Dans un coin de ma colline, il y a cette vieille bassine en fer blanc, où les oiseaux ont pris l'habitude de venir boire. Mine de rien, observer chaque matin ce pigeon à l'œil rond m'apprend beaucoup sur la vie. Il suit un rituel immuable, se perchant toujours sur la même branche, s'inclinant vers l'eau claire pour y tremper le bec. Puis, demi-tour en se dandinant et envol gracieux, en suivant une trajectoire prévisible. Toujours la même.
Il m'apprend à me réjouir des petits rituels ponctuant l'existence, surtout quand ce sont de douces habitudes. Il fait lui-même partie de mes rituels. Il m'apprend aussi à me réjouir de pouvoir, à l'envi, déroger aux rites et inviter l'inattendu. Choisir de tracer des lignes régulières, ou de laisser courir les gribouillis de l'imagination .
Ainsi, il m'apprend à structurer mon temps, comme on cultive un beau jardin. En préservant des zones où les folles herbes poussent sans frein, et des endroits où l'harmonie exige de la méthode, et du travail. Quelques allées tirées au cordeau, des massifs exubérants, des arbres touffus et d'autres taillés en nuage.
Ainsi en est-il d'un agenda d'amoureuse de la vie.
Ces dernières semaines ont été riches en événements. J'ai quitté plusieurs fois ma colline, pour aller m'étonner ailleurs. L'étonnement est mon moteur. J'ai à jamais six ans dans les yeux : aussi émerveillée que mes petites étoiles Sibylle, Alba et Thaïs devant les lumières magiques de Terra Nocta.
J'ai fêté mon anniversaire avec mon amie Anne-So Coquelicot, pour une belle pause nature au coeur du Diois. Et une autre fois avec Hélène, ma jumelle de coeur.
Une balade intense dans le Vercors et ses abîmes, ses routes en lacets, jusqu'à la grotte-cathédrale de Choranche, célèbre pour ses stalactites (tombent) fines comme des aiguilles de cristal, et pour ses « protées », incroyables bestioles répugnantes d'aspect, mais fabuleusement intéressantes scientifiquement.
Un séjour chez ma fille, au soleil d'or d'Antibes, à flaner dans les ruelles jusqu'au marché provençal, et à manger en terrasse. Un autre à Lyon, chez mon fils, le musicien, pour découvrir son nouvel appartement « tellement mieux que le précédent ! » et déguster un plat réunionnais préparé avec amour par Marion.
Un troisième enfin chez mon autre fils, l'architecte, dans la douceur angevine, pour fêter l'anniversaire de la petite dernière.
Le coeur empli et la tête bourdonnante, j'ai retrouvé avec bonheur mon ami le pigeon.
Et la douce tranquillité d'une semaine ouverte à l'imprévu. A juste profiter du ballet entre orages et soleil.
![]() |
| Au bord du Lac Bleu |
| Sur le sentier de l'Echelle |
![]() |
| Dans les vignes de Châtillon |
![]() |
| Avec ma prunelle à Antibes |
![]() |
| Dans le vieux Lyon chez Arthur |
![]() |
| Au pied des falaises du Vercors |
![]() |
| Les fameuses stalactites aiguilles de Choranches |
![]() |
| Les protées, animaux étranges |
![]() |
| Sibylle, Alba et Thaïs sur les épaules des tontons |
![]() |
| Terra Nocta et sa magie |
![]() |
| Et mon karesansui, dernière nouveauté de notre jardin japonais. •.¸¸.•*`*•.¸¸☆•.¸¸.•*`*•.¸¸☆•.¸¸.•*`*•.¸¸☆•.¸¸.•*`*•.¸¸☆ |











Quel périple varié et enchanteur !
RépondreSupprimerTu as retrouvé ton petit monde relationnel, familial et amical.
C'est sûr que ça fait du bien.
Qui plus est au pays de mes premières amours… avant qu'elles ne m'emportent ailleurs…
ça fait… ça fait… très longtemps… le Diois, Châtillon, la Clairette, le Vercors impressionnant… et puis les délices des baisers et plus si affinités…
Jeunesse ravivée sans nostalgie… car le meilleur était encore à venir ailleurs et autrement mais je ne le savais pas…
(pour ma part ce sont les pies qui sont l'objet de mes observations quotidiennes…)
Tu respires le bonheur Célestine ! :-) Et tes photos sont très réussies. Je me suis retrouvée dans ton passe-temps favori en observant, pendant mon petit déjeuner, un pigeon ramier perché dans un immense bouleau devant la terrasse. Tu sais, celui que l'on nomme aussi palombe avec sa strie blanche au niveau du cou. Celui dont le roucoulement est si apaisant ; probablement une histoire de fréquence et de hertz :-) Enfin bref cette palombe essayait et réussissait à couper à l'aide de son bec des branches terminales et tendres de bouleau pour construire son nid. Et elle s'arcboutait en tirant de toutes ses forces. Et la branches souple sur laquelle elle était posée s'affaissait ! Cette palombe allait-elle tomber en perdant l'équilibre ? Mais non ! Ah, je vois qu'Alain observe les pies lui :-)
RépondreSupprimerJ'ai même pas besoin d'y aller : tu racontes si bien !
RépondreSupprimer