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29 juillet 2018

Comme des diamants sous la pluie



Nous étions quatre amis, accablés de soleil, hier après midi. La main collait à la tasse et les bonbons au papier. Un de ces après-midis caniculaires, pas tibulaires mais presque, où l'on prend chaud même à agiter l'éventail qui nous donnerait moins chaud. Vous savez, quand le moindre mouvement devient un Annapurna...mais un Annapurna sans la fraîcheur coupante des glaciers et la bise gelée des névés.
Le petit village écrasé de pierres et de tuiles brûlantes semblait un gros chat assoupi sur la margelle de sa rivière vide. Pas un filet d'eau dans ce coin d'Ardèche. 
Il me semble qu'à un moment, dans la torpeur de mon assoupissement, à l'ombre de la bastide, sur le banc de bois, j'ai rêvé un instant que j'enfilais des bottes et sautais dans des flaques avec ravissement.
 « On va balader  ? »
Qui des quatre a lancé cette proposition, trouant notre silence qui nous faisait ressembler à quatre vieux Corses à l'heure de la sieste ? J'avais le cerveau si ramolli que c'est peut-être moi, mais je ne m'en souviens plus.
Peu importe, on s'est dit que c'était ça, ou on allait finir comme du stoquefiche sur le Vieux Port en plein midi. 
On est descendus par le sentier sous les chênes, jusqu'au poulailler coopératif. C'est là que certains habitants du village, en échange d'un tour de garde et de corvée de nettoyage des fientes, viennent chercher leurs bons gros oeufs à double jaune. Comme ceux que j'allais cueillir, enfant, au cul de la poule.
 Les gallines avaient l'oeil torve. Elle devaient se demander pourquoi on ne restait pas bien tranquilles, comme elles, au fond de nos poulaillers, à bouffer du maïs bio.
J’ai même cru lire, dans le regard d'une grosse blanche, une sorte d'effarement devant le crétinisme des humains...
En remontant vers la bastide, j'ai avisé le lavoir banal. L'eau en était fabuleusement fraîche et transparente. Nous nous y sommes plongés tout habillés, c'était extraordinaire cette sensation de froid, qui plus est, délicieusement transgressive. 
J'ai pensé à ce que diraient nos élèves s'ils nous voyaient, comme des gosses, rire de nos robes et de nos chemises trempées comme des soupes. 
J'ai pensé au concours « miss tee-shirt mouillé » que j'avais gagné il y a quarante ans sur la plage de Villefranche. Quand mes seins picotaient plus fièrement qu'aujourd'hui sous le coton perlé. 
J'ai pensé que notre amitié si vraie, si belle, si dégagée de toute entrave, dans la simplicité de cet instant, nous donnait l'éclat de diamants sous la pluie. 
Et puis j'ai arrêté de penser, j'étais juste divinement bien, rafraîchie à coeur par l'eau des collines et la sensation d'être au bon endroit, au bon moment.



¸¸.•*¨*•


103 commentaires:

  1. attention au choc thermique ;-)
    et vive la pluie, qu'on attend, qu'on attend...

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    1. Pas d'inquiétude, j'ai fait attention à me mouiller les bras, la nuque et tout le corps progressivement.
      Mais c'était un vrai bonheur !
      Oui, j'attends la pluie. Le dérèglement climatique est une réalité...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Re-découvrir la fraîcheur et le bonheur de la fraîcheur. Que c'est bon !

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    1. C'est délicieux, oui, vraiment.
      Meilleur qu'une piscine à 30 degrés...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Je vais t'étonner, mais dans ce coin reculé de la France Profonde, pas de pancarte.
      Il n'était donc pas verboten de se bader... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Muaha ! se bader !
      Elle est impayable, la fée céleste
      :)

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    3. Merci mon cricket
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    4. Il est encore des coins dans cette douce France où la peur panique des Édiles devant d'hypothétiques responsabilités cède le pas devant le bon sens et un petit vent de liberté.
      On croise parfois des pancartes annonçant que la baignade est autorisée mais non surveillée. Nous pouvons donc joyeusement y exercer notre libre arbitre et le sentiment de contrôler notre destin sans d'énarques tuteurs tentés de nous rappeler de ne pas oublier de respirer...

      Bon, sans déc.... fais gaffe en traversant la route ;-)
      Molto baci

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  4. Génial ! J’imagine ... entendre le clapotis de l’eau du lavoir ... les humains derrière leurs volets mi clos vous épient ... et peut être vous envient ils d’avoir osé !
    Personnellement j’ai fait clapotis clapotas de mes pieds nus dans une flaquounette de la terrasse après une petite pluie bienfaisante . Heureuse j’etais !!
    Bisous

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    1. Oh ils nous enviaient certainement, furieux de n'en avoir pas eu simplement l'idée...
      Bienheureuse es-tu, d'habiter un pays où tu as eu droit à un peu de pluie...
      Bisous ma mathilde étoilée
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Le choc thermique...oui c'est toujours un risque....mais parfois le contraste est presque salutaire. J'ai vecu cela il y a huit ans en plongeant dans le lac Lauvitel apres une ascension sous une chaleur caniculaire .....
    L'echange thermique des premiers instants me fit un effet semblable a ce que tu decris..
    J'etais en maillot de bain adequat; pas de robes ou chemises mouillées selon ta description tres évocatrice.....
    Mais quel bonheur de se retrouver au bout du chemin, nous calmes randonneurs, récompensés de l'effort par l'instant raffraichissant ....

    Merci pour cette belle 'aquarelle' d'une joie simple entre amis...

    Bises

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    1. J'ai bien connu le lac du Lauvitel, à une époque où je traînais mes guêtres (de campeuse) aux Deux Alpes et ses environs...
      Caniculaire n'est pas forcément le mot adéquat à cette altitude. Mais chacun voit midi à sa porte...et surtout à son horloge interne.
      Merci à toi pour ton témoignage, Petrus
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. J’imagine très bien ! Une belle image ces quatre amis dans le lavoir !

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    1. Une très belle image, joyeuse, et le soir, autour d'une pizza, on en riait encore...
      Et puis toi, l'Ardèche, ça te parle n'est-ce pas ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Je trouve épatant l'idée et l'action, je trouve surprenant que l'action aie été suivie par les quatre simultanément, j'applaudis...

    (une photographie du concours "Miss Tee-Shirt mouillé" n'aurait pas été de trop)

    Bleck

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    1. On était tous en phase, et ça s'est fait tout naturellement.
      C'est ainsi que je conçois l'amitié : un grand éclat de rire sans prise de tête...
      Pour la photo...euh, il faudrait que je fouillasse dans mes archives...
      Bise
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. En phase et plonger dans l'eau, gare à l'accident !

      Bleck

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    3. Mouarf ! elle est bonne !
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    4. Je confirme, elle est excellente !
      :)

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    5. Re-merci, mon cricket !
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  8. C'est vrai qu'il fait chaud !! Mes voisins sont partis en vacances….Alors j'en profite pour rester tout nu dans mon jardin. Vers 8 heures du matin, je sors donc tout nu dans le jardin, je vais marcher sur la pelouse et me mets face au soleil, les bras écartés et les paumes des mains tournées vers le soleil….Et je respire, je respire…...Cela vaut tous les médicaments…...Quel bonheur !!

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    1. Je t'imagine et j'ai le sourire !
      Tu es nature, Daniel, et tu as bien raison...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'ai la chance de ne pas avoir de voisins... :-)
      C'est cure de vitamine D à haute dose, sans les cochonneries de l'Oréal
      Ti bacio

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  9. Je t'imagine, heureuse comme une enfant, je t'imaginerai bien aussi taper des pieds dans l'eau. Ici, la pluie est arrivée alors que, justement, nous débutions notre premier séjour dans notre pied à mer… juste le temps d'une baignade et puis on a du sortir le scrabble avant de rentrer chez nous. Mon jardin est heureux. bisoussssssssss

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    1. Ah ma belle Bretonne !
      Quelle chance il a ton jardin ! Ici tout se ratatine avec la canicule...
      Je vais émigrer dans le nord, si ça continue !
      Bizou ma Brizou et belles vacances malgré tout
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Une chouette histoire qui rafraîchit en la lisant. Diamant aussi la part d'enfance, d'espièglerie en nous.
    Bises.

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    1. Celui-là scintille en moi depuis toujours.
      Et c'est merveilleux...
      Bises cher Patrick
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Se libérer un instant de son carcan d'adulte et réagir spontanément comme un enfant!
    à inscrire dans la liste des petits bonheurs ♥

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    1. Mais c'est très vrai, cathy !
      Les petits bonheurs simples que tout le monde chante sur les blogs, commencent par se demander pourquoi être adulte devrait forcément être un carcan...

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  12. Tu sais quoi ?
    Quel que soit l'âge des enfants, ils sautent dans les flaques d'eau.
    Je n'ai jamais vu un gosse résister à l'envie de sauter dans une flaque.
    D'ailleurs, je me surprends à le faire...

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    1. Tout pareil, cher Goût.
      Je n'ai jamais pu résister à une jolie flaque aux reflets mordorés...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. C'est dire si on est devenu adulte... ;-)

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    3. On a simplement réussi à être vieux sans être adultes... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  13. Oh la douce fraîcheur tant désirée, une vraie communion pour vous quatre, quelle belle idée, vous vous en souviendrez longtemps... Bises maritimes céleste Célestine, à bientôt. brigitte

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    1. J'ai senti comme le vent frais de la mer chargé d'embruns...
      Profite de ton séjour ma Plume.
      L'urgence canicule, j'espère que ça ne va pas trop durer...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Oh que je connais bien ça... je me suis baignée bien souvent toute habillée dans le Bayon en allant d'Aix au Tholonet, et même la rencontré d'un rat musqué qui faisait ses brasses en face de moi ne me "coupait la chique" :). Quelle belle journée trop chaude et puis bien fraîche tu as passée, sorellita! Baci...

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    1. Tu es de celles qui sautent dans les flaques, Edmée !
      Je le sais : je me souviens d'une photo ou tu partais d'un éclat de rire avec deux copines, je ne l'ai jamais oubliée, elle était superbe !
      Baci cara mia
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. Je cherche toujours à savoir, à comprendre ce qui rend votre style inimitable...
    Et il me semble que c’est ce mélange d’innocence, d’humour et de profondeur qui rend vos textes brillants, quoi que vous écriviez.
    Vous devriez vraiment vous lancer dans l’edition, je le crois profondément.
    Vous n’avez pas à rougir de votre talent qui dépasse celui de plumassiers en renom.
    Mille pensées, delicieuse. J’aurais aimé me plonger dans cette eau fraîche
    ~L~

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    1. Vous serez mon agent littéraire, alors... ;-)
      Merci pour votre enthousiasme, cher Lorenzaccio
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Si j'écris "Rafraîchissant" en commentaire de ce billet, on pourra s'imaginer un sens figuré, mais, pouvoir des mots, me croira-t-on quand je pense, sans exagérer, "rafraîchissant" au sens propre.
    Ça n'arrose toutefois pas le jardin.

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    1. Non, c'est vrai. Mais ça t'a peut-être donné l'énergie d'aller l'arroser ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Et la galline blanche de ton poulailler, a t-elle gagné le concours "Miss poule mouillée" ?

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    1. Sûrement, si c'était une swimming-poule ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Je t'envie le lavoir, on cuit partout.

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    1. C'est vrai, ça a fait pshhhh ! quand je suis entrée dans l'eau...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Je sens presque la fraîcheur en te lisant. "presque" car dehors, le soleil tape déjà très fort. Nous pouvons nous rafraîchir mais la pauvre nature souffre. J'espère vraiment que la pluie va revenir...un jour. Mais dès qu'elle va tomber, les esprits chagrins demanderont du soleil. :-)
    Pour ce qui est de l'amitié, elle est belle quand elle permet de partager les choses les plus simples, dans un respect mutuel. Bises alpines et belle semaine.

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    1. J'espère que tu vas bien, malgré cette grosse chaleur...mais sans doute en montagne as-tu moins chaud ?
      Les esprits chagrins ne sont jamais contents, je me souviens quand j'avais écrit mon billet pour dire que j'aimais la pluie...
      Bref, ne les écoutons pas !
      Bises célestes et belle semaine à toi aussi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Quatre gais lurons à l'unisson de l' amitié qui évade, réjouis, mais ramollis par tant de torpeur, presque somnolents dans un demi-silence qui s'assoupit et s'engourdit, en balade, en chasse de fraîcheur ont plongé tout de go, tout entier dans l'onde bienfaisante du lavoir, comme un pur cristal qui clapote sous la pluie...tous quatre dans le calme de leur innocence, l'accord en plus !
    Merci Célestine ...

    protège-toi bien de la canicule autour de chez toi aujourd'hui.

    Je t'embrasse.

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    1. J'adore quand tu te réappropries mon thème et que tu réécris ta version...
      Merci Den. Belle journée, marche à l'ombre toi aussi !
      Bisous doux♥︎
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. Quelle jolie folie de se plonger tout habillée dans le lavoir. Présence de l'enfance dans des âmes déjà sages de tant d'années.

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    1. Tant d'années, c'est vrai...mais le même émerveillement.
      Une façon de me prouver qu'on peut être mamie et petite fille en même temps..
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. En Normandie, il a plu samedi et dimanche, ce qui a rafraîchi quelque peu l’atmosphère. C'est toujours ça de pris (comme dirait ma grand-mère), car la météo, annonce la remontée des température. Mais ton histoire m'a donné un peu de répit avant l'arrivée de la canicule.
    Je t'embrasse.

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    1. Je suis contente de t'avoir apporté un peu de fraîcheur, JF !
      Bises étoilées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Finalement vous avez réinventé le spa !
    Bises
    Angela

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  24. On est foutus, on pense trop !

    Attention à l'hydroélocution quand même ! ;-)

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    1. C'est bien ce que je disais à ma copine : « C'est la cata, Lise »
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  25. Ce qui m'a plus le plus dans ton merveilleux billet qui fleure bon les langueurs estivales c'est LE LAVOIR : mais quelle merveille de pouvoir se baigner (même en transgressant c'est encore meilleur) dans un lieu pareil !
    Ce matin il pleuvait et ventait ici et nous n'avons pas dépassé les 24°, un pur bonheur...qui ne va pas durer mais qui me requinque des jours précédents. J'aimerais tant sauter dans un lavoir, un ruisseau ou autre si je n'étais pas reliée à cette satanée machine ! Bises ma céleste amie♥

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    1. Oh ma belle brume, ravie comme toujours de te voir...
      Ma vie va un peu à cent à l'heure en ce moment. Mais je ne t'oublie pas.
      Je me réjouis pour toi de ce pur bonheur de 24 degrés. Ici c'est l'enfer chaque après-midi...et on n'a pas toujours un lavoir à portée de main...
      De tout coeur avec toi, douce amie.
      Je t'embrasse
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  26. Mais dit donc, tu es drôlement mignonne avec tes petites bottes vertes !
    Vous étiez quatre amis et vous péguiez allègrement. Même pas un filet d'eau, c'était la dèche ; c'était l'Ardèche ! Comme des Ardéchois aux cœurs fidèles, une idée saugrenue a germée dans un des esprits rendus vaporeux par tant de chaleur même pas humaine.
    Pfiouuuuuu, il fait chaud !
    Écrasé par une torpeur mièvre toute droite sortie d'un sauna en surchauffe dont la porte est resté ouverte, une douche froide s'imposait.
    Il n'y a pas d'âge pour s'amuser. Quand la chaleur ramollit les cerveaux, n'importe quelle idée est bonne pour se rafraichir.
    - Plonger dans un lavoir, en faisant attention à la mère Denis et... c'est bath à la voir !!!(c'est vrai,ça ! )
    - s'installer sous une des nombreuses cascades Ardéchoise, avec de vrais ions positifs !
    - se trouver une grotte à la fraîcheur un peu frisquette, comme il y en a.
    L'eau fraîche du lavoir était plus qu'aguicheuse et surtout disponible immédiatement.
    L'unanime décision fut prise séance tenante.
    Quelle sensation revigorante, refroidir les corps en surchauffe, pchiiiiiiiiiiii...
    Comme lorsque l'on trempe le fer sortant de la forge, dans l'eau glacée, pour lui donner la dureté. L'eau fraîche du lavoir a le même effet sous les tee-shirts... Tiens, c'est bien une réflexion d'homme, ça ! J'aurai pu dire que l'eau froide du lavoir rend les hommes moins fiers de leurs attributs...
    Quant aux éclats de diamants, ne dit-on pas qu'ils sont éternels... surtout sous la pluie de l’amitié revigorée, simplement.

    Ton texte se laisse lire comme l'eau coule de source

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    1. Quel morceau de bravoure !
      Je suis époustouflationnée !
      Ton dernier paragraphe, comme une cerise sur le gâteau glacé !
      Allez, je ne le dis plus : tu es mûr pour écrire.
      Ton texte s'est lu comme du petit lait.
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    2. Merci ! Un texte directement inspiré par le tien...

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    3. Avec grand plaisir cher Didier !
      Bonne et longue nuit, alors
      •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  27. Comme tu le sais enfin peut-être, j'en ai souvent parlé , je déteste la chaleur et la canicule n'en parlons pas. Encore en vacances on la supporte mieux...quoi que.
    Par contre, j'attends la photo de miss tee shirt mouillé ...et ne me dis pas qu'il y a 40 ans on avait pas les portables...la photo existait :D :D

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    1. Bon d'accord, allez, puisque c'est toi, voilà, rien que pour toi, la photo de cet événement fabuleux...
      Belles vacances Mindounet
      •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  28. Réponses
    1. Hé hé !
      (mon haussement de sourcil discret)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  29. Comme je te comprends ! Nous sommes nous aussi en pleine canicule (à Sète), en vacances dans la famille de mon mari. Je ne supporte plus la chaleur depuis que j'ai quitté la région (Perpignan). Et comme nous ne sommes pas du genre à aller à la plage, nous souffrons ! Je crois que l'an prochain, nous irons au frais... Bravo pour avoir osé sauter dans le lavoir !


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    1. C'était une bien petite audace, mais c'est rai que personne n'y avait pensé...
      Je le referai sûrement, maintenant que je connais ce plaisir ineffable...et avant que les édiles ne légifèrent.
      Bises Lydia
      •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  30. Bonsoir Célestine, un texte au parfum d'été et un peu nostalgique .j'ai bien aimé le début "Un de ces après-midis caniculaires, pas tibulaires mais presque" Coluchien en diable !

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    1. J'ai toujours adoré Coluche !
      Merci Jerry pour ton passage dans la torpeur estivale...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    2. Mais de rien, c'est toujours un plaisir de te lire !

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    3. Et pour moi un plaisir de lire des commentaires comme celui-là de bon matin
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Quel délicieux billet : on rit, on se rafraichit, on sourit nostalgiquement car moi aussi cette chaleur fait remonter les souvenirs d'insouciance et de légèreté. Ta plume ne souffre manifestement pas de la chaleur :-)

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    1. C'est vrai...quoique ! ces temps-ci, elle se fait un peu paresseuse. Mais c'est sans doute pour d'autres raisons...
      merci ma petite miss
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  32. Assurément Célestine tu étais au bon endroit au bon moment ! Toutefois cela m'amène à me questionner ??? La voisine d'une amie à moi a eu la tête fracassée par le pare-brise d'une voiture en traversant la rue juste devant chez elle il y a deux jour. Je me demande si elle était au bon endroit au bon moment ? Et sa famille qui a été témoin de ça, étaient ils eux aussi au bon endroit au bon moment ? Mon intention n'est vraiment pas de te taquiner Célestine… je me pose sérieusement ces questions. kéa

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    1. On se pose tous ces questions...le hasard ? la nécessité ? Ou simplement le manque de chance ?
      Ce que je voulais dire, c'est que je me sentais, ce-jour là, en harmonie avec l'univers.
      Ce qui est arrivé à ta voisine est affreux, Kea.
      Le karma ?
      Bisous célestes
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    2. Oui, "se sentir en harmonie avec l'univers" ! c'est le meilleur commentaire que tu pouvais faire. Le "karma", personnellement je n'y comprends absolument rien. Tout est relatif, mourir d'un seul coup comme la voisine de mon amie ou mourir lentement lentement, je ne sais pas qui des deux bénéficie du meilleur karma. kéa

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    3. Merci kéa.
      Le karma est une théorie selon laquelle nos actes et les événements de notre vie déterminent notre destinée sur plusieurs vies...
      Je n'y crois pas plus que ça, mais je trouve cela poétique.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. hé Miss, j'adore les concours de tee shirts mouillés ! Ca t'étonne ?

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    1. Oh non, ça ne m'étonne pas du tout !!!
      Bisous les bestioles
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  34. Je n'aurais pas eu une once d'hésitation et t'aurais rejointe dans cette eau salvatrice ! Peu importe les "nénés" pointus ou décadents ! Il y a des moments comme ceux-là qui ne demandent aucun chichi !
    À peine 200m entre notre emplacement et la première des vaguelettes qui oserait franchir quelques décimètres de dénivelé. Et quelquefois, ces 200m en paraissant bien plus : q uand le cagnard tombe dru sur la tête coiffée pourtant d'une casquette, sur le dos tartiné de crème 50%, quand le sac rempli de milliers de choses "indispensables" rallonge le bras de plusieurs centimètres, quand le petit bout de garçon court sur le ponton pour arriver avant vous sur la plage alors qu'il a oublié ballon, raquettes et autres jouets "indispensables" et qu'il faudra donc retourner sur nos pas pour éviter un drame... Bon là, j'exagère un peu mais pas trop ! :D
    Une eau à 29°9 ! Tu y crois, toi ? Alors j'y reste des heures à me laisser plongée jusqu'au cou, puis sur le dos, guettant le nuage qui oserait se promener dans le ciel bleu. Au loin, les voiles des petits bateaux qui vont sur l'eau, tout près, les cris des enfants, dans les yeux, le sel des éclaboussures lâché par leurs joyeux ébats.
    Bon, finalement, pourquoi me plaindrais-je ? Et toi pareil !!!
    Vive les vacances, la cahiers au feu, les maîtres... Mais où sont les maîtres ? Cherchez-les donc dans le lavoir ! Ah bravo ! Je ne vous félicite pas, finalement !
    Gros bisous, une caresse à Sylphide !

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    1. Tu sais quoi, marie-jo ?
      Chacun de tes commentaire est un petit morceau d'anthologie, et je trouve ça vraiment génial !
      Merci de tout coeur pour cette description de tes vacances.
      Pour quoi se plaindrait-on ? Tu as raison...
      Bisous ma belle !
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    2. mais j'y pense et je rigole, je ne le devrais pas ! J'ai bien appelé ta petite-fille Sylphide ? Ce ne serait pas Sibylle par hasard ? Oh bazar de c... Et toi, tu ne dis rien ?

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    3. J'avais pas vu, pour tout te dire !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. Quand on vit dans le Midi, même si on fait 'avec' c'est logique d'aimer la pluie. C'est d'ailleurs plus une sécheresse je trouve qu'une canicule. Chez nous en tout cas on est en automne les arbres perdent leurs feuilles.

    Je me souviens avoir eu une envie irrépressible de nager dans le lac d'Annecy, à Talloires, lors d'une fin d'après-midi. Je me suis beaucoup amusée.
    Bon pour le moment je vais sous la douche .

    Autre chose. J'ai pensé à quelque chose que tu as écrit en commentaire chez moi et je me suis demandé si je ne ferais pas cela. La même chose que toi.

    Est-ce que tu me lirais? Je trouverais bien le moyen de te laisser l'adresse... pour ne pas tout mélanger sur mon blogue actuel.
    Bises.

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    1. La même chose que moi ? C'est à dire ?
      Si tu veux me laisser quelque chose en privé, tu connais l'onglet "contact" tout en haut ?
      Te lire...je ne demande pas mieux, mais est-ce que tu peux être plus explicite ?
      je t'embrasse ma Pivoine
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  36. L'océan,le lac,le petit ruisseau, le lavoir... c'est encore de l'eau et quel régal d'aller y puiser l'énergie pour le reste de l'après midi! Bonne baignade Célestine; ici on attend de pouvoir danser sous la pluie.

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    1. L'au frâiche y a que ça de vrai.
      Et les copains aussi, d'accord.
      Berthoise

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    2. Vous avez raison, les filles !
      Rien ne remplace un bain entre amis...
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  37. Délicieusement rafraîchissant...
    Dommage que le lavoir de mon village soit vide depuis longtemps !

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    1. hey , la Licorne !
      Contente de te voir par ici
      Bisous trop chauds !
       •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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  38. Bonjour Célestine, belle fée des mots et des saisons …
    Comme ton texte est frais, qui pépite comme ce rêve que j'ai de celle qui reviendrait mouiller ma terre et mon teeshirt -oui cap de me mettre sous l'averse, en vie de sentir mes os se détremper car marre de la sécheresse, pas une goutte d'eau depuis des semaines dans mon sud-ouest, et les organismes sont colères !
    Malgré tout, c'est la douceur qui m'habite, en sœur, quand je te lis et retrouve le chemin égal de l'eau de tes mots …
    Je t'embrasse

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  39. Une belle ode à l'amitié et la complicité.
    Je n'imagine pas le bonheur de plonger dans l'eau fraîche et claire, salutaire ces derniers jours.
    Je n'aime pas ces journées où je ne peux rien faire, ni sortir, tant je ne supporte pas la chaleur. Je n'ai pas l'impression de profiter des vacances. Je compte bien en profiter maintenant que l'air frais est de retour parmi nous ;-)

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  40. Quel texte agréable à lire ! J'avoue n'avoir jamais eu l'idée de me plonger dans un lavoir, mais j'y penserai !!! Devant les touristes ébahis, la mémère toute habillée barbotant dans le Lavoir classé, c'est du dernier chic.... Je parie q'une véritable émeute de barboteurs suivraient ! MDR ! Quoique le nôtre ne permettrait qu'un tout petit bain de pieds, mais c'est mieux que rien !
    Heureusement un violent orage et pluies diluviennes ont eu pitié de nous et l'atmosphère est enfin en phase avec les Humains desséchés... J'espère que le-dit Lavoir classé en a profité un peu aussi, au cas où !
    Merci pour ce régal rafraîchissant
    Bisous

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    1. Merci Veronica, Sabine, Luciole, vos mots sont rafraichissants eux aussi !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. "A nos destins promis, ce souffle d'autres rives, et - portant au delà des semences du temps - l'éclat d'un siècle sur sa pointe au fléau des balances (sic)."

    SJ.S 1887-1975

    Carpe diem en eau fraîche. Pas tibulaire mais presque, mais par des mots pas banals du tout, plongés aux banaux bien froids dits.

    J'ai eu d'un coup lisant comme une image perlée, si si, mais ça...

    https://www.bing.com/videos/search?q=je+ne+suis+qu%27un+homme+rien+youtube&view=detail&mid=914D9BA184D0BD3E551E914D9BA184D0BD3E551E&FORM=VIRE

    biz farfalinette

    :)

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    1. Bon ok, tu es un homme.
      mais qui es-tu ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  42. c'est une très très bonne question

    :)

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    1. Je crois que j'ai quand même ma petite idée...
      Mais pourquoi ne pas signer de ton pseudo ?
      Pourquoi ce mystère ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.