Après une conversation avec mon amie Mathilde Doublétoile, il me revient en mémoire un de ses mots, qui m'interpelle profondément. Me parlant d'une de ses amies, elle me dit soudain :
« Elle est comme toi, elle est simple ».
Moi qui me suis toujours trouvée compliquée, je serais donc quelqu'un de simple. Soit. Admettons. Encore faut-il s'entendre sur le sens de ce mot... pas si simple à définir !
Dans les relations humaines, simplicité égale, sans nul doute, franchise, sincérité. Ce serait bien le contraire de la duplicité, la ruse, l'esprit retors, la tromperie, la manipulation. Il est certain que toutes ces qualités me manqueraient pour faire de la politique. Ha ha ! J'exècre les compromissions, les reniements, les paroles non suivies d'actes.
Etre simple, c'est aussi, à mon sens, sur le plan humain, faire preuve d'humilité. Ne pas se la péter, pas plus haut que son postérieur en tout cas. C'est accepter l'autre dans sa différence, sans la lui faire sentir. C'est peut-être à cette qualité-là que faisait allusion mon amie. Cela demande patience, tolérance, un certain recul, beaucoup d'humour, et de don de soi. J'ai appris à cultiver cette simplicité-là.
Intellectuellement, simplicité égale clarté, netteté, précision. Esprit logique, cartésien. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. C'est sans doute pour cela que j'aime appeler un chat un chat, utiliser le mot précis pour chaque chose, et que j'ai toujours exécré le vocabulaire ampoulé et pédant de l'éducation nationale. Faisons simple, que diable ! disais-je toujours à ma supérieure hiérarchique quand elle se gargarisait de barbarismes emphatiques et de solécismes pompeux, croyant m'en mettre plein la vue. A bas les nœuds au cerveau et la rate au court-bouillon !
En réalité, cette pauvre madame Jargonos me faisait presque pitié, à force d'être pathétique. Comme tous ces rois, ces géographes, ces businessmen, qui pensent que parler nébuleux leur donne de l'importance, et qui se raccrochent au superflu parce qu'ils ont perdu le sens de l'essentiel.
Simple est aussi le contraire de difficile, qui lui même a deux sens : complexe, ardu, tel un problème de mathématiques ou une ascension montagneuse, mais aussi capricieux, ombrageux, jamais content, pinailleur, ergoteur ... J'aime la difficulté des mathématiques et leurs lumineux cheminements vers la (ré)solution, le dépassement de soi, les choses qui se font désirer au lieu de tomber toutes cuites dans nos assiettes.
Mais j'ai aussi des goûts simples, naturels, le contentement et la gratitude à fleur de plexus.
L'émerveillement n'est-il pas la plus simple façon de regarder le monde ? Une nature fabuleusement riche dans sa diversité et sa complexité, et pourtant si simple. Quand en en saisit l'intime et unique rouage : la Vie.
Alors oui, si j'ai longtemps pensé être une fille compliquée, ce n'est pas uniquement parce que je ne voulais pas être une fille facile, avec toute la connotation sulfureuse du mot.
Ni une simple d'esprit, même si le royaume des cieux est à eux.
C'est surtout à cause de cette personnalité foisonnante, multifacettes, protéiforme, hypersensible et surefficiente que j'ai longtemps portée comme un lourd ballot de foin, tel un handicap.
Désormais, je sais que l'on peut être à la fois d'une fascinante complexité et d'une simplicité biblique.
C'est pourtant simple, non ?
Merci à Mathilde** pour son inspiration du jour.
Quelques billets sur le sujet, pour ceux qui aiment me lire encore plus :
Mais bien sûr, on peut être simple et compliquée, ce qui n'est pas incompatible. Simple dans les contacts, dans le ressenti personnel, dans l'aptitude à ne pas faire d'histoires avec les gens que l'on a accueilli dans son cercle. Et compliqué pour comment, justement, parfois accueillir dans le cercle (il y a des critères, n'est-ce pas !), comment gérer des situations, comment analyser etc... Un joli compliment qui se voulait juste une définition mais a fait mouche et t'a interpellée...
RépondreSupprimerBaci sorellina !
Oh oui, je sais que de sa part, c'était un très beau compliment. Je sais intimement depuis longtemps que deux choses apparemment opposées peuvent cohabiter dans la même personne, comme, par exemple, mon côté rationnel s'arrange avec mon penchant artistique...Les quadratures du cercle sont fascinantes.
SupprimerQuant aux critères, c'est certain que la liste s'allonge avec le temps, on devient plus exigeant avec les personnes que l'on accueille dans son cercle. Et tu fais partie des personnes que j'accueillerai à bras ouverts.
Baci bella
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Pour moi c'est simple, je suis bien ici, quand je te lis. Simple comme toi et moi, je sais que tu es là, même loin, même rare, tu es là. Kisses Dear Miss W. 🌷
RépondreSupprimerJ'ai encore oublié de tordre le cou de l'anonyme. C'est pourtant simple.
SupprimerCet anonyme me disait de si belles choses que je l'ai tout de suite reconnu...
SupprimerOui, je suis là, même loin, même rare, et toujours avec le même plaisir.
C'est simple comme l'amitié, simple comme le plaisir...
Kisses from AB
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Un billet d'une lumineuse simplicité : et ce n'est pas facile de faire simple avec les multiples sens des mots en français. Pourtant, j'ai tout compris : tu es une fille simple sans être facile, complexe mais pas compliquée !
RépondreSupprimerEn tous cas, ce que je sais, c'est que les gens adorent se compliquer la vie. Moi je ne sais pas faire simple quand je reçois. je mets les petits plats dans les grands et après je me plains d'avoir des tas de vaisselle à laver !
Merci pour ce quart d'heure qui m'a fait cogiter. C'est bien, la philo avec toi. Je vais essayer de simplifier !
Bises
Angela
Tu m'as fait sourire avec ta vaisselle ! C'est vrai que la cuisine demande parfois un peu d'intendance...Mais l'essentiel est de cuisiner avec son coeur, des choses simples (entendons non trafiquées, transformées, industrielles, bref dégueu...)
SupprimerJe ne sais pas si c'était vraiment de la philo, mais en tout cas, oui, c'est intéressant de réfléchir sur le sens des mots...
Bisous ma belle
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Moi j'aime bien l'expression "jardin de simples". Mais "simplicité biblique" j'ai plus de mal ! Sinon pourquoi y aurait-il tant de théologien·ne·s ? ;-)
RépondreSupprimerTout pareil mon oncle !
SupprimerTu fais bien d'en parler : j'ai cherché, en écrivant mon billet, le sens de cette expression, et je n'ai pas vraiment trouvé. Je suis preneuse d'une explication, chers lecteurs.
Merci à celuielle qui m'apportera la réponse !
Bisous cher oncle putatif de mon coeur
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Tiens j'ai trouvé un embryon de réponse dans un document PDF,
SupprimerL’expression fait tout d’abord référence « à la simplicité de vie et de mœurs des anciens Hébreux, qui furent longtemps des pasteurs nomades ignorant le luxe et les raffinements de la civilisation urbaine » ;
Ensuite (deuxième acception), « elle évoque le ton et le style de la Bible, qui fit sensation dans le monde gréco-romain, tant il tranchait avec les habitudes littéraires de l’époque ». Et l’auteur du dictionnaire d’expliciter : « Ignorant les ornements rhétoriques et l’apparat de la rédaction classique, le texte biblique reçut le mépris des uns et l’admiration des autres ».
Troisième acception, plutôt associée à l’expression « simplicité évangélique » (mais non exclusivement) : « Jésus prêchait aux simples ; ses premiers disciples n’étaient pas des gens instruits ».
Et enfin, dernière acception : « Les Évangiles, exception faite, peut-être, pour celui de Jean, rapportent son message sans chercher d’effets » (sans doute faut-il entendre par là l’absence d’intention séductrice par le truchement d’artifices littéraires, comme on parle d’« effets de manche »)
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Peut-être qu'être simple c'est ne pas peser sur les autres. Même si l'on est complexe à l'intérieur, ne pas le montrer aux autres par respect, pour ne pas les ennuyer.
RépondreSupprimerC'est une excellente définition, qui rejoint ce que je dis de l'humilité...
SupprimerUne forme de respect, et surtout, je trouve, de grande intelligence.
Il n'y a qu'à voir combien les dictateurs prétentiards sans aucune humilité sont bêtes à bouffer du foin.
Et je ne veux nommer personne...
Bisous Myrte
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Je ne vois pas les lothantiques sur l'image ;-)
RépondreSupprimerBon je pose mon outil scripteur !
Bref tu es une personne cultivée ma Célestine et tu sais transmettre ton savoir sans "te la péter" ! Et c'est ça qui est agréable et te rend très fréquentable :-). Tu transmets aux autres sans les mettre mal à l'aise. Tu devais être une très bonne enseignante car les élèves ne devaient pas s'ennuyer avec toi. Apprendre en s'amusant c'est très bien :-)
Je t'embrasse
Mais c'est ton commentaire qui est lothantique !
SupprimerEt quels compliments ! Tu as raison, ça me fait rougir comme un coquelicot, c'est bien preuve que je ne me la pète pas...Je n'aime pas me mettre en avant, d'ailleurs on me reproche souvent d'avoir une toute petite voix qui ne s'impose pas dans les conversations...
Pour ce qui est de mon enseignement, je t'invite à cliquer sur le libellé « j'adore mon métier » tu y trouveras une centaine de billets résumant (rapidement, il est vrai) quarante ans de passion...
C'est vrai que j'ai toujours détesté mettre les gens mal à l'aise, je suis très mal dans les situations "malaisantes" même dans les films. L'humiliation est sans doute une des cinq blessures de l'âme les plus difficiles à vivre. Quand on a réussi à la dépasser, à ne plus se laisser atteindre, on peut se positionner dans l'humilité en toute sérénité.
Quant à l'outil scripteur, bravo pour le clin d'oeil au jargon pedagogo...
Tiens, juste pour toi, un texte que j'avais écrit un jour où ça me saoulait encore plus que d'habitude et que j'avais punaisé en salle des profs : ça faisait bien rire mes collègues...
Bisous ma Biiiiche !
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Il est excellent ton texte, mais comment ont-ils pu inventer un tel langage ?! C'est le monde à l'envers... Le monde actuel quoi !
SupprimerJe pense aussi aux complications que l'on nous crée partout : le ramassage des poubelles avec maintenant 1 km600 à faire pour trouver un container à la campagne. Résultats : des trajets inutiles aller/retour (j'aime me laver les mains après avoir déposé les poubelles), des sacs en plastique déposés à côté des containers remplis et non vidés (c'est beau !), la non praticité pour le dépôt (40 cms de neige à enjamber, pas de place non plus parfois pour se garer à côté !) etc... Mais c'est moderne ! Idem pour l'autoroute payante à votre insu de votre plein gré, c'est nouveau, c'est moderne ça vient de sortir ! Maintenant il faut penser à payer en s'arrêtant et trouver une borne, ouvrir sans doute un espace client, avoir probablement un QRCode de je ne sais quoi, une autorisation bancaire, etc... ???!!! C'est moderne, c'est le progrès et nous perdons notre temps et notre patience... Je diverge du sujet !
Je regarderai le libellé "j'adore mon métier" :-)
Je suis allée voir "J'adore mon métier" et j'ai découvert le présent décomposé de Nicolas le pervers ! Pas déçue et franche rigolade ! :-) Pour les curieux :
Supprimerhttps://celestinetroussecotte.blogspot.com/2015/01/present-decompose.html
« Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement,
RépondreSupprimerEt les mots pour le dire arrivent aisément »
Boileau aurait aimé votre éloge de la simplicité.. c’est aussi ça la simplicité. Moi, j’ai adoré ce billet Maîtresse !
Le petit nouveau.
Bravo petit nouveau ! tu as bien retrouvé la citation entière.
SupprimerEt tu as trouvé un très joli titre : c'est en effet un éloge de la simplicité que j'ai écrit aujourd'hui.
Quel plaisir quand tu viens faire un tour sur les bancs de ton ancienne classe, mon cher petit nouveau.
J'en suis toute estransinée.
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Être simple ? Bon sang , mais c'est bien sûr, rien de plus simple au monde, disent-elles, nos élites de tout poil.
RépondreSupprimerLa preuve que cela n'est pas aussi clair : des qu'ils prennent des mesures de simplification tout devient encore plus compliqué, de vraies usines à gaz.
Sont ils en fait des simples d'esprit, à défaut de savoir être simples tout simplement ????
Et tout cas cela confirme ton propos : simplicité et complexité s'entremêlent .
L'être humain est biologiquement un être complexe que la technologie ne saura jamais reproduire fidèlement.
Ton billet est merveilleux en ce qu'il pose très simplement la complexité du concept de simplicité, ceci dit en toute simplicité bien sûr.
Bises simples et chaleureuses
Ha ha ! tu m'as bien fait rire avec ta phrase digne de Pierre dac, ou de Raymond Devos.
SupprimerIl pose très simplement la complexité du concept de simplicité, ceci dit en toute simplicité bien sûr.
Merci petit prince pour ce simple éclat de rire.
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La simplicité d’être simple, sans angle vif ni mort, toujours la main tendue et le cœur attentif, c’est inné. On peut le travailler mais ça demande beaucoup d’efforts, de l’obstination, de la volonté. C’est sans doute pour cette raison qu’être simple pour certain et bien c’est un peu compliqué. Et si nous nous contentions d’être nous, offerts, le visage lumineux, le rire franc, l’âme sincère. Sans chichi ni tralala. Sans écran ni miroir aux alouettes. Je laisse sans regret la complication à ceux que ça occupe à chaque minute de leur vie. Être simple ce n’est pas être fade, c’est être heureux de toute une montagne de futilités que les complicateurs piétinent.
RépondreSupprimerEncore un bien joli billet Frangine, riche, fin, délicat sans être compliqué.
Bises du soir, en toute simplicité.
Eh oui, la simplicité, ce n'est certes pas la facilité...
SupprimerMais un peu de difficulté ne nous fait pas peur, hein frangin ?
Difficulté toute relative, l'expérience aidant...
En avançant, l'écriture s'affine, on dit plus de choses en moins de mots. On va au plus simple.
Bises du lendemain.
•.¸¸.•*`*•.¸¸❤️
Ton écriture, c'est simple : c'est du cristal, transparent et lumineux.
RépondreSupprimerRhôô c'est joli !
SupprimerJe tinte de joie...
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Ton texte me parle beaucoup, Célestine.
RépondreSupprimerEtant moi-même une "boule à multifacettes", je connais intimement cette complexité intérieure, qui ne peut se résoudre que par la simplicité du coeur...
C'est comme si les gens "tout d'une pièce" éprouvaient le besoin de complexifier les choses...et que les gens "complexes" tentaient au contraire de rassembler tous leurs "morceaux" pour en faire une unité...que les autres puissent recevoir.
Bon, c'est une "simple" remarque en passant...pas trop simpliste, j'espère !
Bises et merci de continuer à partager toutes les herbes de ton jardin...
Signé : La Licorne
SupprimerC'est une remarque extraordinaire au contraire !
SupprimerC'est comme si les gens "tout d'une pièce" éprouvaient le besoin de complexifier les choses...et que les gens "complexes" tentaient au contraire de rassembler tous leurs "morceaux" pour en faire une unité...que les autres puissent recevoir. c'est exactement ça...
Merci pour ce rayon de soleil dans la grisaille de ce matin froid.
Ça me permet de cultiver plus intensément mon jardin intérieur, et c'est aussi gratifiant que de soigner mes fleurs en été.
Bisous chère Licorne
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Coucou. C'est simple pourtant! Je crois qu'en ayant une personnalité complexe, cela nous permet de comprendre toutes les facettes de l'être humain. En arrivant ainsi à les comprendre, on peut simplifier ce qui est très complexe. Enfin, je me comprends... Est-ce que tu as compris? ;-) Bises alpines.
RépondreSupprimerJe te reçois cinq sur cinq ma Dédé.
SupprimerLes facettes de l'être humain, voilà un puzzle des plus complexes... mais de plus en plus fascinant au fur et à mesure qu'on prend de l'expérience.
Je me faisais la remarque pas plus tard que ce matin, où un ami m'a appelé pour me demander un conseil.
Je me disais qu'il devenait simple de se mettre à la place de quelqu'un quand on a vécu les mêmes choses.
Alors vivre, vivre, plus que jamais, les yeux grands ouverts sur les mystères, les dissemblances, les bizarreries, jusqu'à retrouver le fil rouge qui nous relie tous.
Bises du sud, bien pluvieuses aujourd'hui.
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Ben dis donc !
RépondreSupprimerIl t'en aura fallu du temps pour découvrir que la simplicité n'est pas le simplisme et que le cerveau d'un être humain est exrêmement varié et complexe pour un seul morceau à l'intérieur d'un crâne...
Non mais tu as vu tout ce qu'on a tartiné sur la complexité de l'individu depuis qu'on a pu dessiner sur la paroi d'une grotte ?
Et quand ce sont des femmes et qu'elles ont les cheveux roux, ça devient un cauchemar !
Je le sais je partage la vie d'une rouqquine depuis plus d'un demi-siècle (ne le répète pas à HB elle a horreur de voir le temps qui passe... ;-) )
Une rouquine qui lit et qui écrit en plus, hou lala ! On coche toutes les cases des sorcières...
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Tu es bien comme tu es, j'aime ! A contrario j'ai une soeur aînée qui est compliquée depuis toujours et elle a compliqué la vie de son entourage (ses parents, son mari, ses enfants, ses petits enfants). Maintenant elle est en EHPAD depuis 2 ans et demi. Et cela a l'air d'aller pour elle. Passe de belles fêtes. Bises.
RépondreSupprimerLes méandres du cerveau humain sont tellement difficiles à cerner !
SupprimerTant mieux si elle a trouvé une sorte d'équilibre.
Ma soeur à moi a coupé tous les ponts familiaux depuis trois ans.
Parfois c'est dur pour moi...Mais je respecte son choix.
Belles fêtes, chère Elisabeth
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Bonjour Maîtresse,
RépondreSupprimerLa simplicité est la noblesse du compliqué. Joël Robuchon disait que le plus compliqué en cuisine c'est de rester simple. C'est valable pour tout 😀
Bien dit comme toujours. Et non, la belle Célestine manquante au potager elle est mise à l'honneur en début de billet 😊 Douce fin d'année à vous deux, gros bisous 😘
Ma chère Julie, tu utilises de bien beaux aphorismes : la simplicité est la noblesse du compliqué, tiens je n'y aurais pas pensé ! :-)
SupprimerJe transmets tes bisous à qui de droit.
Et je t'embrasse, douce amie
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La simplicité...oui, Célestine. Mais comme tu le sais et l'écris, ce n'est pas si simple : nous sommes simples et compliqués, aimons simultanément (ou tour à tour) le simple et le compliqué, le multicouche et le caché, ce qui se dévoile lentement et n'apparaît pas d'emblée.
RépondreSupprimerTout à fait, cher Aldor. Tu es comme cela, je suis comme cela.
SupprimerCependant je crois qu'il y a des personnes moins complexes que nous. Avec un cerveau moins "multicouches"...
Mais cela n'engage que moi...
Belle soirée !
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J'aime bien voir une femme dans le plus simple appareil.
RépondreSupprimerJe crois que tu n'es pas le seul... :-)
SupprimerAlors je t'aiguillerais plutôt vers ce billet... :-) :-)
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Il n'est pas toujours simple de venir déposer un commentaire sur tes pages. Blogger fait de l'obstruction.
RépondreSupprimerLa simplicité est le résultat d'une grande complexité que l'on a réussi à simplifier. Bref, pour faire simple, pour être simple, il faut aller à l’essentiel.
Plus facile à dire qu'à faire, me diras-tu ? Heureusement, qu'avec le temps et l'expérience, on peut sérieusement se simplifier la vie. En disant des mots d'amitié, l'amour peut se glisser en nous, avec simplicité 🎵🎵🎵
Bises de la nuit
J'aime beaucoup cette chanson, depuis toujours.
SupprimerJ'aime aussi beaucoup le concept de "se simplifier la vie". C'est un sport de haut niveau : chaque jour, lâcher prise, se recentrer sur les essentiels, mais aussi simplifier son rapport aux choses, aux objets. Ne pas se laisser envahir, ne pas sur-consommer, ne pas entasser, ne pas s'attacher aux choses...
Bref, simplifier, c'est désencombrer sa vie : on respire tellement mieux !
Bises du lendemain
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Peut-être qu'une personne est simple quand elle devient sans détour. Lorsqu'on n'a plus besoin de circonvolutions et d'approches complexes pour vivre et dire. Une sorte de direct du producteur au consommateur, sans intermédiaires appelés : baratins, argumentaires, raisonnements , démonstrations, tournages autour du pot, discours démonstratifs, barbants et autres billevesées du genre.
RépondreSupprimerIl y a maintenant bien des années mon « maître à vivre » (que j'appelais alors maître à penser) me déclara, à propos d'une intervention que je faisais : — « Quand vous serez un peu plus simplifié, vous…… » suivi de sa réponse. Ça m'avait vexé. Moi qui croyais au progrès. Le mien bien entendu. Ce brave homme est mort… dans la simplicité… me demande ce qu'il dirait aujourd'hui…
Il dirait...que tu es devenu toi même un « maître à penser » ou « à vivre » mais il faudrait expliquer en quoi cela consiste, car de nos jours les expressions sont à manier avec des pincettes. Dans ce monde compliqué où la moindre parole est décortiquée à l'aune du politiquement correct, un maître à penser est vite assimilé à un gourou ou un manipulateur...
SupprimerIl dirait que tu joues le rôle de phare dans les tempêtes intestines (ça rime avec Célestine)
Il dirait que tu as simplifié ta pensée, pour la rendre plus claire, plus vraie, que tu t'es affranchi de tes circonvolutions d'ego, de tous les tournages autour du pot émotionnel, , pour te concentrer sur ton cœur de soi, ton essentiel indéfectible.
Il dirait que tu as bien progressé, dans la sincérité sans chichis, sans détours, dans l'approche de l'essence de la vie, et dans ta quête d'absolu.
Il dirait que tu as compris.
Il serait content de toi, j'en suis certaine.
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Alors je vais m'autoriser à penser qu'il s'exprime par ton intermédiaire, parce que tu me connais et que je constate en relisant de vieux écrits que oui, j'ai quand même un peu changé et plutôt en pas si mal que ça !
SupprimerMon expérience d'un « maître à vivre » c'est juste celui qui m'apprend la vraie liberté intérieure d'être. Un maître qui me libère de tous les esclavages qu'on me propose.
Un maître qui fait grandir mon bonheur d'exister.
Quant au « maître » il y a bien longtemps qu'on en veut plus aucun en Occident. Qu'il soit manipulateur ou pas. Chacun s'estimant son propre maître suprême au-dessus de tous les autres, auquel il impose sa vision unique principalement sur les réseaux sociaux avec ce mot horrible appelé « influenceur ». C'est le comble de la manipulation mondialisée. Vive les nouveaux esclaves qu'on désire que nous devenions. Le constat est tout aussi terrible : ça fonctionne très bien !
Et quant aux maîtres d'école : on les assassine !
"Une sorte de direct du producteur au consommateur..." Du vrai Alainx ça !
Supprimeroups : kéa
SupprimerFabuleuse réponse, Alain : Le maître d'école, dans son acception du XIX° siècle, était l'émancipateur, le libérateur par la grâce de l'instruction...J'ai baigné dans cette idée qu'apprendre et savoir libère l'homme, que l'ignorance est la pire des prisons. Alors oui, quand on assassine les maîtres d'école, mon sang se glace : c'est la liberté que l'on tue dans l'oeuf...
SupprimerQuant aux influenceurs...Joker ! je pourrais devenir méchante.
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Waaaaaah, mort de rire !
RépondreSupprimerElle a de l'humour ta copine Doublétoile, décapant !
Ou elle se rend pas compte !
C'est un peu comme trouver simple une symphonie de Mozart sans se rendre compte des années de travail et de sueur qu'elle a demandé à chacun des musiciens !
Il est vrai qu’ayant eu à maint reprises l’occasion d’échanger avec "Célestine Troussecotte" la taulière il y aaaaa… fort longtemps (tu te rends compte, Cel’, déjà ??!!!!!, aïeaieaïe ! On dira pas, hein, après y vont croire qu’on est vieux !), à une époque où nos fameux trois-mats respectifs tanguaient et roulaient dans les fanges et marasmes de vies respectives qui nous secouaient l’un et l’autre comme des canoës sans compas ni radar un jour de bal au couchant des Kerguelen, il m’est arrivé de descendre à la cale vérifier la mécanique, et je peux dire que la taulière c’est une sacrée usine à gaz (comment qualifier autrement l’ordinateur central d’une surefficiente hyperesthésique ?) !
Faisant escale furtive ici de temps à autres, je crois comprendre que de plus en plus, tes neurones se mettent à vibrer à l’unisson, et j’imagine (je lis) combien c’est "simple" (et reposant, sans doute aussi)…
Nous y voilà peut-être ?
Je me suis laissé dire que tu avais cédé à l’invitation d’un Monsieur dont je ne puis imaginer qu’il ne puisse qu’être "bien sous tous rapports", ce Prince des collines que tu avais "pécho avec ta baguette magique"…
"pécho avec ta baguette magique" : je te reconnais bien là !… ;oD
Bizzzzz goulues, et Noyeux Joël à tous !
Tiens tiens, un revenant des Kerguelen...Comment ça me fait plaisir de te voir !
SupprimerC'est vrai que ça fait une paye qu'on s'est connus, tanguant sur nos rafiots craquants...De là à dire qu'on est vieux...il y a de la marge que seuls quelque margoulin de la plus sombre espèce se hasarderait à franchir. Comme disait mon père, « on est vieux quand on change d'oreilles ». Je me regarde tous les matins, elles sont toujours pareilles. Tout va bien.
Alors oui, tu as raison, l'usine à gaz fonctionnait alors plein pot, au point d'enfiler les cheveux en quatre par le chas de douze aiguilles, à longueur de journée, et de nuit, bref, ça ébulitionnait sec. C'était éreintant.
🎶 Yé né pas sanzé...comme chantait Jules des Eglises, fondamentalement je suis restée fidèle à ce que je suis, mais je me suis beaucoup simplifiée, tu vois. Ces années de travail sur moi ont porté leurs fruits.
Je me suis alignée, unifiée, clarifiée, je suis moins morcelée en trente-six chandelles, tiraillée entre trop de contradictions. J'avais commencé ma simplification en faisant pas mal de tri matériel, mental, émotionnel, relationnel. J'ai continué, et je continue encore, en pratiquant le yoga et la méditation qui sont mes deux respirations essentielles. Je pratique aussi la gratitude, mais je ne t'apprends rien.
Tout cela, tu le résumes très bien par cette belle expression : « Mes neurones vibrent à l'unisson. »
Et toi, que deviens-tu mon vieux camarade de bourlingue ? Comment vont tes petits neurones à toi ?
Pour ce que j'en vois, tu as gardé la plus importante des qualités que j'appréciais chez toi : ton sens de l'humour. 😄
Je te souhaite le meilleur.
Bises émues
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C'est simple : vous êtes merveilleuse.
RépondreSupprimerEt j'en apprends autant à vous lire qu'à lire les commentaires toujours riches et construits qui accompagnent chacun de vos écrits.
Merci d'être simplement vous-même, ma délicieuse.
~L~
Et vous, vous m'aimez inconditionnellement, c'est simple... :-)
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
's'cuzez-moi si je m'incruste mais oui, c'est ça : Lorenzaccio t'aime inconditionnellement !
SupprimerFaites gaffe quand même Lorenzaccio: la taulière je l'ai connue, à l'époque de nos fameux trois mats respectifs (et je la cite) "...claqueuse de portes, casseuse d'assiettes, démarreuse de voitures en trombe !..." (fin de 6tations).
Faut toujours se méfier d'un volcan qui sommeille !...
:o)))
FRANCIS, pas 'nonyme, tsssssss !
SupprimerCertes. Mais ça c’était avant …
SupprimerAvant quoi me diras-tu ?
Dans une autre vie, te répondrai-je,
où je me laissais emporter facilement par mon tempérament fougueux.
Mais comme je te le disais, j’ai appris à lâcher prise, à mieux gérer mes émotions et toute cette sorte de chose qui font grandir.
Les gens qui m’aiment n’ont plus rien à craindre de moi.
En revanche j’ai aussi appris à ne plus me laisser monter sur les petons par les indélicat(e)s…
Souviens-toi ça a commencé avec une certaine trollette qui hantait ces lieux il y a fort longtemps :-)
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Monsieur Francis a raison : il y a quelque chose de forcément inconditionnel dans l'amour. Sinon ce n'est pas de l'amour. C'est sans doute pourquoi je peux dire que j'aime tout ce que vous êtes. Parce que c'est vous.
SupprimerParce que c'est moi.
~L~
C'est beau, ça !
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Ah, le simplicité !! c'est pas compliqué. En lisant ton texte deux mots me viennent à l'esprit: authenticité et savoir ce contenter de ce que l'on a. Une vie simple est une vie qui coule comme une eau de source et qui vous invite au bonheur.
RépondreSupprimerTa dernière phrase me rappelle le très beau personnage du roman de Giono
Supprimer« L'homme qui plantait des Arbres »
La société de cet homme donnait la paix »
En une phrase, Giono nous laisse entendre ce sentiment de sérénité que l'on peut éprouver à côté de ce berger, taciturne, affairé à son oeuvre personnelle : trier des glands pour les planter le lendemain en allant garder ses moutons.
Il est à lui seul l'archétype de la simplicité, de ce que Pierre Rahbi appelle la sobriété heureuse
Une eau de source qui invite au bonheur.
C'est si bien dit, cher Daniel.
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Lors de la fête de Dewali aux Indes, les gens fabriquent des lanternes de toutes formes et couleurs. Tandis que certaines sont plutôt simples d'autres sont élaborées et colorées. Lorsqu'une flamme vient habiter la lanterne, la lanterne prend alors tout son sens. Chaque lanterne est unique mais la flamme à l'intérieur est la même dans chacune. Il en va de même des êtres humains. Chacun est unique mais habité d'une même flamme. Pour la flamme (Une et permanente), la lanterne est un outil d'expression temporaire duquel il ne restera rien à la fin. L'humain est le mariage du Permanent et du temporaire. Connaître le Permanent dans le temporaire, voilà tout l'intérêt d'une vie. kéa
RépondreSupprimerJ'aime. beaucoup cette image des âmes flammes.
SupprimerC'est très vrai : nous sommes à la fois différents et semblables, c'est une jolie métaphore que celle de tes lanternes.
Quant à ta dernière phrase, elle me parle vraiment beaucoup. Merci Kea, pour tes interventions toujours fines et pleines de sagesse....
Je t'embrasse
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Se définir à être simple, c'est trop...simple ! Il me semble que dans mon enfance les choses me semblaient très compliquées, la 3eme d'une fratrie de 5, je me trouvais entre les filles et les garçons, c'était... complexe, et j'étais ou avec les filles mais surtout avec mes jeunes frères, car c'était plus rock and roll, mais aussi souvent solitaire... Bref tu as raison il faut creuser un peu... En tout cas je n'aime pas les filles-chichi !
RépondreSupprimerBises Célestine
Les « filles-chichi » ont sans aucun doute été formatées dans ce rôle : l'inconscient collectif trimballe de telles inepties depuis si longtemps...Les filles qui font des chichis se sentent autorisées à le faire, du coup.
SupprimerDe la même façon qu'un garçon peut ne pas se sentir autorisé à montrer ses émotions, parce qu'«un garçon ça ne pleure pas » Ça n'est jamais bon de genrer les choses... Mais c'est une idée trop en avance...
Ça aurait pu être rock and roll avec tes soeurs aussi...En tout cas, moi je l'étais, et je détestais déjà tout ce qui aurait pu faire de moi une « mijaurée ». Parce que je sentais bien que l'on prenait ça comme prétexte pour m'empêcher de faire des choses à l'époque soi disant « réservées aux garçons » Je trouvais ça d'une faramineuse injustice.
Bises ma marine
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C'était plus marrant de grimper aux arbres, de jouer au cow-boys que de parler garçons, robes et mariage sur le Chasseur Français de mon père, pour le reste ces choses là ne me préoccupaient pas le moins du monde, j'étais... dans mes baskets même si ça n'existait pas encore !
SupprimerComme je te comprends...
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C'est tout simplement simple comme bonjour, quoique je me souviens d'avoir lu au siècle dernier un livre de Sempé intitulé : " rien n'est simple", et ensuite j'avais acheté le tome 2 : "Tout se complique ! "
RépondreSupprimerMais oui Célestine, lire tes textes est simple et bienfaisant, ils coulent tout simplement avec aisance et élégance
( parfois avec un petit entrechat du plus bel effet).
Moi je ne suis pas content, non il n'est pas content le Marco, j'avais un joli blog que j'aimais bien , eklablog a tout changé, j'ai perdu des photos ; des commentaires, la liste des liens des blogs amis et c'est moche .....
Les maths, ben oui, j'y ai passé un sacré bout de temps, mais aujourd'hui à la retraite je fais beaucoup de musique, ça change d'univers.
A propos de simplicité, l'art est de donner l'impression au public que c'est simple, le morceau que je joue doit paraître évident, le public ne doit pas sentir les heures nombreuses de travail, la musique c'est tout simple (après 10 000 heures de travail acharné, rire).
Pour la musique, tu as raison : ça demande un travail acharné, c'est sans doute pour cela que je ne suis pas devenue premier violon dans un orchestre symphonique... voir ICI...
SupprimerJ'apprécie beaucoup que tu aies repéré mes entrechats au milieu de mes textes... Ce la prouve l'acuité de ton regard de musicien...
Je souhaite que tu retrouves la joie d'écrire même si tu as perdu ton blog...
Gros bisous mon Marco
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De mon point de vue, être simple est de ne pas s'embarrasser de l'inutile : le paraitre, la prétention, le savoir... Avec un petit ajout d'influence japonaise : l'empathie.
RépondreSupprimerQuand je fais un débriefing à mon sujet, je me trouve compliqué, pourtant on me dit simple. Il n'y a là rien de dévalorisant. Je préfère être simple que de me revêtir d'une arrogance détestable...
En écrivant cela, je ne réponds à rien...
Rire.
Je te reconnais pour tout cela, cher Rônin, chère ombre...
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Le ciel organise TOUT, ce jardin de simples t'a gardé une belle place, non ?
RépondreSupprimerPlus le temps passe, plus j'apprécie la simplicité sous toutes ces formes... Merci à toi céleste Célestine de nous offrir cette réflexion, douce fin de dimanche, à tout bientôt. brigitte
Désolée de répondre si tard, sortant du tourbillon des passages familiaux, j'ai davantage de temps à relire mes commentaires...
SupprimerBises chère Brigitte, ma Plume adorée
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Peut-on ici tenter un, être simple, ça peut être compliqué ?
RépondreSupprimerOui, c'est compliqué, en ce sens que c'est très long... Il faut toute une vie pour acquérir cette simplicité qui embellit l'existence en la faisant scintiller doucement
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆