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23 octobre 2016

Ô temps pourris, ô Maurice !

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Chez la petite marchande de légumes, j'ai laissé en juillet une ardoise, un jour où je n'avais qu'un gros billet. Oh, pas de quoi fouetter une courgette...Trois euros quatre-vingt-treize exactement.
Elle l'avait notée dans son carnet vert accroché à la balance, avec un vieux crayon tout mâchouillé au bout d'une ficelle.
Elle est chouette, ma petite marchande de légumes. Je me rappelle donc tout d'un coup en octobre que je lui dois des sous. Oui bon, ça peut arriver à tout le monde d'oublier...
-Pas de souci, qu'elle me dit. 
Et voilà qu'elle retrouve mon nom dans le carnet vert, la date, la somme que je lui dois. 
Elle est organisée, ma petite marchande de légumes. 
Alors elle entreprend d'additionner ce que je lui dois aujourd'hui (vingt-neuf euros trente-deux) avec ce que je lui devais de l'autre fois (trois euros quatre-vingt-treize, si vous suivez bien) . Avec le crayon mâchouillé, sur un coin de papier et sans calculette. 
-Vingt-trois euros vingt-cinq centimes ! m'annonce-t-elle fièrement.
Je paie, j'empoche ma monnaie, j'embarque mon panier de légumes, et je sors, avec un vague pressentiment qui me picote...
Il me suffit des douze pas qui me séparent de mon vélo pour que la connexion neuronale se fasse : elle s'est gourée. Elle a oublié la retenue. 
Elle n'est pas trop douée en maths, ma petite marchande de légumes.
-Ya un problème ? qu'elle me demande en me voyant revenir.
-Oui, je vous dois dix euros, je crois. Enfin, j'en suis sûre.
Elle prend une calculette cette fois.
-Ah ben ça alors...ah ben ça alors ! ah ben oui... Ah ben ça alors !
Je la rassure, ça arrive à tout le monde de faire une erreur.
-Non, mais c'est pas ça ! Je suis juste étonnée que vous soyez revenue ! C'est incroyable.

Je me suis demandé si elle allait s'en remettre...
Quelle époque épique, quand même. C'est grave, non, d'en arriver là ?
Parfois, j'ai l'impression que je suis née au XVII° siècle...
Et que mon sens de l'honneur a quelque chose de racinien.


¸¸.•*¨*• ☆

101 commentaires:

  1. Quelle étrangeté...
    je viens de regarder une série de petits reportages sociaux (trouvable sur YouTube sous la dénomination : wwyd" où justement on remet en question l'intégrité et le civisme des gens...
    Si tu savais le peu de gens intègres, tu en serais alarmée...
    Entre ceux qui estiment que la vie est trop chère et que c'est cela de pris, ceux qui pensent que c'est la faute de la caissière, et ceux qui se gaussent de l'erreur...
    Combien de "mendiants" sont près à e damner pour quelques euros ?... Si tu savais...

    Alors, reste telle que tu es.
    Ne change rien.
    Tu es parfaite...
    Bises

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    3. @Kakushiken

      Je crois que l'on fait dire tout ce que l'on veut à un reportage...et il y aurait sûrement la même étude très fiable qui prouverait que les gens sont plus honnêtes que ce que l'on croit.
      Le ressenti que j'ai, c'est qu'on a, petit à petit, relégué l'honnêteté au rang de qualité ringarde. Or, l'honnêteté ne s'accommode pas d'à peu-près, et l'on ne peut pas justifier, même une fois sur cent, de ne pas être honnête.
      Je ne suis pas si je suis parfaite. Il m'est sans doute arrivé, de temps en temps, de m'apercevoir trop tard que j'avais empoché un trop perçu mais quand je SAIS que je suis en train de commettre ce genre de chose, ça me met terriblement mal à l'aise.
      J'avais raconté un jour, dans un billet , combien j'avais culpabilisé d'avoir volé un crayon de maquillage dans un monoprix, à l'âge de quinze ans...
      Bises imparfaites mais heureuses
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. je crois que c'est un peu de tous les temps ;-)
    il y a des gens, paraît-il, qui ne ressentent pas ces "picotements"... mais qui voudrait léser sa gentille marchande de légumes de 10 €?
    bises à toi, Célestine!

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    1. J'avoue qu'une petite marchande de légumes bio, au commerce éthique et équitable...ça m'aurait titillé la glotte de l'escroquer ...
      Mais même si ça avait été un gros con bourru, je crois que c'est une histoire entre moi et moi... Un effet sans doute de ma surefficience mentale...
      Bises dominicales et pluvieuses
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Hello Cel. Voilà un billet qui ne manque pas de retenue. Bises dominicales et ATTB.

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    1. Eh oui, que veux-tu, il faut être quotient de ses erreurs, dans la vie... ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. On vit dans un drôle de monde où l'honnêteté parait suspecte...
    Bon dimanche Célestine.

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    1. Je rêve d'un monde où je puisse laisser mon vélo sans antivol dans une rue toute une après-midi...
      Oui je sais, je rêve...
      beau dimanche à toi, cher Ange
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. C'est parce que tu ne connais pas le village où habite mon fils avec sa Gazelle. Tu pourrais même y laisser ton vélo toute la semaine ;-)

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    3. Oui sur ma colline aussi, on va se baigner à la rivière et on laisse la maison ouverte aux quatre vents...
      mais je parlais d'un pays, c'est à dire de partout: et surtout des villes, pas seulement des campagnes... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Il en va parfois de même en amour et en amitié.

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    1. Tu veux dire des gens qui cherchent à t'arnaquer ? Il est où, celui qui ose te faire ça ? Que je lui mette une courgette dans la tronche ? :-DDD

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. Si tu te mets à faire des titres comme les miens, où va-t-on... ;-)
    Tu sais quoi, à propos de ton retour vers la marchande ?
    Tu as été viciée par ton éducation.
    C'est comme ça que quand un boutiquier te rend la monnaie sur un billet de vingt alors que tu lui as donné un billet de dix ou cinq, au lieu de te taire et d'empocher, tu lui dis qu'il se vole...

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    1. Ah cher Goût...
      Je ne me mets pas à faire des titres comme les tiens, j'en fais depuis toujours (certes avec moins de brio et de constante régularité que toi) Je crois d'ailleurs que c'est ce qui m'a attirée chez toi au premier rabord.
      Au deuxième rabord, il y a ton humour délicieux (et ton goût pour les rousses aux yeux bleus ?)
      Bref, tu as raison, toute une éducation à refaire: je n'aurais jamais pu percer à l'UMPS...
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Il t'a fallu quand même 12 pas pour poser la retenue ! :-) Oui je suis peu taquin ...
    Moi dans de telles circonstances je négocie avec ma conscience en fonction des personnes. Il y a de charmants commerçants, et puis d'autres pour qui je ne ferais certainement pas 12 pas pour leur signaler leur erreur. «Dans ta gueule et dans ma poche » me dis-je alors, ricaneur. En théorie ce n'est pas bien, en pratique ça s'appelle la vie ...
    Doit-on par exemple être nécessairement honnête avec des interlocuteurs qui ne le sont pas ? Qui n'a pas quelques regrets de son intransigeance ? « Oui j'ai ma conscience tranquille, oui je me regarde dans la glace sans rougir, oui je suis honnête, oui, mais en attendant je me la suis quand même fait mettre profond » ...

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    1. Oui c'est vrai, 12 pas pour réaliser que je suis trop confiante et que je ne pense jamais que les gens puisse se tromper en comptant... mais je sentais bien (grâce à mon sixième sens suréminent) qu'il y avait une couillette dans le minestrone...
      Je comprends bien ta théorie, enfin ta pratique plutôt, qui consiste à ne pas avoir l'impression de s'être fait entuber.
      D'ailleurs je déteste ça: et si elle s'était trompée en sa faveur, je serais revenue avec la même détermination lui réclamer mon dû.
      Qu'est)ce qu'il vaut mieux ? Se battre pour que les gens reconnaissent qu'ils ont été malhonnêtes, ou devenir malhonnêtes comme eux pour se venger ?
      Vaste sujet, hein ?
      Merci de ta franchise en tous cas. Une autre qualité bien malmenée en « haut lieu » , où l'hypocrisie est reine...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Ce genre de plaisanterie m'est arrivé dans la plus grande chaîne de supermarché de Suisse. C'était à l'époque où les caissières tapaient le prix de l'objet sur les touches de leur clavier. Trop pressée ou la peur de se casser un ongle, le futal à 33 francs se retrouve à 3 francs sur l'addition. Si j'avais réfléchi, je me serais certainement dit que 30 francs qui manquent à un chiffre d'affaires de 5 milliards, il faudrait déjà de bons yeux pour les apercevoir, mais voilà, la probité étant squelettée, j'ai même pas réfléchi avant de lui annoncer son erreur... Et je me demande encore si c'était très charitable de mettre cette pauvre fille le nez dans son erreur...
      Ti bacio

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    3. Bon c'est sûr qu'en lui mettant le nez dans ton pantalon tu as dû drôlement la gêner...
      Blague à part, tu as raison: la probité c'est un état d'esprit, ça ne se réfléchit pas.
      Et je te sens bien comme ça.
      En même temps, perdre son honneur pour 30 francs (ou 4 euros 50) ça ne valait vraiment pas le coup.
      Dernière chose : un futal à 33 francs, même suisses, c'était à quelle époque ? Ça fait rêver...
      Baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Si certaines font des oublis de retenue, d'autres font des erreurs de change:-D
      C'était au temps d'avant la lecture optique des codes barres, mais c'était surtout en Suisse. Taux actuel du change: 1 euro = 1,12 frs suisses.
      Mais comme c'était avant l'euro, le taux de conversion était de:
      1FF = 0,23 Sfr
      C'était donc un futal à 143,5 FF.
      D'accord que je commence à avoir un âge canonique, mais tout de même, à l'époque où Racine me portait sur les fonds baptismaux, la chaîne de supermarché n'existait pas encore...
      Molto baci

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    5. Ah oui, merci d'éclairer ma pauvre lanterne fumeuse...
      Entre ma mère qui est toujours aux anciens francs, mon frère qui convertit toujours les euros en francs et ma manie de fréquenter les belges et les suisses qui ont des francs mais pas les mêmes que les français, je me perds un peu...
      A quand un monde sans monnaie ?
      Molto baci della mattina
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. On comprend l’étonnement de la petite marchande de légumes,
    « Vous savez aujourd’hui ma bonne dame c’est rare l’honnêteté » …..
    Mais comme il ne faut pas faire de généralité je pense fermement qu’il y a des clients à foison dans ton genre, ceci-dit sans minimiser ton geste d’honnêteté.
    Le même incident m’est arrivé avec ma productrice le légumes et fruits, elle avait oublié de me compter une cagette de pommes. Arrivée chez moi, je lui téléphone pour le lui dire et lui signaler que je réglerais la semaine prochaine (elle demeure à 20klm)
    Alors là ! Jacqueline, elle connait mon prénom pour l’avoir vu sur les chèques, merci de m’avoir téléphoné, c’est la première fois que cela m’arrive !
    Heureusement l’honnêteté existe chez les marchands et les clients, mais de cela on n’en parle jamais…
    bises♥ affectueuses -

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    1. Nous parlons d'un petit commerce de proximité, où le sens de la relation est au coeur de l'activité.
      Malheureusement, le commerce de haut-vol devient de plus en plus une grande entreprise où le but premier semble bien de trouver toujours de nouvelles manières d'entuber le client... Il y a quelque chose de pourri au royaume de la "grande distribution" j'adore l'euphémisme ... qu'il nous faut refuser de toutes nos fibres.
      Bisous chère jak
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. ah t'es vraiment adorable Celestine ! tu sais, quand je propose aux cueilleurs de peser eux mêmes chez eux leur récolte et de m'apporter l'argent, ils sont tout ennuyés, du genre, ce n'est pas possible quand même de nous faire confiance ! je leur dis que de toute façon, s'ils veulent m'avoir, ils ont leur conscience ! très peu accepte de jouer le jeu !

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    1. Faire appel à la conscience des gens...voilà bien un truc qui fait ouvrir de grands yeux ronds.
      Je regardais un reportage sur arte hier, où l'on voyait des petites marchandes birmanes proposer leurs produits ( salade de thé, gâteau de riz) aux usagers d'un train.
      Elles étaient belles, droites, elles ne cherchaient pas à arnaquer. L'une d'elle rappelle un principe du bouddhisme: faire le bien une fois par jour... Elle allait donc apporter son repas à un moine en échange d'une prière.
      Je n'ai pas de religion, je refuse de toute mon énergie de me laisser dicter ma conduite par des dogmes, mais je suis admirative de ceux qui mettent simplement de l'harmonie dans leur vie. J'essaie de le faire.
      Et voler, pour moi, rien à voir avec un quelconque principe chrétien ou autre, rien à voir avec la peur d'une quelconque justice divine, c'est simplement que ça ne laisse pas l'âme en harmonie. C'est comme respirer un air vicié. On se sent mal. Enfin, moi, je me sens mal de faire à autrui ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse.
      Alors tu as raison de mettre tes cueilleurs en face de leur conscience.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Quand en classe les profs calculaient "ma moyenne" , qui n'en n'avait que le nom en ce qui me concerne, car il aurait plutôt fallu la nommer "ma basse" jamais au grand jamais, ils ne se sont trompés, ajoutant par mégarde une retenue même infime, qui aurait de ce fait relevé ma "basse", en la hissant pour un temps, et pour un temps seulement, au niveau d'une moyenne... Soupir. ];-D
    Ô Tante Laura Ô mauresque !

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    1. Pauvre roudoudou qui aurait aimé que les profs se trompassent en sa faveur...
      Ah bah oui mais bon ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Et oui, une histoire qui ressemble à une autre... faut toujours recompter sa monnaie !
    l'honnêteté, madame, ne court plus vraiment les rues...
    aujourd'hui ce sera au chaud à la maison...
    bisou et bonne journée, Célestine.
    Den

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    1. Au chaud, à regarder tomber le ciel sous forme liquide...Ah, toi aussi ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. OUI ! à présent, plus de pluie, mais un ciel bien gris !

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    3. Je me réjouis de ce temps, en fait..
      Un temps à buller comme les gouttes d'eau sur les carreaux.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. je crois qu'on doit être du même siècle, car y a pas très longtemps ma boulangère préférée me rend la monnaie : 2 billets de 5€ au lieu d'un , je lui dis heu ... je crois que vous me rendez en trop , elle était aussi étonnée que ta p'tite marchande de légumes!

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    1. Ah mon boulanger...en voilà un que je ne risque pas d'arnaquer...J'aime trop ses miches !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Un jour je débarque dans une boulangerie (c'était mon deuxième ou 3e passage chez cette accorte commerçante. Je réalise au moment de payer que le porte-monnaie m'attend sagement à la maison. Je me confonds en excuses et tourne le dos sans prendre le pain, la boulangère me le tend en disant: Vous viendrez le payer un autre jour.
      Pour ses miches: Je ne sais pas, j'étais obnubilé par son sourire, genre Julia Roberts... Heu, le reste aussi, je crois.
      Mais j'aime son pain paillasse, même s'il n'est pas en miches.
      Baci anche una volte

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    3. Elle devait être vraiment accorte, parce que c'est la première fois que je te vois ne pas refermer une parenthèse...Tout un symbole, toi, le champion des parenthèses multiples et enchassées ! En même temps, j'ai envie de dire, Julia Roberts, tu mets la barre très haut !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Mieux vaut en sourire. (Le titre de ton billet a suffi, à lui seul, à maintenir ma bonne humeur jusqu'à ta conclusion)
    Ton histoire me rappelle la mienne; j'avais réglé avec un billet de 10 euros une revue dans un kiosque de gare, la buraliste me rendit la monnaie sur 20.
    Après lui avoir dit, en souriant, qu'elle se montrait trop généreuse car rien ne justifiait l'attribution, à mon bête billet, d'une valeur double de sa valeur nominale (les mots employés n'étaient pas exactement ceux-là, je ne voulais pas la troubler davantage) elle me répondit, sur un ton quelque peu agressif "Ah non ! Je sais ce que vous m'avez donné, tout de même, c'est juste !"
    J'insistai gentiment en allant droit au but, de la clarté avant tout, que diable !
    "Vous n'avez pas compris, vous m'avez trop rendu; je vous ai donné un billet de 10 euros et vous m'avez rendu la monnaie comme si je vous avais donné un billet de 20 euros"
    Je lui tendis un billet de 10 euros en lui expliquant "Voilà, prenez-le, le compte est bon".
    Je pensais l'affaire définitivement réglée, que nenni.
    Ce n'était pas mon jour (quoique...) et encore moins le sien puisqu'elle se fâcha, refusant d'accepter les 10 euros en justifiant son geste par une argumentation imparable.
    "Cela fait 10 ans que je suis ici, je n'ai jamais eu d'erreur de caisse !"
    Bah... Je suis reparti en souriant et en murmurant "Il y a un début à tout"

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    1. Amusante anecdote : tu étais tombée sur une obstinée...
      Comme quoi l'on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux, et il y a des fois (assez rares) où la vie nous obligerait presque à être malhonnête.
      mais je persiste à penser que la plupart du temps, c'est un choix délibéré et parfaitement personnel.
      Et l'élasticité de la conscience fait alors que l'on va se poser ou pas la question...
      En tous cas, mes lecteurs se la pose, et de façon tout à fait intéressante.
      merci Rom.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Notre marchand de légumes, si gentil, qui faisait aussi crédit lorsque le Goût arrivait les mains dans les poches, vient de mourir à 36 ans, chaque fois que je passe devant sa boutique fleurie par ses clients, j'ai le cœur serré.

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  15. Aaah ! Il y a plein de choses à dire là-dessus, anecdote sur anecdote. Quand une de mes arrière-grands-mères avait usé son portefeuille, elle allait le déposer sur le trottoir, puis s'assoyait à sa fenêtre pour observer la réaction des passants... Ceci dit, je verrais un portefeuille par terre, je le ramasserais pour voir s'il y a des papiers dedans et le rendre à son propriétaire, mais l'époque n'est plus la même. Un jour, j'ai trouvé un billet de 1.000 BEF dans un distributeur de billets, je l'ai donné au comptoir (des fois que la personne reviendrait illico à la recherche de son billet). j'ai bien vu que tout le monde me prenait pour une idiote (je ne suis pas loin de penser que je suis idiote en effet!) Mais j'ai aussi trouvé un jour 20 euros par terre... Je les ai ramassés, j'ai attendu un petit temps et je suis partie avec. En pensant à la frustration de celui ou celle qui les avait perdus ! On ne se refait pas... // Mon fils, lui, pendant les courses, rampait en-dessous des tourniquets de vêtements, dans les grands magasins (il en a ramené un jour un portefeuille) qu'on a remis à l'accueil des clients (au fait, il était peut-être vide, je ne sais plus) et ainsi de suite, ce serait trop fastidieux de continuer.

    mais le fait est que quand même, les commerçants se trompent plus souvent à leur avantage qu'au nôtre... Hum hum. J'espère qu'il n'y a pas de commerçants parmi tes lecteurs et tes lectrices o:)))

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    1. Le portefeuille piégé...ou le jeu de « trompe-couillon » cher à Pagnol...
      Bien sûr qu'être honnête est un vrai combat (d'arrière -garde)
      Un jour une amie à moi a trouvé un portefeuille, elle l'a rapporté à son propriétaire (vu qu'il y avait ses papiers dedans) et là, le gars au lieu de la remercier, l'a regardée d'un air suspicieux parce qu'il n'y avait plus l'argent dedans.
      De quoi se dégoûter d'être honnête...
      Si je trouve un billet par terre, je le garde. Parce qu'il ne retrouvera jamais son vrai propriétaire. Mais c'est quand je connais la personne que je ne peux pas. C'est ma limite...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Les bons comptes font les bons amis !Belle démarche. Y en à qui seraient partis sans rien dire. 10€ c'est 10€ !!
    l'autre jour, dans une grande surface, j'ai vu une dame ramasser en douce un billet de 20 euros que quelqu'un avait fait tomber par mégarde .
    Cultivons les belles valeurs malgré cela .

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    1. Il y a des pays où l'on peut laisser son porte monnaie dans le panier de son vélo sans antivol...
      Comment font-ils ?
      Pourquoi ces belles valeurs ne sont-elles pas universelles ?
      (sans être traités de naïfs chaque fois qu'on en parle ?)
      Merci Daniel
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. ❤️❤️❤️
    Dans mes bras!!
    Personnellement, je ne fais pas aux autres ce que je n'aimerais pas qu'il me fasse! Donc si je m'en rends compte, je reviens sur mes pas! Mais effectivement je crois que l'on n'est pas loin pour passer pour des extra-terrestres!
    Gros bisous chère fée

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    1. Ta première phrase est pourtant un principe simple...Il tient en une ligne.
      Ben non, c'est pas assez simple.
      Enfin quand on voit que le best seller des jeux a formaté des millions d'enfants à l'idée que le bonheur consiste à plumer tout le monde comme des pigeons... (mais je ne le prononcerai pas, c'est devenu pour moi un mot non poli.)
      Bisous ma luciole
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Voui en ces temps où, toi mise à part, rien n'est vraiment plus Céleste, la carotte est partout sans qu'il soit besoin d'un enfant d'Edouard, ou d'un Ali ouvert 24h/24 pour se gîter le pot au feu...Ah foutre, comme disait une petite danseuse qui fait nues, le bas laid garde la poussière et tout n'est pas rose.
    La brave maraîchine mérite bien des cons-gratulations, son artichaud plein de poêles est show !

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    1. Je n'aime pas qu'on se paie ma courge, mais même si les carottes sont cuites, et que mes arguments sont de petit pois, ça me court sur le haricot de pigeonner les gens. Y en a trop qui crachent dans la soupe. Je ne mange pas de ce pain-là. Je préfère la brioche. Et le croissant de lune éclairant la mienne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Quand j'étais petit, je marchais avec mon père quand j'ai trouvé une belle pièce brillante. Tout fier, je l'ai tendu à mon père en lui disant : « Que puis-je m'acheter avec ça ? »
    Il a pris la pièce et l'a donnée à un mendiant au coin de la rue.
    « La seule chose que tu puisses t'acheter avec de l'argent trouvé, c'est une conscience. »
    Je devais avoir cinq ans. Je n'ai jamais oublié cette leçon de vie.
    Merci, délicieuse, de m'avoir permis de rappeler cette anecdote de ma jeunesse.
    ~L~

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    1. Votre père avait aussi un sens de l'honneur assez racinien, si je comprends bien...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Le sens de l'honneur peut-être... aurais-tu eu la même réaction avec une erreur de Vinssi Autoroutes, de l'hyper marché Leclaire, du fisc, du groupe Beau lorré, de joni Ali day ou de la société Jeainérale... en tout cas, et en ce qui me concerne tout est question de la gueule du trompant.

    Bleck

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    1. Un jour, on m'a dit que la caissière de Leclerc, si elle se trompe, et qu'on ne le lui dit pas, c'est elle qui doit rendre l'argent qui manque dans la caisse le soir...Alors je ne sais pas.
      Mais si un jour Bolloré ou la mère Bettencourt laissent tomber une liasse de billets de 500 devant moi, promis, je mettrai un point d'honneur à ne rien dire. Ce sera comme une oeuvre militante, à ce moment-là.
      Et même, je te paierai le resto avec ...^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Autrement dit, lorsqu'un serveur avait trouvé une enveloppe avec 4000€ en liquide dans la poche d'une veste oubliée par un politocard sorti bourré de son troquet, il aurait mieux fait d'écraser en étouffant l'artiche...
      Mais alors..... qui aurait pu savoir que Borloo venait de toucher un pot de vin...
      Ca aussi, c'est un cas de conscience :-D
      Baci

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    3. Un gros cas de conscience même...
      Je sais pas ce que j'aurais fait, tiens...
      Ce pauvre Borloo, quand même.
      ;-DDD

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  21. Telle que je te connais (un peu…), je ne te vois guère agir autrement…
    Mais, est-ce une question d'honneur ? Ou simplement un respect de soi-même et de sa conscience profonde personnelle ?
    Sauf à dire que quand on ne sait guère faire autrement qu'être honnête… c'est tout à notre honneur !… ;-)
    Et de toute façon, vendre sa conscience pour 10 € ! Ce ne serait vraiment pas une bonne affaire !

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    1. C'est exactement ça: un respect de soi-même et de sa conscience profonde.
      Tu me donne s là une très belle définition de l'honneur...Parce que, quand on donne sa "parole d'honneur", quand on fait une déclaration "sur l'honneur" il n'y a que notre conscience profonde, et un grand sens du respect de soi, qui nous oblige à tenir notre engagement. Ça se passe à l'intérieur.
      Si j'étais partie avec ces dix euros, sciemment, j'aurais eu l'impression de ne pas me respecter. Et la soupe aurait eu mauvais goût...Je sais que ça peut paraître bête, de nos jours...

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je sais que ça peut paraître bête, de nos jours...
      Qu'est-ce qu'on s'en fout s'il y a des imbéciles qui pensent que c'est bête ?
      Il y a à l'inverse énormément de gens très intelligents qui pensent que l'honnêteté est une excellente chose qui permet d'avancer la tête haute.

      Quant à l'honneur… le mot me convient bien dans le sens que tu indiques.
      Il me semblait que « l'honneur racinien », auquel tu référerais, n'était pas tout à fait la même chose… mais on ne va pas ergoter sur ce colosse des vers, dont la racine fit nos délices de la classe de première !
      ;-)

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    3. Non on ne va pas ergoter...Ni mégoter d'ailleurs, c'est pas bon pour les poumons.
      C'est vrai qu'on s'en fout des imbéciles ^^
      On s'en fout même grave.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Je crois avoir déjà dit que j'adorais ton blog? Je confirme.
    Cependant, j'apprends avec étonnement que tu ne fais pas venir de légumes dans ton jardin?

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    1. J'aime bien que tu le redises, mon petit Bof adoré !
      Pour les légumes...muahaha si tu voyais mon jardin, tu rigolerais. Il est tellement petit qu'on dirait qu'il est loin...
      pas bien la place de faire venir des haricots et des tomates...
      Mais si un jour je suis obligée, je virerai le bout de gazon.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Petit air de famille !
    Ça nous est arrivé chez Colruyt où la boucherie s'était vachement gourée, comme nous l'avions signalé au passage à la caisse, le gérant nous a retrouvés dans le parking pour nous filer deux bouteilles de vin tellement la chose était rare :-)

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    1. C'était du bon, au moins ?
      Tant qu'à faire...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable (mais il est vrai que c'était il y a longtemps)

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    3. Tu dis ça comme si tu étais vieux... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Moi aussi j'ai de plus en plus l'impression de venir d'un autre siècle. J'ai bien aimé ton billet, plein de suspens sur une petite histoire du quotidien, tu es forte Célestine !

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    1. Je ne sais pas si je suis forte, mais en tous cas j'écris toujours vrai. Avec mon coeur.
      C'est sans doute en cela que réside mon énergie d'écriture;
      Bisous ma miss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. je crois qu'il y a plein de gens honnêtes , elle t'a fait confiance , tu lui rend la pareille
    Aurais tu fait la même démarche en faisant un achat en ligne , chez Ama Zone ou autre ?
    la calculette est quand même fiable , moi qui suis nulle en calcul mental , je l'utilise souvent ( celle de mon zifon )
    c'est une jolie histoire que tu nous racontes là , une tranche de vie , voilà

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    1. Oui je crois qu'il faut rester optimiste. J'ai juste été étonnée de sa surprise devant mon geste.
      Oui je crois qu'il faut faire pour qu'être honnête ne devienne pas l'exception dans un océan de turpitude.
      Une tranche de vie, oui. Ma vie est émaillée de ce genre de petites anecdotes...tu connais !
      Je suis contente de te revoir, Jeanne. Ça faisait longtemps !
      Gros bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. je pourrais te raconter plein d'histoires de ce genre ! 32 ans derrière mon comptoir, j'en ai vu et entendu des choses ! J'en ai connu des gens honnêtes et des qui l'étaient moins ! D'ailleurs, pour les derniers cités, je pourrais encore donner leurs noms (mais je ne suis pas de ce genre non plus) . Après plus de 12 années de retraite (bien méritée ! :D ) je me souviens d'eux...c'étaient toujours les mêmes ! :D
    - Je prends le petit cake et je vous paie en redescendant !
    - Mais bien sûr, pas de problème.
    Le temps passe, la dame revient, achète à nouveau un cake ou autre chose et je lui dis tout naturellement "J'ajoute le dernier cake à celui-ci ?"
    Mais quel étonnement dans les yeux de la Dame qui ne se souvient même plus qu'elle l'a mangé à crédit, son cake !
    Et moi, qui me sens honteuse à sa place et me trouve effrontée de réclamer mon dû !
    Elle était prof d'anglais... tant pis, je "balance" !!! :D
    Et cette jeune fille, qui n'avait pas assez d'argent pour 3 chocolatines (pains au chocolat pour les parigots) et à qui j'ai fait crédit.
    Je l'avais complètement oubliée, la petiote. Elle est revenue, un jour, me tendant quelques pièces, celles qu'elle me devait !
    Et qu'elle me remercie de ma "générosité" et de ma "gentillesse" m'a bien faite rigoler ! Alors, je lui ai raconté une autre histoire. celle de l'épicière de mon village, méchante et mesquine, qui disait tout fort, alors que la boutique était pleine de gens qui nous connaissaient "et n'oublie pas de dire à ta mère que tu me dois 10 centimes (ou autre ! je ne me souviens plus de la somme mais de la rougeur de mes joues et de la honte éprouvée ! ). Elle a compris pourquoi je lui avais fait confiance, ma jeune demoiselle.
    Bisous.

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    1. C'est délicieux tes anecdotes, Mariejo. Oui tu as dû en voir des vertes et des pas mûres, dans le commerce c'est vrai on est bien placé.
      Mon oncle a tenu un bureau de tabacs journaux bazar pendant cinquante ans.
      La seule chose qui le sauvait c'était l'humour. Il en avait beaucoup, et il en fallait pour supporter certains clients !
      merci pour ce long commentaire jamais je ne parviendrais à en écrire autant chez toi ^^ il faudra que j'essaie un jour...
      je t'embrasse¸
      ¸.•*¨*• ☆

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  27. Pétard!pour quelqu'un qui a l’impression d'être née au XVII° siècle,tu t'es bien habituée à l’euro! En même temps,ce n'est pas une question d'euros,ni même de calcul,juste une question d’honnêteté.
    Ta petite marchande de légumes ne lit-elle pas ton blog? sans cela,elle n'aurait pas été étonnée de te voir revenir!

    Pour avoir vendu un outil assez "introuvable" d'occasion sur un site d'annonces bien connu,j'eus le plaisir d'avoir affaire à des gens charmants,qui expédièrent leur paiement avant d'avoir la marchandise.Je sais que je n'aurai pas expédie cet outil sans en avoir le paiement,et que si l'inverse devait se présenter,je n'agirai pas comme eux!
    mais,par un simple appel téléphonique,nos voix et nos mots choisis ont fait que nous nous somme fait une idée de notre "honnêteté" . Après réception du chèque,j'expédiais la marchandise,accompagnée d'un mail contenant le numéro d'expédition. leur outil reçu, ces gens charmants m'ont chaleureusement remercié en m'invitant à venir les saluer si par aventure je séjournais dans la région bordelaise.
    Il ne me serait pas venu à l'idée de ne pas m'acquitter de mes obligations ; question d'honneur,comme tu dis!
    se rendre voleur pour si peu... une bien piètre estime de soi!

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    1. Non, elle ne lit pas mon blog...je devrais peut-être lui en parler...
      mais si elle lit mon billet, elle va être mal à l'aise peut-être...
      En tous cas, merci pour le récit de ton expérience...Mes lecteurs me font la grande joie de débrider leur plume, rien ne me fait plus plaisir...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Evidemment je suis comme toi, bien qu'il me soit arrivé de "flouer" quelqu'un involontairement et de l'avoir réalisé un peu tard (temps et distance) pour m'en amender, je suis donc coupable de vol... Mais ça me fait toujours tant plaisir quand on se montre étonné mais heureux de mon honnêteté. On dirait qu'on remet les pendules du monde à l'heure :)

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    1. Oh que c'est bien dit, ça...remettre les pendules du monde à l'heure.
      Tiens je t'embrasse, chère Edmée. De tout mon coeur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Trop joli ce brin de vie, une belle histoire qui restera dans vos cœurs... Bises et douce journée Célestine. brigitte

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    1. Je me suis décidé à lui parler de mon blog.
      Parce qu'au final, elle est très humaine et qu'elle comprendra que ce billet est un hommage aux vraies valeurs humaines.
      Merci Plume, belle journée céleste.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Il n'y a que deux races, ou les faux ou les vrais, chantait le grrrrand Balavoine dans une chanson dont l'homme souscrit chaque mot et chaque virgule (https://youtu.be/Y-QSapDC9Bg). Les vrais ont, comme toi, une conscience. C'est beau. Beau mais inconfortable: le prix qu'il nous faut payer pour être vrai...

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    1. En même temps, quand on sort de sa zone de confort, on goûte à la fleur magique et carnivore de la passion...C'est pas moi qui le dis, c'est un ami philosophe à seize heures...
      Et ça, vaut de l'or...
      Merci pour la chanson de Bala.
      Pour couler le brise-glace il faudrait un rocher...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Je connais les travers de l'humain et ils sont nombreux, mais je pense que l'honnêteté a encore sa place de nos jours. On remarque beaucoup trop les mauvais penchants ce qui nous fait oublier les bons. Comme toujours, ton texte nous fait vibrer ...... Bises pluvieuses mais chaudes pensées.

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    1. Tes chaudes pensées me vont droit au coeur Lauriza.
      je rentre d'une journée délicieuse au soleil de cet été indien qui me fait beaucoup de bien au moral.
      Je t'embrasse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. Prendre le temps d'écouter sa conscience... C'est toujours une source de petits et grands bonheurs délicieux... Une question de respect réciproque, et de respect de soi... On sait qu'on peut avoir toute confiance envers quelqu'un qui reste fidèle à soi-même...
    Bises confiantes.

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    1. C'est très bien exprimé, ma chère Baladine.
      Une confiance qui permet de se sentir en harmonie avec soi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Mais cette petite dame est très lucide, malheureusement très peu de gens sont honnêtes, et ne savent même pas ce que ce mot veut dire...prélude à un prochain billet? Bravo pour vos petits billets qui sont vraiment très bien écrits !! Rien à voir, mais je vous écris aussi pour bien autre chose, maman d'une petite Célestine de quelques mois, j'aimerais beaucoup avoir l'impression d'une grande Célestine!! Tant de gens me disent mais quel prénom lui as tu donné, beaucoup trop enfantin, mièvre, et j'en passe pour les commentaires plus que déplacés. Alors vous, grande Célestine adulte, et qui plus est dont la plume est si affutée, que pensez-vous de votre prénom? Se porte-t-il aussi bien grande, que petite, dois-je me faire des reproches d'avoir choisi ce dernier pour ma fille? Je le trouve si poétique au contraire (rien à voir avec le livre), et si doux à l'oreille. Quel regard portez-vous, sur celui que vous portez depuis tant d'années?

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    1. Enfantin, mièvre ? Je ne crois pas non. Mais charmant, déterminé, solaire, mutin, sidéral oui sûrement.
      Excellent choix. Je l'adore personnellement et le porte avec bonheur. C'est mon prénom karmique.
      Bienvenue ML.
      Je vous rajoute à mon totem.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. Ton histoire est jolie, Célestine. Je n'ai jamais volé quelqu'un ne serait-ce que de quelques centimes. A moins que je ne m'en sois pas rendu compte. Je suis trop honnête, je n'y peux rien (sourire). Lorsque j'étais ado, j'avais une copine qui piquait de temps en temps dans les magasins, mais elle me disait qu'elle ne le faisait jamais lorsque j'étais avec elle, ou alors elle ne me le disait pas, car cela se serait vu tout de suite sur mon visage (sourire).
    Belle fin de journée, Célestine. Bisous.

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    1. Quand je lis tes billets , je me dis que je ne suis pas étonnée que tu aies l'honnêteté chevillée au corps...
      Chère et douce Françoise...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. Oh mince, j'ai mis une plombe à saisir le titre ! Je dois vraiment être fatiguée :-). Il faut avoir été caissier(e) dans une banque pour apprécier pleinement le retour d'une cliente qui vient vous rendre le trop perçu, ce qui peut vous épargner de gros soucis...... Parce qu'une caisse qui ne tombe pas juste, ce peut être lourd de conséquences....

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    1. Et tu as été caissière dans une banque, donc ?
      Pour le titre, j'avoue que c'est un de mes calembours préférés...
      Kiss you, sister ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Et oui, dans une vie si lointaine que parfois je doute de son existence, tant c est loin de moi aujourd'hui .... bises sisterette !

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  36. J'adore le titre de ton billet !

    Maintenant, si tu troubles à ce point les marchandes de légumes, il faudra s'intéresser à l'effet que fait sur elles un simple changement de couleur de cheveux !

    Que se passe-t-il en cas d'affinités "zimales" dans le calcul ?

    P.S. Zima, en russe c'est l'hiver. Ca n'excuse pas ce très mauvais jeux de mots !

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    1. Merci mon oncle d'aimer mon calembour à deux balles.
      C'est Marina Bourjoizovna qui t'a appris le russe ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. ben oui! pareil avec la politesse, on dirait qu'on sort d'un autre siècle !

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  38. Il est beau ton sens de l'honneur. Garde le comme une poudre céleste qui fait du bien aux gens en les effleurant.

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    1. Merci Suzame.
      Désolée je n'avais pas vu ton message.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  39. Exceptionnel sens de l'honneur , c'est assez rare alors urgent Plombier Paris 15 je te conseil de le garder mais surtout de le transmettre .
    J'ai été ravi de te lire !
    Bonne fin de journée !!

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    1. Alors comme ça, on vient faire sa pub chez moi ?
      C'est pas joli joli ça, monsieur le plombier de Paris. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. @ Célestine
      Tu dis ça parce que tu ne connais pas le concours Jean-Louis.
      Alors je t'explique:
      Le concours Jean-Louis est un concours de dégustation de vins qui se passe au Comptoir Suisse à Lausanne.
      Tu connais le sens du sérieux et de la précision suisse. Tu ne t'étonneras pas si je te dis que par esprit de sérieux, certains participants multiplient les tests et se retrouvent au final avec des fuites incongrues.
      Le Plombier Jean-Louis est donc destiné à colmater ces dites fuites un temps pestives.
      Autrement, tant qu'à boucher des fuites, s'il pouvait s'occuper de celles des capitaux....
      Baci Carissima

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    3. J'ai rien compris...
      Mais c'est pas grave. :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Pourtant c'est simple:
      Le concours de dégustation de pinards nommé "Le Jean-Louis" est, vu le contexte de foire (et pas seulement commerciale) du Comptoir Suisse, en fait un concours de cuites entre poivrots.
      Passé un certain stade, un poivrot n'est plus étanche, il a donc besoin d'un plombier pour combler les fuites.
      Jean-Louis plombier doit être en fait le plombier du "Jean-Louis"...

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    5. Oh...oui cette fois j'ai compris ^^
      Comme quoi, une bonne pédagogie, ça te rend un élève intelligent !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.