vendredi 15 décembre 2017

Anne, avec un E






J'ai couru longtemps, les yeux noyés de larmes, de ne point être comprise d'aucun de mes semblables...Sur la lande battue de bruyères et de vent, Cordelia, ô Cordelia, princesse des nuées océanes, pourquoi ton cheval s'est-il enfui sur cette falaise noire à l'approche des tourments de mauvais augure ? 
Comme j'aimerais être une mouette ! Leur vol gracile et impétueux rase les rochers avec une telle élégance !
Regardez donc cet étang plus lisse qu'un miroir, et avec quelle délicate attention ces fleurs de cerisiers accueillent le lever du soleil, en l'agrémentant de leur neige parfumée...
Je m'exprime beaucoup trop bien pour une enfant de mon âge. Mais il faut de grands mots pour exprimer de grandes idées, n'est-ce pas ?

Diana est ma première vraie amie et mon coeur est empli de joie à cette idée. A l'orphelinat, les filles étaient méchantes et voulaient me faire manger des souris.
« Si le monde entier vous haïssait et vous croyait coupable, mais que votre conscience vous approuvât, et qu'en interrogeant votre cœur il vous parût pur de toute faute, alors vous ne seriez pas sans amie. » (Jane Eyre)
Oui, je lis Jane Eyre, et j'aime dormir dans un arbre immaculé plongé dans la lumière de la lune. Incorrigible et tempétueuse romanesque...

Oui, je suis rousse, d'une rousseur si épouvantablement rousse, et j'ai le visage si plein d'éphélides comme autant de marques de ma singularité, que je pourrais être brûlée vive sur le champ.  Des jambes maigres et des bras qui le seraient moins avec une robe bleue splendide aux manches bouffantes. 

Et pourtant je souris, continuellement, même quand la vie m'oppresse,  je ne sais pas prier mais je déclame des poèmes avec fougue pour effacer la brume grise de mes blessures cachées, et le cimetière de mes espoirs enfouis.
Je déteste l'injustice de ce monde glaçant et impitoyable, et je n'ai pour tout bagage que le refuge de mes rêves.
Je m'appelle Anne. Avec un E. 



¸¸.•*¨*• ☆


133 commentaires:

  1. "Anne avec un e", j'ai vu que la série était sur Netflix mais ne m'y suis pas encore plongée. J'imagine qu'il s'agit de "Anne... la maison aux pignons verts", l'orpheline flamboyante et imaginative, fille spirituelle d'Alice (celle de Lewis Caroll) et de Tom Sawyer, qui souhaitait à toute force une amie de cœur et pensait, avec raison, qu'il n'y avait rien qu'une fille ne puisse faire!
    Je garde un souvenir frais et vivace de cette lecture et de son irrésistible héroïne. Tes mots ardents et sensibles lui collent à l'âme.
    J'irai voir!

    Bises charmées

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    1. Le livre m'avait éblouie moi aussi, quand j'étais enfant. Je me sens tellement proche de cette petite fille, à fleur de peau et libre !
      La série est très bien faite, je suis restée scotchée devant la performance de la jeune actrice qui joue Anne.
      Elle crève l'écran.
      Bises emballées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Alors si tu lis Jane Eyre, c'est une top nouvelle...de mon côté, je relis les Hauts de Hurlevent, les soeurs Brontë c'est un peu ma famille...
    Et du coup, te voilà bien poète !!

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    1. Tu as l'air de t'étonner que je sois poète ...Mais je le suis et depuis toujours je crois. Dès que j'ai eu un stylo entre les mains et que j'ai su m'en servir, j'ai joué avec les mots et je les ai trouvés magnifiques.
      Oui, j'ai eu envie de relire les grandes romantiques anglo-saxonnes... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je m'étonne toujours de la poésie, je suis tellement hermétique à ce genre littéraire mais heureusement la tienne est plus un attitude poétique, c'est cela qui me plaît , c'est différent.

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    3. Mind, je suis très touchée par ce que tu dis.
      Bien que je ne sache pas tout à fait ce que tu entends par "attitude poétique" j'entends à un compliment sur mon écriture, et cela m'est agréable.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Je suis aussi charmée par ce texte. La phrase que tu cites :« Si le monde entier vous haïssait et vous croyait coupable, mais que votre conscience vous approuvât, et qu'en interrogeant votre cœur il vous parût pur de toute faute, alors vous ne seriez pas sans amie. » m'interpelle ; elle est autant une incitation à réfléchir sur soi même, sur son propre comportement, que sur les autres et sur la perception qu'ils ont de vous. C'est en tout cas la lecture que j'en fais. A priori. Mais il faut toujours se méfier du sens caché des choses. On peut alors se dire qu'après réflexion et interrogation, on est amené à reconsidérer sa propre place dans l'ensemble constitué par tous, et relativiser. Et puis, cette Anne avec un E est une personne fort intéressante et sympathique, au regard de ce quelle laisse entrevoir de sa personnalité.

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    1. « Réfléchir sur soi-même, sur son comportement et sur la perception que les autres ont de vous »
      C'est tellement tellement ça, délia !
      Et je suis en plein dedans actuellement.
      Redécouvrir cette héroïne de diamant brut, m'aide beaucoup à comprendre combien ce n'est pas facile d'être hypersensible et exaltée, et parvenir à me dire que ce n'est pas de ma faute si je suis comme cela... C'est tellement important pour moi ! Cette culpabilité poisseuse me poursuit depuis trop longtemps.
      Merci délia pour ton éclairage intéressant.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je tombe sur ta réponse par hasard et je me permets d'ajouter mon petit grain de sel, il me semble qu'être hypersensible, c'est une qualité (évidemment o;) elle aide puissamment à la création, mais je reconnais qu'elle a son revers. En tout cas, il n'y a pas de quoi se sentir coupable ............... Je te vois bien hypersensible, mais je ne te sens pas comme exaltée, passionnée oui, mais c'est vrai que je ne te connais pas en live, juste au travers des mots, et les mots disent à la fois beaucoup et peu de nous - ou disons, pas tout. Pas que tes mots, tes jeunes filles au bord de la mer aussi, disent beaucoup de sensibilité, de poésie, de rêve, mais de sens de la couleur aussi (techniquement parlant)...

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    3. J'ai ms du temps à transformer mes défauts en qualités, et ce " handicap" en don.
      Exaltée...je l'ai été, mais je me suis tellement pris de râteaux dans mon enfance et mon adolescence en étant trop enthousiaste, que j'ai mis un couvercle sur le volcan.
      Il n'y a que quelques années que je me suis autorisée à nouveau à être moi-même.
      Et je dois dire que l'écriture et le dessin m'y ont bien aidée.
      De même que es rencontres que j'ai faites en tant que blogueuse.
      Merci pour tes appréciations. Toi qui as fait les Beaux Arts, tu n'imagines pas combien ça me touche.
      Bisous chère Pivoine
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. @le Goût
      Anne lit Jane Eyre, Anne, l'héroïne de Lucy Montgomery.
      Mais elle me donne envie de la relire.
      Pourquoi cette question ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. @Andiamo
      Bien vu, tu as fait de la pub toi dans ta jeunesse non ? Tu as le sens du slogan qui fait mouche. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Pourquoi cette question ?
      Parce que j'ai lu Jane Eyre vers 14 ans, le livre faisait partie des bouquins que m'a laissés ma grande sœur quand elle est partie de la maison.
      Tu me diras, j'ai bien relu ces dernières années des bouquins de Balzac, Flaubert, et Stendhal, donc...

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    4. Je crois qu'il n'y a pas d'âge pour lire (ou relire)
      Et je suis certaine qu'on n'y trouve pas la même chose à quatorze ans et à quatre fois plus...
      Tiens ? je fais dans le truisme aujourd'hui ...Pourvu que je ne me transforme pas en cochon... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. J'ai lu "La maison aux pignons verts" et j'ai oublié, je dois relire pour te suivre sur ce chemin.

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    1. Ou regarder la série sur Netflix.
      Les paysages de la Nouvelle Ecosse sont à couper le souffle, et l'actrice est fabuleuse.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. Quelque chose de mes lunettes égarées me dise que voici ma jumelle.
    C'est bon et beau de se reconnaître en toi ma Célestine !

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    1. Les amoureux des mots et des idées qui ont du souffle, les esprits ouverts aux beautés et à la gratitude de vivre,
      les écorchés vifs qui se réfugient dans la solitude, les cerveaux en ébullition, les sur-efficients du ciboulot, les boulimiques d'apprendre et de connaître, il y en a beaucoup qui se reconnaîtront.
      Et toi, je te sais exactement comme cela, même sans lunettes.
      La poésie est une survie indispensable dans un monde de brutes.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Un portrait qui vous ressemble. Je vous lis depuis si longtemps, j'ai appris à décrypter cette émotivité hors-norme qui me rappelle certains élèves surdoués qu'il m'est arrivé de croiser dans ma longue carrière.
    Des diamants bruts, vous avez raison. Avec un coeur immense et une estime de soi proche de zéro, à cause de la façon dont les autres souvent les perçoivent. Et leur entièreté splendide.
    Je connais votre combat pacifique pour parvenir à vous affirmer, très chère. Et ce texte flamboyant en est une nouvelle preuve.
    Merci pour cette fenêtre sur le rêve. Au milieu des nouvelles pitoyables du jour cela fait un bien fou de se retrouver dans ces landes romanesques.
    ~L~

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    1. Fenêtre sur le rêve. C'est beau comme un titre de roman.
      C'est intéressant ce que vous dites sur « une estime de soi proche de zéro » car je viens de lire un article intéressant que m'a envoyé un ami et qui parle justement de cette constante.
      Oui, c'est ce que j'essaie de reconstruire chez moi, qui suis depuis comme une « truie qui doute » pour reprendre le titre célèbre de Claude Duneton. Douter de soi-même finit par être invalidant, voire paralysant, même s'il faut garder une certaine dose de doute, à mon sens, pour pouvoir progresser.
      Merci pour cet éclairage, cher ami
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. « Je ne doute pas de celui que je suis, je doute seulement d'avoir une existence suffisamment longue pour découvrir toutes les facettes et les scintillements de mon être et de la vie »
      (le voyageur)

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    3. C'est une phrase très belle, Alain, et qui me réjouit beaucoup.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Déclamer des poèmes avec fougue... se réfugier dans la littérature. Et puis rêver, encore et encore. En te lisant, je me suis sentie transportée en Ecosse, pays que j'ai tellement aimé et qui m'a apporté tant au fond de moi. Il y a des paysages qui ont un effet apaisant et cicatrisant sur les blessures.
    Merci pour ce beau billet qui sent la lande et la bruyère. Bises alpines
    P.S. j'aime beaucoup la dame rousse en bandeau de ton blog. ;-)

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    1. Je complèterais ta phrase en disant qu'il y a des paysages, bien sûr, mais aussi des êtres, des situations, des lectures, des confidences, des relations, qui ont un effet apaisant et cicatrisant sur les blessures.
      Merci pour la bannière, je me suis appliquée et c'était difficile à réaliser...
      Bises célestes, chère alpine
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. On est quelque fois seuls quand les portes se referment sur soi, par incompréhension, par malentendu ou par rejet de l'autre, la vie finit par l'emporter quand les mots apparaissent sur les toits du ciel noyé de soleil. Les mots ne sont bons que quand ils sont remués en silence dans les cœurs avant qu'ils ne s'envolent et étendent leur joie. j'ai toujours été incompris dans la vie, ne sachant comment lire dans les cœurs avant de lire dans les yeux. Je t'embrasse de mes mots têtus.

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    1. Et j'aime tes mots têtus, qui ressemblent aux miens. J'apprends à me protéger des réactions de mes alter ego, c'est à dire des gens aussi écorchés vifs que moi.
      J'apprends à les comprendre, à les aimer, mais en même temps à me tenir éloignée d'eux quelque temps, quand la tempête les agite, comme on se protège d'une grosse vague qui risque de nous emporter.
      Et puis le calme revient et l'on peut à nouveau se promener le long de la grève (où le sable est si fin)
      Je t'embrasse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'ajouterai à ton extrait sur Jane Eyre, un autre du même roman: "Par tes propres moyens tu pourrais venir d'un vol léger te blottir contre mon Cœur, si tu le voulais ; saisie contre ton gré, tu échapperas à mon étreinte comme une essence.... tu t'évanouiras avant que j'ai eu le temps de respirer ton parfum." Un roman comme je les aime:Sublime
      Sur la grève, se dessineront nos pas, que les vagues effaceront pendant que d'autres se dessineront encore... Ainsi est la vie !^^

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    3. Oui absolument, il n'y a que ce mot: Sublime.
      La phrase que tu as choisie me parle profondément.
      Merci Bizak, pour tes mots. Têtus ou profonds, ils sont toujours beaux quand ils parlent sublimement. ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Je découvre cette série avec bonheur.
    Et je comprends qu’elle te parle avec ta fougue irlandaise !
    Je t’imagine tout à fait comme cela, enfant, passionnée de littérature déjà.
    Bref j’aime ce billet vraiment.
    Continue tes enchantements on t’aime pour ça.
    Bises
    Angela

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    1. Fougue irlandaise ou milanaise...tu parles d'une escalope !
      Ce n'est pas facile de se sentir différentes, mais je pense que dans cinquante ans, j'aurai fait le tour de la question... ;-)
      Bisous ma belle, tu es trop gentille.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Mais non, je ne suis pas gentille. Je suis réaliste.
      Et en plus de nous enchanter, tu nous fais rire ! et ça c'est drôlement important !
      Bises
      Angela

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    3. Bon je ne vais plus savoir où me mettre si tu continues à m'encenser...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Très joli poème comme tu sais les écrire, tout en finesse et délicatesse. J'ai beaucoup aimé le lire. On dirait une chanson.
    Bises de Normandie.

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    1. Je te remercie, JF, je n'avais pas pensé à cela. Une chanson, c'est ma foi vrai...une de ces chansons de gestes médiévales qui contaient l'histoire de héros au grand coeur, échevelés sur des landes noires...
      merci de ton passage, cher ami
      bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Tu évoques — avec le talent que l'on te connaît et ta finesse d'écriture — un univers qui m'est totalement étranger. ( l'héroïne de Lucy Montgomery).

    Cependant je ne peux qu'être sensible à la phrase que tu cites. et notamment cette allusion à l'amie à la fin de la citation.
    La conscience profonde, pour peu que l'on sache la fréquenter, est une douce amie, celle qui a la délicatesse de suggérer le meilleur pour soi en laissant la liberté de s'y engager, ou non.

    Il y a tant de gens qui ont des litanies de bons conseils qu'ils distribuent, ou font payer, sous prétexte d'une notoriété usurpée.
    J'adore les trucs du genre : si vous êtes énervés… C'est très simple… ! Il suffit de vous calmer !
    Ben voyons ! Aussitôt eu envie de dire : merci, énormément et à jamais, combien vous dois-je pour ce conseil si avisé ? !


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    1. L'amie intérieure, oui, j'y ai pensé dès que j'ai lu cette phrase qui a résonné en moi comme tu peux l'imaginer...
      C'est toi qui m'a appris une partie de ce que je sais de cette conscience profonde.
      Et notamment la façon de la « fréquenter » ...
      J'adore ton dernier paragraphe.
      La chose qui m'énerve le plus, c'est quand on me dit de me calmer quand je suis énervée. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Sur le précédent billet tu me répondais que l'introspection n'est pas chose simple. Je l'ai bien compris . L'Hypersensibilité cela n'est pas de tout repos . On etend son champ d'investigation bien plus loin que la plupart des gens. On distingue bien plus de blessures, de failles en soi que la moyenne dans une analyse bien plus profonde. C'est le chemin de cette Anne avec un É, c'est le tien plus que jamais . Comme tu le commentes avec humour cela peut prendre des décennies.
    Mais la encore au delà des difficultés du trajet et d'un but qui motive c'est le trajet qui importe avec son lot de découvertes quotidiennes..
    Comme des pèlerins vers St Jacques nous t'accompagnons de tout coeur

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    1. Ta dernière phrase me rappelle le très beau texte d'Alain Carré sur les pèlerins et la démarche intérieure.
      Je te remercie de me l'avoir envoyé d'ailleurs.
      L'homme moderne est un voyageur qui a oublié le nom de sa
      destination et doit retourner d'où il vient pour savoir où il va...
      Compostelle n'est-elle pas ce phare de l'Occident qui jeta tant
      d'hommes et de femmes sur le chemin des étoiles ?
      Il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le
      vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes,
      pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre
      jugement et revêtir l'homme nouveau.
      Un frisson de bonheur parcourut mon corps dévêtu. Je pressentais
      dans la fraîcheur apportée par la brise du large que revêtir les habits
      de l'homme nouveau, c'est accepter pour le reste de sa vie d'être en chemin...


      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. C'est une totale découverte pour moi. Je ne connais ni le livre de Lucy Montgomery ni la série Netflix ni Jane Eyre. J'ai cherché sur Wiki. J'adore les titres des épisodes ... mystérieux comme j'aime. Peut-être des phrases tirées du livre de L. Montgomery ou même de celui de C. Bronté.
    Une bonne idée de mettre cette bannière qui fait écho à ton texte.
    Bises.

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    1. Oui les titres des épisodes sont tirés du roman.
      Tu aimerais sans doute, si tu es sensible à l'univers de Brontë.
      Merci pour la bannière, oui j'ai trouvé qu'elle allait bien au texte...
      Merci Patrick
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. C'est malin, té.
    Elle me donne envie de retourner chez ces sauvages, celle ci.

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    1. Ah bon ?
      Quels sauvages, mon petit Bof qui est si gentil ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Mais enfin, Celle, ceux qui sont pas du signe troubadour, ascendant délicat.
      Bon, à la soupe maintenant.
      21 h 33? Putain...

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    3. Ouais ben chuis pas sûre que ça soit un compliment ce que tu dis.
      Mais bon, on va faire comme si.
      Et j'espère que la soupe était bonne. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Prier un hypothétique dieu, ne sert, à mes yeux, pas à grand chose! L'effet,les effets sont à peu près les mêmes lorsque l'on vide sa vessie dans un violon...
    Lire ta poésie, t'apprécier déclamer des poèmes est nettement plus enrichissant, et utile!
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes.
    Ma très maigre culture littéraire ne m'a pas fait trop défaut, puisque Jane Eire est je crois un roman d'une des sœurs Bronté.Par une drôle d'association d'idée, c'est cette chanson et cette artiste qui me vient à l'esprit.
    https://www.youtube.com/watch?v=rJFu6nIWpiw

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    1. plutôt cette version!
      https://www.youtube.com/watch?v=rJFu6nIWpiw

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    2. Tu m'as donné deux fois la même version de Wuthering Heights... mais ce n'est pas grave, j'aime beaucoup celle-là.
      Que de souvenirs en entendant la voix complètement déjantée de Kate Bush...
      Merci d'apprécier jusqu'au blasphème mon petit texte. Tu risques d'être excommunié, sais-tu ^^
      Je suis touchée.
      Le personnage du roman m'a bouleversée.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Mince alors! En fait, je ne sais plus laquelle choisir? Ah, c'est celle-ci, version "en public", live in english.
      https://www.youtube.com/watch?v=L0rkaOEPvQg

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    4. Je préfère la version publique.
      Je préfère souvent la version publique, à cause de l'émotion brute.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Moi aussi! dans cette version, kate bush, Belle, musclée,gracieuse,sensuelle, sa voix si... Me fascine.Me fascinait déjà quand j'étais ado.

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    1. Belle, musclée, gracieuse, sensuelle...elle met la barre haut, Kate !
      Et fascinante, donc. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. C'est cela! Fascinante... A cette même époque de l’adolescence, Elisa Servier,Eva Darlan rousse pétillante, ma préférée, mettaient elles aussi la barre haut!

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    3. N'en jette plus, je ne peux pas lutter ! ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. La différence à toujours fait peur ! Ma meilleure amie est rousse, ça a tellement de charme une rousse !

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    1. On a quitté heureusement l'époque où elles étaient brûlées comme des sorcières...
      Sur ce plan là, la méchanceté des gens est souvent liée à un certain obscurantisme...
      Bisous ma miss
      beau weekend
      ¸¸.•*¨*• 🦋

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  19. Comme une évidence, tes mots font l'âme en les miens ...
    La fleur de tes choix fait écho à la mienne.

    Dans cette roussoeur ( ce néologisme que j'ai conçu pour une amie de peau ) qui nous lie aussi.
    L'âme rousse, l'âme hair rousse ou la peau d'âme sensible et belle, délicate et profonde comme les cris hantés des romans de Jane, tellement lus aimés cajolés

    Trouver la couleur qui sied à l'âme, lui poser un beau vert émeraude ( aime et rode oui ) un rouge passion à la chaleur d'or ange, un bleu nuit où poussent les étoiles, un jaune vif de soie qui flatte et lape haut les cœurs ...

    Tu m'inspirerais longtemps comme ta belle là haut penchée, que j'aime ta couleur "cas-fée" ( oui les mélanges, c'est bien aussi :)

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    1. Ah belle Veronica, quel bonheur de te voir passer ici, telle une étoile filante pleine de grâce.
      Tes mots virevoltent et badigeonnent mon coeur de gaité ce matin un peu gris où les chalands se font rares ...
      Roussoeur, c'est un très joli mot valise.
      Et toutes tes couleurs chatoient sur ma peau depuis que je t'ai lue. ;-)
      ¸¸.•*¨*• 🦋

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  20. Réponses
    1. Toi aussi tu es rousse ?
      Toi aussi tu lis Jane Eyre ?
      Toi aussi tu déclames des poèmes ?
      Toi aussi tu as l'impression que personne ne te comprends ?
      Toi aussi tu as regardé la série sur Netflix ?

      Faudrait voir à être un peu plus précise, Mademoiselle Berthoise ! ;-)

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. je m'appelle Anne avec un E. ;)

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    3. Enchantée de l'apprendre !
      Voilà qui me satisfait pleinement !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. Réponses
    1. Bon ben comme ça au moins ça va plus vite.
      😛

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    2. Moi je suis impressionné par la profondeur de la pensée de Berthoise et Bleck.
      J’aimerais repondre « moi peut-être » mais je crains d’etre un peu en dessous :)

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  22. J'adore les rousses avec leur petite passoire sur le visage . C'est trop mignon !
    En regardant son visage je devine une grande sensibilité. Je lui souhaite de pouvoir la canaliser un peu .

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    1. Leur petite passoire...comme tu y vas !
      La canaliser ? Il m'a fallu un demi siècle...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Anne of Green Gables... Il me semble avoir vu le premier film en noir et blanc, et je ne regarde plus de séries depuis très longtemps... mais j'aime ces ambiances lointaines, oui!

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    1. Je ne sais pourquoi j'ai effectivement pensé à toi et à tous tes billets si délicieusement évocateurs de ton enfance mutine et un peu rebelle.
      J'ai toujours aimé les héroïnes qui ne s'en laissent pas conter, les Fifi Brindacier, Zazie et autre Fantômette...
      Tiens je n'avais jamais remarqué que Clark Gable était le cousin de François Pignon... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Bonjour
    Une petite fille qui avait beaucoup de choses à dire!
    Comme le monde peut être cruel parfois envers certains....
    Bisous

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    1. Cette petite fille qui est en moi a encore beaucoup de choses à dire, Wolfe !
      Oui le monde est cruel mais la manière dont on le perçoit y est pour beaucoup.
      Belle journée !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Bonjour Célestine !

    Moi aussi j'ai une passoire sur le visage, c'est joli. Ceci dit, elle est devenue plus discrète en grandissant. Va savoir... Joli exit ma chère. Je te souhaite un heureux dimanche. ici, il est gris, comme depuis de nombreuses semaines à présent. Grandes bises !

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    1. Oui maintenant on trouve cela joli, mais petite je les détestais et quand j'ai découvert cette merveilleuse invention magique qu'est le fond de teint tu n'imagines pas comme cela a changé ma vie.
      J'aime la pluie, alors je suis contente que la terre s'abreuve après des mois de sécheresse.
      Et puis, c'est une bonne occasion de rester au chaud !
      Bisettes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Ah, je ne connais pas cette série (ni ce livre mais je peux chercher à la bibliothèque).
    J'aime les soeurs Brontë, j'ai adoré "Les hauts de Hurlevent", et j'aime encore plus Jane Austen. Dont j'ai lu tous les livres. Et même, à la clinique après la naissance de mon fils, une version pas terriblement traduite de "Orgueil et préjugés" mais on s'éloigne de ta jeune héroïne.

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    1. On ne s'en éloigne pas tant que cela, chère Pivoine.
      Lizzy Bennett est une de ces héroïnes fières et insoumises, à la sensibilité exacerbée, et qui refuse de se laisser couler dans le moule des conventions.
      Tout comme Anne, le diamant brut de "la maison aux pignons verts" le roman de Lucy Maud Montgomery.
      Et toute la difficulté de ce billet était de faire comprendre à mes lecteurs combien elle est moi et je suis elle, mais sans le dire.
      En fait, j'aurais dû le dire.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je crois qu'on a compris. En tout cas, j'ai compris que tu parlais d'un personnage qui te tient à coeur, voire pour les éphélides, à travers une série ou un livre, bref... Ma foi, si je devais chercher un personnage qui me ressemble ................................ Qui serait-ce ? On commente d'abord dans le général (j'ai dévié vers Jane Austen, mais j'ai immédiatement pensé Grande Bretagne, femmes, jeunes filles, adolescentes, heureusement que je n'ai pas parlé de harry Potter, pas vrai (?) Quoique je te vois bien un peu sorcière aussi o;)))

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    3. Oui, d'ailleurs Hermione est rousse aussi, et ressemble à Anne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Bonsoir Célestine,

    Beaucoup de commentaires font référence à un livre et à une série. Je ne connais ni l'un ni l'autre. Je peux juste te dire que j'adore ton texte et l'évocation de cette héroïne.
    Bisous,
    Mo

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    1. Cette héroïne me ressemble tellement que j'en suis restée scotchée...
      Et j'ai eu l'impression de parler de moi, adolescente...
      Merci d'avoir aimé, Mo.
      C'est un texte qui me tient à coeur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Ca se sent tellement dans ton billet que j'ai écrit:
      "Tu es Anne lorsque tu écris et j'aime cette ambiguïté."

      C'est qu'à la longue, ça devient plus aisé de décoder tes messages subliminaux (qui auraient une tendance certaine à devenir sub-éliminaux)

      Molto baci

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    3. éliminaux ? Tu te sens éliminé toi ?
      Ben mince alors...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Rôôôôôôôô le mauvais esprit!
      Arrête-moi si je me trompe, mais il semblerait que tant ici qu'en un autre lieu, tu fasses la chasse aux ombres du passé...

      Me sentir éliminé, certainement un jour, puisque la Camarde ne fait de cadeaux à personne, mais comme disait Desproges: Vivons heureux......

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    5. Il a dit aussi: « J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que – c'est curieux – mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules. »
      Baci caro

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    6. Il avait le sens du raccourci...

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    7. Louis XVI aussi, mais ça ne lui a pas réussi...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. La dernière phrase de Louis XVI avant de basculer fut:
      "Moi et ma grande gueule..."
      L'invention du Dr Guillotin ne fonctionnant pas correctement, c'est lui qui eu l'idée de mettre le tranchant en diagonale, avec le succès que l'on sait...

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    9. Et le jour où ce bon Dr passa lui aussi sur la bascule à Charlot, il eut cette phrase historique:
      "Le jour où j'ai inventé ça, j'aurais mieux fait de rester couché."

      Il y a comme ça des phrases historiques qui sont restées dans l'ombre et c'est très injuste.

      Ti bacio

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    10. En même temps, quelle idée saugrenue de vouloir couper la tête des gens...
      Il n'y a que les êtres humains pour inventer des trucs aussi tordus... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Des points communs en points titillés. Auburn teint de rousse, lectrice dévoreuse, amoureuse des mots de prime jeunesse...

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    1. Bienvenue au club, chère Lou.
      Bisous du soir
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Ah Jane Eyre ! Ah, les soeurs Brontë !

    Jamais lu !

    Je vais avoir l'air de quoi maintenant à côté de toi ?

    Le dernier livre que j'ai (re)lu, après "Le coup de Lune" de Simenon, quand même, c'est "Annik reporter" de Mireille, la chanteuse, dans la Bibliothèque verte ! K comme Krapov et K comme kitsch, quand même, non ? ;-)

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    1. Ah mon oncle !
      Ton génie de l'écriture n'en est que plus formidable...
      Car comment écrire quand on ne lit pas ?
      Je te ferai un résumé, si tu veux...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Bonsoir Célestine, ton billet est absolument charmant. Il y a longtemps, j'avais lu Jane Eyre et il m'avait beaucoup plus. De tout temps, j'aime voir une une belle chevelure rousse et je trouve que tu as de la chance, si, si :-) et les tâches de rousseur c'est si charmant.
    Bisous de douce soirée ♥

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    1. Tu dois être contente de contempler la nouvelle Miss france. c'est une rousse flamboyante
      Merci Denise, je t'adore !
      Tu dois être une merveilleuse amie.
      Bisous et tendres pensées♥︎
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Tu es là dans un monde qui m'est totalement étranger.
    Jamais lu Jane Eyre, pas de Télé pourvoir la série rien, la zone quoi...
    Tu es Anne lorsque tu écris et j'aime cette ambiguïté.
    Kiss

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    1. Tu n'as pas besoin de me le dire, Blutchiamo.
      Ton absence me le disait depuis deux jours.
      Et quand tu me parles anglais c'est encore plus flagrant...lol !
      Je serai plus explicite une autre fois. ;-)
      Baci caro mio

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Tu es tellement irlandaise dans ce billet que j'ai traduit mes baci dans la couleur locale :-)

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    3. Oh my god, I should have known it was one of your favorite jokes,
      my clever friend !
      Sorry for not understanding right away
      Kisses
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. C'était plus un clin d'oeil qu'une plaisanterie :-)
      Ti bacio Cara

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    5. A wink better than a joke ? Ok !

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  32. Je n'étais pas rousse mais "auburn"... avant d'être grise ! Pour Anne avec un e, j'ai vraiment aimé cette série, l'actrice est délicieuse et a une pêche d'enfer ! Et les paysages, sublimes. j'aime aussi aller en Ecosse avec Outlander !
    Je peux aussi lire et relire Jane Eyre ou Jane Austen, Les quatre filles du Docteur March ou Ces dames au chapeau vert et d'autres...

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    1. Je vois que la culture « anglo saxonne du XIX° siècle » n'a pas de secret pour toi...
      Merci lakévio de ton passage.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Je ne connais pas la série non plus... pas de netflix. J'ai adoré Jane Eire il y a de cela très longtemps et je suis un peu perdue aussi dans tous ces commentaires. Liberté, rousseur, tout ce la me parle (je ne suis pas rousse mais j'ai eu longtemps le visage moucheté dès le premier soleil) et je trouve jolis tes mots, simplement. bisoussssssssss

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    1. Mais c'est tout ce qui m'importe, ma Brizou. Et que tu saches que cette héroïne me rappelle moi de façon tellement énorme que j'ai eu envie de l'écrire.
      Voilà, voilà.
      Bizou ma Brizou, c'est toujours un plaisir de te voir par ici.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. waiting for Christmas....
    https://www.youtube.com/watch?v=sbKQ7nXx0o8

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    1. Merci Antonio !
      Ça met dans l'ambiance ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. Réponses
    1. Non, un gentil compagnon, doux et bienveillant...
      :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. ...On le serait à moins! Lui qui regarde sous la jupe de la jeune rousse, qui elle régale (et se régale?) l'antre délicate et mystérieuse de la jeune noire... -:)

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    4. Partie fine dans les arbres, en quelque sorte.
      Est-ce vous qui écriviez jadis de si beaux commentaires citant les grands auteurs ?
      Je me souviens de celui là:

      Mélancolie

      On disait "la merencolie" au temps de Charles d'Orléans. Beaucoup de merencolie dans ce billet ce matin mais bien sûr, et c'est rassurant, pour la contrebalancer beaucoup de "mère en folie" si l'on peut ici oser s'exprimer ainsi.

      Ce billet appelle un poète et un écrivain. Les voici :



      Ou puis parfont de ma merencolie
      L´eaue d´Espoir que ne cesse de tirer
      Soif de Confort la me fait desirer
      Quoy que souvent je la treuve tarie
      Necte la voy ung temps et esclercie
      Et puis après troubler et empirer
      Ou puis parfont de ma merencolie

      D´elle trempe mon ancre d´estudie
      Quant j´en escrips, mais pour mon cueur irer
      Fortune vient mon pappier dessirer
      Et tout gecte par sa grant felonnie
      Ou puis parfont de ma merencolie



      Au puits profond de ma mélancolie
      L´eau d´espoir que je ne cesse de tirer
      La soif de réconfort me la fait désirer
      Mais souvent je la trouve tarie

      Je la vois un moment propre et claire
      et puis je la vois devenir trouble et mauvaise
      Au puits profond de ma mélancolie

      De cette eau je dilue l´encre de mon étude
      Quand j´écris, mais pour mettre mon coeur en colère
      Fortune vient déchirer mon papier
      Et jette tout par grande perfidie
      Au puits profond de ma mélancolie.


      Charles d’Orléans



      Pour le reste, on vous propose cet extrait de Cioran, puisé pour vous, chère hôtesse :



      Règles pour vaincre le pessimisme mais pas la souffrance :

      " Accompagner le moindre frisson de l'âme d'une tension active ; être lucide dans la dissolution intérieure ;
      surveiller la fascination musicale ;
      être triste avec méthode ;
      lire la Bible par intérêt politique, et les poètes pour tester sa résistance ;
      faire servir les nostalgies aux pensées et aux faits ; les extirper de l'âme;
      se créer un centre extérieur : un pays, un paysage, attacher les pensées à l'espace ;
      entretenir artificiellement la haine contre tout ;
      aimer la force après le rêve ; la brutalité après tout ce qui est pur et sublime ;
      adopter une tactique de l'âme ; conquérir ses états d'âme ; ne rien apprendre des hommes ; seule la nature enseigne le doute ;
      annuler sa peur par le mouvement ; la fuite ; une seule halte et c'est les choses qui se taisent et le néant qui nous appelle ; faire de l'illusion un système. "

      Le livre des leurres, Emil Cioran


      Et continuez de nous héberluer, vos billets sont de véritables friandises littéraires. Et ça c'est bon "signe.."


      C'était quelque chose, vos commentaires, à l'époque... ;-)

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    5. "C'était quelque chose, vos commentaires, à l'époque..."
      Oui. Bien des prémonitions en convoquant si tôt Ch. d'O : "et puis je la vois devenir trouble et mauvaise
      Au puits profond de ma mélancolie",
      puis E.C. :" faire de l'illusion un système. ".
      - Non ? :)

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    6. Que ce diasyrme est glaçant !

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    7. Une grande bouffée d'air pur que vous nous faites partager! Votre billet serait un excellent exposé sur l'épicurisme qui ravirait les étudiants, leur évitant de fastueuses études...Vous nous tracez le chemin vers l'ataraxie; Epicure avait son jardin pour salle de classe, vous ce sont vos ruisseaux, vos sapins, vos montagnes et vos étoiles. Plus avant, Hobbes et Rousseau ne sont guère éloignés. Et ceci aussi :


      (…) Mais... chanter,
      Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
      Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
      Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
      Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !
      Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
      À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
      N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
      Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
      Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
      Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !(…)


      Allez! tous en route, nous vous suivons sur le chemin de "la grande paix énergique" !


      Ah que tout cela était bienveillant et doux, et désintéressé... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. Ah ah le petit rouge gorge voyeur est parti d'en rire et laisse heureursement la place à une jeune fille si bellement ensablée et ensoleillée; c'est rassurant. L'absence de perspective vous sied nettement mieux (mais c'est du déjà dit).
      Qu'ils étaient doux et tendres vos élans entiers, inoubliable ex-maitresse.

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    9. Voilà, allez, à l'aube de cette nouvelle année, on va peut-être arrêter le quart d'heure nostalgie (qui commence à durer une demi-heure) briser là, et se tourner résolument vers l'avenir. Non ? Qu'en pensez-vous ?
      Outre qu'on ne peut pas être et avoir tété, comme disait l'ancien bébé à sa nourrice, je ne suis pas du genre à me lamenter sur un passé enfui...Avec le temps va, tout s'en va, comme dit mon ami Leo...
      Inoubliable ex-maitresse, ça fait plus joli qu'instit à la retraite, je l'admets, mais inoubliable, euh... il faudrait le demander à mes élèves...peut-être que certains m'ont complètement reléguée aux oubliettes... ;-)
      Allez, passez une belle fin d'année cher ami.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    10. Ah bien chère amie.
      "Va je ne te hais point". J'espère que c'est là votre envoi, sinon votre renvoi, dit avec les yeux de Chimène (!!)
      [car il faut des yeux d'exception pour le dire, si vous voyez ce que je veux dire]

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    11. je tombe sur ça, relisant Vian : (…)je voudrais sentir vos seins nus sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule, et votre peau palpitante, et l'odeur qui vient de vous
      L'écume des jours

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  36. Anne Ma sœur Anne, si tu voyais ce que je vois venir chante Louis Chedid en mélangeant le conte et la petite Anne Frank... Cette Anne là m'a l'air très romanesque, rêveuse, amatrice de poésie et sensible à la nature... La rousseur est souvent stigmatisée, je me demande pourquoi... Mais il y a de célèbres rousses comme Fifi Brindacier;-).
    Quel plaisir de te lire à chaque fois, on dirait que les mots coulent d'une plume magique!
    bisous

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    1. Ma plume magique est un peu engourdie par le froid, en ce moment...
      Et peut-être aussi par cette période que je n'aime pas trop....
      Merci Maryline♥︎

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  37. Le bonsoir Dame Céleste. Je nous manque et cela me désole. Mais c'est ainsi, dit-on, d'un trait approximatif. Bises. Et le moins mauvais en cette période dingue.

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    1. Je plussoie à tout ce que tu dis.
      Merci pour ce petit trait d'amitié pas du tout approximatif.
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. J'ai adoré Jane Eyre, comme j'ai adoré l'héroïne de la mare au diable, comme le petit chose, comme le seul livre de Fournier..comme, comme...Bref, j'ai lu tous mes classiques jeune. J'ai dévoré toutes les bibliothèques. Je ne sais pas si quelqu'un a pu lire autant de livres que moi. J'ai lu partout, dans le grenier, en récré, dans un dortoir de collège, sous la couverture, des nuits entières. Ptêtre d'ailleurs de là que me viennent mes insomnies..Même en cours, j'ai lu. Ouais, partout, partout...Pourtant, jamais ma mère n'a voulu m'acheter un livre, un comble. Et maintenant, je lis quoi ? Simplement des blogs. Et ouais. Comme quoi, la vie nous change..
    ps : t'es aussi une vraie rousse ? Comme HB ? C'est bien..Car, ça me contrarie de savoir que Miss France ne le serait pas. C'est mam Fontenay qui l'a dit. Est-ce vrai, est-ce du lard ou du cochon ? Faudrait tirer les vers du nez de son chéri...
    Bonne soirée dame Célestine

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  39. Ah oui, pourquoi je lisais autant enfant ? Parce que le monde des adultes, je le trouvais trop cruel, monde où ma mère détenait la 1ere place. Alors, pourquoi est-ce que je n'arrive plus à me concentrer dès que je commence à lire ? Parce que je n'arrive plus à m'identifier, je suppose, aux héroïnes de ces romans...ou tout simplement parce que ces héroïnes sont restées jeunes et moi, vieille. Tiens, serait-ce une piste ? Au fait, j'ai lu aussi Poil de Carotte.

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    1. On lisait beaucoup, enfant, parce qu'on n'avait pas beaucoup d'autres choses à faire, en fait...
      La lecture était notre accès au monde, nos videos, nos séries policières, nos films d'amour, notre réseau social, notre internet...
      Moi je lis toujours, mais moins qu'avant c'est certain.
      Parce qu'en plus de lire les blogs, j'en écris...
      Etant croisée porte et fenêtres un peu italienne un peu irlandaise, je change souvent de couleur de cheveux pour ne vexer personne dans la famille... ;-)
      Bisous chère Julie
      ¸¸.•*¨*• ☆


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  40. T'es où, Céleste ? Je ne lis plus rien de toi... Rien de grave j'espère ?

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    1. Un peu préoccupée, mais toujours là...
      merci pour ta sollicitude.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. Je me suis demandée ce qui t'avait inspiré ce très beau texte - j'ai trouvé la réponse dans les commentaires - j'ai donc très envie de mieux connaître cette Anne et de passer une de ces longues soirées d'hiver en sa compagnie....

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    1. Tu passeras un excellent moment sur netflix, miss...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.