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09 juillet 2026

Oscillations de l'âme

 











Sentez-vous parfois votre âme osciller, tanguer comme une barque sur un remous ? 
J'éprouve depuis quelques jours une fluctuation émotionnelle qui me laisse quelque peu sur le carreau, telle une méduse échouée sur le sable chaud. 
La lecture de Respect, le livre-cri d'Anouk Grinberg, m'a glacée. Son martyre d'enfant, puis d'adulte aux prises avec d'ignobles prédateurs a résonné douloureusement dans mes fibres, au plus profond de ma féminité. Indignation, dégoût, incrédulité. Admiration aussi pour cette femme qui se tient toujours droite malgré les baffes que lui a infligées la vie. Quelle résilience...

Le beau film en deux volets retraçant la Bataille de Gaulle m'a aussi beaucoup secouée. Quelle somme de courage, d'opiniâtreté, d'abnégation et de confiance en un idéal a-t-il fallu aux hommes des heures sombres pour que rejaillisse la lumière... 
Et qu'avons-nous fait de cette lumière ?

J'ai beau travailler d'arrache-corps depuis des années, sur cette sacrée hypersensibilité dont je suis pétrie, elle me rattrape de temps en temps, avec la force d'un ouragan. 
La région de la Drôme où je vis est cernée de violents incendies, du haut de la colline je vois les nuages âcres et noirs qui dévastent les montagnes que j'aime tant. L'été implacable brûle tout sur son passage, sous le soleil-chalumeau les arbres souffrent, mes fleurs dépérissent, l'herbe roussit et les bombardiers d'eau emplissent le ciel de leur sinistre voix de basse mongole. Que d'eau perdue...L'eau si précieuse... 
La nostalgie chemine dans mes pas, comme une ombre. Une photo de ma mère, une pensée pour ma soeur, un souvenir évoqué.

A côté de ces ondes négatives à basse fréquence, je continue de vibrer et de m'émerveiller de tout et de rien. Une pièce de théâtre sous les étoiles, un repas entre amis, une baignade, un morceau de musique que j'arrive à jouer sans fausse note... et la joie s'immisce à nouveau.
Hier soir, un petit renard est venu jusque sur la terrasse, il était tellement mignon avec ses oreilles pointues, et ses yeux qui nous regardaient comme si c'était nous, les bêtes curieuses. C'est sans doute ce que nous sommes, d'ailleurs, nous les z'humains qui nous croyons si supérieurs...
D'étranges imbéciles.

Ma première petite-fille vient de fêter ses huit ans. Quel chemin parcouru déjà ! C'est aussi l'âge de ma rencontre avec Paul. La sécurité affective que j'y ai trouvée est en général un bon thermostat à mes échauffements de boussole intérieure. Mais là, j'ai frisé la surchauffe.
Alors j'écoute doucement mon cœur se calmer, au bord des matins frais.
 Grâce à Pierre, j'apprend le nom des oiseaux. Le bruant zizi, la fauvette à tête noire.
A six heures, devant la fontaine innocente de tout mal,  tout redevient possible à mon âme. 
Même si elle déborde parfois.

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57 commentaires:

  1. Ta capacité d'émerveillement est une bienfaisance dont nous ne cessons d'être bénéficiaires en te lisant.
    Le petit renard sur la terrasse se posait nécessairement la question : mais qui donc est-elle vraiment ? Avec cette manière singulière qu'ont les renard de s'interroger, de telle manière que nous sommes nous-mêmes invités à réfléchir. Il existe un Prince qui avait compris cela.
    Ton hypersensibilité ? C'est une richesse dont nous bénéficions, mais c'est toi qui dois en vivre les quelques inconvénients…
    Merci de cette belle personnalité qui te caractérise et que Paul a su magnifier.

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    1. Je suis très touchée par tes mots, comme toujours. Et aussi par ton allusion au renard du Petit Prince. C'est sans doute, inconsciemment, ce qui m'a fait trouver la scène si émouvante, si magique.
      J'avoue que les quelques inconvénients de ma complexe constitution hypersensible affleurent moins depuis quelques temps, même si la base est toujours là...
      Merci de tout coeur pour ton commentaire, qui me fait du bien.
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  2. quel beau partage qui traduit bien tout l'ombre et la lumière qui sont partis partout tout le temps. Merci Celestine 🤗

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    1. Sans doute parce qu'elles sont les deux parties incontournables de chaque chose dans l'univers.
      L'ombre. Et la lumière.
      De tout temps.
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  3. Il ne faut pas chercher à comprendre ce monde. Trop paradoxal ! Hier je suis allé passer la soirée à l'Enfer du Thabor. A regarder ces gens danser, jouer de la musique, chanter et ne pas s'étonner de la présence d'un espion soviétique sur le bord de la scène, je me suis cru au Paradis ! ;-)

    Transmets mes amitiés au bruant Aristide, à Tango la fauvette et au renard d'être grand-mère ! Bises à vous deux et aux vôtres !

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    1. Au ren'art d'être grand mère...hahaha !
      Tu n'en feras jamais d'autres, mon impayable oncle !
      Je dirais même que tu es inénarrable...
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  4. Vous m’ émouvez, Madame. Et vos billets sont si parlants et si criants qu’ils touchent tous au cœur. Un grand merci sincère.
    Doria

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    1. Merci, Dame Doria.
      C'est sympa de passer par ici...
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  5. Cet oiseau à la tête noire est bien choisi : vous avez vous aussi du noir dans la tête, et c’est rare. Je suis infiniment désolé pour vous délicieuse. J’espère que votre joie de vivre naturelle va vite revenir.
    En tout cas, vous nous livrez là un merveilleux billet plein d’émotion.
    Et pour cela je ne vous remercierai jamais assez.
    ~L~

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    1. Ma joie de vivre ne met jamais bien longtemps à revenir. Il m'a suffi de lire tous ces beaux commentaires si pleins de sollicitude pour me remettre à sourire.
      Les coups de blues arrivent à tout le monde, n'est-ce pas ?
      Merci cher Lorenzaccio, de votre présence si constante et si unique...
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  6. Ici, aux confins de la ville, pendant des années, il suffisait de sortir en fin de soirée (ou en début de nuit) pour croiser des renards sur les pelouses même de la propriété. Ils n'étaient guère farouches, y en a même un qui est venu renifler le chien qui est une chienne.
    Depuis quelques mois, ils ont disparu, ressentiraient-ils eux aussi l'angoisse face au "nouveau monde" ?
    Secoue-toi, ébouriffe tes plumes, ça va aller mieux (même si tout nous dit le contraire) !
    Bisous, ma toute belle !

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    1. Tu m'as rappelé mon voyage en Bulgarie, où les renards passaient dans la rue juste en-dessous des fenêtres de mon hôtel. C'était troublant...
      Ici, les renards sortent en général dans le champ en contrebas de la colline, on les observe à la jumelle quand ils dansent leur drôle de petit ballet pour attraper les hannetons en plein vol.
      Mais ils ne s'étaient jamais aventurés si près de la maison...
      Bisous mon boss, je me suis bien ébouriffée, comme conseillé. :-)
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  7. Ta sensibilité affleure à tous tes mots... Et lorsque parfois "des ondes négatives" te bouleversent, accueille-les de la même manière que tes émerveillements , elles sont une part de toi...

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    1. C'est très bien dit, ma douce Myrte.
      Elles sont ma "part immergée" comme précisé dans les libellés...
      Je t'embrasse
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  8. Hello my dear long time and far away companion. Comme je te comprends et comment ne pas le faire? Tes mots toujours si justes ont tuujours touché mon coeur. Alors je te suis, même si j'écris assez peu. Tu es là, quelque part dans ma vie...et c'est bien. Vu bien sûr La bataille de Gaulle, le cran, le courage, l'abnégation, tu l'as bien dit. Le doute quie nous assaille et au loin...la lumière. Ton homme du Nord fatigue un peu, je dois l'avouer. Mais sur un banc, même virtuel, je crois qu'il est à tes côtés. ATTB Miss W. (je viens d'en remettre une version en ligne 🎸).

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    1. Je viens d'écouter Miss William Guitar. Très beau. Toi. Nous. Le banc. Et ce fil d'or qui nous relie.
      Et qui fait que nous ne sommes pas vraiment "far away"...
      Big kisses my gentleman.
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  9. Tu as écrit un très beau texte Célestine. Cet été est spécial, et même un peu inquiétant. Ici aussi sur les hauteurs l'herbe est sèche, les arbres ont cruellement soif. De nombreux oiseaux sont présents, ils ont dû venir se réfugier en altitude et souvent les voisins et moi-même leurs laissons des coupelles d''eau à disposition. J'ai même retrouvé une sauterelle noyée dans l'un d'eux malgré le petit bâton lui permettant de sortir de la coupelle... Le chat est pratiquement invisible et se terre dans un endroit tenu secret et certainement frais ! Il y a eu aussi un incendie à une quinzaine de kilomètres. Certains ont paniqué, puis par effet boule de neige ou boule de feu, d'autres ont paniqué ensuite avec des comportements de fuite... Bref, j'ai pensé qu'avant de brûler vifs nous serions déjà probablement morts intoxiqués par les fumées. Et quand je pense que certains ici refusent l'installation de réserves d'eau pour les pompiers, ça me dépasse... Hier, allongée sous les arbres je me disais "pourvu que ceux-ci restent en vie"..

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    1. C'est très anxiogène le feu...Parce qu'il contient en lui la destruction implacable, tout comme l'eau.
      Un des lieux de ma jeunesse est menacé par le terrible incendie de Die. Je me dis que j'ai déjà vu partir dans la rivière la moitié des souvenirs de mon enfance, ça commence à faire beaucoup. Que me dit la vie ? De faire table rase de mon passé ?
      J'espère que ton chat va bien, qu'il n'est pas parti sous des cieux plus cléments. Non, pas de danger s'il a trouvé un coin frais et secret...
      Bisous chère Biche !
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  10. Huit ans ta première petite Môme c'est fou, idem pour la rencontre avec ton Homme... c'est re-fou et dans le même temps c'est absolument tout neuf, c'est hier matin.
    Comme toi, ma sensibilité est heurtée notamment dans ces périodes de nos folies humaines et de leurs conséquences tout à fait claires... c'est ainsi et je reconnais être plutôt fataliste.

    Bleck

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    1. Oui, la fulgurance à laquelle le temps passe est assez sidérante...Comme disait mon oncle Max, toujours poète à seize heures, « on est catapultés vers la mort »...
      Alors il vaut mieux y aller en première classe, et être fataliste, tu as raison.
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  11. Voila , cet un été meurtrier. Il a décidé de nous tournebouler, et pour commencer de jouer avec nos émotions. Bon c'est un état général, il faut juste que ça fasse une pause à un moment, pour que je puisse suivre 😆

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    1. Au mois de janvier, quand on se pèlera le jonc devant un feu de cheminée, on se dira que oui, ça a fait une pause...😀 Il reste que les saisons deviennent des moussons : une saison des pluies interminable, et une saison sèche non moins interminable...
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  12. On devrait souvent écouter son âme. Elle est chargée d'histoire et a tant à nous dire. D'ailleurs mieux vaut écouter son âme que son cerveau, c'est bien plus riche !!

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    1. C'est juste, Daniel. Notre cerveau nous fait souvent sombrer dans des ruminations peu propices...
      Mais il est quand même très utile aussi. Tout est dans le juste milieu, ce n'est pas toi qui me diras le contraire, n'est-ce pas...
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  13. J'ai failli laisser un commentaire ...
    Merci

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  14. Sentir l'âme osciller ? La mienne est perpétuellement prise dans les rapides, luttant pour ne pas sombrer... J'aimerai sentir l’accalmie. Je n'ai pas besoin de livre comme "Respect" d'Anouk Grinberg, j'ai assez à faire avec mon propre livre. Après tout, n'ai-je pas été élevé au milieu d'écrivains en perdition ?...
    Ta rencontre avec le renard m'a rappelé les rendez-vous furtifs avec ceux qui venaient sur mon lieu de travail, quémander silencieusement un "en-cas" que je me refusais de donner. Donner n'est pas bénéfique avec un animal sauvage...
    Je ne doute pas que tu glisseras sur le remous, pour retourner à ta normalité apaisante.

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    1. Merci Jiru tes mots me semblent moins écorchés, ou alors je me fais des idées ?
      Des écrivains en perdition ? Ça je ne le savais pas... Tu as toujours une certaine aura de mystère, et tu ne nous as pas tout livré de ton enfance douloureuse.
      Je t'embrasse (si tu ne vois pas là un geste déplacé bien sûr ;-))
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    2. Célestine, mon humour est toujours décalé. Par "écrivains en perdition" je faisais allusion aux enfants placés dans les foyers de l'A.S.E.
      Si tu tiens à avoir un aperçu de mon enfance il y a ces liens, mais attention : à ne pas lire si le moral n'est pas au beau fixe :
      https://dissonance81.blogspot.com/2026/06/le-dossier-jaune-1.html
      https://dissonance81.blogspot.com/2026/07/le-dossier-jaune-2.html
      Sinon il y a la rubrique "Le rétroviseur" sur mon blog... à prendre avec des pincettes.
      Quant à l'aura de mystère... je ne saurai dire. Peut-être est-ce du à mes demi-mots, ou mon attitude à raser les murs et marcher derrière les gens, dans l'ombre ?...
      M'embrasser ? Rires. Pourquoi pas, ce serait un pas en avant pour moi dans le processus de socialisation. Le geste n'est pas déplacé dans les normes humaines, j'imagine.
      Bienvenue dans la douce lumière qu'est la tienne, et si tu t'égares dans les marais : "... ne suivez pas les lumières !..." comme dit Gollum à Frodon Sacquet dans "Le seigneur des anneaux"
      :-)

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    3. ;-) Merci.
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  15. Un très beau billet avec des choses négatives mais aussi de belles choses. Bon anniversaire à ta petite fille. La rencontre avec le renard est merveilleuse. Nous avons eu aussi près de Montpellier, à Murviel où j'habite 3 départs de feux mercredi après midi, certainement un pyromane. Heureusement, mon lotissement n'a pas été impacté, mais ça fait très peur. Bon dimanche.

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    1. La noirceur de certaines âmes humaines me sidèrera toujours... La terre est notre maison, la seule possible dans l'univers, n'en déplaise aux dangereux échafaudeurs de mythes du genre Elon Musk. Alors pourquoi mettre le feu à sa maison ?
      Belle journée, Elisabeth
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  16. "Et qu'avons-nous fait de cette lumière ?"
    C'est dans la nuit que les phares sont utiles. Les bateaux attendent la nuit pour trouver leur chemin et je pense que c'est pareil pour les humains, il faut traverser la sorte de nuit que tu traverses pour trouver son chemin. En plein jour tout va bien, ou tout semble aller bien en tout cas. Vaut mieux s'ancrer durant le jour et naviguer durant la nuit parce que c'est la nuit qui fait apparaitre la lumière d'un phare dans toute son intensité. J'apprécie beaucoup ton billet d'une essence délicieuse qui t'est tout à fait particulière. Et pour ma part je trouve excellent de goûter les oscillations de l'âme, aussi magnifique d'un côté comme de l'autre. Ça me fait penser à l'histoire de cette petite fille qui disait à sa mère : "laisse moi encore un peu être triste !" Oui la tristesse ça se délecte aussi. kéa

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    1. "...ça se délecte aussi." Quelle tournure de phrase vraiment ! Kéa

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    2. Ça se déguste aussi, voulais-tu dire chère Kea ?
      Comme toujours tes mots font mouche en moi. La nuit est utile, bien évidemment, en cette période où les journées sont écrasantes de chaleur, on ressent particulièrement les bienfaits de cette alternance jour/nuit qui nous permet de reprendre notre souffle, ainsi qu'à tout ce qui vit autour de nous, plantes, animaux, forêts...
      La nuit de l'âme a aussi son utilité, celle de nous faire apprécier la lumière.
      Tendres pensées
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  17. Le vague à l'âme ne prévient pas de son arrivée ; il ne prend pas de pincettes. Comme une lame de fond, aiguisée, tranchante. Quand les circonstances s'y prêtent, notre force intérieure, qui ne fait que suivre la houle, en est un peu éclaboussée et, plus mystérieusement, peut se « bloquer » dans le creux de la vague, juste assez pour se rendre compte, tel le surfeur, que pour avancer, il faut remonter. Pas forcément au sommet, mais à un point d'équilibre propre à chacun. Pour ce faire, à (dix sous), il n'y a pas de recette miracle, mais parfois, un signe du destin peut être un élément déclencheur. Je crois que le Petit Prince ne dirait pas le contraire...

    Bises puydômoisement, ensoleillées.

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    1. Je suis toujours aussi charmée par tes mots, que tu sais de plus en plus utiliser pour donner de la poésie à tout ce que tu écris. Ton rapprochement du mot vague à l'âme avec une déferlante en dit long sur ta capacité métaphorique. Aurais-tu eu un modèle maniant la métaphore comme un pinceau ? :-)
      Bises drômoisement cramées de soleil
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  18. Mon vague à l'âme disparait dans mes coups de crayons, hier soir, dans la trompette d'Ibrahim Maalouf, dans les moments de solitude marine, dans la musique, la bouffe.... tout ce qui peut distraire du vague à l'âme est bon à prendre.
    Sus au vague à l'âme, comme disent les psy, au vague à lame, comme disent les marins, au vagalame, ovagalam comme disent les plaisantins ! Dans les âneries et le sourire social, aussi, le vague à l'âme disparait, il disparait à la vue des autres. Comme dans mon dernier portrait... Tu me pardonneras j'espère mes bêtises.

    Bizettes dominicale l'amie !

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    1. Ah Ibrahim Maalouf et sa trompette magique...
      A ta première phrase, je reconnais l'épicurien, qui trouve en chaque plaisir la source de son énergie.
      Te pardonner tes bêtises ? Mais évidemment. L'humour est un baume puissant sur les maux du monde. Il les drape d'un voile de légèreté qui rend acceptable le mystère.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Bonjour, Maîtresse 😊
    Ce post empreint d'ombres et lumière, me laisse surtout un goût âmère. Je ressens en filigrane l'ébauche d'un pardon, une certaine justification. Envers qui, quoi, je sèche 😊. Si je me trompe, autorisez-vous quand même à peter des plombs. L'époque folle dont nous vivons, légitime nos soupapes affolées 😀
    Douce semaine malgré tout, ma chère Célestine.
    Gros bisous.
    Julie

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    1. L'ébauche d'un pardon ? Une justification ? Moi aussi, je sèche sur ta tentative d'explication. :-)
      Une simple conjonction de petites contrariétés, déjà oubliées six jours après. Une pendule interne qui s'affole. Exprimer tout cela m'aide à m'accepter comme je suis, sans jugement, sans fausse pudeur.
      Avec la conscience que personne n'est parfait, cette sacro-sainte perfection que j'ai cherché trop longtemps à atteindre. Imparfaite, libre et heureuse je suis, désormais.
      Doux bisous ma Julie.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Bien Maîtresse, au temps pour moi 😊
      Comme c’est beau chez vous (deux)… je ne quitterais jamais un tel endroit !
      Sur mon téléphone la bannière du blog ne s’affiche pas, d’où mon émerveillement tardif.
      Nous avons une belle vue ici en Corse, mais pas autant de verdure en été…
      Avez-vous une chambre d’hôte ? 😀
      Julie

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    3. On aura toujours une chambre pour toi si tu (re)viens dans la Drôme. Et l'avantage, c'est que c'est gratuit...
      Et ce n'est pas du chiqué. Tu pourras demander à Chinou, elle sait ce que je veux dire.
      Quand tu veux, ma Julie.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Difficile de ne pas sentir son âme chavirer par les temps qui courent. Je rentre de Berlin, vu quelques musées qui m'ont fait froid dans le dos : avons-nous déjà oublié les déflagrations causées par ces âmes sombres promptes aux lynchages de coupables fabriqués comme solution miracle à des maux complexes. Et oui, qu'avons-nous fait de ces lumières qui ont lutté vaillamment quand tout semblait perdu ? Et plus inquiétant y aura t'il encore quelqu'un pour la rallumer ? Comme toi je refugie mon âme dans la lumière de l'été, le chant des oiseaux, les pages des livres......

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    1. Je crois qu'il y aura toujours quelqu'un pour rallumer les étoiles.
      Un jour, un jour couleur d'orange.
      Rester vigilant, ne pas laisser la bête immonde envahir nos consciences, voilà le grand défi de ce siècle.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. quand le monde vacille, laissons notre esprit respirer,
    un calme délicieux finira par remonter jusqu’à nous amitiés

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    1. Merci ma douce Jak.
      Le calme délicieux vient toujours après les plus noires des tempêtes.
      Douces pensées
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Nous connaissons toutes et tous des "débordements" et puis ils
    passent... Tu n'es pas une méduse échouée sur le sable chaud, tu es
    juste une étoile qui cherche son ciel... Bises du lundi céleste
    Célestine, à tout bientôt. brigitte

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    1. L'image de la méduse m'est venue à cause de la canicule. Il faut savoir (mais tu le sais) que l'hyperesthésie exacerbe tous les sens, et certains événements telle une grosse canicule, par exemple, sont ressentis avec une intensité qui dépasse la moyenne.
      Les stimuli provoque des sensations intenses proches de la douleur. Odeurs, lumières, sons, chaleur, froid, saveurs, images, douleurs, tout est exagéré. Les émotions aussi. Il y a des jours où c'est pénible : on a la sensation de ne pas être comme tout le monde...
      L'avantage, c'est que l'on vit passionnément chaque minute d'existence, et que ça, c'est formidable.
      C'est ce que dit Alain dans son commentaire : les deux faces de l'hypersensibilité. Pour profiter des avantages, il faut accepter les inconvénients.
      Peut-être est-ce cela, chercher son ciel, pour reprendre ta très belle expression. Un chemin quotidien.
      Je t'embrasse ma Plume.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆


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  23. En fait, surfer sur la vague pour saisir au bon moment la vibration juste qui permet de jouer avec l’ombre et la lumière pour garder le cap! Tout un programme qui fait de chaque expérience un espoir de vie authentique pour retrouver notre unité au milieu du chaos ambiant. Toi, tu as l’art de traduire tes états d’âme avec un regard bienveillant sur ce chemin parcouru . Et ton esprit d’émerveillement toujours en recherche nous invite à nous questionner pour retrouver quoiqu’il soit la flamme de cet élan de vie qui surgit à chaque instant sur la courbe sinusoïdale de nos états d’âme.
    Merci Célestine et très bonne journée.
    Brigitte

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    1. C'est extrêmement bien résumé, et je n'ai rien à ajouter.
      Merci de tout coeur, chère Brigitte, pour cette analyse très fine de la situation...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Magnifique billet Célestine, même si ton âme est en obscurité en ce moment, ce que je comprends fort bien, mais la lumière scintillera bientôt. Je le sens.
    Tu sais, j'ai beaucoup pensé à toi lorsqu'on a parlé des feux dans ce joli bout de France où tu vis..
    J'espère que ton paysage n'a pas été trop ravagé, ni tes souvenirs d'enfance souillés.
    Ta nouvelle photo en en-tête est si belle si fraîche !
    Merci à toi de nous l'offrir..
    De gros bisous sincères dans ce monde qui oscille et tressaute mais "où tout redevient possible"..

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    1. Mon petit bout de jardin japonais, auquel je prodigue tous mes soins, est un refuge extraordinaire.
      Bien sûr que j'ai peur pour ma colline. Le feu est prêt à s'embraser à la moindre étincelle... Je suis sûre que chez toi c'est pareil. Le midi de la France souffre de plus en plus des étés torrides.
      Mais gardons confiance, pour ne pas vaciller dans l'angoisse.
      Je t'embrasse fort, ma chère Den.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Une phrase questionnante retient particulièrement mon attention : « Qu'avons-nous fait de cette lumière ? ». En élargissant le propos, je me demande souvent pourquoi la lumière ne l'emporte pas sur l'ombre, quand il s'agit de notre humanité. Il y a dans cette opposition quelque chose d'inquiétant et même de déprimant, si on se laissait aller. Quant à l'ampleur de la masculinité toxique et des comportements de prédateurs de tant d'hommes, il semble qu'elle dépasse l'entendement. Là encore le côté "sombre" montre son étendue.

    Bien que happée par ces « ondes négatives à basse fréquence », tu parviens à mettre en évidence l'éclat du beau, du simple, de l'essentiel. L'écoute des oiseaux en fait partie :)

    Même si la chaleur actuelle les rend quelque peu muets. Même si leur chant s'est tu par milliers ans les forêts anéanties du Diois et d'ailleurs...

    Un jour tout refleurira.
    Bises échaudées.

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    1. Merci Pierre, pour ce message sensible et mesuré, teinté d'espoir, qui ne fait pas la part belle à la noirceur mais reste conscient de la complexité de l'âme humaine, capable du pire comme du meilleur.
      Bien évidemment, tu ne fais pas partie de ces hommes prédateurs qui ont perdu toute trace d'humanité dans leurs rapports à autrui, notamment aux femmes. Quelle tristesse de ne pas voir combien cela peut être beau, l'union consentie de deux corps qui s'aiment... Ils en sont réduits à de la consommation aveugle, la pire qui soit. Le fastfood du sexe... Nous avons à nous interroger collectivement sur ce fléau qui gangrène notre engeance.
      Alors oui, malgré les sombres expériences par lesquelles la vie m'a fait passer, même si elles ne sont pas comparables à celles d'Anouk Grinberg, je reste tournée vers la beauté du monde, résolument et de toute la force de mon coeur.
      Je t'embrasse cher Pierre
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. On oublie un peu trop que tu es passée par des épreuves difficiles. Même si tu es très heureuse désormais, c'est normal d'avoir des coups de blues.
    Remets-toi bien, ma belle.
    Bises
    Angela

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    1. Merci Angela. J'en discutais justement avec mon amie AnneSoCoquelicot : quand on paraît forte, les gens ne s'imaginent pas que l'on puisse être aussi fragile. De la même façon, quand on a la joie chevillée au corps, c'est presque incongru d'être triste et pourtant...
      Bises
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.