samedi 22 mars 2014

Maéva




Photo Christophe Clarysse






















Tu es petite, je suis grande. Tu possèdes les yeux sombres d’une fille d’Espagne, j’ai le regard clair de mes lointains ancêtres des landes de Galway.
Tu n’as pas encore d’enfants, moi j’en ai trois, dont un fils de ton âge. Tu commences ta carrière et j'entrevois au loin le fanion à damier.
Et pourtant, Maéva, qu’est-ce qu’on se ressemble ! Comme je retrouve en toi les fougues et les impatiences de mes débuts !  Comme je sens bouillonner dans tes paroles les mêmes convictions, les mêmes enthousiasmes qui m’animent encore au bout de trente ans. Le même goût du travail bien fait.
Comme j’ai envie de te dire, à l’instar de Gabin dans « Un Singe en Hiver », s’adressant à un Belmondo ténébreux et flamboyant « Tiens, t’es mes vingt ans ! »
Peu à peu, j’ai découvert que nous étions en phase : même humour, même amour de la langue française, même goût des bonnes choses et des plaisirs de la vie. Comme moi, tu es aimée par tes élèves. Je le vois bien.
Et puis, aujourd’hui, je t’ai vu pleurer, déstabilisée par un de ces malandrins de l’administration, un de ces ronds-de-cuir pisse-vinaigre qui se croient autorisés à démonter les jeunes collègues en leur imposant leur point de vue étriqué de « bureaugratte » et en les décourageant du haut de leur fausse autorité.
 Mais que savent-ils du plaisir, du bonheur d’enseigner ? Ne t’inquiète pas : leurs pinaillages de psychopathes flexionnels sont peanuts. Ce n’est que l’écume de leur bave devant ton talent naturel. Moi je sais que tu ne te décourageras pas. Que tu seras une institutrice exceptionnelle. Une de celles qu’un enfant n’oublie jamais.
Aujourd’hui, j’ai compris que dans mon école, tu étais, malgré les apparences, celle qui me ressemble le plus. 

Pour le défi du samedi, qui s'assemble se ressemble.

Andante cantabile by Sviatoslav Richter on Grooveshark

76 commentaires:

  1. Je vous souris à toutes deux
    car dans le noir et le bleu de vos yeux
    je vois les paillettes douces et rondes
    qui brillent dans le bienveillant regard
    de toutes les vraies maîtresses du monde...
    Sourire d'une collègue et bises du soir

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Ep.
      Je lui devais bien un petit billet à ma douce collègue.Je l'ai vue si dépitée...
      Quel bonheur, tes petits commentaires du soir, pour moi la noctambule c'est un régal. Je me sens moins seule en attendant le retour de l'enfant prodigue qui est allé faire son tour au pub avec ses potes.
      Bises de la nuit

      Supprimer
  2. Si toutes celles et tous ceux qui te lisent n'ont pas envie d'enseigner après avoir lu ce texte... Je rentre chez les Cénobites ];-D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les cénobites tranquilles? ;-)

      Supprimer
    2. Alleluiah j'attendais cette réponse ];-D

      Supprimer
    3. Celestoche n'est jamais bien loin...

      Supprimer
  3. Bel hommage à ta jeune collègue ☺☺

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis sûre que tu aurais réagi de la même manière...
      N'est ce pas Cathy?

      Supprimer
  4. Joliii !

    Tu n'es donc plus seule ? Tu sais désormais que la race des extras-terrestres de ton espèce n'est pas éteinte...
    Transmission ?
    La boucle est bouclée ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Presque bouclée, oui...
      La pratique au sens grec, de toutes façons, se transmet par les pairs. Pas par de quelconques "déi ex machina" ( je ne suis pas tout a fait sûre de la declinaison^^) qui ont perdu pied avec le terrain et assènent des conseils inapplicables...mais je m'enflamme. C'est le weekend!

      Supprimer
  5. je crois surtout que ta jeune collègue a de la chance de t'avoir à ses côtés
    Elle pourra compter sur toi car les moments de découragements ne manqueront pas!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au-delà des rapports strictement professionnels, se lient parfois de grandes et durables amitiés.
      Elle me l'a dit, qu'elle avait de la chance. Si vous vous y mettez a deux, alors...;-)
      Gros kiss ma Coum.

      Supprimer
    2. C'est drôle, employé par toi, ça ne me fait pas le même effet que par Jargonos...

      Supprimer
    3. C'est normal, ch'uis pluss bô !
      Et surtout beaucoup moins chiant...
      Et puis j'ai l'humble prétention/ fierté de ne pas savoir parler son sabir d'énarque. Remarque, peut-être que c'est pas étonnant : pour pouvoir le parler, faudrait déjà le comprendre. P'têt' qu'on est pas fufutte, tous les deux. Ou qu'on a pas assez de diplômes ?... ;oD

      En revanche, on a un truc en commun, elle et moi, et j'ai l'impression que là non plus, ça devrait pas te faire la même chose : moi aussi, j'aime les femmes !...

      ;o)))

      Supprimer
    4. Rhôô mais comment tu peux dire des trucs pareils sur ma sup' hié'...

      Par contre pas fufutte, c'est pas terrible ça, pour l'estime de soi.
      Moi je dirais plutôt qu'on a l'intelligence suprême des grands:elle s'appelle la simplicité

      ;-))))

      Supprimer
    5. Candide, grand22 mars, 2014 22:32

      Tafd'ac !

      Supprimer
    6. @ Candide
      "pour pouvoir le parler, faudrait déjà le comprendre."
      Parce que tu imagines que ces pisse-vinaigre comprennent ce qu'ils disent....?
      Demande-leur de t'expliquer leur sabir à la con et tu verras que ça donne à peu près ça:

      http://www.youtube.com/watch?v=L3TNJHjYpTU

      Ciao Caslux (ou poltor)

      Supprimer
    7. Ah mon Blutchiamo comme tu manques par ici
      ^^

      Supprimer
  6. Maeva, l'écho de ta jeunesse... Tu as raison de mettre ton alter ego sous protection rapprochée ! Donne-lui le meilleur de toi-même comme tu sembles si bien le faire, afin qu'elle sache trouver ce qui est bon en elle et qu'elle retrouvera dans le regard enchanté de ses élèves. Ainsi la paperasse et autre turpitude administrative ne prendront pas plus de place qu'un fétu de paille devant la joie portée par un métier bienfaisant. Si toi tu es dans la bonne direction,vous êtes toutes deux maîtresses de la situation... ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime beaucoup ta façon de décrire la situation. De façon simple.
      L'éducation nationale a oublié quelques principes humains très simples:
      Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.
      A cœur vaillant rien d'impossible.
      On ne voit bien qu'avec le cœur.
      Tout le reste, c'est du vent.

      Supprimer
  7. Oh, c'est beau de se retrouver dans une vie plus jeune que la nôtre. C'est plus que beau, c'est comme une preuve que nous aussi, nous avons existé ainsi. Que cet élan, ces rêves, cette boulimie de la vie.... c'est bon, puisqu'un/e autre a embrassé tous ces aspects aussi.

    Maeva qui a encore la jeunesse qui donne envie de pleurer et de se désespérer. Maeva qui t'a, toi. Celle-qui-est-passée-par-là-avant... et n'en a plus peur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parfois je me diis que ces supérieurs hiérarchiques qui fonctionnent comme des robots, se vengent sur les jeunes débutants de ce qu'ils ne peuvent pas nous faire a nous, les expérimentés ...
      Car tu as raison: je n'ai plus peur de grand chose maintenant...

      Supprimer
  8. Bondidon, y'a Richter qui m'empêche d'écouter les Corrs !
    Si on peut plus s'adonner à ses p'tites z'addictions même pas coupables sans que la culture s'en mêle !

    ;o)))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Appuie sur le bouton "pause" du lecteur...

      Supprimer
    2. Cela dit, si on me demandait de choisir entre Mozart et les Corrs, j'avoue que ce serait dur!

      Supprimer
    3. Faut pas choisir, faut laisser voguer, ça dépend des moments...

      Cela dit, entre Karl d'un côté, et Andrea, Sharon et Caroline de l'autre, moi j'hésite pas !
      Et pour toi, Jim est à croquer, irlandais, myope et il joue hachté bien d'la gratt' et du piano !
      Profil idéal, me v'là grillé ! ;oDDD

      Supprimer
    4. Tu crois que j'le connais pô pt'être?
      Tu crois qu'j'ai pô déjà fantasmé sur ses p'tites lunettes rondes?
      Et toi, Ben didon, trois d'un coup? quelle santé!

      Supprimer
    5. Si y'a que les lunettes qui te font fantasmer...
      Les miennes sont ovales, et en titane, siouplé !

      Quant à moi : tu en doutais ? ;oDDD

      Supprimer
    6. ben...oui! tu vois comme quoi.

      Supprimer
    7. Candide, limite vexé24 mars, 2014 20:03

      Tsssssssss, faites confiance aux copines !

      :o)))

      Supprimer
  9. Juste un essai ! Célestine ça maaaarche ! Bacci per te .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand on peut se rendre service entre amis...;-)

      Supprimer
  10. oui oui, très reconnaissable, ce billet
    sauf que dans le secondaire, ce sont plutôt les élèves qui "cassent du prof"
    c'est sûr qu'il faut épauler un(e) jeune qui a le don et la vocation!
    viens sur mon coeur, Célestine :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh comme c'est gentil Adrienne...je suis touchée.
      La prochaine fois que je viens à Bxl, je ne te louperai pas! lol
      Dans le primaire les élèves sont une consolation bien souvent.Ce doit être dur d'être cassé par les élèves. J'aurais beaucoup de mal, j'ai le coeur trop tendre.

      Supprimer
  11. MAEVA t'a trouvée. Tu devais être sur son chemin et je suis sûre que tu sauras lui faire du bien. La majeure partie des êtres humains sont des théoriciens n'ayant jamais pratiqué ce qu'ils pensent, car ils ne savent pas mettre en application ce qu'ils n'ont pas bien compris. Alors ils demandent aux autres de faire. " Faites ce que je dit, car je ne sais pas faire, je n'ai rien compris !". En tout les cas, tes élèves ont bien de la chance de t'avoir et avec MAEVA, la relève est assurée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est bien résumé, lauriza, il n'y a rien de pire que les théoriciens qui ont oublié la pratique et se contentent de donner des conseils inapplicables. Je me souviens que sur les vidéos d'expériences pédagogiques, il y avait souvent cinq ou six élèves. Je demandais: mais où sont les vingt-deux autres? Et on me répondait: ce n'est pas très important....

      Supprimer
  12. "qui s'assemble se ressemble". et l'amour du métier, ça me va très bien :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai cru comprendre que c'était un de nos nombreux points communs...
      Belle journée électorale.

      Supprimer
  13. Est-ce que tu lui as fait lire ton billet? Bon dimanche Célestine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dès demain, ce sera mon premier plaisir du matin.
      Bon dimanche petit belge!

      Supprimer
  14. "Même motif, même punition!"
    J'aurais presque pu faire un cop-col de mon comm' sur le billet précédent. ;)
    Bon, je vais peser mes mots et tant pis si ça te dérange ...
    Certes, enseigner est très gratifiant (je sais aussi de quoi on parle là) mais il faut garder les pieds sur terre.
    Quand la sphère des sentiments prend seule les commandes de ta personnalité, certes tu peux vivre des moments de bonheur intense, mais dans la vie réelle (professionnelle ou sociale) tu t'exposes surtout à de sévères désillusions qui laisseront à mon avis autant de traces, de blessures mal refermées, de cicatrices, de rancœurs, d’amertume ...
    Avant de s'enflammer, ne vaudrait-il pas mieux écouter, tenter de comprendre ce qui motive l'autre, s'expliquer avec une personne qui n'est pas FORCEMENT un gratte papier débile -ne jamais généraliser!- Tu sais bien: la bonne vieille empathie ! Une place pour la négociation plutôt que le conflit?
    Je sais bien que mon grain de sel du jour a un gout amer mais il faut bien que quelqu'un (moi ;) )se dévoue pour l'écrire ici ... :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah mon cher Antiblues, j'ai appris, heureusement, à accueillir la contradiction.
      Tu dis se dévouer? Parce que je mords? Parce qu'ici les gens ne s'expriment pas librement?
      Bref, passons, c'est la seule chose qui ait vraiment un goût amer dans ce que tu écris.Sinon, pour le reste, c'est de l'Antiblues pur jus.Je retrouve tes thèmes, la vraie vie, le principe de réalité...et je suis d'accord avec toi: dans ton référentiel, tout est logique.

      Prenons donc les faits un à un. C'est vrai, je ne sais pas être méchante. Je sais que je devrais être professionnelle, dure, insensible, mais prenons un exemple très simple: il ne se passe pas un jour où un enfant ne se retrouve tout seul dans la rue, parce que ses parents l'ont oublié. Et là, il y a Célestine qui n'écoutant que son cœur, le récupère (alors qu'elle n'est plus administrativement responsable de lui après 16h30) sèche ses larmes, le console et lui dit que sa maman va arriver. Parfois même elle prend son téléphone pour appeler ladite maman. Alors qu'elle ferait mieux de lui apprendre très tôt le principe de réalité: ta mère t'a oublié, c'est comme ça, débrouille-toi. Parmi les qualités que l'on demande le plus chez une maîtresse de nos jours, quand on interroge les parents d'élèves, (pardon, les géniteurs d'apprenants) c'est "gentille, bienveillante, douce, compréhensive"

      Maéva est ce que l'on appelait de mon temps une "élève-maîtresse". Elle apprend à enseigner. Je ne comprends pas comment des formateurs peuvent faire, avec leurs élèves, le contraire de ce qu'ils prônent pour les enfants.Bien sûr Maéva n'est plus une enfant. Mais être adulte, c'est s'en prendre plein la poire, donc? Je comprends que beaucoup d'ados se réfugient dans un syndrome de Peter Pan. Vu ce qui les attend toute leur vie (45 ans minimum) dans la vie professionnelle...
      J'ai été une débutante. J'ai galéré à fond les premières années. Mais, loin de généraliser, je rends grâce à mes mes formateurs, qui m'ont permis de me réaliser pleinement dans ce métier. Qui m'ont donné confiance, m'ont certes critiquée, mais toujours de façon constructive, positivement, sans me casser. Et m'ont donné le goût de transmettre, et cet enthousiasme que j'ai toujours.

      Supprimer

    2. De nos jours, aimer est devenu un gros mot. Il ne faudrait quand même pas s'éclater au boulot, ce serait louche!
      Je lutte, maladroitement certes, mais vigoureusement, pour arrondir les angles, pour mettre de l'huile dans ces vieux rouages grippés. C'est l'idée humaine que je me fais de ma mission. Je ne dis pas que j'ai raison. Mais est-ce que je te donne vraiment l'impression d'être pleine de rancoeurs, d'amertumes et de désillusions, ou de cicatrices?

      En l'occurrence, là, c'était un gratte-papier débile. Tu crois que depuis le temps, avant de m'enflammer, je n'ai pas essayé de comprendre ce moule et cette logique d'entreprise? Mais je n'y suis jamais parvenue, malgré tous mes efforts.La passion reste pour moi le meilleur des moteurs professionnels.
      Et là, on a réellement eu affaire à un petit chef avec deux doigts de galons qui se la fait briller en rabaissant une jeune pleine de bonne volonté, et qui travaille dur presque jour et nuit pour obtenir son diplôme... Il a dû se faire plaisir à la faire pleurer. C'est à celui-ci qu'il faudrait peut-être donner des cours de communication et d'assertivité.
      Enseigner ETAIT gratifiant. C'est en train de devenir un job de technocrate. Ça coince un peu aux entournures parce que les mouflets, ça ne se laisse pas facilement mettre en équation. Tu es bien placé pour le savoir. Mais on finira par y arriver, et avec le consentement de tous.
      En attendant, je te remercie d'avoir osé me donner l'occasion d'exprimer ce que j'avais à dire. J'aimerais avoir ton pragmatisme et ton détachement. Mais on ne se refait pas.

      Pour finir, je dirai que tu donnes toi-même un excellent exemple de ce qu'il faut faire pour expliquer un point de vue: tu prends des gants avec moi ( petits smileys, tournures de phrases respectueuses ). C'est juste ça qu'elle aurait aimé, cette petite. Être inspectée par Antiblues.

      Gros bisous
      *_*

      Supprimer
    3. Ah que j'aime ta conclusion !!! Merci !! :)
      J'avais préparé une longue réponse. Et puis non. Tout effacé. J'en reste là. :)
      Bises du dimanche soir (k)


      Supprimer
    4. Tu avais ton droit de réponse hein! ;-) j'en ai (ab)usé moi-même...
      Mais comme il te plaira. Mais bon quand même j'aurais bien aimé...
      Bon allez, tope-là, je suis taquine...
      Ça veut dire quoi (k) ?
      Bises électorales

      Supprimer
  15. Bravo à Maéva !
    Il y a encore des jeunes qui ont l'âme chevillée au corps pour enseigner, le faire bien, avec passion. Car comme pour beaucoup de métiers, il faut pas mal de passion pour continuer, braver les tempêtes professionnelles.
    Tu dis "institutrice" Célestine. Je préfère tellement à professeur des écoles, c'est tellement plus parlant. Dans institutrice, il y a instruire, et peut être même on peut y voir institution.
    Les inspecteurs chez toi, ce sont comme les médecins du travail, que ça plaise ou non, s'ils sont là c'est qu'ils n'ont pas pu ou pas voulu aller ailleurs... Comme aussi les ingénieurs qui pondent des carrefours sur un papier ou en 3 D, soyons "modernes" ! mais qui ne font jamais un pas sur le terrain et on connaît le résultat, on casse, on démolit, on fait la queue dans des bouchons interminables...
    Il faut avoir l'air méchant pour "inspecter" ou bien avoir une grosse dose de connerie...
    Bravo et encore bravo à celles et ceux qui font leur métier comme ils le doivent.
    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je dis institutrice par ce que je fais partie des gens qui pensent que les mots ont un sens, et même un poids politique. Et que les appellations ne changent jamais par hasard...
      Comme dit justement Antiblues, ne faisons pas de généralisations intempestives: il y a des inspecteurs humains, j'en ai connu (ce n'est pas Pierrot Bâton qui dirait le contraire)
      Mais je crains qu'aujourd'hui, ils ne soient choisis, hélas, davantage pour des qualités techniques que pour leur profond sens de l'équité.Comme dit ma chef: je n'ai pas d'états d'âme, j'ai une âme d'état. On sait où ça a pu mener par le passé ce genre de raisonnement.
      Il y a aussi des ingénieurs compétents et des médecins du travail sérieux et humains.
      Dans tous les métiers, on trouve des gens bien et des imbéciles, des bosseurs et des glandeurs. Le monde est imparfait.
      Mais quand les bosseurs sont jugés par des incompétents, ça fait râler!

      Merci Soène pour tes encouragements.
      Grosses bises!

      Supprimer
  16. Bel hommage Célestine, de quoi remonter le moral à cette jeune recrue si elle en a besoin.
    J'aime beaucoup la courte phrase sur les pinaillages...très musicale et rude pour le destinataire....
    Bises.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, ma phrase correspond assez bien à ce ras-le-bol que j'ai du "jargon jargonnant" des gens qui ne savent plus appeler un chat un chat...mais elle reste gentille par rapport aux phrases cassantes que le "destinataire" a eues envers ma jeune collègue...
      Bisous

      Supprimer
  17. Il y a toutes sortes de gens dans tous les corps de métier mais jamais on ne devrait décourager une ou un instit! Je suis bien placée pour savoir qu'ils sont la plupart du temps passionnés. Pourtant une fois, j'en ai fait pleurer une en voulant l'encourager et l'aider...attendrie, elle fondit en larmes!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oooh! comme c'est mignon!
      Oui mais là, ça ne joue pas, Marie Madeleine!
      Les larmes d'attendrissement sont de celles qui font du bien...

      Supprimer
  18. C'est tellement riche de voir tous ces soutien et toutes ces âmes qui vivent et s'expriment pour m'encourager.
    Avec de beaux mots qui redonne la pêche et le courage de poursuivre ma journée qui est encore loin d'être finie... Il est 19h29 et les bons mots doivent apparaître aux bons endroits pour servir le dogme de mes "conseillers"... Ils y seront et mes yeux se fermeront sitôt mon corps en position horizontale dans ce doux lieu qu'est mon lit..! Chaud et réconfortant comme les réactions à ce billet que je viens de lire.
    Je mesure amplement le beau cadeau qu'est cette rencontre avec Célestine, qui m'aide à ne pas me forM.A.T.
    Cirons des pompes en endossant un rôle que je quitterai dès que ces tire-au-flan auront passé la porte à la prochaine visite. Béni oui-oui est en moi, comme un costume qui me permettra de faire, bientôt, une sauce des savoirs qui aura le goût de mes papilles, tant pis pour les boîtes décongelées que je suis censée ouvrir, elles resteront au placard de la circo, pour en nourrir d'autres, ceux qui ont la famine dans le coeur...
    En tout cas, quel hommage (!!), merci encore à tous les soutiens et à Celestine bien sûr...
    Maéva

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien vue, ta petite métaphore culinaire, Maéva! D'où les tire-au-"flan" un peu indigestes il faut bien le dire
      Surtout que ce soir, c'est top chef! Mais toi, tu n'as pas le droit de te détendre, il faut que tu construises tes préparations en gardant en tête les objectifs flexionnels de ta séquence en formation présentielle ou en pédagogie frontale, sans négliger pour autant le conflit socio-cognitif.
      Bises

      Supprimer
    2. Je sais que venant d'un Belge mon conseil peut paraître incongru, mais si vous leur demandiez de parler français à vos instances "supérieures" ?

      Supprimer
    3. Cher Walrus, mais justement: vu de l'extérieur, c'est encore plus flagrant.
      Comment je pourrais trouver le moindre de tes conseils incongrus, d'abord, mon cher boss?

      Supprimer
  19. Je vois que ton moral est remonté et que tout remonte d'ailleurs ! :) C'est bien de voir des gens encore passionnés par leur métier, comme disait ma grand-mère à propos des médecins et des instituteurs "ils ont la vocation" ! J'ai toujours trouvé que ce "vocation" dans sa bouche ressemblait à un petit supplément d'âme en plus du goût du travail bien fait... On ne peut que l'encourager Maeva, avec un si joli prénom, venu de Tahiti, d'un lagon aux eaux claires...
    Bises ma copine de récré... ^-^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un petit supplément d'âme...c'est tellement vrai!
      Merci Miss, de remettre les choses à leur place de façon aussi jolie.

      Supprimer
  20. Malgré mes échecs samedi me voilà de nouveau, quel entêté fais-je !
    Si elle lisait ces lignes ta petite collègue elle y trouverait beaucoup de réconfort et puis si elle savait qu'une vieille chouette (ce n'est ni insolent, ni vulgaire) partage ses mêmes idées alors là ce serait le bouquet !
    Pis alors ça :" leurs pinaillages de psychopathes flexionnels sont peanuts" j'aime beaucoup prenez ça dans la tronche bande de bandits ! :D
    Ton texte est très touchant en tout cas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Trop contente que tu aies vaincu la bête: j'aime les gens pugnaces et persévérants.
      Regarde quatre commentaires au-dessus du tien, et tu verras qu'elle l'a non seulement lu, mais aussi apprécié et commenté, la ptite Maéva...
      Quant aux bandits, j'aime bien leur montrer qui c'est Raoul, et les éparpiller façons puzzle.
      Signé une vieille chouette heureuse de l'être. ;-)

      Supprimer
  21. Connexion aléatoire au possible sur internet, alors juste un petit bonjour au passage.
    J'ai juste vu que je vais avoir de l)ouvrage pour me remettre a jour;-°
    Ti bacio Ragazza

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens Pompon! et la pauvre Pomponette qui se morfond depuis si longtemps...
      Mais non, je plaisanteuhh!
      J'espère bien que tu te rattraperas, y aura interro de toutes façons.
      Baci

      Supprimer
    2. @ Célestonnette
      Purée, si le sujet de philo est sur les derniers messages, je ne suis pas prêt d'avoir le bac + 50...
      J'ai oublié mes lunettes de lecture en cours de route, alors je m'en tiens au minimum syndical.
      Baci

      Supprimer
    3. Je vois! Mais c'est déjà pas si mal...
      Voila ce que c'est quand on est amoureux, on oublie tout! ;-)
      baci di la sorellita

      Supprimer
    4. C'est surtout lorsqu'on délaisse son 3,5 tonnes en rade pour une petite bagnole qu'il faut trier ce qui est indispensable et que dans le lot, un ou deux trucs échappent....
      Baci Sorellita

      Supprimer
    5. Ah bon, parce que les lunettes de vue, c'est pas indispensable, peut-être?

      Supprimer
    6. Oui, mais c'est précisément dans les un-deux trucs qui échappent.... :-)

      Supprimer
  22. ton jargon me fait sou-rire :) un peu jaune .... bONNE ROUTE à Maéva !
    pssst : Marc et Blandine... A toi de trouver le lion là dedans!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "mon" jargon? Euh....
      Sinon, Blandine, je vois bien, mais Marc?

      Supprimer
    2. Ah ça y est, je suis allée réviser mon évangile...oups, j'avais légèrement oublié...

      Supprimer
    3. Ya les lions de la place saint Marc, comme moyen mnémotechnique ;-)

      Supprimer
    4. Ah ben voui, c'est vrai...

      Supprimer
  23. Dis collègue, je suis allée dans notre salon de thé préféré ("Le MP") pour boirleter avec toi mais je ne t'y ai pas vue... J'espère que toi et Maéva êtes remises de vos émotions..
    Sourire d'Ep'

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Encore un coup des Russes, comme disait ma grand mère...
      Je vais aller voir dans mes indésirables, car ce n'est vraiment pas ta place!
      Sinon, oui ça va, la petite a repris du poil...

      Supprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.