Pages

13 janvier 2017

Marie






Marie était une amie d'enfance de ma mère. Mieux que cela: Marie était l'Amie, celle qui partage tout, les fous-rires, les galères, les joies et les peines comme disent les ados dans leur journal intime.
On ne sait pas comment l'annoncer à notre fragile maman. Marie s'est éteinte doucement cette semaine. Après une longue vie, dont la moitié donnée à ce service public magnifique qui s'appelait La Poste.
Marie avait gravi un à un tous les échelons, jusqu'à celui de Receveuse. Une receveuse humaine et aux yeux pleins d'étoiles. Une receveuse d'étoiles en somme.
Elle était née en 1926. Imprégnée de cette époque où le Courrier était sacré, où la poste se démenait pour acheminer les lettres, même mal adressées, même mal affranchies. L'époque de l'Aéropostale de Latécoère, de Saint-Exupéry, de Blériot, de Mermoz, où des hommes courageux perdirent leur vie, dans des traversées périlleuses de l'océan. Où il allait de l'honneur des postiers qu'une lettre arrivât à son destinataire.
Elle était de l'époque où Gabin dit à ses complices dans « Le cave se rebiffe »
« Nous allons donc confier notre petit trésor aux seuls gens qui n'égarent jamais rien… Aux employés de cette administration que le monde entier nous envie, j’ai nommé les PTT…» 
 Marie a quitté la Poste au bon moment. Depuis sa retraite, elle ne cessait de regretter que sa « grande maison » à elle soit devenue une banque inhumaine comme les autres, minée par des mots qu'elle ne comprenait pas, concurrence, rentabilité, résultats...

Sur un blog ami, j'ai lu cette phrase : «.: «Elle aurait dû arriver pour Noël mais plutôt que d'être confiée au Père Noël, qui l'aurait certainement livrée dans les délais, elle fut postée et vous savez que la poste... 
Oui, monsieur Jacques, je sais, ils sont terribles, ces petits points de suspension, ces petits points de suspicion...
Oui, je sais que la Poste n'est plus ce qu'elle était. Mais à qui la faute ? 
Je sais que les personnels sont pressés comme des citrons, mal formés, trop peu nombreux, payés à coup de lance-pierres, que les cadres sont débordés, harcelés, poussés parfois au suicide, qu'il faut être toujours plus performant, lucratif, fructueux, juteux et que les mots de service public ne veulent plus rien dire.
 Je sais que l'on ferme de petits bureaux de poste campagnards, comme on ferme des écoles, des maternités, des postes de police de proximité et tout ce qui faisait la grandeur du service aux petites gens...
Marie aurait pu tout aussi bien être infirmière, chef de gare, policière ou institutrice. Son amertume aurait été la même.
Marie et Gabin ont quitté la vie au bon moment : ils ne verront pas le démantèlement final, annoncé par ses fossoyeurs,  de ce modèle social que « le monde entier nous enviait » et qui n'est plus déjà qu'un souvenir tremblant, comme ces pétales de rose sur la tombe de Marie.





114 commentaires:

  1. ce que tu écris entre dans mon propos, je suis justement en train de préparer un billet sur l'importance des échanges épistolaires (et donc l'importance cruciale de la fiabilité des services postaux) à l'époque où j'ai fait la connaissance de mes amis roumains, donc l'hiver de 1989-1990, juste après la chute du mur de Berlin et celle de Ceausescu...
    aujourd'hui encore je "confie" des lettres à la poste...
    désolée pour l'amie de ta maman, je t'embrasse

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense qu'à une époque, une lettre mettait du temps mais elle arrivait toujours à son destinataire. Et dans ces époques troublées dont tu parles ce devait être important pour tes amis de se sentir reliés !
      De nos jours, la fiabilité est très relative : si on veut être sûr que le paquet arrive il faut payer, et souvent très cher...Ce qui est quand même un comble !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Du temps ? Je l'ai déjà raconté ailleurs : dans ma collection de timbres, j'en avais un à l'effigie de Léopold II, il était muni d'une souche détachable avec la mention "Ne pas livrer le dimanche", la poste (belge en tout cas) fonctionnait donc même le dimanche. Mieux, j'ai trouvé la photo d'une carte postale postée un matin à Bruxelles où un Monsieur avertissait donc par courrier son frère qu'il passerait le voir dans l'après-midi :o)

      Supprimer
    3. Pour le «temps » je répondais à Adrienne qui parlait d'un pays étranger...
      mais en france cela allait très vite. J'ai eu ma fille à quatre heures du matin. A sept heures, les faire-part étaient prêts à partir, et certains de mes amis ont reçu le leur l'après-midi du jour-même de la naissance...Un exploit dont certains parlent encore !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  2. Bon vent à Marie.... C'est aussi à chacun de nous de préserver ce genre de service....
    ps : je t'ai déjà dit que j'adore tes dessins?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est à chacun de nous de ne pas laisser insulter les fonctionnaires, parce que ce n'est pas un gros mot, d'être fonctionnaire, surtout quand on est au bas de l'échelle...
      Je ne sais plus si tu me l'as dit, mais ça me fait toujours autant plaisir...
      Merci petite Manou ♥︎
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  3. cc
    comme c'est joli, ce post a la memoire de marie..
    et oui tout change..
    recevboir une jolie lettre est plus rare..
    mais toujours aussi doux ...
    parfois méme elle arrive en temps et en heure..
    toute belle fin de journée à toi..
    bzzz
    claire

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bienvenue chez moi, la Fourmi.
      Je te rajoute bien volontiers à mon totem.
      Oh oui, recevoir des lettres, des cartes...parfumées d'amour ou d'amitié...
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  4. Sales temps. Avec la vie. Avec la mort. Avec l’Amour. Pour la personne tout comme pour la collectivité, quand quelque chose ou quelqu’un ne sont plus. Cela me fait penser à ces vers de Prévert : Homme / Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre / Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom / Tu l’as appelée Pensée.
    Pensée / C’était comme on dit bien observé / Bien pensé
    Mais pas forcément bien accepté !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marie n'est plus, et une certaine idée de la France non plus...
      Impermanence des choses et des êtres, certes.
      Morne pensée aujourd'hui.
      Heureusement Prévert, Audiard, Gabin, nous aident à trouver que la vie, c'est encore, oui heureusement grâce à la poésie, du BSA extrapiste...
      Bises, camarade
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  5. Marie s'en est allée et la conception de la poste a perdu son enchantement. bises du W.E.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est le moins que l'on puisse dire...
      Bises Chère Lauriza
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  6. Quand nos hommes politiques (je fais une fleur aux femmes là) sont plus préoccupés de leur réélection et de leurs comptes en Suisse que du bien public, il ne faut s'étonner de rien

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourquoi épargnerais-tu cette délicieuse Christine Lagarde ?
      Ils oublient quand même, ces pourfendeurs de la fonction publique, ces supprimeurs de postes à tire-larigot, qu'ils sont les premiers et les plus grassement payés des fonctionnaires de France...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Vi, et il ne mentionne pas notre ministre de la Santé (un ex-médecin) libérale, or il y a de quoi (dans tous les sens du terme!) Elle vaut largement Christine Lagarde...

      Supprimer
    3. Me font marrer, les médecins soi-disant libéraux...
      Ce sont quand même des fonctionnaires payés essentiellement par la sécu, ils l'oublient trop souvent !
      Le jour où la sécu est en faillite, ils peuvent mettre la clé sous la porte.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  7. Tu défends le travail de postier/ère et tout ce qui va avec. L'envoie de courrier se perd même dans les entreprises où tout est informatisé. Les temps changent, la preuve......un journaliste du JT 20 heures disait il y a quelques jours que les cartes de voeux papiers reprennent des heures de noblesse et c'est tant mieux. J'aurais aimé faire partager à tes lecteurs une photo qui les pousserait à aimer la poste mais je ne peux l'inserrer ici, je te l'envoie avec une brassée de bises en MP.
    Paix à Marie qui aurait été fière que tu lui rendes hommage....un peu plus tôt

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La voilà ta photo , ma Chinou.
      C'est vrai que c'est mignon comme slogan...
      Brassée de bises en retour
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Jdissa, bien Candidevendredi, 13 janvier, 2017

      Mouais... Le slogan est mignon mais c'est de la publicité mensongère !
      Quand j'ai vu arriver ce fourgon dans la cour de ma belle administration, fou de joie j'ai couru vers le postier vacataire vice-remplaçant par intérim : "Vous l'avez, vous l'avez, vous l'avez ? hmm, je vous aime !..." Le type m'a regardé avec des yeux de lamproie mal cuite : "quoi ?"
      -ben, ma lettre d'amour !
      -ça va pas, non ?

      :o(

      Supprimer
    3. Des yeux de lamproie mal cuite...alors celle-là elle est bonne.
      Mince alors, ta lettre s'était sûrement trompée de fourgon je ne vois que cette explication...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  8. Ce post me serre le coeur.
    Parce que Marie est partie et que ce devait être une bien belle amie,
    Parce que j'ai aimé follement la Poste moi qui écrivais en quantité cartes et autres lettres.
    Parce que je suis fonctionnaire et que je ne peux que regretter ce que l'on fait de nos grandes et belles institutions. Le service rendu n'est plus tout à fait le même la personne est gommée au profit du client. Il faut rentabiliser... c'est une triste réalité.
    Douces bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une amitié de plus de quatre-vingts ans, ça force le respect, c'est vrai...
      Moi aussi, j'ai follement aimé écrire et recevoir des lettres d'amour...j'en ai une pleine boîte chez moi.
      Une triste réalité, mais est-elle irréversible ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  9. Je trouve très touchante la façon dont tu racontes le "Vol de nuit" de l'amie de ta mère.
    Et je trouve très malheureuse de devoir connaître le démantèlement d'un modèle social qui donne ce dialogue avec beaucoup d'étrangers :
    - Que pensez vous de la France ?
    - Sont toujours en grève ou en vacances, ils se font soigner pour rien.
    - Où voudriez vous vivre ou finir vos jours ?
    - En France, au moins ils savent vivre...
    Il va falloir qu'ils renoncent à leur rêve, maintenant que c'est comme chez eux...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci cher Goût, je suis touchée.
      Tellement de deuils ces temps-ci dans ma vie, je pense au poème de Lamartine «Pensée des morts»
      Un vent venant de la tombe moissonne aussi les vivants...
      Oui je n'ai jamais compris ce paradoxe: les gens critiquent la France et pourtant il y en a tout le temps qui veulent y entrer ...
      Et si on changeait ceux qui veulent partir contre ceux qui veulent venir, finalement ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  10. Nous assistons impuissants à la disparition de toutes les Marie même pour téléphoner à la Sécu on paie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Impuissants ? A part peut-être avec notre bulletin de vote ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  11. Tu parles d'un système dans lequel l'humain a été supplanté par la recherche du profit. Dès lors, rien d'étonnant à ce qu'il brise ceux qui y travaillent et pénalise ceux qui bénéficiaient du service rendu. L'objectif n'est plus un service, mais de faire de l'argent avec.

    Triste système…

    Merci de rappeler qu'une autre époque a existé, que beaucoup d'entre nous ont connue.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une époque pas si lointaine..Et tu sais que je ne suis pas dans le « c'était mieux avant » systématique...
      mais là, il faut quand même reconnaître que l'on ne peut pas parler de « progrès »
      Philosophiquement, le progrès c'est une dimension concrète qualitative, avec l'idée d'une ou plusieurs améliorations quantitatives et qualitatives de l'existant, l'action et le résultat de cette action.

      Améliorations quantitatives et qualitatives de l'existant...ça laisse rêveur !
      Quand le progrès n'apporte plus d'amélioration de la vie des gens, (à part quelque uns) peut-on encore parler de progrès ?
      Bises interrogatives
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Puisque tu en parles… j'ai l'impression que la notion de "progrès" est devenue quelque peu désuète. On n'en parle plus beaucoup, du progrès, à part pour en déplorer les dérives. C'est un peu un mythe déçu, le progrès. D'une certaine façon, le progrès c'est du passé…

      Bises avant-gardistes

      Supprimer
    3. C'est vrai..D'ailleurs progressiste est devenu un gros mot...
      mais il est vrai que le progrès, au départ, c'était une amélioration des conditions de vie...Ça avait des allures de dimension morale.
      On aurait dû se méfier quand le mot a été remplacé par croissance, comme dit Berthoise...

      De même, cher Pierre, je dirais presque visionnaire, si je ne craignais pas que que d'aucuns disent qu'on se la pète...

      Supprimer
    4. Exact : croissance et progrès n'ont pas du tout le même sens, or on nous a vendu le second comme synonyme du premier, le ringardisant du même coup.
      Dans le progrès il y a une idée d'avancement, d'amélioration : http://www.cnrtl.fr/etymologie/progrès

      Dire qu'on se la pète ? Tu n'as pas ce genre de lecteurs, ma chère :)

      Supprimer
    5. C'est vrai, mon lectorat est exceptionnel, j'en ai bien conscience. ;-)
      Merci pour cette définition du mot progrès qui confirme que nous sommes en pleine régression sur certains points.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  12. Pouvoir s'éteindre doucement à 90 ans... Marie a pu mettre un point d'orgue enviable à sa vie, comme peu de gens ont la grâce de pouvoir le faire. Bon voyage à Marie. Ta maman ne sera pas seule le jour du grand départ car elle y sera accueillie par son homme et son amie.
    Puisse-t-elle en avoir moins peur. Je le souhaite ardemment.

    La Poste... N'en déplaise à Michel, c'est un organisme que plus beaucoup de gens nous envie.... Une lettre recommandée R2 a mis plus de 2 semaines pour faire 400 km. Moyenne horaire 1 km/h.
    Qualifiée de perdue, j'ai posé une réclamation. Elle fut retrouvée et acheminée mais j'attends encore une réponse à ma réclamation.
    Qui disait que les recommandés sont acheminés en prioritaire et avec un soin particulier?

    Mais ne désespérons pas, la Poste, c'est aussi:
    http://www.programme-tv.net/videos/bandes-annonces/16455-promotion-canape/

    Ti bacio Cara

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai encore pleuré en lisant ton premier paragraphe.
      Pauvre petite maman tellement terrorisée...je suis sûre que tu arriverais à la rassurer, toi, avec ta force de persuasion..
      Bref, tu sais que je n'ai jamais vu ce film ?
      Pourtant il avait fait un tabac quand il est sorti...
      J'en ai encore des choses à voir et à découvrir...
      Baci♥︎
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. @Cel : J'arrête pas de le chiner, mais je crois que not'Blutch a un coeur immense et une bien belle philosophie de vie, qui n'est pas étrangère à la mienne et qui me séduit (la philosophie, hein Blutch, va pas t'imaginer des trucs [ou n'aie pas peur, c'est selon], tsss !). Peut-être seulement sait-il mieux que moi prendre du recul. Ou c'est son sang helvète qui démarre tranquille, y'a pas l'feu au lac ?...
      Après son com', je ne sais que dire de mieux et je plussoie donc allègrement, bien que le sujet soit sérieux.
      Baci a tutti e due (et toc !) ;o)))

      Supprimer
    3. Oui c'est fou, chaque fois que je lis ce premier paragraphe, mon coeur se serre...et mes yeux se mettent à piquer, ça doit être les oignons... (private joke)
      Mais alors si tu en rajoutes une couche, je jette Bob. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. @ Céleste 1
      C'est toi aussi que j'aimerais rassurer....
      C'est terrible les ravages de curetons. Non seulement ils violent les petits garçons, mais en plus ils violent les âmes. Dis lui qu'un Dieu d'amour n'est pas punisseur et que c'est lui le plus fort...

      Pour le film, c'est une lacune à combler au plus vite...Il y en a du beau monde et pas des moindre:
      Grâce de Capitani, bien sûr.
      Pierre Richard
      Martin Lamotte
      Rufus
      Claude Rich
      Eddy Mitchell
      Thierry Lhermite
      Anne Roumanov
      Michel Sardou
      Patrick Chenais
      Et je suis sûr d'en oublier...
      Ti bacio Cara et TVB

      Supprimer
    5. @ Jdissa
      Merde alors, c'est la fin d'un fantasme alors...:-D :-P

      Je ne sais pas si le moment venu je garderai la même sérénité devant la Camarde, mais je lui ai faussé compagnie de façon si miraculeuse que ma rationalité a du se rendre à l'évidence: Dieu existe. (Dieu, mais pas dans le sens des religions. disons un plan de vie spirituel.)
      J'ai expliqué ma vision de ce qu'on appelle Dieu dans un billet Blogbo:
      http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2015/01/19/1739-a-la-bande-a-blognot
      Quant à mon sang helvète, il est fortement teinté couleur Rital...
      Accolade

      Supprimer
    6. @ Céleste 2
      C'est con, je pensais t'avoir fait un commentaire "aux petits oignons".

      Supprimer
    7. Blutchy 1
      Quelle distribution alléchante !
      Et puis merci de me rassurer, c'est très anxiogène de voir sa mère trembler comme une feuille...

      Blutchy 2
      Il était parfait ton commentaire, mio caro
      Et puis les oignons, il paraît que ça éloigne le virus de la grippe...j'ai lu ça dans une revue spécialisée comme disait Guy Bedos quand il draguait Sophie Daumier... ;-)
      Baci della mattina
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    8. @ Blutch : désolé de te décevoir mon pôv' ! A la rigueur, eusses-tu eu le genre et la plastique de Grâce de Capitani que j'aurais réfléchi (un pouïème de miliseconde), mais barbu... Décidément non, merci ! ;o))
      Je sais que t'es un peu rital, je sais. On fait c'qu'on peut avec cqu'on a, hein...

      ...'fin moi... Jdirien...

      Supprimer
    9. Dommage, vous auriez été mignons tous les deux...
      mais Grace de Capitani, là personne ne peut lutter... :-P
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  13. "Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses."
    Hmmmmmmmmmmm, une vraie gourmandise !

    ...'fin moi, Jdirien...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Blutch 1 : 'scuse-moi mon Blutchy; je crois que j'ai pas mis mon com' où il fallait !
      :o/

      Supprimer
    2. Blutch 2: Tu attends une réponse à ta réclamation ? Je crains que tu risquer d'attendre longtemps, et je gage que La Poste la considère comme inutile puisque ta lettre est arrivée !
      En même temps, que vaut une lettre-type imprimée par paquets de mille et même pas signée !
      Tu es déjà heureux que ton envoi ait été retrouvé, un des miens ne l'a jamais été malgré ma réclamation, et ça n'a contrarié personne d'autre que moi...
      Ce qui est rigolo, ou à pleurer, au choix, c'est qu'aujourd'hui l'indexation informatique permet de tout savoir de notre envoi, "en temps réel"... tant que ça marche ! Parce que quand la sacro-sainte cybernétique machine s'enraye, on découvre que Saint-Ex et Marie étaient plus efficaces avec leurs stylos à billes !

      Supprimer
    3. Moi je trouve qu'il est très bien où il est, ce com...
      Et je suis d'accord avec toi : cette phrase est un pur chef d'oeuvre (j'ai failli la mettre en sous titre..)
      Bises ♥︎
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. @ Jdissa 2
      Que veux-tu, je suis assez vieux pour avoir été éduqué dans le sens de la politesse et celui des responsabilités, dans un pays qui cultiv...ait le respect de l'autre. (les jean-foutres sont comme le charançon, ça envahi tout).
      Où c'est à pleurer de rire, c'est que la cybernétique m'a informé que cette lettre s'est perdue dans la poste de dépôt, un local d'au moins 40 m2....
      Et Michel me murmure que si les cons volaient, il n'y aurait plus d'embouteillages sur l'A7.

      Supprimer
  14. Quelle bel hommage vous rendez à cette amie de votre maman...Je suis d'autant plus ému que j'ai bien connu Gabin, j'avais 26 ans au moment de la sortie du Cave, et j'étais allé assister à l'avant première du film...
    Vos billets me bouleversent à chaque fois.
    ~L~

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si je vous disais que moi, c'est votre commentaire qui me bouleverse, vous me diriez que je n'ai pas beaucoup d'originalité ? ;-)
      Merci cher Lorenzaccio.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  15. Beau billet à la mémoire de Marie...
    qui était de la génération de ma maman,qui a connu les mêmes services publics du temps ou ce n'était pas un vain mot,mais une vraie institution!Bien avant qu'ils soient "dézingués" par des"professionnels" aventureux...
    D'Ailleurs,on peut retourner cette "réplique" en mode lycée de Versailles
    "faire confiance aux professions aventureuse est le seul vrai risque des honnêtes gens"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Xoulec
      Ca laisserait supposer que le fonctionnariat postal est une profession aventureuses....
      Je ne suis pas s^r d'être convaincu par la démonstration:-)

      Supprimer
    2. Peut-être qu'à l'époque de Blériot c'en était une ? ;-)

      Supprimer
    3. Hé, imparable ! CQFD
      Mais à l'époque, c'étaient des passionnés, ils avaient tout à découvrir et à inventer, et personne n'avait encore eu l'idée de pondre de fiches de procédure !...

      ...'fin moi, Jdissa...

      Supprimer
    4. @Blutch
      Mes mots n'ont pas traduit clairement ma pensée.Par "profession aventureuse",je faisais référence à nos chers"hommes politiques"(et femmes),bien que "chers" soit quelque peu superfétatoire!Et donc:faire confiance à nos "chers politiciens"est le seul gros risque des honnêtes gens".
      Le "dézingage" n'étant pas l'apanage des plombiers zingueurs!

      Supprimer
    5. @ Xoulec
      Là, je comprends mieux. Le côté aventureux des politichiens s'exprime dans leur lutte contre les pauvres...

      Supprimer
    6. hihi ! les politichiens... mdr
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  16. petite Marie.... (ma fille s'appelle Marie)
    qu'elle ne fût pas ma tristesse et ma colère quand j'ai appris la perte de mon colis postal contenant le trousseau confectionné pour ma petite Célestine...jamais arrivé dans les hauts de france...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hélas...ce genre d'événement arrive de plus en plus souvent...
      Parce qu'en plus, la notion de propriété est devenue très fluctuante...Et les Robins des Bois volent aux pauvres pour se le mettre dans la poche...
      Quel dommage pour ta petite fille. Je suis sûre que tu y avais mis tout ton amour.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  17. On aurait du se méfier quand d'usager on est devenu client.
    Bises de la nuit.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Excellent et très juste commentaire.

      Bleck

      Supprimer
    2. Tu me l'enlèves de la bouche, Bleck.
      Les mots ont une grande importance et rien n'est laissé au hasard.
      Ainsi la Poste est devenue la « Banque Postale »...
      A l'école, le domaine que je le connais le mieux, la femme que tu aimes a dû te le dire souvent, on est passé de rédaction (un vieux mot qui mettait l'accent sur la forme de l'écrit, sur la belle écriture) à expression écrite, où il s'agissait juste de s'exprimer par écrit, même bourré de fautes, même avec des tournures pas forcément juste (la grande époque de l'interdit d'interdire) et enfin on est arrivé à production d'écrit, vocabulaire de l'entreprise, où il s'agit de produire un texte comme on fait un bel étron tous les matins...
      Bref, je suis d'accord, les mots ont grande importance, et on ne se méfie jamais assez de ces changements décrétés en douce par des législateurs qui savent très bien ce qu'ils font.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  18. bel hommage tendis que les fossoyeurs nous enterrent avec le sourire. Bizzz célestes

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai eu vraiment ce sentiment là en menant Marie à sa dernière demeure.
      Quelque chose semble définitivement mort...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  19. On ne choisit pas le moment où on arrive ni celui où on part, et on quitte toujours une époque, la sienne, pas à pas. Toi aussi tu vois l'éducation se démanteler sous tes yeux, celle que tu as connue. Moi aussi. Tant de souvenirs de nos facteurs, dont un que j'appelais "mon petit amour" et que j'embrassais tous les matins. Ils avaient l'amour du travail bien fait, de la lettre bien arrivée, et le plaisir de savoir que ce qu'ils faisaient... rendait service, était indispensable, et demandait l'art de gens comme eux...

    Le monde change tout le temps, pour des meilleurs et pour des pires.

    Mais saluons le départ de cette gentille Marie qui a eu ce qu'on appelait encore... un métier, et l'a fait de tout son coeur...

    Baci sorellita

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme je le dis plus haut, je ne fais pas du « c'était mieux avant » systématique. Je sais ce qu'il y a de bon dans mon époque et dans mon pays, je m'en réjouis chaque matin.
      Il n'empêche que je ne peux pas tout accepter au nom du prétendu « Progrès » quand on sait que des personnes qui travaillent actuellement ne peuvent pas se loger ni se chauffer correctement, et à peine se nourrir, où est le progrès ?
      Baci la mia sorella
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  20. Bel hommage à l'attention de Marie à l'intention des travailleurs efficaces de tout poil de tout statut.
    En ce qui concerne la Poste je trouve toujours des gens charmants en face de moi au guichet, je n'ai jamais eu à subir de retard de courrier voir de courrier perdu, j'entends bien que les conditions de travail de ces personnes deviennent de moins en moins facile mais il me semble que les conditions de travail de notre marchand de légumes ne s'améliorent pas.

    Bleck

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Certes, cher Bleck, certes. La vie des petites gens, du privé comme du public, ne s'améliore pas, et ce n'est que logique, plus les riches sont riches, plus les pauvres sont pauvres.
      Loin de moi l'idée de relancer la querelle privé/public. Mais il faut bien admettre que personne ne parle ouvertement de supprimer cinq cent mille marchands de légumes (même si dans les faits, le capitalisme, c'est ça)...et personne ne dit que les marchands de légumes sont des inutiles, des nantis, voire des nuisibles...Cette vision de la Fonction Publique me hérisse le cuir...Il y a dans toutes les professeurs des branleurs de premier choix, des médecins nuls, des avocats véreux, dees commerçants malhonnêtes...
      Alors certes, il y a des fonctionnaires que l'on ne peut pas mettre au rang des "travailleurs efficaces" encore faut-il avoir l'honnêteté d'analyser ce qui les rend inefficaces. Ce n'est pas toujours leur fainéantise.Mais souvent, oui.
      Parmi ceux-là, citons un grand nombre de hauts fonctionnaires, dont certains députés européens, qui feraient mieux de nettoyer un peu devant leur porte avant de parler de nantis...

      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Entre nous il ne s'agit pas de (re) lancer la querelle public/privé.
      C'est mon commentaire et ma façon de commenter, je remarque tout de même (pas forcément chez toi, évidemment) que cette querelle est souvent sortie à tors et à travers. Si on ne dit pas ouvertement que les marchands de légumes sont des inutiles, des nantis, voire des nuisibles ils sont (souvent) inconsidérés s'ils réussissent ce sont souvent des voleurs, s'ils échouent et qu'ils se suicident ils n'avaient qu'à pas ouvrir un commerce (je caricature évidemment, à peine...)
      En ce qui me concerne, j'ai fait partie de ces salariés du privé inefficaces, je sais de quoi je parle chez moi c'était un choix en conscience.
      Encore une fois, beaucoup d'entre nous ont la possibilité d'effectuer des choix de vie une marge de population subit certes mais tout de même beaucoup peuvent choisir. Plutôt que de jeter public contre privé ET se précipiter dans les gigantesques surfaces remplir jusqu'à la gueule un Caddye afin de soigner leurs frustrations... comment dis-tu... ah oui, ça me hérisse le cuir.

      Bleck

      Supprimer
    3. Tu as parfaitement raison et je plussoie. T'inquiète je ne remettais pas en cause ta façon de commenter, elle t'appartient et j'aime bien.
      Les querelles...que les xyloglottes appellent des "clivages" c'est souvent un argument électoral.
      Droite contre gauche, libéraux contre républicains, vieux contre jeunes, sud contre nord, hommes contre femmes, blancs contre noirs, athées contre religieux, j'en passe et des meilleures, diviser pour mieux régner une recette de pouvoir qui a fait ses preuves, pourquoi en changer ?

      Il n'en reste pas moins qu'un candidat à une élection ne devrait pas avoir le droit de dire qu'il va supprimer cinq cent mille postes de fonctionnaires, et surtout en faire un argument électoral. C'est choquant et de mauvais aloi. Ça va gratter les gens dans leur cerveau reptilien.
      Pour les grandes surfaces, c'est comme pour les émissions de tv abrutissantes, le résultat d'un matraquage tellement puissant que les gens n'ont même plus la force de réfléchir.
      D'autant qu'il a été prouvé qu'en faisant ses courses chez l'épicier du coin, un peu chaque soir, on dépense moins qu'en remplissant son caddie chaque semaine avec 30% de choses inutiles qu'on n'aurait pas achetées si on ne les avait pas vues... je le sais, j'ai une copine qui a fait l'expérience pendant un an.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  21. J'aime beaucoup la photographie illustrant ce billet.

    Bleck

    RépondreSupprimer
  22. Un bel hommage à l’amie de ta maman.
    Elle a fait une belle , grande et utile étape dans ce monde de surbooké.
    J’ai vécu ces années-là.
    Je revois NOTRE facteur, car chacun semblait avoir le sien, qui nous amenait le courrier et discutait de tout et de rien.

    Et la postière accueillante derrière son guichet qui prenait le temps de glisser un mot en nous rendant la monnaie....et surtout de sourire qu'elle arborait

    Mais hélas, d’en haut, maintenant il faut tout rentabiliser, déshumaniser. Je connais du personnel soignant qui ont leur temps minuté pour s’occuper des patients ! Je comprends leur découragement.


    Cela ne sera pas facile de l’annoncer à ta maman, et je j’entends bien ton embarras.

    Avec toi j’envoie des pétales de roses pour Marie, et je t’embrasse affectueusement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. «Chacun semblait avoir le sien...
      Tu mets l'accent sur une chose importante, Jak. ce sentiment d'humanité particulière qui reliait les gens aux gens, et qui disparaît depuis longtemps déjà, subrepticement, au profit de machines, de robots, de sites internet, de guichets et de caisses automatiques et de répondeurs téléphoniques, quand ce n'est pas des serveurs lointains où des standardistes surbookés ne savent pas répondre aux questions pour lesquelles ils n'ont pas été programmés...
      On aimait avoir son facteur, son boucher, son coiffeur. On aime toujours mais ça devient plus difficile.
      Même si on assiste ça et là, à des tentatives de «réhumanisation» des villages ou des quartiers. Encore faut-il que les services suivent, et ce n'est pas forcément le cas, hélas. Pour faire rouvrir une école dans un village, il faut mettre le paquet, certains y sont arrivés.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  23. Quand j'habitais à Drancy nous avons toujours eu le même facteur, il s'appelait Henri, il portait le courrier, les colis et même les mandats ! Aujourd'hui il se ferait dépouiller..
    Au moment des étrennes il apportait les calendriers, sur lesquels figuraient des chatons, des chiots, la belle montagne enneigée, ou la mer qui dansait le long des golfes encore clairs !
    Il arrivait avec sa sacoche, et repartait avec une musette, étrennes obligent.
    La poste c'était ça pour moi quand j'étais minot : la poste s'appelait HENRI. ];-D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je te rassure, s'il y a une chose qui n'a pas changé, ce sont les chatons et les chiots des calendriers toujours aussi délicieusement kitsch...
      Ma factrice s'appelle Joëlle et j'en parlais déjà il y a huit ans...
      Un de mes premiers billets, j'avais eu 1 commentaire !
      Baci bello
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  24. A peine aperçus-je l'image que j'en compris le contenu.Voilà la raison de mon passage, qui ne peut se faire qu'à cause. Internet et ses je t'aime à chier partout, même et surtout sur ses affligeances journalières, me gangrène au point d'avoir pu les doigts à répondre. Mais là, c'est un grand malheur.
    On a plus rien à force de perdre. La poste qui n'est même plus son fantôme, perd son facteur qui liait l'homme à l'humain, avec une sacoche, un vélo, un cheval, à pied, sous le n'importe quel temps, plus exact qu'un train d'avant...
    J'ai pas souvent, pour pas dire jamais le moral dans les chaussettes, pourtant aujourd'hui l'ineptie m'anéantit.
    Et en plus je sens que rien ne va tomber à pic pour ta mère.
    J'aime pas qu'on cause malheur, tusais ça Célestine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On n'a plus rien à force de perdre...
      Tout reste à regagner, ne nous laissons pas anéantir par l'ineptie, ça leur ferait trop plaisir à cette bande pisse-vinaigre.
      Je cause pas malheur, mon gros zoizo, je cause de ce qui est, pour essayer de faire réagir les troupes.
      tant qu'on restera vigilants, il y aura la petite flamme de l'espoir qui brillera sous la neige carbonique.
      Et pis, faut pas trop baver sur internet, c'est un moyen de rencontrer du beau monde aussi...
      Sinon, un jour, même ça ils vont nous l'enlever. Ils trouveront bien un truc, la sécurité, la raison d'état...
      Continue à éclairer le monde de ta flamme de poète.
      Tu ne sais pas combien de coeurs tu touches, mais je peux te dire que même un seul, ça vaudrait déjà le coup.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  25. tu as oublié le mot "objectif"....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bigre, c'est ma foi vrai...
      Efficience, objectifs, tableaux de pourcentages, période comptable et le très moderne "proaction"...
      A pleurer, ou à vomir, au choix...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  26. C'est un très bel hommage que tu rends à l'amie de ta maman. Maintenant, faire carrière dans une poste n'est plus envisageable. Chez nous, les postes de petits quartiers n'existent plus et je pense toujours aux personnes d'un certain âge et/ou ne pouvant plus se déplacer comment font-elles ? Depuis plusieurs années, les facteurs ne portent plus les paquets ou recommandés dans les étages. Ils déposent un papier jaune dans la boîte aux lettres et à nous d'aller dans une poste loin du domicile. Les facteurs n'ont plus le temps, ils sont terriblement stressés. Notre facteur de campagne nous l'a dit. Ils ont un certain temps pour faire leur tournée et de retour à la poste font d'autres travaux. Je les plains sincèrement.
    Merci pour ton billet Célestine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh oui, il est bien là, le problème...Le hiatus entre la langue de bois des politiques, qui s'aperçoivent à chaque élection qu'il y a des personnes âgées qu'il faut caresser dans le sens du poil...Et des handicapés, des femmes, des petits commerçants, des micro-entreprise, et ils promettent la lune à tout le monde...bref, s'ils mettaient vraiment en pratique leurs beaux discours, ils légifèreraient pour que les services publics restent des services publics dignes de ce nom. Seulement au lieu de créer des emplois (autre de leur soi-disant cheval de bataille) ils préfèrent indemniser des chômeurs et payer des gens malades de stress ou de chagrin, parce qu'évidemment c'est bien mieux pour l'économie qu'il y ait des chômeurs, comme ça on peut tenir les gens au chantage et leur faire avaler n'importe quoi au mépris du code du travail qui lui aussi vit ses dernières heures de gloire.
      Alors oui, tu as raison, Denise. C'est vraiment très triste cette situation.
      Et il y a des jours où j'ai envie de pousser le cri primal
      Bisous ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Merci de ta réponse Célestine et j'avais oublié le bisou ♥

      Supprimer
  27. 90, c'est un beau chiffre, surtout quand il marque une amitié sans faille...
    Un être meurt, un autre naît. Des métiers disparaissent, d'autres se créent. Depuis toujours...
    L'impermanence est la seule chose dont on puisse être certain...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui c'est un beau chiffre, et son départ s'inscrit dans l'ordre des choses...
      Cependant, même si l'impermanence est une règle naturelle, essayons de ne pas l'utiliser comme prétexte à oublier notre humanité profonde...Certains font ça si bien, dire aux gens que c'est comme ça et pas autrement...
      Quand les peuples se rendront-ils compte que c'est à eux de prendre leur destin en main ? et pas à la bande de confiscateurs impitoyables à qui ont ils imprudemment confié leur pouvoir ?

      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  28. Que dire ? Que le monde évolue et que tout change constamment. Mais évolue-t-il dans le bon sens ? J'en doute !! Que ceux qui ont une conscience l'aident évoluer dans le bon sens, le sens où l'humain aura la primauté sur la finance. Un bel hommage à cette dame, messagère de bien des écrits .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, il n'évolue pas dans le bon sens.
      Notre conscience reste le dernier rempart de l'humanité, mais il faut le veiller comme une allumette par grand vent.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Maissalor! La conscience c'est comme l'honneur, ça ne sert qu'une fois...
      Baci

      Supprimer
    3. Peut-être bien...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  29. Un bien joli hommage rendu à Marie. Comment annoncer ce départ à ta maman ? Non, ce n'est pas évident. Comment réagira-t-elle ? Une amie a tellement de place dans nos coeurs. Certaines de mes amies partiront peut-être avant moi, je pense parfois à ce jour et je le redoute. Mais bon, aujourd'hui, c'est Marie qui est partie. Et je comprends ta tristesse, Célestine.
    La Poste ? A une époque, je voyais régulièrement notre facteur, il s'arrêtait souvent à la maison, m'apportant mon travail, internet n'existait pas encore. Et nous discutions un moment, sa nièce étant de plus une de mes collègues de boulot. Nous achetions aussi chaque année les calendriers, j'adorais les choisir. Mais voilà, le temps change, et pas forcément en bien, hélas... Tout est déshumanisé. Nous ne connaissons plus notre facteur, de toute façon ce n'est jamais le même.
    Passe un beau week-end, Célestine. A-t-il neigé chez toi ?
    Gros bisous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non il n'a pas neigé chez moi, et j'ai même eu un peu de soleil. Le temps d'apercevoir un pivert, mais je n'ai pas ton habileté pour le prendre en photo !
      Le départ de Marie est triste, mais dans l'ordre des choses, et elle a eu une longue et belle vie. Elle est toujours restée amie avec ma mère c'est fou cette fidélité à ravers les âges, depuis qu'elles allaient garder les vaches entre six et dix ans !
      Chacun a des souvenirs "humains" de la poste, du courrier et du facteur. Ce que je déplore le plus, c'est cette déshumanisation constante de tout.
      Je t'embrasse belle amie
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  30. Oh, l'Aéropostale, cela passionnerait mon fils... Mes pensées pour ta maman et son amie. Dans mon quartier, il y avait un bureau de poste, dans une petite galerie (avec au fond, une entrée dans la grande surface du coin). On a fermé l'entrée de la grande surface, le bureau de poste, même le café a rendu l'âme et on n'y trouve plus que des sdf... Plus ou moins à l'abri des intempéries.

    Les marchands de journaux ont pris la relève et je reconnais tout de même que cela fonctionne bien (il y a moins de files d'attente). Les facteurs me semblent mieux équipés, avec une sortie de caddie, mieux vêtus, mais je n'en sais pas plus sur leurs conditions de travail.

    A mes débuts dans l'enseignement, j'ai dû ouvrir un compte chèque postal, les services publics devaient se soutenir les uns les autres (mais pas d'eurochèques (est-ce que c'est comme cela qu'on appelait ça, je ne me souviens plus), pas de carte bancontact... C'était un peu galère. Je ne sais évidemment pas me prononcer sur les conditions de travail, je sais juste que beaucoup d'anciens services ont été privatisés ou ont fusionné (la Banque de la Poste, c'est un mélange des anciens comptes chèques et de Fortis, (donc Paribas) qui est elle-même un mélange de notre ancienne Caisse d'Epargne et d'une banque, bref...

    Cette génération des années 20 - 30 qui part maintenant ne s'y retrouvait sans doute plus, dans le fond, heureusement que ma mère (partie en 2001) n'a pas vu certaines choses (mais elle a raté du bon aussi). Pareil pour mes professeurs qui comptaient sur nous pour contribuer à construire un monde meilleur (les pauvres!)

    C'est vrai qu'échanger des lettres de temps en temps, ou des cartes de voeux, c'est agréable. Je ne m'en plains pas quand cela arrive.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime bien suivre le fil de ta pensée à travers ton commentaire-fleuve dont je te remercie.
      Je suis toujours surprise et émue que mes écrits trouvent un tel écho chez mes lecteurs.
      C'est vrai qu'il y en a à dire sur le sujet.
      Et il est vrai aussi que nous devons nous garder de penser que tout était mieux avant. Oui, il y a aussi de bonnes choses dans notre époque.
      Merci beaucoup, chère Pivoine, pour ta grande participation !
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  31. il y a deux ans j'avais envoyé un chèque pour adhérer à mon club de randonnée, il a mis 1 mois pour arriver à destination dans une ville qui se trouve à 10 km de chez moi ! Depuis, même si ça me coûte plus cher, dès que j'ai un courrier un temps soi peu important à envoyer, je choisi la lettre suivi ! En tout cas tu viens de rendre un bel hommage à l'amie de ta maman.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 1 mois pour faire 10 kilomètres, ce n'est pas beaucoup en effet !
      Cela se rapproche de l'escargot anémique !
      La lettre suivie, certes. C'est faire payer une diligence qui était gratuite à une époque...
      Merci Miss pour ton témoignage.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  32. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense que l'on doit pouvoir trouver un juste milieu entre revenir à l'époque de Daudet, qui est définitivement révolue, et laisser filer tous les acquis des travailleurs...Encore faudrait-il qu'il y ait une volonté politique d'arrêter le massacre.
      Je souffre de n'avoir que mes mots pour dénoncer ces ignominies...
      Et l'espoir, quand même, que cela évolue dans le sens de plus d'humanité...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  33. Peut-être est-ce la jeunesse de Marie? En tous cas elle avait 20 ans à la sortie du film...
    C'est en quelque sorte l'aéropostale à vélo :-)
    https://www.youtube.com/watch?v=6MocOt8xBjo
    Ti bacio

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ce cher Tati ! Jour de fête quel chef d'oeuvre !
      Merci de tout coeur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  34. Ben dis donc, tu as l'air d'être remontée comme une pendule ! Tu ne veux vraiment voter pour le candidat des Sarthois ? LOL !;-)

    Tiens, j'entends ça en ce moment qui te ressemble beaucoup : https://www.youtube.com/watch?v=q-EsIy0CaNM

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi, remontée ? Quelle idée, je suis d'un calme absolument olympien..
      J'aime juste dire les choses ...
      Par exemple que j'aime beaucoup cette chanson, mon cher oncle.
      Et aussi énormément tes aquarelles !
      Bisous très zen
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  35. Moi j'ai été content quand les mails sont arrivés.
    J'ai toujours détesté écrire, mais il faut dire que ma mère m'obligeait à écrire des cartes tous les étés et je ne savais jamais que dire à mes tantes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les têtes "pensantes" de la Poste ont sûrement pris l'arrivée des mails comme prétexte pour faire des coupes claires dans les personnels...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  36. C'est une volonté POLITIQUE globale de vouloir tuer les services publics. La poste est une des nombreuses victimes, tant de la droite que de la gauche. Est-ce vraiment le modernisme ?...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le modernisme, oui, mais pas le progrès...
      D'usagers, nous sommes devenus clients, comme dit mon amie Berthoise.
      Et ça change tout, mais pas en bien.
      ravie de te voir, jeanMi
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  37. « Rien n'est pareil à ce que c'était »

    Mes parents et grands-parents disaient cela. Mes arrières petits-enfants diront la même chose. Chaque époque est caractérisée par des traits particuliers Sauf qu'il restera toujours des « Marie », des gens aux yeux brillants et au gros bon sens évident, des personnes exceptionnelles qui transcenderont les notions à la mode et les consignes absurdes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La sagesse est d'accepter l'inéluctable. Le vent qui souffle, le temps qui passe et la mer qui se déchaîne parfois.
      mais la folie des hommes l'est-elle, vraiment, ou ne doit-elle pas sans relâche être éclairée des petites flammes de ceux qui ne renoncent jamais ?
      Merci de votre passage qui me fait toujours grand plaisir, sans doute à cause de sa rareté.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  38. Ma Marie était née aussi en 1926.Je crois qu'à leur époque l'amitié était un bien précieux,rare parce que le temps aussi était précieux, fait de moments souvent durs où les joies n'en étaient que plus belles.L'amitié avait alors la valeur du partage,de la solidarité,du secret partagé,du bonheur et des larmes.
    Quant à la poste ! j'ai la chance d'habiter dans un petit village où l'on peut encore discuter avec "notre" facteur .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chère Balaline, merci pour ton témoignage.
      L'amitié est toujours et plus que jamais un bien précieux.
      Et elle a la même valeur depuis toujours.
      Bises étoilées
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  39. Le monde va mal ma pauvre Célestine, et je sais que nous n’allons pas mieux.
    Qu'avons nous fait de l'héritage de nos pères? Tous ces combats pour rien?
    Demain me fait peur...
    Bises si tristes ce soir.
    Ton texte est d'une justesse émouvante.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Puisses-tu retrouver ta joie...J'espère que ce n'est pas moi qui t'ai plombé le moral.
      Il est vrai que l'on a des raisons d'être inquiet, mais la peur n'évite pas le danger, comme disait mon père.
      Je t'embrasse cher poète.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  40. Un vibrant hommage à Marie, Célestine....
    tes mots sont émouvants...
    Je n'ajoute rien... les temps ont changé !
    bisou à toi....
    cette fois, je reviens...
    plus trop de trace...ça va !
    Den

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'en suis bien contente ma chère Den, que tu te remettes de tes émotions...
      Et tes mots n'ont rien perdu de leur beauté et de leur poésie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  41. Me voilà donc après bien des péripéties......... pour te dire que je découvre tes textes avec un très grand plaisir. Je suis une fan inconditionnelle de Nougaro et de Devos et ton inventivité est fantastique...... je repasserai pour remonter dans tes archives !!! bravo à toi

    RépondreSupprimer



Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.