Pages

27 octobre 2009

Moisson de bonheurs


Aurore au trône flamboyant

Me revoilà chez moi après une belle moisson de petits bonheurs, dont celui de contempler chaque jour le soleil se lever n'est pas un des moindres. Il sort ponctuellement, chez mes parents, de derrière la montagne isocèle qui se trouve face à la maison, une belle bête triangulaire de 2000 mètres d'altitude, plein Est, de sorte que chaque matin, se décalant un peu vers la droite, l'astre du jour suit l'hypoténuse et donc émerge un peu moins haut jour après jour . Le résultat de cette curieuse gymnastique locale, c'est qu' il apparaît toujours à peu près à la même heure, contrairement à un soleil de plaine.
Bon je sais que mes explications gagneraient à être assorties d'un croquis, mais l'essentiel est de me croire sur parole, n'est-ce pas? le spectacle reste grandiose à chaque fois, émouvant comme cette vieille pub pour un téléphone portable où un Chinois et un Français se "passaient le soleil" ...-Tu l'as? -oui, je l'ai...Ça me faisait fondre à chaque fois.


des feuilles...


Pleine de ce bonheur astronomique quotidien, je parcours la montagne à la recherche des plus beaux arbres révêtus de leurs atours automnaux. Je suis assez fière de mes photos.
J'ai bien fait attention aux chasseurs, je ne me suis pas perdue dans la forêt, j'ai respiré de l'air non-pollué...Quelle extase!



L'ampelopsis des murailles prend une teinte carmin éclairant la montée d'escalier de sa magnificence.








Mon père, ce héros

Les instants partagés avec lui sont précieux parce que rares. Taciturne, philosophe, d'humeur toujours égale...Enfin,tant qu'il n'a pas lu Marianne ou le Canard...Parce qu'alors, ses yeux s'allument et il se lance dans des discussions politiques fort animées.Puis il prend sa canne (qui n'est là que pour lui donner un genre) et file marcher à grandes enjambées solitaires.

Alors, voir mon père et mon fils marcher côte à côte comme deux complices m'a procuré une joie ineffable. Celle de l'accomplissement d'une révolution au sens astronomique du terme, le sentiment d'être réellement entre deux monde, deux générations, deux époques, d'être le lien, le vecteur qui a permis ce miracle: mon père et mon fils marchant côte à côte...-Papi, tu veux mon ipod? -kesaco? un champignon?
Un instant de perfection comme je les aime, un instant de correspondances au sens baudelairien du terme...



Une clé 3G ?
Un petit objet anodin , cher Mathéo, genre clé USB capable de contenir le monde du web, voilà une boite de Pandore bien tentante pour une accro du clic comme moi. Dans ces contrées reculées, pouvoir se connecter dans son salon est une révolution au sens technologique du terme...Bon, un peu onéreux comme je le disais...mais pratique pour rester en contact, lire les mails, surveiller les comptes bancaires de mes aînés, ou simplement chercher les renseignements super utiles en vacances, météo, resto, ouverture des musées, tarifs des descentes en trottinette...Que du bonheur, la clé 3 G, même si je n'ai pas cherché à savoir ce que voulaient dire ces trois G...


Un peu de culture...

Dans une salle de la Mairie, je rencontre une artiste qui peint à l'encre de Chine en noir et blanc de somptueuses aquarelles d'inspiration chinoise Elle s'appelle Martine Thibaut, elle est toute empreinte de philosophie zen et parle de son art avec des yeux brillants.

En bonne instit, même en vacances, je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander quelques tuyaux pour travailler la calligraphie avec mes élèves.





Une autre pub des années 80 disait "le bonheur c'est simple comme un coup de fil."



Et si le bonheur, c'était tout simplement une somme de petits bonheurs?

10 commentaires:

  1. Le bonheur c'est aussi être capable de le reconnaitre et l'apprécier quand il passe. Il y en a tant qui ne le reconnaissent qu'une fois qu'ils l'ont perdu.

    RépondreSupprimer
  2. Quel plaisir cet article de bon matin.
    La beauté de la montagne, le bonheur de voir marcher cote à cote son père et son fils, s'émouvoir devant le talent des autres, et la possession d'un petit miracle technologique!
    sourire
    D'un coup tu as nous invité à te suivre en vacances et je m'y suis bien plu.
    Bisous

    RépondreSupprimer
  3. C'est ça le bonheur, de petits rien, des moments d'attente aussi, car je sais,que demain comme tous les samedi,nôtre dernier passera voir si nous allons bien et chercher la "mère" pour les grosses courses; En même temps, quand c'est possible, il nous amène le petit-fils (9 ans), qui reste avec moi pendant leurs courses !!!


    Bonne journée !;-)

    RépondreSupprimer
  4. Bonheur de lire vos commentaires dès le matin, chose possible uniquement pendant les vacances, sinon, c'est plutôt à des heures tardives que je blogue, n'est-ce pas Math?
    Catherine et Patriarch, vous êtes la preuve que les petits bonheurs continuent toute la vie et c'est plutôt encourageant
    Bonne journée à tous les trois
    Cél

    RépondreSupprimer
  5. Oui, il y a plein de petits moments heureux qu'on ne prend pas la peine d'apprécier à sa vraie valeur. Cela correspond vraiment à ma philosophie.

    A mon tour d'être ce soir en congé pour une semaine et d'avoir plein de projets...

    RépondreSupprimer
  6. Bonnes vacances cher Petit Belge! et carpe diem.

    RépondreSupprimer
  7. Je ne découvre que maintenant ton article (finalement interrompue avant d'avoir pu l'aborder) et je suis ravie par tous ces petits riens qui font un grand tout: ton père et son fils, les arbres et la montagne, la technologie (3G ce n'est pas pour 3ème génération?) Les choses simples sont les plus belles parce que les plus vraies... Que j'aime le mot de correspondance! A très bientôt! bises

    RépondreSupprimer
  8. C'est beau ce que tu écris Célestine...
    J'aime aller aussi à la cueillette des petits bonheurs
    (je suis émue par le billet que tu "offres" à ta soeur... j'aurais aimé être une soeur, et avoir une soeur

    RépondreSupprimer
  9. Des bonheurs comme je les aime: simples mais vrais!
    Merci pour ce joli billet!

    RépondreSupprimer



Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.