dimanche 25 août 2019

Et j'ai choisi de vivre








« Les vivants ferment les yeux des morts, 
les morts ouvrent les yeux des vivants... »

Proverbe très vrai























J'ai donné à ce billet le titre d'un film de Nans Thomassey, sorti il y a deux mois, par un hasard absolument incroyable, et qui parle de la perte d'un enfant. Et surtout de la reconstruction possible après cette perte. Une somme d'émotions, de pistes de réflexions, de rencontres comme autant de petites étincelles pour ceux qui traversent, de près ou de loin, cette cataracte, ce séisme,  cette onde de choc sans nom, et qui veulent continuer à vivre.

***




Choisir de vivre. Cela peut sembler évident. Pourtant, au coeur d'une terrible tempête, la tentation est grande pour celui ou celle qui la vivent de plein fouet, de lâcher et de se laisser sombrer pour ne plus souffrir. 
Les autres alors, l'équipage, les moussaillons, sont là pour garder un oeil sur la bouée, contrôler l'accès au bastingage. Et redonner des forces à leur proche en perdition. Le serrer dans ses bras pour qu'il ne se jette pas à l'eau.
C'est ce que nous nous efforçons de faire depuis un mois avec la maman du petit prince. Doucement. Sans brûler les nécessaires étapes.
Aujourd'hui, j'ai envie de dire ici ce que je ne puis exprimer ailleurs. La singularité de ma situation vient sans doute de la collision subite entre l'amour et la mort, les deux ingrédients de base de la vie. 
Comment expliquer qu'il y a peu encore,  je n'étais rien pour cette famille percutée par le drame à la vitesse d'un astéroïde, puisque que je n'existais pas pour elle, pas plus qu'elle n'existait pour moi, et que, par la magie de la rencontre et de l'amour, elle soit devenue soudain si importante pour moi, sans qu'aucun géographe, ni aucun businessman ne soit venu parapher aucun papier officiel... Juste par la subtile équation qui rend les êtres perméables l'un à l'autre, jusqu'aux atomes...et qui fait endosser à l'un l'habit de l'autre même s'il est rugueux et pique aux entournures.
Cela entraîne au fond de moi un conflit difficile à gérer, fait d'émotions contradictoires. La peine, le chagrin que je ressens comme bien réels, et dans le même temps, une formidable volonté d'aller de l'avant, de dispenser de la joie, oh, non pas des éclats de rire, non. Plutôt des éclats de lumière. Des gouttes d'espoir. Des fragments d'étoiles. 
L'envie d'agir, de ne pas rester collée sur un banc à la glu du désespoir. L'envie de comprendre ce que chaque départ d'un proche nous enseigne sur nous-mêmes. Parce que les morts nous ouvrent les yeux, et veillent sur nous de façon mystérieuse.
Comme le fait mon père.
Je cultive ma joie, ma chance, ma gratitude, parce que je sors de mes propres épreuves, et que je n'ai pas envie de me laisser grignoter à nouveau par les larmes, et l'abattement. J'ai mis tant de temps, depuis  la mort de mon père, à reconquérir cette joie, ce goût profond de la vie et du bonheur que je sens sourdre doucement dans mes veines. Ce n'est pas une posture. Ni une marque d'insensibilité. C'est au contraire une aptitude à la résilience dont je suis fière, qui contrebalance les plaies et égratignures perpétuelles de la peau d'une écorchée vive qui a appris à se connaître.
Ce film fait beaucoup de bien. Il apporte, tout en pudeur et en subtilité, des réponses aux questions qui taraudent tous les êtres humains, (et toutes mes nuits depuis un mois) à propos de la mort et du rapport que l'on entretient avec Elle. Il a apaisé cette route sinueuse qui me donne parfois un peu le vertige: celle de concilier mes peurs et mes certitudes, mes doutes et mes envies, sans paraître pour cela égoïste ou méchante. 
Ce qui est certain, c'est que cheminer en étant épaulée me permet de puiser la force de m'affirmer comme je suis et d'épauler mon Autre en retour : je suis celle qui aime aimer, apporter du réconfort, du soutien, semer des fleurs sur le bitume ardu, et de la chaleur dans les couloirs sombres. Celle qui préfère boire au verre à-demi plein. Celle qui écoute sans juger, et qui secoue la poussière des habitudes et des conditionnements.

Je suis sûre que ce doit être un peu mon karma, d'éclairer les lampes et d'allumer le feu.
J'ai choisi de vivre, et la mort ne me fait plus peur. J'ai la sagesse des fous et des enfants, ceux qui savent que la graine l'arbre et le fruit pourrissant ne sont que les belles étapes d'un cycle éternel. 







Allez le voir.
Vous comprendrez pourquoi personne au monde ne pourra jamais donner les graines de moutarde que Bouddha a réclamées...


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118 commentaires:

  1. Je suis certain que ta présence solaire, attentive et aimante leur est une puissante source de réconfort. Prends bien soin d'eux... et de toi.
    Je t'embrasse.

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    1. Tu es un amour, cher Boss.
      Et les qualificatifs que tu emploies à mon endroit me mettent à l'envers ;-)
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    2. T'inquiète, te connaissant, je suis certain que l'envers vaut l'endroit ;-)

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  2. J'ai vu la bande annonce de ce film il y a un petit moment. Je n'ai pas osé aller le voir au cinéma, je suis convaincue que j'aurais pleuré du début à la fin, et je préfère pleurer chez moi.
    Chacun son rapport à la perte, surtout en fonction de sa proximité. Pour ma part c'est autrefois que je ne craignais pas la mort, et qu'aujourd'hui elle me fait peur. Reconstruire après un deuil, ça se fait chacun à sa façon, chacun pour ses propres raisons... C'est une route que l'on fait le plus souvent tout seul, et tout le monde n'a pas la chance d'avoir du soutien dans ces moments là.
    C'est beau que tu aies cette volonté de vivre et de semer des rayons de soleil autour de toi, l'air de rien, en sachant qu'il faudra du temps pour que tes proches en ressentent les effets. Être là pour eux, sans juger, et sans les exposer, c'est le plus des cadeaux que tu puisses leur offrir à mon sens.
    Encore une fois, mes pensées vont surtout aux parents du petit ange. Je leur souhaite de surmonter cette indicible douleur.
    Mais j'en garde une pour toi, Célestine. Tu as raison de prendre soin de toi.
    Des bisous.

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    1. Je ne suis pas certaine que tu aurais pleuré du début à la fin...mais tu me connais, je suis toujours positive, et moi j'ai vu beaucoup d'espoir dans cette histoire vraie.
      Je comprends que pour quelqu'un qui a subi cette perte, mes propos peuvent paraître un peu incantatoires...
      Mais effectivement, je ne rougis pas de ma façon d'être, contrairement à une époque passée où je culpabilisais pour rien, et notamment pour les sentiments que je ressentais. Ce qui est idiot.
      Bien sûr que je pense constamment aux parents...et tes paroles me touchent beaucoup .
      Je t'embrasse fort
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  3. Coucou Célestine. La perte d'un être cher est je pense l'épreuve la plus difficile à vivre pour celles et ceux qui restent. Chacun a sa manière d'appréhender le deuil, d'avancer sur la route de la reconstruction. Nul doute que la Maman du Petit Prince va encore traverser bien des étapes douloureuses mais le fait d'avoir des gens autour d'elle, comme toi, qui croient en la vie et en l'espoir lui fera du bien, même si aujourd'hui, très certainement, elle n'est pas encore capable de sourire et encore moins de rire. Il est important de distiller sa joie autour de nous, autour des personnes qui souffrent. Il faut le faire avec doigté, empathie et respect. Merci pour ce texte très profond qui me remue. Bises alpines ma petite flamme de bonheur.

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    1. Les épreuves sont toutes difficiles à vivre pour celui qui les vit, et je ne suis pas sûre que l'on puisse hiérarchiser les douleurs. Il y a tellement de manières de souffrir.
      Mais perdre un enfant, c'est vrai, et c'est bien dit dans le film, est quelque chose de tellement terrible qu'il n'existe pas de mots pour qualifier un parent qui a perdu son enfant...
      Merci pour tes mots toujours empreints de sagesse, ma Dédé
      Bisous de frangine
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  4. Tu vas le faire, ça va le faire, j'en suis sûr.
    Éros et Thanatos ont toujours eu la coexistence difficile mais c'est un ménage qui tient depuis longtemps.
    Hélas certains accrocs dans ce couple sont des accidents inévitables.
    Le flux normal de la vie veut que les enfants enterrent les parents.
    Le chronogramme naturel n'est pas toujours respecté et il arrive à des évènements d'avoir lieu à contretemps voire en ordre dispersé...
    Bises

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    1. Merci pour ta première phrase encourageante.
      Pour ce qui est du chronogramme naturel, que c'est bien dit...mais effectivement, il y a des accrocs, des choses injustes, des illogismes... C'est la vie, et nous l'acceptons très mal.
      Mais la mort ne se met pas, hélas, en équation, c'est bien la leçon numéro un de la vie...
      Bisous

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    2. "Mais la mort ne se met pas, hélas, en équation, "
      Ah mais si !
      Regarde les armes, nucléaires ou non.
      C'est un vrai boulot de physicien, d'ingénieur, etc.
      Qu'est-ce que tu crois, pour tuer efficacement et aveuglément, il est tout à fait nécessaire d'avoir une formation supérieure.
      La preuve : Regarde Hiroshima...
      Mais, à défaut de morale, gardons le moral...

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    3. Bon je vais essayer de garder le moral après tout ça...
      ;-)
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  5. Bonsoir Celestine, jusqu'à ce jour j'étais incapable de te laisser un mot. J'ai beaucoup pensé à cette famille endeuillée, en état de choc.
    Oui, pourquoi ce drame ? C'est terrible à dire mais un décès entraîne de profondes modifications chez les vivants. Probablement que des livres, films vont se présenter aux parents endeuillés et les aideront dans ce cheminement. Les parents créeront petit à petit de nouveaux liens avec leur enfant décédé. Un deuil ce n'est pas oublier mais créer une nouvelle relation avec l'absentéisme tout en respectant le rythme de chacun. Plus tard la sérénité reviendra, oui plus tard...
    Je t'embrasse

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  6. Désolée, pas l'absentéisme mais l'absent... Mon téléphone avec lequel j'écris ne connais pas ce mot : absent...

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    1. C'est une chose effroyable que de vivre cela, même par procuration, même si l'on n'est pas directement touché...On ne peut s'empêcher de penser à ses propres enfants, ou petits-enfants...On s'identifie, et les frissons d'horreur nous parcourent. Ou alors, on se protège, mais mal, et les larmes reviennent.
      Un été bien compliqué ...
      Merci Biche. Je suis heureuse que tu aies trouvé le courage de venir poser tes mots, qui sont beaux.
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  7. Je ne sais pas si c'est la singularité de ta situation qui entraîne ce conflit entre le chagrin et la volonté d'aller de l'avant. Je pense que tu es comme ça naturellement.
    Je me souviens qu'à la mort de mon père, j'étais à la fois dévastée et pleine de pulsions de vie et de joie. Et je pense qu'au départ du tien, tu aurais eu le même combat intérieur si tu n'avais pas eu d'autres chagrins enfouis à gérer en même temps.
    Tu es une source de vie et de joie ma Céleste. Et tu n'es pas avare pour offrir ton eau.

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    1. Tu as raison. Mon père en partant m'a ouvert les yeux sur mes mal-êtres intérieurs, et permis de me reconnecter à ma source de joie naturelle. C'est en cela que j'ai l'espoir que chaque départ signifie quelque chose de fort pour les personnes qui les vivent.
      Merci pour ta dernière phrase, sister. ❤️
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  8. tes mots sont toujours aussi forts, et touchent je ne sais quoi profond enfoui, bises

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    1. Ce « je ne sais quoi » est sans doute le rapport à la mort, à la fois individuel et universel...
      Enfin, c'est ce que je pense...
      Bisous ma Sylvie
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  9. La Camarde est une vieille connaissance que j'ai du apprivoiser et tenir en respect très tôt dans ma vie.
    C'est maintenant que c'est le plus "délicat" pour la mère du Petit Prince. Les premières effusions furent nombreuses et envahissantes même, puis vient le retour à la Vie, un retour plus prompt pour l'entourage qui distend le soutien aux parents, et pourtant, passé le choc qui tétanise, c'est maintenant que la perte se matérialise vraiment.
    Je sais que tu ne relâcheras pas ton empathie et ton amour pour cette famille.
    C'est fou ça, on croit aimer une personne et on s'aperçoit qu'il y a toute une smala pour donner et recevoir de l'amour.
    Mes amitiés à ton "Autre".
    Ti bacio forte Sorellita.

    PS: Le propos est un peu décousu, réminiscence d'un passage de la Camarde pas encore totalement assumé.

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    1. Oui je sais que le « retour » est toujours un moment difficile, même quand il s'agit de la naissance, passées les visites nombreuses, on se retrouve seule à la maison face à face avec un bébé que l'on a toute la vie pour apprendre à aimer.
      Alors quand ce bébé s'en va, j'imagine la dévastation au moment de se retrouver devant ses jouets ou ses petits vêtements.
      Mais bien évidemment, l'accompagnement ne se relâchera pas.
      Je sais aussi que tu as subi la même chose, même si le tien n'était plus un enfant, la peine n'en est pas moins forte, et je pense souvent à toi, et à ce que tu as dû éprouver. Un atroce déchirement et un vide immense...
      Je te renouvelle mon amitié indéfectible, caro mio, etvb
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  10. Tu es faite pour distiller la joie autour de toi!
    bisous ♥

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    1. Je le crois, chère Cathy.
      Et j'essaie d'en faire une force.
      Bisous❤️
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  11. on est tous placés devant ce choix, régulièrement, et j'admire ceux qui choisissent de vivre dans la joie :-)

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    1. Plus qu'un choix, c'est surtout une façon de prendre la vie.
      D'aucuns m'ont reproché de ne pas avoir vraiment souffert pour parler ainsi...mais qu'en savent-ils ?
      Aujourd'hui, je me sens suffisamment forte pour dire que la souffrance ne se mesure pas forcément aux larmes versés et aux cris poussés...
      Bisous
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  12. Je pense que la mort nous touche de manièrs très différente selon le moment de notre vie, notre état psychologique et de maturité, références personnelles aussi. Certains décès - beaucoup! - m'ont côtoyée seulement, j'ai pensé quelque chose du genre "c'est la vie, c'est normal à son âge" etc... Bref, je n'ai pas été touchée. D'autres m'ont dévastée. Parfois je sais pourquoi, il y a une explication logique et raisonnable, et puis pour certaines, ça reste mystérieux....

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    1. Tu as un rapport à la mort évolutif, alors, si je comprends bien. Et fluctuant... ;-)
      Je pense quand même que la proximité fait toute la différence. Et quelle plus grande proximité que celle d'une mère avec son enfant ?
      Mais je crois surtout que ce qui nous dévaste, c'est aussi la prise de conscience de notre propre finitude.
      Et tu as raison, nous avons des liens subtils avec certains êtres qui font que nous sommes touchés « mystérieusement » par leur mort...
      Baci sorella
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  13. C'est plus de trente ans plus tard que j'ai enfin pu écrire ...
    https://asimon.eu/blog/poesie/ce-soir-la/

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    1. Ton poème est magnifique, et je comprends à travers les lignes que ton drame fut le même...
      Trente ans, toute une vie, mais t'es-tu quand même reconstruit après cela ?
      Affectueusement
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    2. Reconstruit ? Bien sûr. Grâce entre autres à "certains enfants" .
      Merci de m'avoir lu ...

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    3. Je t'en prie, c'était tout à fait naturel.
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  14. Entre déchirement et acharnement, absence, où se mêlent chagrin le désir de vivre, de continuer le chemin,... ceux-ci entremêlés ou croisés avec d'autres plus personnels, où parfois sans que l'on sache pourquoi, ni comment, la joie revient, avec d'autres contentements.... mais attention, il faut dire que le corps et le psychisme n'oublient pas, ils sont toujours présents et peuvent ne pas apprécier ni comprendre ce trop, ce tant.

    Merci Céleste pour cette empathie que tu communiques à chacun, chacune d'entre nous, et nous donnes ton ardeur, ta couleur.

    Bisou et douce journée.

    Den

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    1. Les sentiments humains sont évidemment complexes et pleins de contradictions...
      Comment peut-on à la fois aimer son enfant au point de vouloir le rejoindre dans la mort, et oublier qu'un disparaissant, ses frères seraient précipités eux aussi dans le malheur et la tristesse de perdre leur mère ...
      Et pourtant, c'est un désir qui vient souvent aux mères dans ces moments-là...L'héroïne du film n'a pas fait exception.
      Ne pas juger, être présent, et ranimer doucement la flamme de la vie dans le coeur meurtri de l'être blessé...voilà tout l'enjeu de l'accompagnement...Une mission qui demande l'énergie et la force que seule la joie et le goût de la vie peuvent donner
      Bisous chère Den
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  15. Il faut mieux composer avec la mort, elle ne nous laisse guère de choix et elle est profondément injuste.

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    1. Tu soulèves le point crucial de notre société: on a trop fait de la mort un tabou, alors qu'elle fait partie de la vie...
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  16. Un texte très fort. Oui a mort, la vie se côtoient. Finalement la frontière entre les deux est si tenue !!
    Ta vie prend un vrai sens lorsque tu écoutes l'autre, le soutiens, lui prends la main. Le destin m'a toujours fasciné et fait peur. Il est tellement incertain. Mon texte est bien dérisoire par rapport à ce que vous vivez. Ce ne sont que des mots…..

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    1. Quand on a la chance d'être en vie, et heureuse, on ne peut que se dire que sa mission est d'aider ceux qui ont moins de chance.
      Non tes mots ne sont pas dérisoires. Ils sont toi, ils sont sages et forts, comme d'habitude.
      Merci Daniel.
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  17. Dispenser de la joie....
    Voilà le pari fou, devant l'existence pavée de deuils.....

    Oui, dès la naissance, toi, moi...., nous sommes toutes et tous appelés à faire un deuil, et en premier de ce cocon, cet abri sûr que constituait le ventre maternel.

    La vie ne peut donc se concevoir sans une succession de deuils. Et l'élan vital n'est rien moins que cette joie de passer sur l'autre rive : sortir du cocon momentané pour s'ouvrir au chemin qui se présente.

    Bien sûr nous réagissons instinctivement à ce qui nous semble en dehors du parcours ordinaire ; et la mort d'un plus jeune, d'un jeune enfant nous frappe en ce sens.

    Mais chaque jour, chaque année tout être est appelé à cet arrachement, à cet effort de distance prise avec ce qui etait et qui n'est plus.
    Alors le faire dans la joie partagée voilà la solution. Tu as parfaitement raison. Et,en tout compte fait, ce n'est pas si fou que cela.... Ce serait peut-être même la sagesse absolue, comme remède à l'inévitable souffrance ressentie dans chacun de ces arrachements....


    Merci pour cette preuve d'élan vital

    Bises amicales

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    1. Il est fou que dispenser de la joie soit un pari fou...
      Et c'est vrai : il n'est pas de bon ton d'être joyeux dans notre société névrosée par tous ses maux...
      Et pourtant tu as raison la joie, c'est l'élan vital par excellence, ce qu'une des femmes meurtries par la disparition de leur enfant dit très bien dans le film : on avait le choix entre la sinistrose et la rigolothérapie. Elle a choisi la seconde, pour accompagner la maladie de son enfant, et c'est ce qui l'a aidée.
      Je pense que chacun devrait voir ce film, car personne n'échappe à la perte d'un être cher, jamais...
      Merci pour ce très beau commentaire, mon Pierrot
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  18. Oh Cel. Toute mon ardeur chemine près de toi, toi mon exemplaire. Choisir la vie, quelle belle oeuvre. Et nul doute que choisissant de vivre, tu aides tes proches, même récents. Moi je sais que tu sais, vivre, et aider.

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    1. Juste un immense merci et à tout bientôt.
      Kisses from miss W and so on...
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  19. Je crois te comprendre comme on peut comprendre sans avoir vécu soi -même ce drame. Tu as forcément été touchée toi aussi et été malheureuse mais tu souhaite aider les proches à surmonter leur peine. Je suis sûre que tu le fait très bien; Avec délicatesse et gentillesse. Il faut donner du temps au temps. Moi, j'ai lu un roman où il est question de la mort d'un enfant cet été, c'est "Juste avant le bonheur" de Agnès Ledig… bises ma belle et pensées douces

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    1. Tu n'es pas la seule à m'avoir conseillé ce livre.
      Merci pour tes mots réconfortants ma Brizou.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Et la vie t'a choisie ....

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    1. C'est si bien dit... merci Anne double étoiles...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Ce film m'a tout de suite fait penser à "Juste avant le bonheur" d'Agnès Ledig (https://thecoffeetimesabine.wordpress.com/2018/08/17/juste-avant-le-bonheur-agnes-ledig/)
    Si tu ne l'as pas lu, lis-le. Même si ce n'est qu'un roman, la force que renvoie le personnage de Julie est réelle. Et toute fiction qu'il est, il donne une belle leçon de vie. Je te promets quelques larmes, mais surtout un gros souffle d'espoir.

    Je suis de celles et ceux qui montrent la lumière sur le sombre chemin de l'acceptation. Il faut aussi accepter que la personne qui souffre ait besoin de toucher le fond pour remonter. Il faut simplement veiller à ne pas se laisser entraîner avec elle. Fragile équilibre …

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    1. L'étonnant, c'est que la maman du petit prince porte le même prénom que l'héroïne de ce roman...
      Le fragile équilibre, ça me connaît, moi la funambule, toujours dansant sur mon fil...
      Merci pour ton commentaire, sabine
      Bises célestes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Célestine,

    Les évènements malheureux forcent une appréciation accrue du message véhiculé par le film proposé, merci de nous transmettre cela.

    Ce que vous identifiez comme une « situation singulière » pourrait étonner. Les termes « ne pas exister » ou « n’être rien pour eux » contrastent avec le regard que vous portez sur tout. Les aléas du quotidien détournent parfois notre attention de l’essentiel jusqu’à ce qu’un « clash » nous ouvre les yeux et qu’une nouvelle relation naisse.

    Aujourd’hui, une force bâtie grâce aux expériences vécues, aux réflexions élaborées et à votre nature propre, vous pousse à VIVRE. Cette force est une alliée.

    Vivre ou ne pas vivre n’est pas un choix, vivez.

    GL

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    1. Vous êtes la sagesse, mon ami.
      Quand je parlais de ne pas exister, je voulais dire que l'on ne se connaissait pas.
      Vous avez loupé beaucoup d'épisodes de ma vie, et notamment ma rencontre du bel inconnu du train, qui est devenu mon amoureux.
      Ma situation est singulière dans le sens où je suis nouvelle dans sa vie, et que ce grand malheur se téléscope avec un grand bonheur tout neuf.
      Une épreuve pour l'amour...
      Merci pour ces phrases rassurantes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Que c'est vrai, j'ai loupé beaucoup de choses, Néanmoins, en lisant vos mots je reconstitue peu à peu le tableau, sans me référer aux textes passés. La patience est de mise, et il faut bien lire (rire). J'ajouterai que je connais aussi très peu de choses de « l'avant » du bel inconnu du train!

      N'empêche… le fait de n'être RIEN pour quelqu'un, inspire une image forte. Être RIEN pour quelqu'un est pire que de ne pas être connue ou ignorée. La plupart des gens me sont inconnus mais ils ne sont pas RIEN. Voilà pourquoi j'ai relevé ce bout de phrase.

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    3. Vous avez sans doute raison. Par un abus de langage j'ai utilisé le mot rien.
      J'aurais dû dire : je ne suis personne ...
      Quant à ma vie, je l'ai tellement racontée en large et en travers depuis dix ans sur ce blog...ça m'étonne toujours quand on me dit que l'on sait très peu de choses de moi...
      Je vous embrasse cher ami lointain...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Bonsoir Célestine,
    Je tâcherai de voir ce film.
    J'admire ta force d'âme et le ressort dont tu fais preuve!
    Bisous,
    Mo

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    1. C'est vrai, plus j'avance et plus je me dis que j'ai de la chance d'avoir cette grande force en moi.
      Sans doute parce qu'elle cohabite étrangement avec une fragilité assumée...
      Bisous ma belle jardinière.
      Va voir ce film, tu ne seras pas déçue...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Soit tu es irradié, sois tu es irradiante ! ;-)

    Cf le titre de Jacques Higelin qui se termine ainsi :

    Connaissez-vous la druidesse, la fée
    Qui d'un coup de baguette

    D'un A-bra-ca-da-bra fera de moi,
    Éternelle âme en peine,
    Un In-car-né ?

    Sinon
    Moi
    Conquérant du vide
    Je lance mes escouades
    d'éclairs de brume et de mirages
    À l'assaut des galaxies.

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    1. Quelle belle référence, mon oncle !
      Ce texte est fabuleux, je ne le connaissais pas, et j'avoue aimer assez me laisser définir ainsi. ;-)
      Un peu de brosse à reluire sur l'ego ne fait pas de mal de temps en temps...
      Merci du coeur 🖤
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Et au milieu, coule une rivière, d'espoir...
    Au cœur d'une tempête, il est plus facile de se laisser sombrer. On pense, à tors, que ce sera la fin de la souffrance. Les métaphores marines sont très parlantes et je les aime aussi.
    Il y a peu, tu étais une inconnue pour eux, il me plaît à penser que peut-être, tu es "arrivée" parce que cette famille allait avoir besoin de toi ... ? De ton toi profond, celui que tu as regonflé à ta seule force et intelligence.
    Arrivée, un peu à la manière dont cheveux au vent dit à danse avec les loups, dans une scène du film du même nom :" il est parti, pour que tu viennes"...
    Il y a quelque chose d'assez mystérieux dans ses enchaînements de la vie...
    Parce que la mort nous fait voir la vie sous un autre angle, qu'on ne peut mesurer sous l'effet de la douleur. Ton proverbe très vrai me fait penser à une citation que j'ai utilisée, il y a peu. Elle me semble particulièrement appropriée.

    " Ce que les morts laissent aux vivants, c’est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir de vivre, d’accomplir la part de vie, dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte. " François Cheng.

    Ce billet réveille en moi le souvenir d'une petite icône que ma maman gardait précieusement et où était gravé en lettres d'or " ici repose un ange". Un drame qui les dévasta et dont mon père ne se releva pas. Je le compris, très tardivement, alors que je retournais dans mon Cantal, refaire le plein d'énergie... Le regard bleuté de mon père accrocha le mien et j'y vis toute ma souffrance, du moment... parfaitement cicatrisée, maintenant.

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    1. Ton commentaire est d'une admirable profondeur !
      je sais que tu me connais bien, enfin je veux dire « de l'intérieur » ayant eu à cheminer dans mes errances et mes révélations pendant plus d'un an...mais je suis quand même subjuguée par la justesse de tes ressentis.
      la citation de Cheng est extraordinaire, ainsi que les paroles de « Cheveux au vent »
      Les enchaînements mystérieux de la vie, voilà qui me parle au coeur.
      On touche à la psychogénéalogie, un domaine assez fascinant que certains cartésiens vont évidemment remettre en cause, mais que je trouve personnellement très éclairante pour comprendre certains événements familiaux.
      Sans en faire une science exacte, on peut au moins s'interroger, en effet, sur ces liens subtils que seuls ressentent certains êtres doués d'une sensibilité particulière.
      Les mêmes qui font jaillir l'eau avec une baguette de bois.
      Pour ce qui est de l'ange envolé, je suppose que tu as lu ce billet, dans lequel je raconte le mien, d'ange...
      Merci sincèrement pour ce texte qui me prouve une fois de plus combien tu es douée pour faire dans ser les mots sur la lisière de l'âme.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Tu ne peux savoir qu'en écrivant, j'avais les yeux humides et que pour écrire le dernier paragraphe, j'ai dû m'essuyer les yeux plusieurs fois. Tout était flou, sur l'écran noir de mes nuits...
      En lisant ta réponse, ce midi, c'était presque pareil. Pourquoi, comment, j'ai senti que je pouvais exprimer ses "choses" chez toi ? Pourtant, je l'ai senti, depuis le début.
      Ces fameux liens subtils... ! Je pourrais presque en écrire des pages et des pages, tant je les ai ressentis souvent.
      Avec mon père, depuis toujours. Je l'ai toujours "senti" plus près de moi, tout en étant loin... Cette sensibilité, qu'il ne pouvait gérer, parce qu'il n'avait pas appris, parce que cela ne s'apprend pas, faut faire avec. Il n'avait pas comme moi, confectionner son "costume d'ours", certes, un peu rustre, mais ô combien protecteur.
      - La citation de Cheng, le hasard m'a fait tomber dessus ; elle était en exergue dans une de mes lectures. Je l'ai noté à la va-vite, tant elle me semblait juste.
      - Danse avec les loups, cela fait deux fois que je fais référence à ce film ; ici et chez AlainX, mais pas la même citation.
      ce billet, justement... Si je ne me souviens pas vraiment du premier que j'ai lu, quoique... ? Le deuxième, je sais que c'est celui-là. Mystérieux, encore... !
      - Quant à ma souffrance que je vis dans les yeux de mon père, elle était à peine différente ; merci la médecine, qui avait fait d'énormes progrès, entre temps...
      Merci pour ta dernière phrase ! Tu ne sais pas, enfin... j'imagine que oui, tu sais... combien cette phrase me fait du bien. Elle me renvoie à mon premier billet, chez moi. A la première phrase en exergue. c'est là, que j'ai compris le pouvoir des mots, mais surtout des émotions qui les font vibrer.



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    3. Ta première phrase en exergue disait « ne m'écris plus tes lettres me bouleversent »
      Bon, je ne t'écris plus alors ? ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. Ce n'est pas de toi que je parlais... Je pense que déjà, j'écrivais en lisière d'âme sans vraiment m'en rendre compte. Continue d'écrire, c'est toujours un plaisir de te lire.

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    5. Je plaisantais bien sûr...et ça me fait du bien aussi !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Ma douce et belle amie, tu as tant à donner, tu rayonnes par tous les pores de ta peau... Nous avons tous une façon différente d'affronter la perte, la perte tout au long de notre vie nous suit et nous définit et il faut chaque fois nous en remettre...Je sais que ta présence lumineuse, non intrusive sera une main tendue à ceux que tu aimes et qui souffrent. Parfois il faut juste être là au bon moment. Je t'embrasse fort♥ je pense à toi...si tu savais....les mots me manquent car j'ai perdu mais sans avoir perd, c'est compliqué.♥

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    1. Je sais que tu vis quelque chose d'affreusement compliqué, triste et difficile.
      Je ne passe pas un jour sans penser à toi.Tu sais que ma présence à tes côtés, malgré la distance, est réelle.
      Et que t'aider tant que je peux fait partie de mes joies profondes.
      Je rends grâce chaque jour à la vie des cadeaux qu'elle me fait.
      Et je t'embrasse fort fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Coucou belle Célestine. J'ai du manquer quelques unes de tes publications, je m'en excuse mais je suis en plein remue ménage 😉. Et j'aime particulièrement ton article parce que tu oses dire ta bonté, l'amour que tu portes en toi, ta résilience et c'est une bonne chose d'oser ! J'ai vécu aussi la mort terrible d'un petit frère, presque un fils, mais ce n'est pas pareil même si j'ai été dévastée de chagrin ... Et je crois que perdre un de mes enfants est ma plus grande peur, je ne sais pas comment on s'en relève. Alors, s'il est encore à l'affiche, j'irai voir ce film. Merci de tes mots posés qui chaque fois que je te lis me confirme la belle personne que tu es ! Je t'embrasse tendrement petite sœur 😉

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    1. Merci belle amie. Je sais ton parcours semé d'embûches et d'épines, et j'ai aussi beaucoup de tendresse et de respect pour ta grande force.
      Il y a tant d'êtres cabossés par la vie, par d'autres êtres peu scrupuleux, pervers, méchants...
      Et tant d'amour à donner chez certains...
      C'est à la fois l'absurdité et la grande beauté mystérieuse de cette vie qui triomphe dans chaque petite flamme précautionneusement entretenue au fond de soi.
      J'y crois, et j'ai envie de faire profiter mon prochain de cette chaleur.
      Je t'embrasse très émue
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Une oeuvre d'art peut nous aider à surmonter une douleur. En nous permettant de voir des choses, en nous montrant des chemins qu'on ne voyait pas à cause de nos larmes.
    Bises.

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    1. Tu as raison. Un livre, un film, un tableau...
      Mais la meilleure des thérapies reste l'amour.
      Celui que l'on dispense, celui que l'on reçoit, celui qui circule, celui qui aide à se relever, qui soutient, qui panse, qui envole vers le haut.
      Bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Une philosophie très positive.
    J'ai choisi de vivre, moi aussi. Depuis longtemps. Peut-être depuis toujours.

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    1. Je le crois. La philosophie positive, c'est une question de survie dans les métiers que nous faisons...

      Moi aussi, il me semble que j'ai fait ce choix depuis toujours.
      Mais évidemment je n'ai pas vécu le drame en question, et qui peut dire comment on réagirait ?
      Bisous ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Tu vas bien? Je venais te lire... rien de nouveau..

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  30. L'amieenquestionmardi, 27 août, 2019

    Je n'ai pas vécu dans ma propre chair la perte d'un enfant, toi, sais que le chagrin qui t'a submergée est identique à celui qui m'a envahie il y a tant d'années. Les mots ne servent à rien, seule une présence, un geste, un regard sont le meilleur des soutiens. Une fois le "temps du deuil " passé, il nous apparient ne ne pas oublier mais d'aider les plus meurtris à penser à ce manque avec calme et sérénité. Et çà, Céleste, tu sais faire. Ta présence est à elle seule un précieux réconfort et le miel de tes mots va aider à cicatriser des plaies encore trop vives. Par ta douceur, ton amour, tu es plus apte que quiconque à aider toute cette famille (fort courageuse au demeurant)

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    1. C'est très touchant ce que tu me dis là.
      Merci mon amie de m'encourager car dans la voie du réconfort, parfois je me sens impuissante.
      Merci merci pour ces mots si positifs
      •.¸¸.•*`*•.¸¸🖤

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  31. Un drame comme celui-ci ne s'oublie pas...Maman à 95 ans me parlait encore de son petit garçon mais pour elle, il était celui qui finalement l'avait jamais quitté...Pas à pas, je me souviens que mes parents, surtout maman a quitté ses vêtements noirs que moi petite fille je ne pouvais plus voir...Puis ils ont eu deux ans après une petite fille et je les ai vus sourire et rire à nouveau...Ils ont eu ensuite trois petits garçons triplés et la joie est revenue malgré de nombreux soucis en plus ... Juste avant son décès en mai, elle m'a donné une enveloppe,dedans il y avait une mèche de cheveux de mon petit frère...Que faire de ce talisman...?Ma maman a été une maman courage, une maman espérance... https://marie-aupaysdesimagesetdesmots.blogspot.com/2019/06/maman-couraemaman-esperance.html

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    1. J'ai raconté aussi dans ce billet le départ de mon frère Hervé, que ma mère n'a jamais oublié, mais dont elle a réussi tant bien que mal à dépasser la douleur au fil du temps, emportée par le tourbillon d'une famille nombreuse...
      Les mères savent depuis toujours que donner la vie, c'est donner la mort, et que tôt ou tard, celle-ci peut venir emporter le « fruit de leurs entrailles » Et je ne te dis pas cela uniquement parce que tu t'appelles Marie. Je le dis, parce qu'il est écrit dans le génome humain, et dans l'inconscient collectif de l'humanité, que rien n'est jamais acquis, et que la naissance et la mort sont toujours étroitement liées... On a tendance à l'oublier dans nos sociétés occidentales qui veulent tout contrôler.
      J'ai lu ton poème à ta mère, c'est un chant d'espoir merveilleux.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸🖤

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    2. Que d'émotion à te relire Célestine, ton billet qui raconte le départ de ton frère Hervé, les mots qui s'ensuivent et raniment les témoignages, ce qui n'a jamais pu être oublié...
      merci à toi.
      Je t'embrasse sincèr'aimant.

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    3. Merci ma chère Den
      Tu me manques 😔
      Bisous sincères en retour
      💕

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  32. J'aurais tant aimé que maman soit accompagnée par une personne solaire, irradiante. Je n'ai jamais réussi à la faire rire. Choisir la vie est un combat pour lequel nous sommes inégalement doués. Reste toi-même, unique et précieuse, et n'oublie pas de prendre soi de toi.

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    1. Merci Nicole, je suis très touchée par tes mots.
      J'essaie de rester moi-même, c'est en général la chose que l'on devrait savoir faire le mieux, mais ce n'est pas toujours facile...
      L'accès au bonheur est un chemin parfois trop escarpé, pour ceux qui ne se l'autorisent pas. L'héroïne du film le dit : elle ne s'autorise plus la joie, comme si celle-ci pouvait lui faire oublier le chagrin de la perte. mais c'est tout le contraire, en fait. La joie aide à sublimer le chagrin. (Voir la citation de François Cheng citée par Petrus un peu plus haut)
      Merci pour ton témoignage de tout coeur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸🖤

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    2. Heu, excuse moi de te reprendre ! Mais pour éviter que Nicole 86 ne cherche indéfiniment cette citation chez Petrus, je voudrais juste lui signaler que c'est moi qui l'ai citationné ;)

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    3. Oh my god pardon mon Didier ...
      Quelle boulette ! Veuille me pardonner ❤️
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. C'est comme si c'était fait. ❤️
      Cœur couleur, je progresse !

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    5. Mais oui tu deviens un pro ! 😉💕🌸

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  33. En lisant ton superbe (comme toujours) texte, je viens de comprendre la différence entre deux comportements alors que ma profession m'amène à rencontrer des situations dramatiques. Pour avoir moi même vécu un drame personnel mais aussi des drames professionnels, donc j'ose dire, par procuration. Grâce à toi, découvrir l'incroyable différence entre être sidéré et être fracassé. Je crois que la maman à la robe rouge est destructurée mais toi comme ceux qui n'ont pas ce lien indescriptible de l'amour direct je vous pense sidérés. La suite est alors totalement différente, ce qui fait que tu peux continuer ton rôle de lumière. Alors que les destructurés ont l'impossibilité au fond d'eux d'entendre ce qu'on leur dit, même s'ils écoutent! Il n'y a que le ressenti qui peut atteindre leur âme. Un jour je me suis réveillée.. il y avait des roses dans le jardin. Je me suis demandé comment elles y étaient arrivées. Des mois, j'existais... pour les autres mais je ne vivais pas. Prends bien soin de toi et de ceux que tu aimes, entre autres..

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    1. C'est exceptionnel ce que tu dis là, et très éclairant, pour moi dont l'empathie a tendance à engranger de la douleur pour le monde entier. Je suis très souvent en état de sidération, tu as raison, et je comprends (grâce à toi) que je n'ai été que peu de fois fracassée, quand le drame, en effet, me touchait directement. C'est important, ce que tu dis, parce que c'est déculpabilisant.
      Non, on ne peut pas se mettre « à la place » de la personne à qui on vient de couper un bras ou une jambe. Pour cela, il faut avoir été amputé soi-même, et encore, il y a des différences de ressentis et de vécus qui font que chaque drame est unique. C'est bien d'ailleurs ce qui lui confère ce sentiment atroce d'être la seule personne à vivre cela sur terre.
      D'où une immense solitude.
      Je me suis sentie déstructurée il y a quelques années, et j'ai mis du temps à revoir les roses du jardin.
      Merci pour ce commentaire éclairant et sensible
      je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  34. Juste de dire que je te lis régulièrement sans souvent mettre de mots.
    Te dire que tes témoignages sur tes ressentis dans cette épreuve de la vie sont forts et beaux.

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    1. Merci ma Suzame pour ton amitié et ta fidélité.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  35. Il me semble que c'est vraiment un des deuils les plus difficiles à surmonter. Je me demande même s'il est possible de le faire, ce deuil-là. C'est sans doute la chose qui me fait le plus peur, (pour moi et pour ceux que j'aime le plus) et j'essaie de ne pas trop y penser. Le mieux est sans doute - mais tu le sais - d'être toi-même, et bien que je ne te connaisse pas en vrai, je suis sûre que tu fais ça très bien. Et heureusement, tu peux en parler ici. Je me suis toujours sentie très maladroite face à des personnes qui avaient perdu un enfant (parfois adulte). Cela dépend aussi qui, bien sûr. Mais heureusement, ce n'est pas arrivé souvent.

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    1. C’est vrai : on souffre pour la mère parce qu’on se projette en tant que mère
      Mais contrairement à d’autres épreuves comme la maladie, le chômage ou la perte d’un parent, on ne peut pas dire : je sais ce que c’est...
      On assiste impuissant au fracassement de la personne...et c’est très dur
      Bisous ma Pivoine et merci pour ton soutien
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  36. Je n'imagine rien de plus difficile que la perte d'un enfant.

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    1. À part de perdre tous ses enfants d’un coup, comme une des femmes du film...
      tu as raison ...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. Tu es une belle personne et on a besoin de gens comme toi sans les drames
    De gens qui, comme les médecins, les infirmières, les prêtres, restent debout dans les épreuves
    Si tout le monde s’effondrait, ou irait le monde ?
    Tu as tout mon soutien
    Bises
    Angela

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    1. Merci beaucoup ma belle
      C’est vrai que l’on a besoin de gens qui ne s’effondrent pas quelle que soit la tragédie vécue.
      La force de certains aide les autres à se relever ...
      J’aime bien ton analyse
      Bisous

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  38. « Dans » les drames bien sur je voulais dire
    :)

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  39. Tu as tout en toi, je dis bien TOUT, pour être une personne bénéfique auprès de cette famille. Je dirais presque, tu le veuilles ou non. C'est un fruit qui a mûri toutes ces dernières années et qui a fait de toi celle que tu es et deviendras.
    Je ne parle pas « en l'air » je pèse mes mots.

    Et puis viendra le temps où sera redonné « l'ange qui repose ».
    il faut du temps, beaucoup de temps, pour que l'apparente absurdité du malheur puisse un jour se transformer en joie.... oui, j'ai bien écrit ce mot.
    Sinon à quoi sert que la mort soit renaissance ?

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    1. Je ne sais que dire ...
      Comme toujours qu’à d les mots me touchent au coeur
      Tu as assisté à la mienne de renaissance et je t’en saurai gré à jamais
      J’aime beaucoup l’idée que l’absurdité du malheur ne serait qu’apparente ...
      C’est une idée de voyageur de l’aube et elle est très interpellante ...
      Je t’embrasse de tout coeur cher Alain

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    2. Il faut lire « quand » dans la deuxième phrase...
      💕

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  40. Bien sûr qu'il faut choisir de vivre, c'est comme cela que l'on peut aider les autres à surmonter leur douleur. Tu es un être de lumière, Célestine, tu rayonnes et tes rayons réchauffent et apaisent les blessures des personnes meurtries.
    Je t'embrasse fort, ma douce Amie.

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    1. Je veux le croire de tout coeur
      C’est mon espoir.
      Ce week-end j’aurai l’occasion de dispenser un peu de cette lumière puisque je serai avec eux
      Je t’embrasse belle d’âme
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  41. Il est des épreuves qu'on n'imagine pas traverser parce qu'elles sont par nature inenvisageables. La mort des enfants est de loin la plus atroce. Perdre ses parents est dans l'ordre des choses, mais les enfants sont "immortels" en quelque sorte, puisqu'ils mourront après nous... Leur mort prématurée est à contresens de la vie.
    La plaie restera béante, mais un jour, parce que cette jeune mère est soutenue, écoutée, entendue, elle cessera de saigner.
    C'est là qu'on se prendrait à envier ceux qui ont le réconfort d'une religion, ou d'une croyance quelconque. Peut-être est-ce son cas, ton cas, et c'est tant mieux alors. Car aux autres, ne restent que l'absurdité cruelle de la vie, si terrible, et pourtant... il faut vivre.

    "L'esprit s'arrête quand il atteint aux limites de l'horreur; or, c'est là que tout commence" écrivait Anne Philipe dans Le Temps d'un Soupir.
    Elle concluait le livre ainsi: "La douceur de l'air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n'est qu'une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J'attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi."

    Baiser très très doux

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    1. Merci pour cette très jolie citation, très douce. Cela fait longtemps que je ne t’ai pas vue par ici, et comme tu le vois tu me trouves dans une phase bien délicate et bien triste de ma vie tumultueuse...
      Mais comme tu l’as compris je ne me laisse pas abattre et je vis intensément pour cultiver l’amour et l’espoir
      Merci pour tes mots
      Bisous
      🌸

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    2. J'ai remonté le fil de tes mots depuis mon "départ" et me suis délectée de leur quiétude limpide et lumineuse... jusqu'à la chute du petit prince... Tu as ce qu'il faut en toi. Et tu sais le partager. Big hug ♥

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    3. C’est quand même un horrible scud qui a percuté mon édifice...dont le béton était encore un peu frais ...
      Merci de ta sollicitude
      Bisous 😘

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  42. Je vais faire court mais sincère : je te trouve vraiment, vraiment épatante. Chapeau bas la fée pour cette belle leçon de vie….bises très fort

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    1. Une leçon que je tire de mon expérience et que je n’impose à personne évidemment...
      Merci pour ton enthousiasme et tes mots positifs. Ils me baignent de positivité et c’est bon.
      Bisous ma miss
      🌸

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  43. Ta page est si belle, un exemple que j'aimerais bien suivre surtout en ce moment où le temps et la vie me paraissent si lourds...
    Bientôt peut-être, je veux y croire.
    Merci pour ton "éclairage".

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    1. Oh chère eMmA
      Que t’arrive-t-il ? Tu me vois inquiète...
      💕

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  44. Céleste Célestine, allumeuse d'étoiles, tu n'es certainement pas arrivée par hasard dans cette famille, l'invisible veille, si l'on est observateur, on peut s'en rendre compte chaque jour. Je n'ai pas vu ce film, j'en note le titre au cas où il se jouerait encore, nous sommes si démuni(e)s face au drame absolu qui est celui de perdre un enfant, cette disparition n'est pas dans l'ordre des choses ! Courage à tous, de la lumière vers vous. brigitte

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    1. Je suis d’accord c’est très difficile et l’on se sent complètement impuissant devant l’absurdité de ce drame.
      Et pourtant goutte d’eau après goutte d’eau on pourra sans doute faire reverdir un peu d’espoir au-dessus du gouffre.
      C'était tout le sens de ce billet...
      Bisous ma Plume
      💕

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  45. La mort de son enfant, quel que soit son âge c'est une peine absolument immense à laquelle personne n'est préparé, mais je pense que lorsqu'on souffre autant on en ressort meilleur parce qu'il faut bien continuer, pour les autres.
    Ton article me touche Célestine bien sûr en ces temps où la vie est si difficile...
    Je t'embrasse

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    1. Tu es pleine de sagesse Marine, et je pense souvent à toi.
      Merci pour tes mots pleins d'espoir.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  46. Intrigante connexion...
    http://pavupapri.hautetfort.com/archive/2019/09/02/jipe-6173478.html

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  47. Je... t'aime, en fait. J'espère que tu sais comment ♥

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  48. Ton billet est percutant tant il est fort.
    J'ai de nombreuses fois touché la mort du bout des doigts.
    Je me suis heurté à l’incompréhensible fracture qu’elle génère.
    La fin de mon beau-père dans les bras de son père, la fermeture des yeux du mien, le parapet qui me tendait les mains, sont autant de cicatrices qui me narguent dès qu’une solitude carnassière fait de moi son repas.
    A chaque fois je suis tombé. A chaque fois je me suis relevé.
    Il y a trop de choses qui nous forcent à vivre, parce qu’il y a l’amour, et c’est très bien ainsi.
    Choisir de vivre est l’assurance de récompenses, de sourires, de rires et de moments délicieux que l’on appelle petits bonheurs.
    Je crois bien que nous sommes du même arbre…
    Bises de vie.

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  49. Hier, j'ai pensé très fort à cette maman et à ses deux petits qui ont dû faire la rentrée avec ce manque, avec les regards qui évitent de regarder, avec les questions de ceux qui ne savaient pas, avec la maladresse de tous ceux qui veulent bien faire ; ils ont fait l'expérience douloureuse d'être différents. Je leur souhaite "d'être un même arbre" que toi et le correspondant ci-dessus, et sinon tu les aideras à l'aide d'une greffe.
    Bonne semaine Célestine.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.