mardi 2 juin 2020

Pas de soucis...



-Tu as des soucis, toi, Célestine ?
Quand on me pose cette question avec un air incrédule, comme si cela ne m'était pas possible (ou permis) j'ai envie de répondre :
-Oui ! J'en ai plein mon jardin !
Je plaisante.
Bien sûr que j'ai des soucis. Comme tout le monde. Vous connaissez beaucoup de gens qui n'en ont pas ? Et ce n'est pas parce que je vis un grand bonheur que je suis dans une bulle. Le bonheur n'est pas un caisson étanche. Le souci est comme une petite note aigrelette qui vient troubler l'harmonie d'une belle musique. Une sonnerie d'alarme, qui se fait parfois insistante, surtout si on ne sait pas la faire taire. Ou comme une petite mouche qui danse devant les yeux et nous énerve. 
Bien sûr que je cultive autant que je peux l'insouciance et la joie de vivre. L'instant présent et la méditation.  Alors j'essaie de positiver, de régler mes problèmes et de les remettre à leur juste place. J'essaie de sourire, d'aller de l'avant, de relativiser, de me dire que ce n'est pas si grave... et de ne pas me charger inutilement avec ce qui ne m'appartient pas. 
Mais comme je le disais à mon ami Aldor, il y a l'insouciance, légère et douce. Un reste d'innocence de l'enfance qui contient en elle beaucoup de force. Et puis il y a l'inconscience, qui empêche de réfléchir, et accentue nos faiblesses, une forme assez grave d'égoïsme invétéré. 
J'ai conscience de mes difficultés et de celles d'autrui, qui me touchent, par empathie.
Et j'ai appris à exprimer cette conscience, à ne plus apparaître au monde entier comme une espèce d'extra-terrestre toujours contente, allant bien à tout prix. J'ai appris à partager mes soucis, à déléguer, à demander conseil. Tout n'est pas toujours under control... 
Dans la grande boîte à soucis, il y a des peines, des inquiétudes, des douleurs, des impuissances, des perplexités...Personne n'y échappe. On se sent simplement plus fort pour les affronter quand on est moins seul. Mais ils sont là.
Ces soucis ne sont pas tous du même ordre. Il y a les petites contrariétés, les petites choses matérielles qui finissent toujours par se régler, et puis les vrais problèmes humains. Et ceux qui touchent les êtres aimés sont les plus impérieux. 
Pour l'heure, par exemple, je m'inquiète pour une personne très chère de ma famille, qui est en train de glisser jour après jour sur les parois lisses de la dépression. 
Comment l'aider ? si elle ne veut rien entendre, ni se soigner, comment lui dire ? Comment ouvrir une brèche dans le mur de son silence ?



104 commentaires:

  1. Célestine.
    Par ma hélas trop grande expérience je sais que l'on ne peut pas aider les personnes si, dans la prison de leur mental, elles ont décidé de ne pas se laisser aider.
    Je souhaite que la personne très chère de ta famille accepte la main tendue pour se hisser vers un peu plus de lumière.
    Belle journée. Bises

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    1. C'est tout à fait cela : un repli sur soi, une décision de ne pas se laisser aider ou plutôt une incapacité à s'ouvrir et à accepter l'aide extérieure...J'ai connu cela avec ma mère, et j'avoue que cela m'inquiète beaucoup de revivre cela.C'est peut-être un peu égoïste de ma part ? Je sais aussi que c'est indépendant de la volonté de la personne, et c'est cela qui est difficile.Je me sens impuissante et démunie face à cela.
      Je souhaite la même chose que toi, ardemment.
      Merci ma Suzame ❤️
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  2. on croit toujours l'autre plus heureux qu'il n'est ;-)
    pour la personne en dépression, aussi longtemps qu'elle t'accepte, aussi longtemps qu'elle accepte ta présence, c'est bien... on croit que ce n'est rien, mais cette présence, c'est tout.
    Bises, Célestine

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    1. Justement, elle ne souhaite pas ma présence, elle m'envoie souvent sur les roses et la question que je me pose, c'est : est-ce que je dois aller la voir quand même ? Même si elle me dit qu'elle ne veut voir personne ?
      Pas facile...
      Merci de ta présence à toi, Adrienne.
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    2. oui, difficile de lire "entre les lignes" si elle veut vraiment que tu la laisses seule... lui apporter régulièrement quelque chose de joli ou de bon en lui disant "je sais que... mais je t'apporte..."
      et si c'est si grave, je prendrais l'avis d'un médecin (à partir d'un certain point, il ne faut plus attendre d'avoir la permission)
      bises, bon courage!

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    3. Merci pour ces conseils, madame Adrienne.
      Ça me touche.
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  3. Y a de l'espoir, Ella s'en est sortie !
    Ella... la seule voix capable de me faire presque oublier Maurane

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    1. Je ne savais pas qu'Ella avait vécu une dépression...A part la Grande Dépression du pays...;-)
      Merci pour ton humour Boss. C'est précieux.
      Quant à Maurane...Ah...Maurane. Comme elle nous manque...
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    2. Quand je disais "Ella", j'entendais le personnage qu'elle représente dans la chanson...

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    3. Bon sang mais c'est bien sûr !
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  4. Ouvre lui seulement tes bras et écoute là si elle parle.
    Même si elle ne parle pas.
    Sinon, tu peux toujours tenter "Mais secoue toi bon sang ! Ah la la... Suffit de vouloir !"
    Bon, c'est complètement con mais moins difficile quand on n'a pas la patience ni l'affection...

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    1. Non, le « secoue-toi » ne marche jamais quand ça devient pathologique.
      J'ai la patience et l'amour, je me demande juste comment agir.
      Je crains qu'elle ne souffre de la même affection que ma pauvre maman. Et j'avoue que ça m'inquiète beaucoup.
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    2. Le "secoue-toi" ne peut pas marcher par principe.
      "Lève-toi et marche" semble n'avoir marché qu'une fois, on en parle encore 2000 ans après...
      En fait c'est aussi con que dire à un SDF "attache tes chaussures tu vas te casser la gueule" alors qu'il n'en a rien à foutre car ses problèmes sont d'une ampleur autrement importante.

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    3. C'est assez basique en effet, comme genre de réaction.
      La douceur et la bienveillance, et la véritable empathie, oui, ça, ça peut éventuellement marcher, et encore...pas toujours.
      Bien vu, l'allusion à l'évangile... ;-)
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  5. Comme je te comprends, je l'entend cette petite note aigrelette, qui nous dit que tout ne tourne pas très rond, que le chagrin est là, bien sûr, et puis, ailleurs, surtout ce silence, cette incapacité à faire un pont pour dire son amour, aider, quand les portes restent fermées, quelle impuissance de chaque instant.
    Le vent se lève, il faut vivre pour le meilleur et le pire Célestine

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    1. Comme disait Leo Ferré, le bonheur c'est du chagrin qui se repose.
      L'arc-en-ciel a besoin de la pluie, et je l'accepte bien volontiers.
      Je vais continuer à entretenir doucement ce pont entre elle et moi. En espérant qu'il ne s'écroule pas.
      Je t'embrasse affectueusement, chère marine
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  6. Le bonheur, c'est comme la force; quand j'ai un gros ennui (j'en ai eu ma part, et ce n'est pas fini, on me dit "heureusement, tu es forte, tu feras face"; oui, mais la force s'use; n cache ses faiblesses, on tache de faire front vaille que vaille; et puis quand les fissures sont trop nombreuses, tout s'écroule. Je pense à cette phrase de J.Kelen dans un livre incroyable -"Un jour, il faudra tout quitter. Mais auparavant, chacun est invité à tout traverser." Oui, on est "invités, et tenter de tout traverser le mieux possible……..Nul n'est à l'abri des soucis, des chagrins; c'et notre personnalité façonnée par notre éducation, notre culture qui verra les choses différemment, agira différemment…………..

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    1. Tout à fait d'accord avec vous. Le Force s'use et un jour on ne peut plus. Plus de force, plus de courage, plus de persévérance... juste l'envie de se replier, de dormir pour très longtemps !

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    2. Oui, traverser ce qui paraissait impossible, et tenter de continuer...

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    3. @Anne

      Il y a aussi des tempéraments plus dépressifs que d'autres. Et contre son propre tempérament, on ne peut pas grand chose.A part s'accepter et se connaître. Je suis une battante, j'ai beaucoup de force intérieure, même si je l'ai vu vaciller à certains moments de ma vie, la petite flamme ne s'est pas éteinte et j'ai rebondi. Je reconnais que c'est une grande chance. Et j'apprends à accepter qu'autrui soit moins bien loti sur ce plan, que tout le monde ne réagisse pas de la même façon devant les événements...
      mais enfin quand quelqu'un se noie, on ne peut pas rester les bras ballants sans tenter quelque chose.C'est la base de tout rapport humain solidaire.
      La phrase de J.Kelen est très forte.De quel livre est-elle tirée ?
      Merci pour ce partage, Anne
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    4. @Suzame

      Se replier et dormir, rester dans un lit ou sur un canapé, je comprends très bien, c'est ce qu'elle fait. Les êtres humains sont comme cela, fragilisés au fond par l'absurdité de leur condition...et un jour, on peut être submergé par tout cela.
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    5. @marine

      C'est là que l'accompagnement prend son sens...Une traversée en solitaire est toujours beaucoup plus difficile. enfin, c'est mon avis.
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  7. Comment l'aider ? Peut-être en lui parlant de vous, de vos craintes à son sujet, de votre amour, tendresse, inquiétude... de tout ce qui vous traverse à son sujet, de combien elle est importante ?
    Mes voeux l'accompagnent et vous aussi.

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    1. Elle est très importante pour moi, et j'aimerais qu'elle me laisse lui parler.
      Merci pour vos voeux et bienvenue chez moi.
      Vous avez un blog ?
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  8. Les soucis ne sont pas la peine. Les soucis passent en écoutant Ella, la peine plus difficilement. Quelle heureuse nature vous avez chère Célestine...
    Si votre parent est en danger, s'il risque de se faire du mal, il faut appeler le médecin de famille pour qu'il fasse un certificat disant la nécessité d'une hospitalisation "à la demande d'un tiers". Pas sûr que l'hospitalisation aboutisse mais au moins votre parent aura eu une consultation spécialisée. N'espérez pas de prise de conscience et une demande de soin de la part du malade si la dépression est avancée. La dépression tue, et quand elle ne tue pas elle détruit - d'abord le sujet, puis son entourage. N'ajoutez pas la culpabilité. Un suicide est vite arrivé. Il est souvent douloureux, rétrospectivement, de n'avoir rien fait. Courage à vous, courage à lui... Bien amicalement.

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    1. Votre commentaire me touche beaucoup cher Soluto.
      C'est toujours un plaisir de vous voir par ici.Vous parlez vrai, et l'hypothèse d'en finir a déjà été évoquée par elle, c'est pourquoi je m'inquiète. On a beau se dire ce que répète la sagesse populaire: « tant qu'on dit qu'on va le faire, on ne le fait pas » je nen suis plus tout à fait certaine. Je connais quelqu'un qui avait annoncé qu'il se supprimerait le jour de ses 80 ans, et il l'a fait.
      On n'en est pas là...Mais vous avez raison, tôt ou tard, les choses devront être prises en main par des professionnels du soin.C'est sans doute ce qui me rappelle les plus douloureux souvenirs, car j'ai vécu tout cela avec ma mère.
      Bien à vous.

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      PS Je suis une heureuse nature, il est vraie, et la fraîcheur et l'inventivité bouillonnent encore en moi : vous voyez que c'est possible... ;-)
      Merci de vos conseils avisés.

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  9. l'amienquestionmardi, 02 juin, 2020

    Les parois de la dépression ne sont lisses que pour la personne qui sombre. L'entourage vit durement cet état de fait et doit s'accrocher pour garder la tête hors de l'eau. L'attitude à avoir face au malade est indéfinissable. Je sais que tu fais tout pour la sortir de là, je sais que tu souffres, que tu es battante pour toi et pour les autres. Pour avoir été à côté d'un malade de cet ordre, je ne puis que te dire je pense à toi mais penses aussi à toi

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    1. Tu parles d'expérience, moi aussi, et c'est pourquoi cela fait du bien de pouvoir en parler, confronter ces avis, ces conseils, ces expériences, et ne pas rester seul(e) face au problème.Souffrir est trop fort : je ne veux plus me laisser happer par la souffrance, c'est pourquoi j'ai utilisé le mot « souci » c'est un peu un doux euphémisme, mais ça tient à distance le malheur qui est toujours prêt à s'engouffrer dans nos failles, surtout si elles sont encore sensibles et pas assez consolidées.
      Je t'embrasse fort
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  10. comme elle ne veut rien entendre, venant de toi, ai-je lu... il n'y a rien à FAIRE, il y a juste à ETRE et ne pas la convaincre à tout prix de faire ce que tu crois bon pour elle... Je sais, ce n'est pas facile...bonne chance, bonne écoute

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    1. Il y a longtemps que je ne cherche plus à convaincre qui que ce soit, ma chère Coumarine. Et je ne me permets pas de prétendre savoir ce qui est bon pour autrui. Je lui témoigne ma présence et je lui offre mon écoute. Mais pour reprendre la métaphore de la personne qui se noie, peut-on juste « être » sans « faire » un minimum ?
      Et puis, je précise qu'elle ne veut rien entendre venant de quiconque, pas seulement de moi. Même, et surtout pas, d'un médecin ou d'un psychologue. C'est très compliqué, je le sais.

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  11. Bonjour Célestine, je suis de tout coeur avec toi car j'ai connu ces difficiles moments avec ma maman qui ne voulait rien entendre mais un jour, je me suis rendu compte qu'elle ne pouvait plus rester seule chez elle, c'était devenu trop dangereux. Ensuite, bien entourée, elle a vécu sept ans très heureuse.
    Je t'embrasse ♥

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    1. Chaque cas est particulier bien sûr. L'amour reste une valeur sûre même si ça ne fait pas tout.
      Merci chère Denise d'apporter ta pierre à l'édifice.
      Douces bises
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  12. écoute- compréhension- déculpabilisation- bienveillance- jusqu'à amener à consulter! c'est indispensable...
    sans oublier de te préserver!!
    Courage et gros bisous ♥

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    1. Ces quatre mots sont un excellent condensé de l'attitude que je souhaite avoir vis-à-vis d'elle. Merci pour ces sages conseils, ma Cathy.❤️
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  13. Coucou. Attention à ne pas en faire trop pour celles et ceux qui n'ont pas envie qu'on les aide. Juste être là s'ils ont besoin, donner quelques signes de vie de temps en temps, proposer des activités si c'est possible mais ne pas chercher à aider plus que tant. Foi de Dédé. ;-) Bises alpines.

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    1. J'entends bien, ma Dédé. Et c'est certainement la meilleure attitude à avoir pour un ami, ou quelqu'un de moyennement proche. Mais quand ce sont les liens du sang ? Une mère, un fils, un frère ...ça se complique un petit peu...
      Bisous chère frangine de là-haut sur la montagne ;-)
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  14. J'allais dire la même chose que Dédé...
    Une main tendue de temps en temps...
    et même si ça paraît égoïste, préserver sa propre santé...et ses propres forces, pour que, quand ce sera le moment, l'un des deux au moins ait la "force" de tirer l'autre de son ravin.
    On ne gagne rien à souffrir autant que l'autre.

    J'ai vécu la dépression de mon père (qui a duré des années). Mauvais souvenir.
    Mais un jour, quand ça été le "bon moment", la simple présence attentive et compatissante a permis un déclic et la remontée de la pente.
    Ce moment-là, il arrive (ou non) et malheureusement, ce n'est pas nous qui en décidons.

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    1. C'est exact. Nous ne décidons de rien. Mais l'empathie, la compassion sont là. Tout en me protégeant, je ne peux pas rester les bras ballants.
      Tu as raison, ce sont souvent des mauvais souvenirs pour l'entourage, et cela demande une grande force.
      Je t'embrasse
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  15. Ah je suis heureuse d'apprendre que tu as des soucis et que donc tu es humaine ! 😄 Je rigole bien sûr, et je comprends qu'il soit agaçant d'entendre dire ou supposer que parce que tu es heureuse, tu ne peux avoir de soucis !
    Pour ton amie qui glisse dans la dépression sans s'en rendre compte (on ne s'en rends jamais compte) je crois qu'il faut le lui dire, lui en parler. Moi j'aurai aimé qu'on me le dise, que le mot soit posé, entendu, peut être pas compris de suite mais enregistré dans un coin de la tête. Plus on tarde à s'en rendre compte, plus la chute est vertigineuses et plus il est difficile de s'en relever.
    Pardon d'avoir raté au moins deux de tes posts, j'étais en peu trop dans ma bulle, allez j'ose, enfermée dans ma dépression.
    Bises tendres petite sœur de coeur.

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    1. Oh ma belle, j'espère que ça va mieux. Tu rigoles dont ça va un peu mieux.
      Tu sais je n'en veux à personne d'être dans sa bulle. Moi aussi je loupe plein de billets, (pas pour les mêmes raisons) Que ce soit dans les hauts ou les bas, la vie, la vraie, est prenante !
      Je te souhaite le meilleur vers la guérison. Tu es en chemin.
      Tendres pensées
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Merci ma belle, et oui je le sais, je suis en chemin ! Bises tendres.

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  16. Bonjour Célestine,
    oui qui n'a pas quelques soucis? Mais ce mot semble réservé en général à des tracas plutôt mineurs?
    Gros bisous,
    Mo

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    1. ...Ou alors, c'est le mot que l'on choisit pour tenir à distance la dramatisation.
      Pour cette personne qui m'est chère, c'est un réel problème, pour moi, c'est un gros souci...Ça me permet de me protéger, comme me le conseillent nombre de lecteurs. Tu comprends, belle jardinière ?
      Tiens aujourd'hui, j'ai coupé les fleurs sèche d'un pourpier. Ça m'a bien détendue...
      Bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. La dépression d'un proche n'est certes pas un petit souci.
    Il est établi que l'épreuve pèse également sur les proches ; et tu as bien raison de solliciter ici tes amis pour avis.
    Personnellement j'ai été atteint de cette maladie il y a plus de 20 ans, je sais donc ce dont je parle.

    Néanmoins, je me suis laissé le temps d'une journée bien remplie pour réfléchir avant de témoigner.
    Par ailleurs j'ai pris la précaution de faire une recherche sur le thème de l'aide à personne dépressive.
    Je suis tombé alors sur doctissimo. Même s'il faut prendre les avis du site avec précaution, en l'espèce j'ai trouvé l'article très pertinent.
    C'est une chose déjà que le sujet de l'attitude potentiellement suicidaire ne soit pas passé sous silence par ta proche concernée.
    Je pense que tu devrais eviter d'assimiler cette personne à ta mère. Peut etre y t il un lien . Peut etre pas. Dans ce dernier cas ta pensée risque de t'amener involontairement à tenir un discours bloquant pour le malade.

    Dans ce domaine le malade a fait un grand pas quand il réalise, quand il se convainc de demander de l'aide et particulièrement d'un professionnel de santé.

    En l'espèce, devant le refus de consulter ne pourrais tu pas contacter une connaissance comme un psy ? Une visite improvisée avec cette connaissance pourrait permettre un premier diagnostic....

    En tout cas tu sais que je te soutiens de mes pensées affectueuses dans cette difficulté que tu vis

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    1. Merci pour tous ces sages conseils, cher Petrus.
      Tu es un ami précieux, et tu comprends j'en suis sûre mes doutes et mes appréhensions dans ce domaine.
      Je ne peux pas tout dire sur un blog, mais on pourra en rediscuter en MP si tu veux bien.
      Merci pour ton soutien.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. Ben moi, des soucis, je n'en ai pas semé dans mon jardin, ils y viennent tout seuls, comme des grands. J’rigole !
    Chacun a sa boite à soucis, petit ou gros, mais aucuns n'ont la légèreté des fleurs. Comment aider celui ou celle que l'on voit sombrer doucement ?
    Je n'ai pas de réponse, je crois simplement que la réponse est au fond de soi.
    Encore faut-il la chercher, la trouver, et avoir envie de... Mais évidemment, ce n'est pas aussi simple que ça.
    Les "allez, secoue-toi" n'y changeront rien, et auront l'effet inverse. La raison, à mon sens, est que lorsque les parois de la personnalité, ce qui fait notre force, cèdent, nous « basculons » alors dans une sorte d'autre monde, un monde parallèle, dont les parois sont aussi lisse qu'un toboggan. S'agripper est impossible, on glisse doucement, et au début, ce n'est pas si désagréable. D'où le danger.
    Tous les cas sont différents. Il y a souvent, ou probablement un ou une suite d'éléments déclencheurs. Tous anodins, mais mis bout à bout, dans un moment fragile de notre existence, font que... Parfois pour ne rien montrer, parce que l'on peut avoir honte d'être dans cet état, alors que l'on a tout ou presque pour être heureux, on dissimule ses tourments en affichant un air anticyclonique, alors qu'à l'intérieur, le mauvais temps mène son travail de sape.
    On devient sourd aux injonctions, aux conseils de son entourage, de sa famille. Il y a une volonté de rupture. Mais surtout, on devient sourd parce que l’on ne parle plus le même langage. Aussi, les « appels aux secours » que l’on jette comme bouteille à la mer, ne sont pas entendus. Que faire ? En prendre conscience est déjà un premier pas, sûrement le plus important, car celle ou celui qui sombre ne s’en rend pas compte. La chimie doit probablement aider à passer certains caps, mais elle ne peut pas tout, et ne suffira pas pour se lancer sur l’océan de la vie. Le risque de trouver un pseudo-réconfort dans l’alcool ou autre chose, n’est qu’illusoire, repousse le problème, et est la pire des solutions.
    Tu vois Célestine, je n’ai pas de réponse miracle. Il me semble que la première chose positive est d’en prendre réellement conscience. Pour ce faire, il faut aussi parfois être seul(e)…
    Quand on peut juger que l’on est au fond du bassin, une poussée sur les jambes nous fait remonter à la surface, certes, en buvant la tasse, mais en évitant la noyade.
    Je te souhaite que tes « soucis » n’en soient plus.


    Ps: j'avais une chansons sous le coude, mais je crains qu'elle te vole quelques larmes.

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    1. Je suis touchée par tes mots, cher Didier. Tu décris bien la complexité, à la fois pour celui qui vit la chose de l'intérieur, et pour son entourage qui ne sait pas comment réagir pour ne pas brusquer, envenimer les choses, et qui se sent impuissant.
      Cette prise de conscience n'est pas donnée à tout le monde, et prendre la décision d'aller consulter quand on n'y croit pas, ou que l'on a peur, ou que l'on n'a plus de force ni de courage, c'est mission impossible. Et pourtant un professionnel saura mieux trouver les mots, sans doute.
      Je connais un peu les éléments déclencheurs, car c'est une personne que je connais bien, et depuis longtemps. Mais en moi, je n'ai pas de réponse miracle non plus. d'où ce billet, en me disant que peut-être un début de commencement de solution pourrait se faire jour.
      Merci d'avoir répondu présent, merci pour tes souhaits.
      Et puis, si tu veux, j'aimerais bien écouter la chanson quand même.
      Bisous du crépuscule
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je suis sûr que le fil des commentaires devrait t'apporter un peu de lumière. J'y ai lu des choses bien. Je sais que tu as cette intelligence de savoir analyser... Je sais aussi que ce n'est pas facile du tout.
      Portant, je sais que dans cette "glissade incontrôlée" il y a des "appels à l'aide" que nous ne comprenons pas, que nous ne savons pas interpréter. D'où la difficulté d'aider.

      "Comme un fou va jeter à la mer
      Des bouteilles vides et puis espère
      Qu'on pourra lire à travers
      S.O.S. écrit avec de l'air ♫♫♫

      bises orageuses

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    3. Merci pour la chanson. Tu as raison, c'est difficile d'interpréter certains « signaux »...
      Tiens, nous avons le même temps aujourd'hui...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. « Dans la vie faut pas s’en faire. Moi je n’m’en fais pas. Ces petit’s misères seront passagères, tout ça s’arrang’ra… ». Ces paroles simples et rassurantes popularisées par Maurice Chevalier. Loin de nier les soucis inhérents à la condition humaine, elles véhiculent sagesse et bon sens dans la mesure où il ne sert à rien de se faire des cheveux (blancs) et de rajouter de l’inquiétude à l'inquiétude…
    En ce qui concerne la dépression de cette personne qui t'est chère, il faut savoir que la dépression est une vraie maladie, causée par une réelle souffrance. Si elle ne veut pas d'aide, c'est d'autant plus difficile. La seule chose que tu puisses faire c'est te poser en tant que miroir, et glisser l'air de rien la question qui peut l'aider à s'interroger pour suivre une thérapie, plutôt que de tomber dans la facilité médicamenteuse.

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    1. Ah...la chanson de Maurice Chevalier ça me rappelle ma grand-mère. Elle la chantait quand j'étais petite, et ça me donnait la pêche...
      Me poser en tant que miroir...je ne comprends pas vraiment ce que ça signifie, mais je vais me renseigner sur le net.
      Merci ma miss pour ton avis éclairé
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. J'ai vécu cette situation avec mon fils. Je lui avais promis que je ne ferai rien derrière son dos et j'ai du assister impuissant à sa lente descente en enfer.
    Mais mon fils avait une pathologie psy importante, ce que je ne crois pas être le cas pour la personne, si je l'ai bien ciblée.
    Courage Bella Dona
    Ti abbraccio et tout plein de pensées positives à tes proches.

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    1. Merci mio caro.
      Je sais combien ç'a été difficile pour toi.
      Je réponds à ton mail dès que possible. ;-)
      Ti voglio bene ❤️
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Je me demande d'ailleurs pourquoi ces si jolies fleurs portent ce nom... Courage pour votre soutien à cette personne dont vous parlez. Elle sait que vous êtes là, et c'est déjà beaucoup.

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    1. Il y a comme cela des bizarreries botaniques : les soucis, les pensées...c'est amusant comme nom.
      Merci chère Marie, pour ces mots encourageants.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Lorsqu'une personne a une dépression, elle le sait mais ne veut pas l'admettre, c'est souvent un étranger à la famille qui réussit à la faire consulter.

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    1. Puisses-tu avoir raison, chère Heure Bleue.
      Cela me soulagerait.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Tu souhaiterais apporter de l'aide à une personne de ta famille qui ne le désire pas. Tu voudrais briser le mur de son silence.
    Le souhait que l'autre aille mieux et légitime. Mais cela appartient à l'autre.
    On ne peut pas forcer quelqu'un à nous donner la main alors qu'il la refuse.
    Et je sais, c'est iconoclaste de considérer cela comme une violence faite à l'autre.
    Il se fait que j'ai travaillé le sujet.

    Tu donnes dans ton texte les éléments de réponse : « ne pas me charger inutilement de ce qui ne m'appartient pas ».
    C'est aussi simple, et c'est aussi compliqué que cela. Puisque ça pose la question : qu'est-ce qui m'appartient ? Qu'est-ce qui ne m'appartient pas ?
    C'est compliqué de laisser à l'autre à sa liberté entière. Surtout si c'est un membre de la famille, dont éventuellement on se sent plus ou moins responsable, à tort ou à raison. Surtout quand on estime qu'il fait de mauvais choix. (Mais qui a les critères du mauvais ou du bon ?)

    Alors peut-être que la première chose est de s'interroger soi-même. Quelle est ma légitimité pour « forcer la porte de la liberté de l'autre » ? Dans la mesure où la personne de ta famille ne veut pas te voir.
    Choisir de répondre à cette question va demander temps et réflexion, introspection sur soi-même, car il s'agit de répondre à : suis-je légitime ? Ou non ?
    Crois-moi, la recherche de la réponse peut entraîner loin sur les chemins du sens de la vie. De la sienne et des autres.
    Mais au final il est possible que cela débouche sur la clarté et donc sur la lumière du juste comportement.

    Tu vois, comme d'habitude, j'ai ce terrible défaut de renvoyer l'autre à lui-même, d'abord à lui-même...
    et c'est pour cela que je t'embrasse très affectueusement et te souhaite bon courage et persévérance et aussi la distanciation nécessaire. Et tout cela bien sûr sans quitter la proximité intérieure, tu vois comme c'est simple…
    🧡

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    1. C'est ce que j'ai été amené à faire avec mon fils.
      Etre là s'il le veut mais ne rien imposer, c'est un beau programme, mais pas facile à assumer lorsque l'issue de ses refus est fatale.
      C'est une sorte de double deuil à faire, car il faut d'abord accepter l'idée que toute autre solution ne pouvait qu'être pire, avec en plus la culpabilité d'avoir trahi en intervenant alors qu'il ne le voulait pas.
      Ça demande à se mettre au clair dès le départ, avant le drame, et d'en accepter le risque.
      Je ne regrette pas d'avoir agis de la sorte, mais ça secoue pas mal avant que les sentiments se calment...

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    2. Je te comprends tout à fait, cher Blutch, j'ai eu à vivre une situation comparable avec quelqu'un de ma belle-famille. Cela s'est terminé tragiquement. Heureusement, nous avons chacun pu trouver les soutiens nécessaires pour traverser l'épreuve. Et comme tu dis il faut de temps pour éponger certains drames. Il avait laissé un mot sur la table, très court : « je ne peux plus vivre », avant de…

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    3. Le fond de ma pensée rejoint AlainX qui l'a fort bien écrit.
      N'ayant aucune légitimité, je me garde bien de conseiller. Il me semble cependant que tu as fait le maximum acceptable pour elle: elle sait que tu l'aimes et que tu es là pour elle quand elle le souhaitera. Le plus dur est d'attendre dans ce sentiment d'impuissance...
      Je vous envoie des tombereaux de belles et bonnes z'ondes de vitalité !

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    4. @ Alain

      Merci de tout coeur pour ton long commentaire. Tu me renvoies à moi-même, et c'est effectivement un éclairage intéressant : Suis-je légitime ? Voilà la question que je dois donc me poser, et que je me pose réellement depuis que je t'ai lu. Quels sont les racines souterraines qui nous unissent, cette personne et moi, et qui font que je me sens, sinon légitime, du moins très concernée ? Quelle est la part d'égoïsme dans mon attitude, la part de peur de souffrir ? la part de conditionnement éducatif ?
      Quelle est la part de vérité dans le fait qu'elle ne veuille pas me voir ? N'est-ce pas un appel au secours déguisé en refus ?
      Et dans ta réponse à Blutch, dois-je comprendre que l'on ne peut rien faire si quelqu'un a décidé de se supprimer ? Juste trouver les soutiens nécessaire pour traverser l'épreuve » ?
      Beaucoup de questions donc, comme tu le vois, jaillissent...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    5. @Blutchy

      Tu as vécu le drame absolu pour un père. Quelle force il t'a fallu pour ne pas intervenir, interférer dans sa volonté ?
      Tu lui as donné la plus belle preuve d'amour qui soit, et j'en ai encore des frissons.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    6. @Candide

      Merci pour ces belles et bonnes ondes.
      Mon naturel optimiste me laisse penser qu'un jour, ce fameux déclic dont parle la Licorne se produira chez elle, et qu'elle remontera la pente...
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Je me retrouve si souvent dans ce que tu écris... Les soucis du jardin sont des fleurs magnifiques et lumineuses et je ne comprend pas non plus pourquoi ils ont été nommés ainsi. Peut-être par ce que l'on dit qu'ils poussent partout? Pour aider les autres, il est bien de ne pas se laisser submerger. Pas simple... j'ai fait une dépression il y a quelques années et ce sont mes enfants et l'amour que je leur porte qui m'a fait réagir. Mais chacun son déclencheur sans doute. Continues de cultiver ton bonheur ma belle. Bisous

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    1. Tu vois, je n'imaginais pas que tu aies fait une dépression, et pourtant je sais que cela peut arriver à tout le monde...
      Je suis heureuse de te voir heureuse et épanouie désormais.
      Je crois à l'amour.
      Bizou, ma Brizou.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Bonjour, Célestine, poétesse de la très belle et très vertueuse insouciance.

    Je ne sais pas.

    Ne pas l'abandonner, montrer que tu es là mais ne pas s'imposer, ne pas lui faire violence.

    Mais à vrai dire je n'en sais rien. Je ne sais pas comment il faut agir.

    Bises, Célestine.

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    1. C'est bien aussi, de reconnaître que l'on ne sait pas...
      Merci Aldor, ta première phrase est très belle et elle me réjouit.
      Bisous cher ami
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Les soucis: je cueille les fleurs et je tourne le dos aux autres.
    Enfin, j'aimerai bien...
    Mais avec ceux que nous aimons... c'est moins simple.
    On s'en fait plus qu'il n'en faut.
    Chaque voyage est différent: nous ne portons pas les mêmes valises.
    Bises sans souci.

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    1. Oui, nus sommes inégaux, tant par le poids des valises que par leur contenu...
      Pourtant, il y a la vie et son cortège de difficultés, et quand celles-ci touche un être cher, c'est difficile de rester serein.
      Bises fraîches (je parle de la météo, bien sûr !)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Ecouter, beaucoup écouter et puis proposer sans rien attendre en retour…….C'est comme un acte d'amour.
    Sur un plan général, l'échange et le partage permettent à l'énergie de circuler et donc à la vie de s'enrichir. Tout ce qui est connexion est une source de découverte……..
    Donner, donner sans compter-----Oui je sais, c'est utopique...Mais on doit tendre à cela !!

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    1. C'est en tout cas une jolie philosophie de vie.
      L'utopie est un rêve qui permet de grandir, et c'est bien.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Sans soucis, la vie n'enseigne plus grand chose... Il faut les traiter sans en s'en empêtrer, savoir quel temps de rebond on peut s'accorder avant d'en faire trop, ne pas en charger les autres mais les laisser nous secourir sans abus de part et d'autre. Rester ce qu'on est ou alors ne pas cesser de l'être trop longtemps... Tout le monde en a, certains les affrontent comme un parcours d'obstacle dont parfois on se passerait bien d'une épreuve mais les pauses sont si merveilleuses, et puis il y a bien entendu les professionnels du "POurquoi toujours moi?"...

    Baci sorellita!

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    1. C'est vrai, les pauses sont merveilleuses, et j'en profite avec cette faim qui ne m'a jamais quittée.
      Cela n'empêche pas de garder une oreille attentive aux autres, surtout si cet autre ne fait pas partie des fameux professionnels de la plainte...
      Baci sorella
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Lorsque cette maladie touche un proche, ça doit être extrêmement difficile. On voudrait l'aider, mais comment ?  J'ai vécu une période très difficile et je savais que personne ne pouvait me rejoindre à l'endroit öu je me trouvais. Personne. Moi j'ai eu la chance de voir un tout petit rayon qq part et j'ai accepté de le prendre en compte, je ne l'ai pas rejeté, ce que d'autres font certainement. Les proches peuvent être disponibles mais ne sont pas responsables de la suite des choses. kéa 

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    3. Merci pour tes paroles rassurantes et déculpabilisantes, kéa.
      Ce petit rayon, cette infime chance, s'appelle l'espoir.
      Je le garde au creux de ma main comme une fleur précieuse et fragile.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Etre là, le montrer, sans trop, écouter, le dire, partager ce bouquet d'amour fleuri. Mais quand la personne pense pouvoir résoudre seule son problème, que faire ? les pétales de tes soucis aux gouttelettes translucides résoudront-ils, je l'espère, ce choix difficile, chère poétesse, semeuse de bonheur... toujours là !

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    1. Toi aussi, tu es toujours là, chère Den.
      Je suis lucide, je sème du bonheur, mais certaines graines sont emportées par le vent. peu importe: je suis toujours sûre que l'une d'elle finira par germer...
      Je t'embrasse ma belle d'âme
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. Hélas, il y a peu à faire dans ces cas là... On n'aide pas les gens malgré eux.
    Ceci étant, ce "peu" est essentiel. Et il demande beaucoup de tolérance et de douceur.

    Juste "être là" quand on le peut et sans envahir, et "accepter" que l'autre n'aille pas bien. Lui en laisser le droit, la légitimité, mais sans se laisser entraîner pour autant (car la détresse, ça happe).
    L'écouter activement quand elle parle. Accueillir. Ne pas la psychanalyser. Ne pas la forcer quand elle ne fait rien en dehors du silence. Ne pas prodiguer de conseils ("vas prendre l'air") ou autre qui font genre "je sais".
    Si la personne est un peu comme moi, proposer éventuellement : "je vais marcher, veux tu m'accompagner histoire de respirer un peu ? (J'apprécie ta compagnie)"... Accepter les "non" et l'en déculpabiliser "Tu as le droit de ne pas t'en sentir l'envie, une prochaine fois peut-être, prends bien soin de toi d'ici là" ... Si la personne t'éjecte, envoyer juste un petit mot de temps en temps. Genre un sms type "Salut, je pense à toi aujourd'hui, et je t'embrasse fort." Et si elle te renvoie bouler ou te dit que ça la fait culpabiliser encore plus, renoncer, mais garder la porte ouverte, même en secret. Un jour, elle se souviendra que tu étais là ou as essayé, et ça pourra l'aider.

    La personne seule peut accepter qu'il y a un soucis, qu'il n'y a pas de honte à ça, et qu'éventuellement, elle aura besoin d'aide pour lutter en étant mieux armée - et que ça ne lui ôtera en rien ses capacités et ses victoires -. C'est long, complexe, douloureux... Mais on ne peut pas le faire à leur place...

    Courage Célestine. Et courage à ton être aimé, qui que ce soit.
    Gros bisous et tendre pensée.

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    1. Merci beaucoup Landrynne.
      Tu as des mots très justes, et qui viennent se rajouter à tout ce que m'ont dit déjà mes chers lecteurs.
      J'ai bien fait d'écrire ce billet. j'avais besoin d'entendre certaines choses.
      Je garde l'idée de cette « porte ouverte même en secret » qui résonne fort en moi.
      Grand merci.
      Douces pensées
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  31. euh! si je peux me permettre car je suis un peu sur cette pente là par moments, juste ta présence vraie, c'est déjà très important
    bises

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    1. Bien sûr que tu peux te permettre.
      Simplement, qu'est-ce que la présence vraie ? Voilà la question que je me pose...
      Prends soin de toi ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  32. Là, tu es face à une difficulté. Une maladie, une vraie saloperie de maladie, le genre de truc qui veut se cacher derrière une putain de mauvaise humeur associée à un gros sac à dos beaucoup trop lourd. Le truc insidieux assez moche.
    Je crois qu'il est bon de manifester sa présence, son écouter éventuelle faire penser que tu es là... au besoin, et rien que ça ne pas tomber les bras.

    Bleck

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    1. je ne tomberai pas les bras, c'est promis.
      merci pour tes conseils, ô grand Bleck
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. T'as remarqué, j'avis lu le billet avant de commenter... formidable.

      Bleck

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  33. Réponses
    1. Certes. Ce peut être une solution.
      Je te laisse gérer alors ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  34. Bonjour Célestine, excellent article, je retiens qu'il est inutile de nous charger de ce qui ne nous appartient pas...entre autres choses que je partage.
    Hors les soucis qui sont une assez belle fleur, pour ma part, mon côté jardinier m'incite à planter des pensées dès que je suis à court d'idées. Et ça marche.
    Ou des cactus (la saison a bien démarré):
    http://souliervoyageur.canalblog.com/archives/cactus/index.html

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    1. Bonjour Jean-Claude
      Bienvenue sur mon mon totem.
      Bravo pour ces magnifiques cactus.
      Et à bientôt.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  35. Quand la boite à soucis (j'adore ton terme) s'ouvre, une phrase de Byron Katie me vient presque tout de suite à l'esprit : "Sont-ce mes affaires, les affaires des autres ou les affaires de Dieu ?" Cette phrase m'aide toujours à me recentrer, à utiliser mon énergie, à l'orienter sans la perdre... C'est une vraie réflexion, pas un truc d'égoïste ou de Bisounours, la vie est magnifique mais n'est pas "un long fleuve tranquille", on le sait tous, et même plongé(e) dans une profonde affliction, on peut partager, aimer et se le dire. Bises céleste Célestine et des forces de lumière vers ton amie. brigitte

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    1. J'aime bien cette citation, qui permet de faire le tri de ses émotions et de ses pensées.
      Merci ma Plume.
      Je prends cette belle lumière.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  36. À mon âge, dire que je n'ai jamais eu de soucis ou que je ne m'enfuis pas en ce moment, serait de la pure fiction. Je comprends ton désarroi face à cette maladie qu'est la dépression. J'ai dû affronter ce problème avec une de mes chères amies, il y a des années. Comme il était difficile de trouver les mots, d'être présente, de ne pas faire d'impair, d'être à l'écoute sans désespérer soi-même. Deux actions qui auraient pu lui être fatale et elle a réussi à surmonter l'épreuve qui l'avait faire choir si bas. je ne sais pas si j'aurais pu me pardonner de ne pas avoir été là !
    J'espère que tu arriveras à faire entendre raison à ton amie.
    Il y a quelques années, moi-même, pas loin de sombrer. L'impression de n'être plus qu'une coque vide, une acuité inhabituelle vis à vis des actions des gens qui m'entouraient, qui ne voyaient pas, qui n'auraient pas compris, du moins le pensais-je. Une année entière à cacher ma détresse, ou du moins à ne la montrer qu'à un seul, Jean qui ne savait pas quoi faire.
    Si j'avais un conseil à donner, c'est cela de tenter par tous les moyens de faire "cracher" ce qui l'atteint de cette façon. Ce que j'avais fait avec mon amie et que j'ai été incapable de faire pour moi-même. Tu vois, pas facile, hein ?
    Bon courage, gros bisous.

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    1. On se sent sans doute moins responsable d'une amie que d'un frère ou d'une mère...
      Quand ça touche le sang, la famille, d'autres éléments entrent en jeu.
      C'est vrai c'est difficile et ça demande beaucoup d'abnégation, d'oubli de l'ego et d'amour, au final, pour marcher sur des oeufs et ne pas commettre d'impair, de trouver le juste milieu entre la présence trop invasive, et l'absence qui pourrait faire croire à de l'indifférence.
      Et surtout, agir en projection, pour essayer de s'éviter les regrets ou les remords.
      pas facile, et chaque conseil est bon à prendre, comme autant de petites lumières qui balisent la route.
      Merci marie jo de nous avoir partagé ton expérience en la matière.
      gros bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. tu corrigeras les fautes, je ne relis pas et lorsque mes doigts se trompent sur le clavier, l'ordi enregistre le mot approchant et bing...n'importe quoi ! :D

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    1. Pas de souci ! si j'ose dire ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  38. Tiens moi aussi, on me prend souvent pour une extra-terrestre, une sorte de ravie de la crèche. Sans doute, je n'ai pas encore appris à partager mes soucis, à déléguer, à demander….
    Pour cette personne, peut-être lui conseillé une écoute professionnelle car il est parfois plus facile de se confier à une personne neutre, une inconnue ? Et puis de rester présente même si tu penses que tu n'aides pas.
    PS : j'adore ton écureuil !

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    1. Ah cet écureuil m'a fait la joie de venir boire à la fontaine un jour où j'avais mon appareil photo à côté de moi.
      J'ai souvent l'appareil sans écureuil, ou bien l'écureuil sans appareil.
      la rencontre des deux a duré une demi-seconde !
      Merci pour tes mots encourageants, ma miss.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  39. L'année passée, à cette même époque, l'un de mes cousins a fait une grosse dépression. Nous nous faisions beaucoup de souci pour lui, il avait des idées noires, parlait de suicide et n'avait plus goût à rien. J'ai beaucoup parlé avec lui, je l'ai beaucoup écouté. Ce qui l'a aidé, c'est de pouvoir parler, parler, parler et de trouver des oreilles attentives, que ce soit moi ou d'autres personnes de son entourage. Il avait tout de même vu un médecin qui lui avait donné un traitement antidépresseur. Mais je suis sûre que ce sont les mots qu'il a sortis de lui, qui l'ont aidé le plus. Et peu à peu, il a retrouvé le goût à la vie. Je l'ai vu récemment, il va tout à fait bien. Il me disait qu'il fallait vraiment passer par là pour comprendre ceux qui en souffrent. On ne pense jamais que cela peut nous arriver, et puis, si. Et on revoit alors son jugement sur les autres.
    Je souhaite que la personne pour laquelle tu t'inquiètes, va accepter de l'aide. Ce que tu fais déjà pour elle, est beaucoup, mais elle devrait aller consulter, elle ne s'en sortira pas toute seule, du moins je ne pense pas.
    Courage à toi, et à elle, Célestine. Très gros bisous.

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    1. Tu parles d'or, et la sagesse coule en tes mots.
      le difficile, c'est de se rendre compte de son état quand on est comme ça, et cette personne continue à penser que ses problèmes ne sont que physiques, et que c'est le travail qui la tue. Mais moi je sais que ce n'est pas vrai, ou du moins en partie seulement, et que le mental et le physique sont tellement imbriqués l'un dans l'autre que soigner l'un sans l'autre ne mène jamais à rien.
      La priorité étant d'entretenir son moral, évidemment.
      J'espère de tout coeur que les choses se passeront pour elle comme pour ton cousin.
      Je t'embrasse ma Françoise. Bon anniv avec un peu de retard, mais je ne suis plus trop présente sur les réseaux sociaux, comme tu le sais...💝
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  40. Oui la vie n'est pas un long fleuve tranquille et il y a des périodes plus positives que les autres. Néanmoins quand on est sensible on a tendance à s'inquiéter parfois un peu trop, ou à tort, mais on ne se refait pas. J'ai appris à positiver, même si les circonstances sont difficiles, trouver la petite lumière qui dit que la vie est belle... malgré tout!
    Bon courage Célestine... l'important c'est d'être là pour ceux que l'on aime, c'est déjà une aide en cas de soucis...
    Bisous

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    1. Je suis très positive, et je ne me suis jamais laissé complètement abattre par l'adversité (et pourtant j'ai vécu des choses très dures)
      mais je crois que tout le monde n'a pas la chance de posséder cet extraordinaire ressort au fond de soi...
      C'est là que réside la grande différence entre les êtres humains...
      Bsous ma belle conteuse positive
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.