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19 juillet 2009

Montagnes




Je reviens de dix jours de rêve au coeur de mes montagnes chéries du Mercantour. Que c'est beau, la montagne! Quelle formidable source de sérénité, que ces paysages toujours neufs et pourtant empreints d'une sauvage éternité...Là, sous ce ciel immaculé, sur ces sentiers escarpés dominant des vallons majestueux, j'ai oublié. Oublié le bruit et la fureur de la ville, oublié les miasmes de la pollution, les querelles intestines, les vanités, les soubresauts, les dérisoires convulsions de l'âme que la vie nous inflige parfois, les fausses joies, les vrais tracas, les emportements, les bassesses et les colères, les crimes et les châtiments.
En arpentant les ruelles du beau village où mes parents coulent une retraite heureuse, s'aimant comme au premier jour, à Saint Martin Vésubie, havre niché au creux d'une vallée verdoyante, j'ai oublié , oui, l'inutile, le superflu, le provisoire, et alors, l'essentiel m'est apparu dans toute son éclatante évidence, comme les rayons sublimes de ce lever de soleil chaque matin, promesse d'un jour de tranquille bonheur.





La rue Cagnoli, parcourue d'un petit ruisseau que je n'ai rencontré qu'une seule fois ailleurs , dans la ville de Briançon.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.