Pages

01 novembre 2013

Ceux qui ne dansent pas








 Les Plumes  nous font faire deux petits tours bien agréables pour les vacances. Asphodèle nous propose le thème de la solitude...un thème de Toussaint.Qui m'a inspiré deux textes qui se répondent, comme des fanaux dans la nuit.



angoisse, silence, assourdissant(e), rue, paix, musique, exister, ténèbres, se ressourcer, naviguer, espace, bienfaisant(e), errance, vide, partager, austral(e), assis(e), ambivalent(e), manque,  obsidienne, orage, onde.






Elle, sidérée

Il est minuit. Je ne dors pas. C’est une nuit d’errance et de lune sombre.  L’orage s’éloigne, ses zébrures fugaces ont laissé au ciel la couleur d’obsidienne et de plomb que prennent les nuages sur les terres australes. Les ténèbres  sont encore emplies d'un lointain tonnerre, couvert par la plainte des bandonéons...
Ma peau est trop petite. Un  manque d’amplitude, soudain,  il me semble que si je respire trop fort, elle va se craqueler, se fissurer, et soudain exploser, assourdissante, projetant vers l’onde mes angoisses, mes vides, que dis-je?  mes gouffres intérieurs comme des scories.Je ressens un élan vital vers Vous, vers Lui, ce type fascinant qui me regarde d'en bas comme s'il avait vu un fantôme. Bref, vers l'Autre. Mon ego me serre, il me faut partager mes mots. Il me faut bouger mon corps. Sentir le monde.  
Et en même temps, je voudrais combler l’espace infime entre moi et ce monde, et sentir s’insinuer dans mes interstices un isolant naturel  bienfaisant, un mastic à base de paix, de silence et d'oubli.
Dites , ça vous arrive, de naviguer ainsi sur la frange écumeuse de vos doutes, d’écouter la musique qui monte de la rue , d’avoir les jambes qui fourmillent de l’envie de danser, et d’avoir simultanément l’impression de ne plus exister, de vous replier sur vous même comme un serpent dans une nasse?
Drôle de sensation que d’être assise à côté de soi, et de se voir se débattre dans cette équation à deux inconnues: se ressourcer dans la solitude ? Ou s’enivrer de foule sentimentale ? Certains soirs de lune sombre et de tango brûlant, j’en ai ma claque d’être ambivalente.
***
Lui, Cid errant

Assis devant un quatrième verre de Cuba Libre, je traîne un vieux spleen, je ne vous dis pas l'angoisse. Le vide sidérant de mon existence me revient dans la tronche, comme une claque, une onde de choc, un truc pas bienfaisant du tout, un coup de poing au plexus, je me sens en manque...mais de quoi? Il faudrait te " ressourcer" m'a dit Albert, mais ce mot m'exaspère. Il sent l'article pseudo-psy d'un magazine féminin acheté au kiosque de la gare de Juvisy, un matin poisseux d'orage. Tiens, d'ailleurs, l'orage de ce soir n'a pas empêché cette bande de crétins décérébrés d'agiter leurs obscènes tas de graisse sur une musique assourdissante ou mièvrement pathétique, tour à tour.
La paix! Le silence...Je n'aspire qu'à ça. Mais mon inertie ambivalente m'ôte toute volonté de me lever, je suis comme lobotomisé, anéanti, privé d'énergie; il faut dire que depuis des années, je navigue à vue sans exister vraiment dans des ténèbres molles et éthyliques , du ciel austral au ciel boréal, sans trouver à partager mes errances.
Une vie de solitude.
Je tourne la tête pour épargner un peu mon tympan gauche et j'aperçois sur un balcon une fille seule. Elle a l'air d'hésiter, un voile mélancolique rend flou son regard bleu  et ses cheveux aux reflets d'obsidienne obsèdent mon regard gris. Je m'accroche à son sublime mystère comme à une bouée. Elle scrute la rue et l'horizon et sa main en visière sur l'infini vient d' élargir subitement mon espace...






87 commentaires:

  1. Saint-Ex l'avait déjà dit : "Vivre, sans doute, c'est autre chose..."
    Bises !

    RépondreSupprimer
  2. Lorsqu'on connait la couleur de l'obsidienne, il n'y a plus de doute sur l'identité de la fille... Voit-elle encore les reste de l'accident qu'elle provoqua depuis son balcon un jour de trop-plein soleil...
    Baci Ragazza

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Depuis que j'ai lu Cyrano, j'ai toujours eu le balcon ravageur...
      Heureuse de te revoir après ton aussi longue absence ;-)
      baci

      Supprimer
    2. Parce que Roxane était en maillot de bains ? ! ? ! ....
      Quel cachotier cet Edmond !
      Baci Cara

      Supprimer
    3. Quelle mémoire! Moi qui ne me souviens même plus a quelle occasion j'ai raconté cette anecdote! Je voulais dire par là que le balcon est un lieu éminemment chargé de puissance littéraire.
      D'ailleurs mon héroïne trouve le bal con avant d'apercevoir l'anti-héros qui la contemple sous son balcon.

      Supprimer
    4. Mon petit nom, c'est Mc Ibéemme...
      Tu parles d'une puissance littéraire avec Roxane en maillot de bains
      Baci

      Supprimer
    5. Bon j'ai peut-être un peu exagéré...

      Supprimer
  3. Jolies variations sur la vacuité de certaines existences ...
    Ces deux là vont se trouver, c'est certain, elle la fille pas facile et lui le velléitaire n'obéissent à aucun paradigme ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Qui sait? Leur rencontre sans paradigme aura peut être un goût de paradis...

      Supprimer
  4. C'est marrant, ça me rappelle furieusement quelqu'un que je connais...

    Ainsi donc tu aurais le balcon ravageur... Ca me laisse rêveur...

    ;o))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Notre ami commun fait allusion à une petite anecdote où je racontais que j'avais provoqué un accident de la route en étant en maillot de bain sur mon balcon. J'étais ado, et inconsciente de l'influence de ma tenue sur la trajectoire des véhicules... Il y'a prescription, et de toutes façons, le jeune homme n'avait rien eu de grave.a part une blessure d'amour propre.

      Supprimer
  5. Lire une revue Psy à deux balles en revenant de Juvisy par le RER C un matin gris, pour sûr que ça ne met pas en conditions pour se ressourcer !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est sur! Après, tout dépend...il faut faire confiance au destin, qui met parfois sur notre route( ou sur le siège à côté) un passant ou une passante qui fait paraître court le chemin...

      Supprimer
  6. MAGNiFIQUE!!!!!
    Ce pourrait être le début d'une jolie histoire <3

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui.
      L'aquarelle en outre nous révèle une aptitude nouvelle et très réussie de notre chère auteure.

      Où donc s'arrêtent ses talents ?

      Supprimer
    2. Le problème des dilettantes comme moi, c'est que l'on ne peut parler de talent réellement. A force de vouloir toucher a tout, je dis souvent que je n'excelle en rien. Et ce n'est pas de la fausse modestie. pas encore écrivain, guitariste médiocre, piètre dessinatrice...par moments je ne sais même plus si je suis une bonne enseignante. Comme vous le savez, le doute m'habite perpétuellement.
      Cela dit, ça ne m'empêche pas de dormir...sauf peut être, les nuits de lune sombre.

      Supprimer
    3. Du coup j'en oublie de remercier ma chère Stella, étoile de mes nuits sombres...

      Supprimer
    4. Le doute nous permet aussi d'envisager le "problème" sous tous ses angles, c'est donc une aide formidable, bien que douloureuse, à la réflexion :-)

      Supprimer
    5. De toutes façons, chère Stella, on ne se refait pas comme on dit. Je n'ai de certitudes que lorsque je je suis très heureuse, sans ombre au tableau: la certitude de l'éphémère.

      Supprimer
    6. "éphémère" me fait penser à la magnifique chanson de Patrick Fiori: L'effet mère .

      Supprimer
  7. NOOOON ne me dis pas que penchée à l'avant de ton blanc balcon, tu as vu monter des étoiles nouvelles ?
    Joli billet belles châsses, et joli crobard, chapeau l'artiste !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais bien sûr, chaque soir les étoiles brillent de façon nouvelle dans le ciel. Et cette variété dans ce qui peut paraître immuable a de quoi me plaire énormément...moi, la dilettante touche a tout...
      Merci du compliment, venant du roi du crobard, ça me touche. C'est presqu'un poil exagéré...y en a qui vont penser que je vous ai payés, Nuageneuf et toi.

      Supprimer
    2. Tu pouvais pas le dire plus tôt que tu distribues de la thune...

      Supprimer
    3. C'est parce que tu n'as pas pris de ticket...^^

      Supprimer
    4. Ah zut alors, si en plus je n'ai pas le ticket.... *_^

      Supprimer
    5. Rhooo tu joues sur les mots, toi?

      Supprimer
    6. Mais en bas de page tu me paies d'un regard et cela me suffit ];-D

      Supprimer
    7. Ça c'est trop mignon!
      Tu crois que ça marchera avec le percepteur?

      Supprimer
  8. Très bien vu ces deux là qui se font écho pour briser leur solitude ! Pourquoi la solitude rendrait alcoolique ? ;) Je comprends mieux Célestine, ce sont les Cuba Libre... ^_^ Le Cid Errant : très bien trouvé ! Je me suis régalée !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui je sais, le poncif de l'alcoolisme esseulé est d'une platitude navrante...
      Même avec du Cuba libre, le spectacle de la déchéance n'est jamais bien joli. Mais reste quand même terriblement porteur de fantasmes littéraires évidemment.
      Merci de ta lecture, miss! Et encore merci d'avoir si vite corrigé mon lien, a défaut de me corriger par une bonne fessée...

      Supprimer
  9. Le principe "ce qu'elle pense"/ "ce qu'il pense" m'a fait penser au célèbre :

    http://weknowmemes.com/wp-content/uploads/2011/10/his-her-diary-same-say-motocycle.png

    ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah! Mon cher Cédric! Que j'aime tes liens hypertextuels '..

      Cela confirme que les hommes viennent, démarrent et les femmes de vaine usent...

      Supprimer
  10. C'est le début d'un roman à deux voix on dirait...je me sens plus proche d'elle que de lui...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu ne m'étonnes qu'à moitié! Quand on est capable, comme toi, de saisir avec un tel talent les émois sexuels d'une femme, fut-elle une nonne aux Kerguelen, on possède une part de féminité non négligeable. Et dans l'écriture, c'est inestimable.
      Je dis tout ça en attendant de pouvoir aller commenter ton admirable texte, tu sais que ma tablette refuse les comm chez overblog...
      Bises et merci de ton passage

      Supprimer
  11. J'aime beaucoup cette double narration !! :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup Mélanie. Il est vrai que c'est un exercice passionnant d'écrire à la place de quelqu'un du sexe opposé. Comme je le disais a Mind the gap, cela permet d'extraire au fond de soi sa part de masculinité quand on est une femme, et réciproquement.

      Supprimer

  12. Ce n'est pas là un billet mais de la littérature, de la vraie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous êtes trop bon, mon cher. Je crains de ne pas m'autoriser a accepter ces éloges encenseurs.il me reste juste a prouver vos dires, and il is another pair of sleeves....by the times who run...

      Supprimer
  13. Le Cid, un preux, un chevalier parfois nomade, donc un Cid, errant. Magnifique, quel feu d'interstices. Laisse-moi te contredire un peu, moi qui aime les soirs orageux de poisse à la gare d'Orry-la-Ville et les clartés dures et aquatiques et pourquoi pas la musique pathétiquement mièvre. Superbe antagonisme, elle et lui. Bravo Célestine. :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Antagonisme? Pas tant que cela...seuls, écorchés vifs et a l'écoute des soubresauts palpitants de leurs égos...moi aussi, j'aime les soirs poisseux d'orage, les lumières d'aquariums et les musiques sirupeuses, mélange d'un tableau de Hopper et d'un film de la grande époque du noir hollywoodien...Peut être mes personnages ont-ils quelque chose de ce blues collant et addictif du couple Bogart-Bacall? En toute humilité évidemment, je sais ce qu'un Tavernier aurait fait de ma prose... Il se trouve que ton avis m'importe davantage.

      Supprimer
  14. Réponses
    1. Heureuse que cela t'ait plu, Olivia. Les histoires a plusieurs voix ont toujours été de mon goût.
      Et puis question marketing, le deux en un est un concept qui a fait ses preuves, non?
      Bonne journée!

      Supprimer
  15. Au Cid errant, je préfère le Cid doux... avec des crêpes !
    (Ok, je sors!)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Toi par contre, tu aimes bien l'a-Cid, on dirait, hein, mon anti-consensuel préféré?
      (ou anti-con sensuel ? je sais plus...) ;-) ;-) ;-)

      Epamine, reste, pour une fois qu'on rigole! ;-)

      Supprimer
    2. Ah mais non, rien d'acide! Je trouve très drôle et décalé le comm d'Epamine! J'adore !

      Supprimer
    3. Moi aussi, j'adore. Tu connais mon sens de l'humour...enfin je crois, j'espère. Mais ton commentaire a tout d'un coup fait paraître le fil entier de la conversation complètement idiot, chacun est libre d'écrire ce qu'il veut, je ne modère pas les commentaires, tu peux te moquer de moi tant que tu veux mais pas des autres ça me gêne. J'espère que tu me comprends.( j'essaie d'être assertive, purée, c'est pas facile de bon matin, avec quelqu'un qu'on apprecie!)
      Bises et bon dimanche.

      Supprimer
    4. Tu sais que j'adore les comm' décalés et faire un peu le poil à gratter, ça empêche les "autres" lecteurs de se croire doctes et universels ...
      En fait je ne me moquais pas de toi du tout ! C'est biz comme on peut parfois mal se comprendre!
      Souviens toi: "la taquinerie c'est la méchanceté des gentils!!"

      Supprimer
    5. Tu me fais prendre conscience une fois de plus que la gentillesse chez moi frôle la naïveté: je ne vois pas que, sans doute, certains se croient doctes et universels. Ou qu'ils se prennent au sérieux...je ne me prends moi-même tellement pas au sérieux! Et vraiment, j'aime beaucoup le poil a gratter...Surtout le tien. ^^ j'ai appris a te connaître et encore une fois a t'apprécier. Les consensus mous et la pensée unique me hérissent assez le poil dans la vraie vie, je le reconnais. Mais je ne peux quand même pas me payer la tête de mes lecteurs (mis à part peut être le premier avril ! ;-))) )
      Je sais que tu ne te moquais pas de moi (mais plutôt de mon texte bien trop sérieux) promis, le prochain va te déchirer les zygomatiques.
      Bisousssss tout douxxx

      Supprimer
  16. magnifique quelle belle études d’états d’âme et de questionnements , certaines personnes ne se posent jamais de questions et l'on s’aperçoit parfois quils semblent plus heureux je ne fais pas partie de cela et me tourmente souvent à tort ou à raison ,

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On se tourmente toujours à tort, mais au moment ou ça nous tombe dessus, à mon avis, on ne choisit pas trop...

      Supprimer
  17. Joli couple :lol:
    Elle sidérée et Lui Cid errant se marièrent et eurent beaucoup de petits Cid doux :wink:
    Bon dimanche et bisous d'O.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enfin un deuxième commentaire sensé! ;-) ;-)

      Supprimer
    2. Oui! Et "elle" a fait des efforts méritoires car "elle" préfère le rosé !!! ;)

      Supprimer
    3. Et moi le rouge, de préférence le très très bon!

      Supprimer
  18. Très joli texte et effectivement la double voix est plaisante cela donne un écho :)
    Une belle plume toujours.

    RépondreSupprimer
  19. Super idée que ces deux versions de solitude , tu as merveilleusement su traiter la différence entre le masculin et le féminin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une différence qui n'est qu'apparente en fait...merci de ton commentaire élogieux.

      Supprimer
  20. J'aime beaucoup les jeux de mots et la fin aussi, cette ouverture qui redonne l'espoir !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Béatrice. C'est sympa d'être passée et d'avoir lu. Il est vrai que vingt deux textes, ça fait beaucoup!

      Supprimer
  21. C'est sûr que si elle est telle qu'on te voit sur la bannière de ton blog... elle va en éblouir plus d'un!
    La vie commence bien pour ces deux-là, non?
    belle journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je l'imagine bien comme ça, ma petite héroïne...
      Belle et sensuelle et le regard un peu perdu...( ah mais, non on ne voit pas le regard sur la bannière, suis -je bête! )

      Supprimer
  22. J'aime beaucoup ce Cid errant! Jolie rencontre de regards...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout est très souvent dans le regard...le miroir de l'âme...

      Supprimer
  23. Que dire ? Juste que l'homme et la femme ont encore beaucoup à apprendre pour pouvoir vivre ensemble :( un éternel questionnement :-)
    Bisou et bon dimanche

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah...j'avais pourtant écrit il y a longtemps un mode d'emploi à l'usage de chacune des deux parties...mais personne ne m'écouter dans cette maison!
      Pour les femmes. Mode d'emploi
      Pour les hommes. Mode d'emploi 2.
      (Dans la liste des billets tout en bas)

      Bisous Marie bonne fin de dimanche :-))

      Supprimer
    2. je pense Célestine qu'il n'y a pas de mode d'emploi ... juste de la patience et vivre au jour le jour, sans trop se poser de questions ... et avoir chacun son jardin secret en restant respectueux l'un envers l'autre ... un homme n'est pas assez et une femme est trop ... il paraît ... en tout cas moi je prends de plus en plus de recul par rapport à l'amour du couple ?
      bisou et bonne soirée :)

      Supprimer
    3. Tu sais Marie, je plaisantais! C'était histoire de te faire lire un ou deux billets drôles que j'avais écrits ( enfin, qui se voulaient drôles...)
      S'il y avait un mode d'emploi en amour, depuis le temps, ça se saurait!
      Bises et bonne soirée petite Marie.

      Supprimer
  24. bin moi je ne vois qu'une solution pour ceux qui ne dansent pas :

    http://www.youtube.com/watch?v=7pKrVB5f2W0

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ce cher maestro, je n'avais pas réalisé que c'était celui qui chante formidable.
      Là, elle va devoir descendre de son balcon et lui lever les fesses de sa chaise de bar. Et ils vont danser...

      Supprimer
    2. Stromae pas maestro ! je t'offre la version Philharmonique ,

      http://www.youtube.com/watch?v=KAp6bHuHKnQ

      Supprimer
    3. J'avais mis son nom en verlan, pour faire plus djeuns!
      Merci pour la version magnifique...

      Supprimer
  25. Je suis vraiment navrée, Célestine, d'avoir créé une polémique par mon commentaire décalé. J'ai pourtant réfléchi avant de l'envoyer mais peut-être pas suffisamment! Je ferai des efforts pour rester dans le sujet la prochaine fois mais comme il m'est souvent difficile de résister au plaisir de faire un trait d'humour, je ne promets rien...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voyons mais ne t'excuse pas Epamine, il était génial ton commentaire. C' était celui d'Antiblues qui m'a fait un peu de peine sur le coup, moi et mon cœur en guimauve, mais on s'est expliqué et tout va bien. Pas de polémique donc, et j'espère que tu reviendras. En tous cas tu es la bienvenue aussi souvent que tu le voudras. Bises et bon courage pour la reprise, chère dirlette. ( tu sais que le lundi aussi c'est mon jour!)

      Supprimer
    2. Mais oui, j'assume tout !! Mea culpa !!
      Quand même Antiblues, tu abuses!
      Oui je sais, mais c'est si bon d'être là :)

      Supprimer
    3. Bon courage à toi aussi pour demain. Je penserai bien à toi, jolie dirlette... et à Messire Blutch, dès que j'aurai des docs à lire ! ;)

      @ Antiblues : merci tout plein d'avoir commenté... mon commentaire ! ;o)

      Supprimer
    4. Oui, Epamine, c'est clair que dès demain dans la boite mail, on va avoir la prose académique...
      En parlant de mail, si tu veux discuter j'ai une adresse mail quelque part en haut à gauche de ce blog...
      Antiblues, tu reviens quand tu veux, tu le sais.Et même plusieurs fois. Et puis "Antiblues tu abuses" c'st moyen: ça rime même pas!

      Supprimer
  26. ouah!!! drôlement joli ton dessin à la peinture.....
    tu n'as besoin de personne pour illustrer tes histoires!!

    au fait , as tu remarqué que le lecteur Deezer est parti aux oubliettes!!
    je me suis repliée sur Grooveshark , bien plus cool et accueillant, où j'avais déjà un compte....
    Bonne reprise demain!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pas gentil de te moquer, Crouk...
      Je ne suis pas une artiste de ton talent, mais boń je m'amuse, c'est déjà ça...
      Oui deezer ne veut plus. Ça m'énerve parce que j'avais pris mon abonnement un peu pour ça.
      Bon courage pour la reprise a toi aussi

      Supprimer
    2. mais je ne me moque pas du tout, c'est vraiment très réussi et léger poétique ta manière de peindre dessiner
      quant à Deezer, à un moment je m'étais aussi abonnée, mais vu que même comme ça , je ne pouvais pas lire et faire écouter..je m'étais désinscrite.
      en tout cas Grooveshark est très chouette , je vais un peu plus regarder de près leurs possibilités.. ce qui est bien , déjà,c'est ce mini lecteur exportable sans aucun problème

      Supprimer
    3. Merci alors, Andiamo et toi vous êtes tellement doués, ça me fait super plaisir que vous ayez trouvé ça bien.
      Pour Grooveshark, je vais aller jeter un œil...
      bisous

      Supprimer
  27. Ton premier texte, Célestine est impressionnant et époustouflant, pendant tes insomnies dans une nuit d'orage! A vrai dire de nuit ou de jour, Célestine, ne change pas de couleur!
    Ton second texte: Gagnée par ton spleen, tu as besoin d'une vie paisible et tu t'arraches à ce vide sidéral en t'accrochant à cette image de fille(pas d'avril!), (qui ne peut être que toi, dans la réalité ou dans le rêve) pour scruter l'horizon qui vient élargir ton espace.
    J'ai tenté un essai pour réunir tes 22 mots et je dois dire: "Ils ne dansent vraiment pas"!
    -Faut-il "naviguer" à vue pour éloigner éloigner les "angoisses" et "ténèbres" qui étreignent nos cœurs dans le " silence" "assourdissant" de l "espace" infini qu'est l'océan. Son "vide" sidéral, quoique "bienfaisant" peut nous "ressourcer" avec ses belles immensités naturelles.
    Il peut nous mettre aussi en état perpétuel "d’errance" et sans but à atteindre (ni un trésor à "partager"?!).
    "Assis", sur le pont du bateau en "paix" en écoutant de la "musique" en sourdine, par un été "austral" ou même en plein "orage" et tonnerre (qui supplée d'ailleurs comme une "onde" bienfaitrice, à son besoin et "manque" du bruit de nos villes), l'homme "ambivalent", faut-il le dire, sans cela, ne peut "exister". Il est d'un caractère réfractaire comme une "obsidienne".Il se " rue" dans les brancards!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Bizak, pour tes compliments que je sais sincères, et bravo. Il est super ton essai! Une question seulement: pourquoi ne participes-tu pas aux plumes?
      Lundi tu poses un mot sur le thème proposé chez Asphodèle, tu écris ton texte, tu envoies le lien de ton blog à lisa.maratier@yahoo.fr et tu publies ton texte chez toi samedi prochain. Et tu as plein de lecteurs qui viendront lire ton texte...
      je dis ça je dis rien...
      bises bonnes soirées
      Profites-en car elles ne reviennent que pour les vacances scolaires...

      Supprimer
  28. You are so beautiful. Je t'embrasse

    RépondreSupprimer



Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.