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11 février 2019

Pause-philo






A mon père.







photo Céleste
« Trouve la clé » m’avait dit mon père. Il était là, dans son petit jardin de ciel et d’ombre, appuyé sur sa bêche. On y accédait par quatre petites marches sur lesquelles il aimait s’asseoir. Le portillon grinçait sur ses ergots de métal rouillé. C’était le parloir des oiseaux, l’antre du lézard vert, la pause-philo du matin sous les seringats odorants. Etourdie, éperdue, j’aimais l’y rejoindre pour étudier avec lui. Etudier la vie, le mouvement du minuscule et du grandiose. La course du soleil et la germination des graines. La règle d’or des haricots et des tomates. Et les liens secrets entre toutes les choses.
Là, sur la bordure solitaire du monde, il écoutait la symphonie de la nature, les crépuscules grenats explosant par-dessus les tonnelles, et les petits levers frileux sur la montagne, étirant leurs mauves et leurs orangés sur les pins noirs.
De sa grosse main tranquille il arrachait toujours quelque mauvaise herbe qui se serait risquée à pousser entre les pierres de l’escalier. Pour que tout fût propre et bien correct.
photo Céleste
Une chose qu'il adorait, c’était entendre la rivière se fracasser sur les piles du pont, après l’orage.
 « Ecoute l'eau… » Me disait-il, et ses yeux riaient de leur éclat bleu-vert d’éternel jeune homme.
Le pont était comme lui : solide, résistant à tous les assauts, les orages, sans jamais faiblir, arc-bouté contre l'adversité et paraissant ne jamais forcer pourtant.
Mon père effaçait les barreaux des cages, et peignait l’espoir en lettres bleues sur un vieux cahier de comptes. Il traçait l’influence des saisons et le poids du temps comme on pèse le blé.
« Trouve la clé ». Il aimait parler par énigmes, je ne l’ai compris que tardivement.
Sa dernière tempête a été plus forte que lui et l’a emporté. Le pont que l'on croyait immuable a cédé.

Mais il serait content, sûrement, car voilà, j’ai trouvé la clé.

***




Pour l'atelier de Lakévio, il fallait placer les mots :
Tardivement Symphonie Eclat Bordure Ergot 
Influence Grenat Correct Fracasser Parloir


Music: Bernward Koch, Passing Clouds

109 commentaires:

  1. magnifique, ton texte, Célestine!

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  2. Célestine,
    Je ne sais pas encore dire où ce texte me touche, mais il vient me chercher en profondeur !
    Et toujours chez toi cet art que je ne parviens toujours pas à définir, où tu sais écrire à la frontière entre l'âme et le viscéral...

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    1. Peut-être parce que j'ai l'âme très proche des viscères...ça s'appelle avoir du coeur au ventre... ;-)
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  3. ...mais aussi, n'ayant pas de jardin dans l'errance de ma vie, je regrette de ne pouvoir être jardinier. Jardiner ramène à l'essentiel, et les jardiniers savent beaucoup de choses...

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    1. Alors il me semble que lorsque l'on veut jardiner, à l'heure actuelle, et que l'on n'a pas de jardin, on peut se lancer dans le jardin associatif. Ça permet de voir du monde, et d'avoir une activité agréable de contact avec la terre, même quand on n'a pas de terrain.
      Ils s'appellent jardins associatifs, partagés, collectifs ouvriers, ou encore familiaux.
      C'est une très belle idée, je trouve.
      J'ai un ami qui fait ça. Il semble qu'il en retire, en effet, de grandes satisfactions.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Connaissant le principe j'y ai pensé, d'autant que pour avoir vu ou lu plusieurs reportages sur le sujet, il est vrai que l'idée est fort belle, les participants y trouvant beaucoup d'avantage dont le lien n'est pas le moindre. Mais c'est un phénomène plus urbain que rural et en tous cas il n'y en a pas autour de moi. J'ai même pensé lancer l'idée dans mon village plutôt dynamique, mais je projette de déménager dans l'année: pas glop !
      :o))

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    3. C'est plus facile de se faire prêter un coin de terre, par un voisin, dans un village, que le coin de gazon près du barbecue dans une zone pavillonnaire...

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    4. @ Candide
      Tu peux garder ce projet pour ton nouveau lieu de vie...

      @Blutchy
      Tu me l'as ôté de la bouche... ;-)

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    5. Le gazon ou la zone pavillonnaire ?
      Dans les deux cas, il faut avoir de l'appétit :-P

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  4. Tu vois que ton père a finalement réussi à t'élever, dans tous les sens du terme.
    Il a su te montrer la beauté du monde et ça, c'est remarquable.
    Et rare.
    Très rare...

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    1. Merci cher Goût. C'est très émouvant ce que tu dis. Et je pense que tu as raison, il m'a bien élevée, 1m74 c'est pas mal... ;-)
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  5. Emouvant témoignage que tes mots reconnaissants étayés par ces deux photos d'après/d'avant... bravo Célestine, ton papa doit surement sourire là-haut :)
    Bonne semaine. Bises.

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    1. Il sourit, j'en suis certaine, d'autant que, tu ne le sais pas encore, car tu es une petite nouvelle sur ce blog, il aimait beaucoup sourire, et raconter des blagues. toujours le mot pour rire, on ne s'ennuyait pas avec lui...
      Belle semaine jolie Julie
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  6. Un hommage à ton papa qui m'a beaucoup émue, Célestine.
    Oui, tu l'as trouvée la clé, et j'en suis infiniment heureuse pour toi♥.
    Très gros bisous, ma douce.

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    1. Tu sais combien j'ai cherché...cherché à m'en user les yeux...
      Merci belle d'âme
      très gros bisous
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  7. Un bel hommage à ton père, tu sais toujours trouver les mots.

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    1. Il y en a au moins dix que je n'ai pas eu besoin de chercher, du coup... ;-)
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  8. Touchée,émue! un bel hommage au père qui t'a donné la clé, ouvrant ce beau partage ! Tu me renvoies soudain de belles images de l'enfance, de la découverte, du cadeau, car c'était bien un cadeau.
    Merci d'être venue, revenue,mais je n'écris plus là. Bises Célestine

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    1. Le cadeau, c'était l'ambiance inimitable de ces petits matins d'été, où il arrosait ses tomates avant que le soleil ne donne...c'était cette complicité qui m'a tellement tellement manqué au début, quand il est parti...
      Deux ans et demi qu'il s'est fait la belle...
      Merci de m'avoir donné ton nouveau blog, je ne sais pas pourquoi j'avais gardé l'ancien...
      Bisous poétesse

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  9. C'est un trésor que t'a offert ton père, tu l'as reçu dans la dignité et l'amour... Que demander de plus à la vie ? Merci pour tous ces mots qui vibrent en chacun de nous, ta musique est si belle céleste Célestine. Bises étoilées. brigitte

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    1. J'aime découvrir de nouvelles musiques sur les chaînes de streaming.
      Ça m'inspire quand j'écris...
      Bisous ma Plume
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  10. Entre deux seances de reeducation, ma premiere reaction : quelque soit la forme que revet son esprit en ce jour, je suis sur qu'il est heureux et fier de toi pour le chemin que tu as accomplijusqu' a cette mysterieuse clé


    Bises affectueuses

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    1. Oui, je le pense aussi.
      Bon courage pour ta rééducation, Petrus !
      Bisous de même
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  11. c'est un texte magnifique, plein d'émotion

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    1. Touchée qu'il t'ait émue, Coumarine.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  12. Très beau texte. Il en savait des choses, ton père. Il savait l'essentiel.

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    1. Je le trouvais savant, quand j'étais enfant...jusqu'au jour où il m'a dit : « tu sais beaucoup plus de choses que moi, je suis fier de toi »
      Il était admiratif, et moi j'étais tellement émue...le jour où j'ai eu mon bac, il a pleuré. je ne l'oublierai jamais.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  13. Quel bel hommage à un père aimé et aimant.
    Et la dernière phrase est magistrale : la clé de la relation éternelle.

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    1. Oh oui. Je sais ce que signifient ces mots dans ta bouche. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  14. Oh c'est beau dis-donc... c'est beau.

    Bleck

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    1. Touché coulé !
      Et ravie de te revoir, ô grand Bleck
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  15. J'aime beaucoup ton texte si sensible et aimant, oui, si il a su te montrer où et la clé des choses de la vie il t'a laissé tout ce dont tu auras besoin, et que désirer d'autre ?
    Loués soient ceux qui savent donner, transmettre rassembler et faire jaillir l'espoir !
    Je t'embrasse Célestine

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    1. C'est beau comme un évangile ce que tu dis Marine ! Merci
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  16. Merveilleux récit en hommage à ton père.
    Les pères nous offrent tout un trousseau de clés, à nous d'en extraire une clé d'or pour guider nos espérances...

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    1. Comme dit notre cher Yves Duteil
      Je te cherchais depuis lontemps, tu m'as laissé en t'en allant
      un grand paquet de mots d'amour...

      Une chanson sublime que cette « lettre à mon père ».
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. Je suis extrêmement touchée par ton texte, Célestine. Gros bisous

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    1. Ah chère Eva...mon étoile filante...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. Une belle pause-philo... Un joli texte...
    Tu me connais assez pour savoir que je ne dirai rien sur le sujet du texte...
    Mais quel texte !

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    1. Oui je te connais assez, cher Hyôtoko
      Pour ne pas insister...
      Je t'embrasse et te remercie
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  19. "Mon père effaçait les barreaux des cages, et peignait l’espoir en lettres bleues sur un vieux cahier de comptes." Quel bel hommage ! Je suis sure que tes petits enfants pourront écrire ces mêmes mots sur leur grand-mère.

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    1. Merci Nicole
      C'est mon voeu le plus cher. Déjà, je me demande souvent ce que diront de moi mes enfants, plus tard...
      J'ai essayé de faire en sorte qu'ils aient surtout du positif à dire à mon sujet :-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Quelle merveille, cette relation que vous avez gardée avec votre père "au-delà des nuages"...
    Les jardiniers sont aussi jardiniers de l'âme, et votre papa a su semer dans votre jeune esprit toutes les bonnes graines qui ont donné l'être magnifique que vous êtes désormais.
    J'aime beaucoup votre écriture, je ne le dirai jamais assez, et cette façon unique que vous possédez de faire cohabiter la légèreté, la simplicité, et en même temps une immense profondeur.
    Vous nous faites grandir comme des tiges de haricots, à chacun de vos textes je me sens plus intelligent. Au sens de l'intelligence du coeur, évidemment...
    Merci du fond du mien, fatigué, malade, mais qui bat comme celui d'un jeune homme en vous lisant.
    Je vous embrasse
    ~L~

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    1. Mais qu'est ce que vous voulez que je trouve d'intelligent à dire après ça ?
      A part vous décrire la couleur rosée de mes joues qui virent au cramoisi..
      A part vous dire une fois de plus merci...
      Bien à vous, jeune homme au coeur fou
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Tu me fais pleurer chaque fois que tu parles de ton père...
    Je suis vraiment trop sensible.
    Et puis c'est tellement bien écrit... Tu ne veux pas être écrivaine, une bonne fois ?
    Bises
    Angela

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    1. Je ne sais pas si j'aimerais tant que ça être écrivaine...
      Je suis bien là, sur mon blog...
      Mais bon, si tu y tiens je vais essayer encore un peu. ;-)
      Bisous ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Jeune j'avais les pieds bien ancrés sur la terre, c'était la clé de SOL.
    Plus tard j'ai tenu des jolies femmes dans mes bras, c'était la clé des SONGES.
    Maintenant je vieillis, je me ratatine, c'est la clé de VOÛTE !

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    1. Tu as oublié, dans cette belle liste, la clé de DOUZE !
      Tu as bien dû la taquiner aussi, celle-là, non ? ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Un bel hommage que tu rends à ton papa ! Un brin de nostalgie et beaucoup d'amour exprimé sans avoir l'air d'y toucher

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    1. Hop, juste comme ça...parce que ça me fait plaisir de parler de lui. Avoir fait son deuil, ce n'est pas oublier...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. On a tellement de mal à trouver la clé
    surtout la bonne clé
    alors que la serrure est juste là
    dans un coin de la tête qui ne s'ouvre pas

    Et tu l'aperçois sous le pont, qui te sourit,
    car il a trouvé toutes les clés du paradis

    A bientôt céleste Célestine

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    1. Bienvenue chez moi, Well-Fu !
      je t'ajoute à mon totem.
      Et merci pour ces quelques vers qui me touchent
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. J'aime beaucoup l'idée des yeux clairs et jeunes de ton père, je trouve que sourires et regards sont ce qui indique la jeunesse dans tout visage, jeune ou vieux. Et la clé... ah la clé. Il agite le trousseau de temps à autre, non?

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    1. Oui, de temps en temps, j'en découvre une autre, au hasard de mes pérégrinations de vie...
      C'était un joyeux luron, sa ligne de conduite était de ne pas devenir un vieux schnock, et je crois qu'il a réussi ;-)
      baci bella
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Comme je débarque en fin de série, j'ai bien du mal à trouver une couche à ajouter à tous ces propos dithyrambiques. Mais, sois-en assurée, le cœur y est !
    Bisous ma grande ! (ben oui, pour arriver à 1m70 j'devrais mettre des Louboutin, alors...)

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    1. J'essaie de t'imaginer sur des Louboutin et je m'étrangle en buvant mon café...
      Fin de série, fin de série...c'est vite dit...
      Bisous mon Boss préféré
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Complicité éducative, tendresse, lien intime et l'amour…...La vie s'en va et le pont a craqué. Il en est ainsi de toute chose: éphémère !! Mais si on a la clé !!

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    1. Tu as le sens du résumé bienveillant et philosophique.
      Bisous Daniel
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. C'était un personnage, ton père!
    Bises Célestine
    Mo

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    1. Pis que ça : un héros (au sourire si doux)
      Et un super jardinier...
      Bisous ma jardinière
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Sous la marquise de la porte à l'arrière de la maison, nous contemplions la force de l'orage. De mon père, je garde la photo où je l'ai surpris dans mon cerisier. ;)
    Lorsque j'en aurai fini avec le tri des buffets, armoires, tiroirs, et autres, aux beaux jours, le citronnier sorti, je m'attaquerai aux différentes caisses à outils, boulons, vis et rondelles. Et je retrouverai les clefs trouvées au hasard et qui auraient pu servir, car mon père en bon économe, répétait à l'envie : cela pourrait servir. Des clefs de toutes dimensions, des minuscules au plus importantes.

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    1. C'est un long travail de vider la boîtes aux souvenirs...
      Il faut du temps, et chaque chose vient en son temps. Une façon de faire son deuil petit à petit...
      Merci pour ce beau témoignage de ta vie personnelle.
      Bisous chère Lou
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. Tout là haut, il doit être fière de toi

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  31. Tu écris avec une tendresse infinie avec ces mots qui chantonnent dans notre imaginaire comme le bruit d'une fontaine si proche de nous. Tu sais rallumer la flamme des disparus, pour les faire revivre comme une lumière vive qui ne s’éteigne jamais.Ton texte est comme un bouquet balsamique chargé de douceur à offrir aux anges. Merci pour ce bon moment de te lire avec affection.
    Bisous

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    1. Merci cher Bizak
      Toujours beaucoup de poésie dans tes mots, et tu sais que j'ai toujours aimé ça, et que j'ai craqué pour les poètes. Depuis toujours. Eluard, Aragon, mais aussi Baudelaire, Yeats, Whitman, Prévert, Desnos et tellement d'autres...
      Chaque jour je découvre de nouveaux poètes.
      Peut-être mon père était-il une sorte de poète, lui aussi, un poète sans plume.
      Mais il m'a transmis cet amour de la vie que je garde comme mon bien le plus précieux. Et de toujours considérer les choses avec humour.
      Bisous célestes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  32. Je ne sais pas si tu te rends compte que je suis heureux de lire ce texte... Non pas les mots qu'il contient, bien qu'ils soient beaux et apaisés, mais les maux qu'il ne contient pas...
    Ceux dont on se déleste sur ce chemin sans raccourcis...
    Pas d'autres choix que d'avancer sans tomber. Je savais que tu y arriverais ; j'y suis bien arrivé, moi !
    Avoir la clef est une chose, savoir ce qu'elle ouvre et comment... Là, est la clef. Je suis heureux que tu l'aies trouvé...

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    1. Hier j'ai discuté avec un ami qui, enlisant mon billet, avait le ressenti que j'avais du mal à faire le deuil de mon père.
      Je pense que c'est une lecture erronée de mes lignes (ou de mes entrelignes)
      A sa décharge, il n'a pas, comme toi, suivi la progression de mon travail au quotidien pendant un an...
      Toi tu as bien saisi les mots, et les maux, en insistant sur la présence des uns et l'absence des autres.
      C'est vrai, je ne pleure plus quand j'évoque mon père. Il a pris sa place au fond de moi, et c'est extrêmement réjouissant de pouvoir continuer à vivre sans régresser vers une tristesse exagérée et paralysante.
      Il me reste simplement tout le bien qu'il m'a fait, tout le reste je l'ai oublié.
      C'est sans doute le meilleur de la clé : va, vis, vole !
      Merci de me permettre de continuer à m'exprimer sur le sujet, comme tu l'as fait si longtemps.
      Bises du lendemain
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. C'est un peu normal que ton ami ait eu ce ressenti-là ! puisqu'il "enlisait" ton billet...
      "Hier j'ai discuté avec un ami qui, ENLISANT mon billet, avait le ressenti que j'avais du mal à faire le deuil de mon père."

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    3. Tu as un oeil de lynx redoutable... ;-)
       •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  33. C'est un ravissement de te voir maintenant si sereine à propos de ton père, après les tourments de son départ. Tu as su transcender son absence physique, lui pardonner son manque de savoir vivre parce que cet homme bon et chaleureux vibre maintenant en toi.
    Ti bacio forte Sorellita

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    1. Ben voilà, zeu Blutchy y dit encore une fois ce que je n'ai pas dit plus haut ! A croire qu'il lit en moi ce type. Doit être un peu médium !...

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    2. @ Candide
      Pourquoi seulement un peu...
      Tu sais que tu pourrais être vexant à la fin... :-P
      Je t'embrasse vieux barbu
      e molto baci per Celestina

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    3. Je confirme : les mots « un peu » ne s'accordent pas avec la personnalité de notre ami.
      🖤

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  34. @ Cel :
    Mine de rien, en sous-marin, ce billet qui parle de ton père me ramène au mien et à notre rendez-vous manqué. Ca remonte tout seul depuis hier. C'était il y a trente ans !... Après des années de tensions et de ressentiment, et alors qu'approchait sa retraite, on devait se retrouver et parler. De la paix avait commencé à s'installer entre nous. Sa santé ne nous en pas laissé le loisir, et je n'ai pas su être présent: il blaguait et minimisait sans cesse son état et je n'ai pas su voir combien il était malade: il est parti tout seul. Il ne le méritait pas. Je me demande aujourd'hui à quel point le gentil maladapté que je suis ne lui ressemble pas plus que ma mémoire ne me le dit...

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    1. Il est vrai que lorsque tu parles de tes fondations, tu mets surtout la focale sur ta mère, et je t'ai rarement entendu parler de ton père.
      Et s'il y avait la une clé pour toi, sous ton nez depuis des années ?
      Je dis ça je dis rien... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je ne puis dire non.
      Mais depuis le temps que je fouille, et alors que des thérapeutes m'ont dit que j'étais doué pour l'introspection, à ce jour ça n'a rien réveillé chez moi.
      Wait & see...

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  35. Coucou Célestine. Ce billet résonne fortement en moi. L'autre jour, je me disais que je devais profiter de mon père, de sa sagesse et de sa manière de penser. Le voir plus souvent et être là. Le temps file entre nos doigts.

    Dimanche, j'ai perdu un être cher, qui peut être considéré comme un père spirituel pour moi. (j'en ai quelques-uns autour de moi). Il est parti de sa belle mort, rejoindre le Paradis. C'était un homme de Dieu, mais un homme ouvert, simple, joyeux comme la vie, souriant à tout, et diffusant quelques conseils qui n'avaient rien de "liturgiques". Il me laisse triste mais confiante car je sais qu'il continuera à me visiter d'une manière ou d'une autre, et d'être là-haut, auprès de ses chères montagnes que nous aimions tant regarder.
    Alors ton billet m'emplit d'émotion. Oui, tu as trouvé la clé et moi j'en ai trouvées aussi, grâce à ces hommes merveilleux qui ont traversé nos existences.

    Bises alpines émues.

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    1. Oui je ne peux que te dire: « profite de lui, profite de sa présence, et dis-lui toutes les choses que tu regretterais de ne pas lui avoir dites, si jamais... »
      La mort arrive toujours trop vite, mon père a eu l'élégance de me montrer, par son visage, qu'il n'en avait plus pour longtemps, et j'ai eu le temps de lui écrire une lettre, j'aurais vraiment regretté de n'avoir pas eu le temps de le faire, et chaque fois que je pense à cette lettre, cela me donne un grand sentiment de sérénité et d'accompli.
      Cela m'a aidée, certainement, à tourner cette page éminemment difficile pour moi.
      Quant à ce père spirituel, cette figure paternelle qui vient de te quitter, je comprends que ce soit aussi difficile pour toi.
      Certains êtres, que j'appellent les phares, ont une importance extrême, et leur départ nous touche profondément.
      Merci pour avoir exprimé cette émotion, ma frangine de coeur.
      Bises émues aussi
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  36. C'est beau comme ce qui est pur. De cette immense tendresse que tu sais exprimer avec tant de délicatesse, on devine la force de vos liens, éternels. Des bises extra fortes

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    1. Oui éternels et extra-forts...
      Je pense à toi aussi, en parlant de mon père, petite miss
      Et je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. sont-ce les clés de votre château? :)
    bonne soirèe, Celestine

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    1. Mon château, c'est la vie...
      Baci Antonio
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  38. Un texte magnifique, très émouvant... Vous avez une plume incroyable.
    Et très jolie musique qui ressemble par moment à Anchor de Mindy Gledhill.
    Douce soirée.

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    1. Bienvenue sur mon mon totem Landrynne.
      Je te remercie pour la musique, je ne connaissais pas cette chanteuse, très jolie voix !
      Et j'aimerais bien que tu me tutoies...
      Belle soirée à toi
      Bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je vais essayer à l'avenir, ou bientôt.

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  39. Je suis très touchée par ton texte et la relation qui vous liait ton père et toi.

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    1. Merci Berthoise. Ça me touche moi aussi
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  40. "Et maintenant, trouve la porte !" plaisante l'oncle facétieux... mais ému !

    (Vive Zému !)

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    1. @Joe
      Je crois que j'ai trouvé la porte en même temps que la clé : un coup de bol !
      Bisous zémus aussi
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. @ Blutchy
      Y'a pas photo !!!
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  41. Bien sûr, ton billet me ramène au mien. Le même amour que nous lui vouons, la même passion pour le jardin, etc.... Mais moi, j'ai l'impression de m'être retrouvée avec toute une série de mystères sans clés après son départ. Je croyais le connaître et je m'aperçois que ce n'est pas du tout le cas....

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    1. Les clés émergeront sans doute plus tard, ma Myo...
      Bisous de coeur, sister, et belle journée !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  42. Comme je t'envie cette belle complicité que tu avais avec ton Papa, quelle belle personne tu nous décris et quels moment merveilleux et tendres. C'est beau et doux et fort à la fois. Merci de nous faire partager. Bisous

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    1. Beau doux et fort comme il savait l'être.
      Maintenant que j'ai évacué le chagrin, il me reste la nostalgie douce,et c'est bon.
      Bizou
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  43. Ce que je lis à travers tes mots, c'est que tu aimais et admirais ton père. Dans tes yeux il était beau, bon et fort (quels que soient les mots que toi tu préfèrerais inscrire ici). J'aimerais que ma fille, un jour, puisse me décrire ainsi alors que je ne serai plus. Ce serait signe que je lui ai transmis quelque chose de bienfaisant.

    Je pense aussi à mon propre père qui, par son attitude (et par la personnalité de l'enfant que j'étais), m'a privé de pouvoir lui vouer une admiration plus forte que la blessure que par lui je porte.

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    1. «J'aimerais que ma fille, un jour, puisse me décrire ainsi
      Oui, c'est une ligne de conduite que j'ai toujours suivie : tâcher de faire en sorte que mes enfants, plus tard, soient fiers de moi.
      Cette blessure, c'est par ma mère que je l'ai longtemps portée.
      Mais j'ai travaillé dessus, et la cicatrice fait moins mal.
      je te le souhaite.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  44. Je t'ai écrit sur Contact Célestine mais je ne sais pas si tu as pu le lire
    Bises

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    1. Voilà qui est fait. Mes absences ne durent jamais trop longtemps, j'aime mon blog...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  45. Célestine, je peux te le dire et le dire à tous qui n'en prendront pas ombrage pour un sou, je les connais : c'est le plus beau texte de cette série. je suis heureuse que tu aies participé, occasion d'un hommage particulier : ton père en son jardin et si j'y suis sensible c'est que j'ai vu et écouté mon père et mon grand-père en leurs jardins...
    Merci.

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  46. Un très bel hommage que tu rends à ton père ma chère Célestine. Il doit sourire de là où il te regarde.
    Tu sais mon père est parti aussi quand j’avais 15 ans et encore aujourd’hui il m’arrive de recevoir des clefs, comme une évidence.
    Je prends cela comme un cadeau.

    Merci de ce témoignage touchant Blue
    Bisous et Bon WE :)

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    1. Merci Lydia, Lakevio et Cristina pour vos mots sensibles et touchants.
      J'apprécie énormément.
       •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  47. Je viens te rendre visite périodiquement et lire les devoirs que t'inspirent les sujets proposés par Lakévio.
    Mais je lis aussi quelques articles...

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.