dimanche 9 mars 2014

La poésie des choses





Remarquez-vous comme les choses transpirent d'une poésie qui leur est propre? Une sorte de méta-existence,  indépendante de celle que notre bon vouloir un peu étriqué leur donne. Nous qui aimons les étiquettes. Non, vous ne le remarquez pas...forcément, il faut avoir le goût de se pencher naturellement au-dessus du vide. Le goût du vertige existentiel. Ce n'est pas gagné dans ce monde de terreur rationnelle... 
Si, vous le remarquez? Ah! Tout n'est pas perdu alors.
Alors vous devez comme moi aimer regarder luire un trottoir mouillé à la lumière des lampadaires de ville, non?  Vous commencez à saisir le vertige? ...De petits zig-zags de lumière humide se forment alors en tremblant et en variant de forme et de couleur. C'est divinement beau, pour peu qu'une tache d'huile vienne ajouter de l'arc en ciel à l'ensemble.
Une éruption de parapluies multicolores sous l'ondée printanière, et l'asphalte s'exalte soudain, comme s'il respirait, d'une respiration  joyeuse et inattendue.  Tels des centaines de  champignons ayant poussé d'un coup au signal de l'orage.
Des drapeaux qui claquent, comme des flammes de soie au vent du soir.
Des verres de cristal alignés sur le zinc d'un bistrot, fragile cathédrale de sable.
Les objets du quotidien ont leur vie secrète, autonome, et quand nous dormons, c'est bien connu, ils s'animent. Ce qui est moins connu, c'est qu'ils le font aussi quand nous sommes éveillés. 


Et l'on est alors ébahi par la poésie des choses. 

Ne riez pas. En ce moment, j'y puise ma force, et une ou deux certitudes qui m'aident à affronter mes doutes.



















Photos du net



It Never Entered My Mind by Chet Baker on Grooveshark

78 commentaires:

  1. La poésie des choses est une réalité. J'avoue que "ça n'a pas toujours pénétré mon esprit", comme dirait le Chet, tout quotidiennement englué dans le sérieux et l'actif, et pas malheureux de l'être d'ailleurs. Mais, "disponible" bientôt, je promets de la traquer davantage car tu m'en as donné l'envie, sirène que tu es, au chant attirant. Bon dimanche.

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    1. Sirène...tu dis ça en pensant a mon autre pseudo que tu es un des rares a connaître...mais c'est vrai, tu as raison, j'aime quand la poésie des choses envoûte comme une musique.
      Ce que tu dis de ta future liberté m'aide aussi à prendre conscience que les choses prendront un autre relief après la période professionnelle. Et que le temps croustillera deux fois plus en devenant plus précieux encore. J'en salive comme devant un poulet rôti! ( ah la poésie des choses...)

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    2. En fait je n'ai pas pensé en écrivant au célèbre rocher rhénan, un bel avatar, mais j'aime beaucoup le rapprochement. Je t'embrasse et pour ce qui est de la poésie du quotidien j'ajouterai au poulet rôti le nettoyage de mon vélo qui il est vrai est très loin d'être quotidien (semestriel au mieux).

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    3. Quand la bête est a l'envers, et que l'on fait tourner les roues dans la lumière, on ne sait plus où donner des yeux tellement les rayons se confondent avec ceux du soleil. Je sais, je connais bien le vélo. ^^
      Et qui dira la poésie des braquets? 40-12... 30-24...comme une litanie un peu mystérieuse qui fait mal aux jambes quand on se trompe...

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  2. Oh que oui ! la poésie permet un deuxième regard sur les choses.. et heureusement ..... !
    Beau dimanche à toi ma chère Célestine..
    Den

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    1. En ce qui me concerne, ce serait plutôt un premier regard. Je me laisse d'abord emporter par la poésie, et après je regarde le côté pratique ou fonctionnel. Sauf dans certains cas ou ma rationalité prend le dessus. De toute manière, il faut savoir utiliser la commutativité de la pensée.
      Très beau dimanche a toi aussi, chère Den.

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  3. Ah ces petits moments de bonheur qu'il faut savoir repérer et apprécier dans sa journée. Un plaisir souvent solitaire (et peut-être d'autant plus intense, suis pas sûr?)
    En ce moment pour moi, ce sont les premiers arbres en fleurs ...
    Oh my funny Célestine ...

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    1. Sur l'intensité des plaisirs seul ou à plusieurs, je ne me prononcerai pas: chacun son échelle de valeurs, dans le plaisir comme dans la douleur...
      Mais pour le reste, wouaou, je ne peux que plussoyer. Les arbres en fleur. Cette odeur de miel qui entre par le nez pour aller se loger directement dans l'hippocampe, ou je ne sais quelle partie du cerveau qui régit les émotions... C'est divin.
      J'aime bien ta dernière pirouette aussi.
      Bref, je jouis, mais au sens classique du XVI° siècle.

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  4. La poésie n'est pas dans les choses : elle est dans l’œil qui regarde les choses ! :~)

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    1. Tu as sans doute raison, car je regarde ta phrase et je la trouve très poétique!

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  5. Oh! Comme j'aime ce billet, l'amie!
    Et comme ce que dit Tant-Bourrin est vrai pourtant! Je ne suis pas certaine que tous les humains trouvent poétiques les quatre très belles images que tu nous offres en ce dimanche matin... mais je te rassure, moi, oui!

    Sourire poétique d'Ep'

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    1. Depuis toujours, je regarde les choses de cet œil là. Je regarde danser l'ombre des branches sur le sol, je vois des formes dans les nuages, j'observe le monde à l'envers dans les reflets de l'eau, et les moustaches d'un chat au soleil me font toujours penser à des buissons d'oyats.
      Je crois que c'est ce regard sans cesse étonné qui me sauve.
      Merci de ton passage enthousiaste, Ep' . La vie est trop courte pour ne pas bien choisir ses compagnons de route. Et j'avoue qu'avec toi, j'ai envie de cheminer.
      Doux dimanche!

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    2. Cheminer, quel joli mot !
      Tu remarqueras que "chemin" est un des mots de la bannière de mes esperluettes...^^
      Alors, l'amie, cheminons...

      ☼ Plein de soleil ☼

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  6. Quel hymne à la Vie !

    Vous vous emparez d’un arsenal de mots judicieusement assemblés pour nous faire partager des sensations et des enthousiasmes souvent malaisés à exprimer et nous donnez-là une vibrante poésie en prose qui nous emporte en un vivifiant tourbillon vibrionnant ; on rêve se laisser emporter à votre suite, soutenant les pans de votre traîne princière comme des lutins tout ébahis de tant de faveurs. On se prendrait même pour un poète – n’avez-vous pas « volé » tous les mots disponibles, nous empêchant pratiquement de vous faire compliment - et on appellera alors quelques vers de Théodore de Banville, le mal-aimé, qui dans son recueil au titre évocateur et délicieux « Les Cariatides » ! (1842) écrit ce poème :

    Conseil

    Eh bien ! mêle ta vie à la verte forêt !
    Escalade la roche aux nobles altitudes.
    Respire, et libre enfin des vieilles servitudes,
    Fuis les regrets amers que ton cœur savourait.
    Dès l’heure éblouissante où le matin paraît,
    Marche au hasard ; gravis les sentiers les plus rudes.
    Va devant toi, baisé par l’air des solitudes,
    Comme une biche en pleurs qu’on effaroucherait.
    Cueille la fleur agreste au bord du précipice.
    Regarde l’antre affreux que le lierre tapisse
    Et le vol des oiseaux dans les chênes touffus.
    Marche et prête l’oreille en tes sauvages courses ;
    Car tout le bois frémit, plein de rythmes confus,
    Et la Muse aux beaux yeux chante dans l’eau des sources.


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    1. Comment pouvait-il être mal aimé en écrivant de si belles choses?
      Quel beau poème vous nous offrez ce matin, ma prose a la clarté diffuse des étoiles lointaines, mais ce texte brille comme un soleil.
      Maintenant, souffrez que je raccroche ma traine princière pour aller faire mon footing matinal. Je craindrais de me prendre les pieds dans mon altesse.

      :-D

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  7. Quel joli poème ! Célestine la rêveuse....

    Dans ce joli concert, un petit bémol, moi dans les rades que j'fréquente y'a pas d'godets en cristal !

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    1. Tss...peut être ne sont-ils en cristal que parce que je les regarde...comme dit Tant-Bourrin.
      Rêveuse moi? Euh...oui, et je m'en vante.

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    2. "Célestine la rêveuse" JE l'ai écrit t'aussi NA ! Je commence à te connaître.. Quoique ?

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    3. Me connais-je seulement moi-même?

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  8. c'est moi le roi de la poésie des choses !! si si c'est vrai ! c'est Célestine qui l'a dit !! hé hé !

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    1. Oh oui, les amis, cliquez sur Petit Singe Vert et vous serez plongé dans un univers merveilleux...

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  9. Si les objets de la 4e photo s'animent, il te faudra dire deux mots à Monsieur Richter...:-)
    Mais tu as raison, la beauté des choses est poétique. Un ciel d'orage éclairé par un soleil couchant est d'une beauté à couper le souffle.
    Fabriquées de main d'homme, les ciselures de la tour Eiffel sont un chant à la grâce, réhaussé par l'inutilité de la chose. La seule raison d'être de cette tour est d'éclairer le regard, donner un trait de poésie dans la grisaille...
    Mais éclairer le regard, ce n'est pas de l'aveugler. Dommage qu'elle serve aussi de panneau publicitaire à EDF....*
    La poésie des choses égale presque celle des gens qui, comme toi, regarde la vie avec bienveillance.
    Baci Bellissima
    * Ben oui, j'ai inventé la poésie sarcastique :-D

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    1. Je ne suis pas sûre que tu l'aies vraiment inventée, cette poésie là...Prevert déjà, et son petit bruit de l'œuf dur sur le comptoir...
      Mais je suis d'accord avec toi pour les ciels d'orage.
      Molto baci

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  10. Et certains photographes ont l'art de saisir cette poésie de l'instant.....

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    1. Oh oui, je les admire énormément de savoir saisir ces instants la aussi parfaitement...

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  11. Le soir au coucher quand je m'étalais sur une couverture à même le sol (j'aillais dire à même le soleil!), je regardais les étoiles scintiller dans le firmament et dans un silence cosmique et sidéral et j'oubliais que le monde existait car le silence était vertigineux.... (C'était quand que passais mon service national dans le désert saharien algérien en tant que conscrit! Je comprends mieux le grand poète Saint Exupéry qui était charmé et envoûté par les Oasis et qui étaient pour lui de "la poésie!
    Tout est bonheur pour celui et celle qui sait voir!

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    1. Mon ami Bof m'appelle Celle.
      Celle qui sait voir, ça me convient donc parfaitement.
      Bises, Ak!

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    2. Je ne sais pas pourquoi de toutes les images que tu as présentées , celle des verres à pied est la plus poétique! J'imagine le champagne coulé à flot, je m’enivre déjà,...de poésie qui!

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    3. Pas de poésie qui...mais de poésie quoi!

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  12. Je ne voudrais pas jouer les empêcheurs de rêver en rond, mais la seule poésie que peuvent avoir les choses est celle que nous voulons bien leur attribuer. Mais je ne doute pas que le regard que tu jettes sur le monde soit empreint de poésie, avec des yeux pareils !

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    1. Et en quoi ça m'empêcherait de rêver, ce que tu dis, alors que tu confirmes ce que dit Tant Bourrin quelques lignes plus haut...reviens faire l'empêcheur quand tu veux, boss. Je te regarderai avec mes yeux.
      ;-)))

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    2. On ne voit bien qu'avec le cœur! Sinon tout le monde voit avec les yeux, sauf s'il les a dans sa poche!
      Quelqu'un m'a soufflé ça dans le désert......et je suis sûr que tu le sais!!

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    3. C'était pas un mouflet blond avec une rose et un renard?

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    4. Himself en chair et en personne!

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  13. Tu prêches une convaincue Célestine, une contemplative de toutes ces choses poétiques et divines qui font d'un quotidien un extraordinaire fugace et précieux... bisessssss

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    1. Remarque j'annonce la couleur dans ma bannière.
      Je suis une contemplative, il n'y a pas de doute.

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  14. A non Célestine, pas de doutes! Moi qui venait puiser ici ton énergie, car demain ça repart et pour la première fois, je ne sais pas comment je vais gérer, -mais ouf, je ne travaille pas le LUNDI!!!!- après différents pépins pdt les vacances (les soucis de santé ça tombe tjrs pdt les vacances) qui se terminent ce week end par un urticaire géant, sans doute allergie à un médoc (ne me dis pas que je suis allergique à la rentrée, j'adore travailler mais là je suis en train de paniquer ...), bref là je suis en plein doute, en plein "doutage" comme diraient les autres, rien de bien préparé et moi en peau rouge....et il est 17H00 !!!
    Mais oui contempler la nature tout à l'heure m'a fait du bien.

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    1. Bien sur que tu adores ton métier! La preuve c'est que pour ne pas en perdre une miette tu tombes malade pendant les vacances... ;-)
      Les doutes tu sais c'est par rapport a ma mère. Je pars demain la voir et j'espère de tout cœur que l'état de sa santé s'est amélioré ...
      Je te fais un big hug ma belle tu sens la chaleur de mes bras? Écris moi en MP si tu veux.
      Bisous

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    2. Bon courge pour toi surtout et pour elle. Je sais que tu sauras l'entourer . Et regarde loin devant comme ta jolie blonde de ta bannière, vers l'horizon , il y a toujours la Lumière.
      Et merci.

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    3. Merci Hélène d'apprécier ma blondinette qui est un peu mon alter ego...
      Moi aussi tu sais que j'apprécie tes dessins.

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  15. Je ne sais pas comment vous faites pour trouver de la poésie dans les choses qui transpirent.

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    1. J'aime les parfums délicats que voulez-vous...

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  16. Un très beau texte. De ceux de toi qui rejoignes mon florilège personnel. Pour être ébahi par la beauté des choses, il faut une âme contemplative. C'est-à-dire quelque chose qui tient d'une force intérieure. Je ne sais pas pourquoi la contemplation est souvent perçue comme une réalité plus ou moins abstraite, un truc pour doux rêveurs, ou une spécialité religieuse… Alors qu'elle est pour moi un sommet de la beauté de l'être humain, de sa valeur et de sa force intérieure.
    Celui qui ne sait pas entrer en contemplation des petites choses, n'a pas encore vraiment compris grand-chose à l'intériorité… Car, selon ma modeste croyance, la contemplation est une source d'enseignement du moi.

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    1. Depuis que je te connais, et que je te lis, le mot intériorité prend tout son sens en moi, et je découvre les interactions dont tu parles, entre les forces dites telluriques et cosmiques et la force intérieure. Interaction n'est d'ailleurs pas le mot exact, il faudrait parler plutôt de connexion puissante.
      Se sentir connecté, c'est vraiment difficile à expliquer, tu fais ça beaucoup mieux que moi. Je me contente d'exprimer mon ressenti et de vibrer comme un encensoir sur sa tige.
      Merci Alain, je crois que je partage ta modeste croyance.

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  17. Je me dis que la musique est vachement belle, alors je vais voir qui joue : Chet. J'aurais dû m'en douter.
    C'est un vrai plaisir.

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  18. Si la phrase n'avait pas été pervertie par une publicité, j'aurais volontiers dit : "ne passons pas à côté des choses simples".

    Il y a en effet de la poésie dans une infinité de détails tout simples, pour peu qu'on se donne la peine de les observer. Il y en a aussi dans une multitude d'atmosphères, d'angles de vue, de coïncidences...

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    1. En un mot comme en cent, la vie est pleine de belles choses à qui sait les regarder...
      Et l'on assiste quotidiennement à de petits miracles dont certaines personnes n'ont jamais idée.

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  19. C'est vrai...la poésie des objets ou celle du vivant. En ce moment, il y a les papillons à suivre quand on est dans les champs...

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    1. Oui bien sûr, la nature est une source inépuisable de petits plaisirs et de contemplation.

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  20. "Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer" ?

    Célestine, moi aussi je préfère une éruption de parapluies que de boutons ! C'est plus poétique !

    Déjà des papillons dans les champs ? L'été a devancé le printemps dans tes montagnes, Mindoucat ? Ici, le printemps devance juste sa date officielle d'arrivée !

    J'aime les objets, muets et pourtant tellement expressifs qui nous relient à un souvenir, à un voyage, à une autre personne et qui, par ce lien, font battre nos coeurs un peu plus vite.
    Tiens, je crois que tu m'as donné une idée pour le tag d'Aspho !

    De la nostalgie pour ce dimanche ensoleillé et vacancier, Célestine ? Parfois, l'oisiveté déclenche un trop plein de sentiments... Fais comme moi, quand j'ai un coup de bourdon, je marche en regardant toutes les choses autour de moi, en prenant soin de regarder les gens, tellement effrayants.

    Bonne semaine et gros bisous de ma tour ♥

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    1. Heureusement que je te retrouve dans ce commentaire, parce que sur mon autre billet, j'ai vraiment cru que tu m'en voulais... Ne le prends pas mal: je suis très fragilisée en ce moment, et j'ai besoin de m'appuyer sur la chaleur humaine et l'amitié des gens que j'aime bien.
      Je ne comprends pas ta dernière phrase: pourquoi regardes-tu les gens qu'ils sont effrayants?
      Gros bisous passe une bonne semaine.

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    2. Ma pauv' Cocote, avec mon écriture tu t'en vois !
      Il faut que je te réponde en douceur sinon tu prends tout en pleine figure...
      Tu peux t'appuyer sur moi, je suis solide, j'ai appris à résister aux coups ! Il faut apprendre à faire le dos rond pour laisser glisser les tempêtes ou bien alors, les affronter...
      En effet, ma dernière phrase ne veut rien dire ! Je reprends : je marche en regardant toutes les choses autour de moi en prenant soin d'éviter les gens, tellement effrayants.
      Je t'expliquerai ailleurs ce qui me choque...
      Gros bisous♥♥♥
      N'oublie pas de faire tes cures intensives de luminothérapie, hein (clin d'oeil)
      Si on pouvait mettre des smileys chez Blogspot, ça atténuerait un peu mes propos ! (rire)

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    3. Je t'ai fait un cours de smileys chez Blogspot, mais je me suis gourée, je l'ai publié sur ton autre commentaire (billet précédent)...Je suis vraiment à l'envers en ce moment!
      Bises

      :-)

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  21. Que j'aime ton regard, ton univers si doux, si poétique et sensible qui parlent si bien de tes doutes et de tes failles
    Et cette petite musique : magique

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    1. Chet Baker est un de mes musiciens fétiches...
      Merci Miss pour ce sourire si doux que tu m'offres.

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  22. C'est certainement pour cette raison que j'aime de plus en plus photographier les choses
    Les ombres , les arc en ciel , les couleurs du dehors , faut avoir l'oeil , ah oui !
    je crois que je vais faire un billet en fin de semaine sur ces choses qui bougent et s'animent
    merci Célestine , tu m'inspires ;)

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    1. Je suis heureuse de t'inspirer, ma Jeanne!
      J'ai vu récemment des photos prises par toi, un vrai bonheur de l’œil...
      Je t'embrasse

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  23. Je suis comme toi à prendre le temps d'observer et d'apprécier les petites joies de la vie quotidienne, comme ces rayons de soleil qui nous accompagnent ces derniers jours en Belgique. A voir le côté positif des choses....ce qui agace d'ailleurs parfois certains de mes proches! Bonne semaine Célestine et à bientôt.

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    1. Je trouve étrange que la positivité agace...et je l'ai remarqué de nombreuses fois!
      Que cela ne t'empêche pas de profiter du beau temps!

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  24. Il faut être disponible pour percevoir cette poésie ma cel, c'est que tu n'es pas trip engluée dans tes tracas... Si tu as besoin je suis aussi disponible en MP!

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    1. C'est adorable ma Delphine. Je traverse une période disons mouvementée. Mais le calme reviendra vite, je l'espère.
      Je t'embrasse

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  25. Vous parlez d'une poésie, Mâme Célestine.
    Des drapeaux secoués par le vent du large qui va apporter des trombes d'eau.
    Des milliers de parapluies pour se protéger de cette saloperie d'eau.
    Des flaques d'eau et de graisse, Berk Berk et Mers les Bains.
    Et des verres vides?
    Vous savez, Mâme Célestine, ce que je me propose de faire d'un moment à l'autre sans plus tarder?

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    1. Non bof mais tu vas me le dire...

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    2. Demain, j'ai assez parlé - écrit aujourd'hui.
      A Diù siatz.

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    3. Hé, Celle: j'ai rajouté un " c " avant chaque " k " de Berk, juste pour que chaque amoureux de ces coins ( et je peux citer des noms ) ne le prenne pas trop mal...Ce qui m'a fait rajouter deux cc dans le verre que je m'étais servi pour me remonter le moral...

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    4. J'en connais au moins un amoureux de ces coins...il met souvent des photos sur l'aut' blog...
      Sinon 2 questions:
      Qui c'est qui t'a sapé le moral, bof? Pas moi j'espère
      Deux centimètres cubes de quoi?

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    5. Avec le Bof, c'est la crème de cassis de son kirounet.....
      Baci Célestine

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    6. Ben je le savais pourtant...

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  26. Ton billet me fait penser à un texte de mon dernier livre... coté ambiance des choses que l'on sent quand on regarde la vie là où elle respire... Cadeau.

    "La frêle lumière juste tiède d’une terrasse de café. Une rue de Paris, nue et froide parce qu’en hiver. Brillante, humide… Ton regard perdu, ta mine défaite et l’ombre orangée d’un chocolat chaud qui fume tendrement jusqu’à tes yeux. Une larme ? Une cigarette ?
    Je suis passé, tu ne m’as pas suivi…"

    Bises du soir.

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    1. Très beau texte, letienne.
      Il te ressemble.
      Bises

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  27. La poésie des lignes tracées par les voies du métro, ou des vieilles briques entassées sur un chantier...le bal des tractopelles sur un chantier me touchent parfois autant que le chant des oiseaux. Les vibrations des objets relaient souvent les vibrations de mon être

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    1. Marie Madeleine, tu as raison, tout n'est que vibration.

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  28. Curieux comme les choses reflètent nos humeurs.. qu'on soit gai, et on voit danser les tasses et les brosses à dents, et qu'on soit triste et tout sembler pleurer autour de nous. Il faut pourtant bien puiser notre force quelques part et pour ma part c'est dans les arbres que je trouve cette énergie que j'aime tant redistribuer à ceux qui en manquent... bisous ma Célestine

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    1. Tu prêches une convertie. Les arbres sont mes amis, je les embrasse souvent.

      :-)

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.