Bon dimanche ensoleillé et bon courage. A bientôt.

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    1. Eh oui...tu es tellement jeune que pour toi, ce sont encore tes grands parents. Quand ce sont les parents, on prend d'un coup la dimension du feu de paille qu'est la vie.
      Belle semaine à toi, Petit Belge.
      Mon fidèle commentateur.

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  28. Texte à la fois pudique et émouvant, bon courage à toi et à ta maman...

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    1. La pudeur guide ma plume quand je parle de ma famille.
      Et l'émotion sort toute seule...
      Merci.

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  29. Très beau texte bien accompagné de cette musique. Je peux comprendre ce que tu ressens; et surtout, on n'est jamais préparé à devenir la maman de sa mère. Ce genre de relation, on n'y entre pas à la légère. Bons et douloureux moments, inévitables?

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    1. Inévitables, ça c'est la grande leçon. Rien ne sert de se cacher la face. Ou de faire l'autruche. Ces choses-là arrivent. Il faut faire avec. La musique m'a aidée à extirper toutes les larmes que je n'ai pas voulu verser quand ce n'était pas le moment. Et écrire, ma thérapie.

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  30. Je ne doute pas que vos beaux yeux vous rendent inoubliable à votre maman. Si elle vous regarde droit dans les yeux elle verra une madeleine, et elle comprendra qu'il faut tenir bon.
    Un visiteur, ébloui par vos mots.

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    1. Si les visiteurs sont éblouis, c'est sans doute qu'ils ont le regard tendre et fragile...

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  31. Pensée chaleureuse pour tout ça...

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  32. Tu sors de ton coeur tracassé ta peine , tu accordes tes émotions dans une partition de mots
    Je saisis en partie ce que tu traverses
    ne lâche pas sa main
    et prend la force auprès de ceux qui peuvent en offrir
    courage à toi chère Célestine

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    1. Une partition de mots...c'est très joli ça.
      Pas étonnant de la part d'une musicienne...
      L'orage est passé, ma maman commence â aller mieux.
      Je t'embrasse ma Jeanne. Merci.

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  33. espoir, tendresse, amour infini
    quelle douceur dans ce billet
    courage

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    1. Merci patchcath! je suis allée me remplir de l'émotion de ton texte.
      Bises

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  34. La vie crie dans ce texte... La vie qui passe, qui se faufile partout... même dans une chambre d'hôpital.
    Courage, Célestine, à toi et à ta maman !

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    1. La vie est une force extraordinaire.Je l'ai sentie couler dans mes veines pendant tous ces jours d'angoisse où j'avais l'impression que je ne reverrais plus ma petite maman.
      Et elle a gagné ce dur combat.

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  35. A la maison, on disait souvent : "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir".
    C'est à ta Maman de lutter et c'est à son entourage de l'aider à lutter.
    Gros bisous pour cette rentrée

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    1. J'ai fait ma rentrée apaisée, je te remercie.
      C'est vrai que c'est toujours moins difficile quand on est aidé pour lutter.
      Bises

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  36. Trop d'émotions m'assaillent à la lecture de ton texte... je peux juste te dire que je pense à toi et que j'ai vécu ce que tu vis avec ta maman. Je t'embrasse et t'envoie tout plein d'énergie !

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    1. Je l'ai sentie, cette énergie, comme j'ai senti la somme de toutes ces paroles positives que mes lecteurs m'ont offertes.
      Gros bisous ma Prudence.

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  37. Ton billet c'est une salve d'émotions difficiles que j'essaye de gèrer : encore des larmes et des noeuds partout.
    Je pense à mon papa, à ce qu'il a enduré, à ce qu'on a enduré quand on voit son chêne, son phare s'en aller.
    Mais tu sais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'amour même dans la souffrance, il y a de l'amour à donner, les liens sont là et parfois la vie vous offre des play-offs..... Suis de tout mon coeur avec toi, avec ta petite maman. Je sais la difficulté de changer de rôle, de prendre le relais, le vertige, le gouffre parfois. Je te prends très fort dans mes bras

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    1. J'ai conscience que tout ce qui touche à nos racines nous rend sensibles et fragiles. Je suis désolée de t'avoir rappelé sans doute de douloureux souvenirs. J'aime bien l'idée du play-off offert par la vie.
      J'ai conscience que la vie nous a offert un sursis.
      Je t'embrasse au sens propre moi aussi.

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  38. Oh! qu'il est beau ce texte Célestine! Et comme on y sent tout l'amour que tu portes à ta maman!
    Je suis sûre que sur son lit d’hôpital elle aussi ressent tout cet amour et que grâce à lui elle va revenir à la vie !

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.