Dans la rue principale serpente un petit ruisseau, taillé dans la pierre. Arrondie, adoucie, patinée par le temps et l'eau. Il part du haut du village pour aller se jeter, tout en bas, dans la rivière. Il fait partie de la légende saint-martinoise. Quel enfant n'a pas pataugé dedans avec bonheur ?
Quel imprudent rêveur, attiré par les façades typiques de la rue, ou celle, extravagante, de la Chapelle des Blancs, n'a pas mis le pied par mégarde dans son eau glacée descendant tout droit de la montagne du Mercantour ?
Qui ne s'est jamais amusé, dans une mémorable partie de boules carrées, à éviter d'y faire tomber le cochonnet ?
De part et d'autre du ruisseau, l'été, les boutiques offrent les plaisirs saisonniers. Robes de coton, fruits gorgés de soleil, colliers de turquoise, poulets rôtis, spécialités niçoises : la socca, la pissaladière, la tourte sucrée aux blettes, les panisses...
J'ai toujours aimé l'ambiance magique de cette rue, où se concentrent les couleurs chatoyantes, les bruits hétéroclites, les parfums qui envoûtent et excitent. Au moment des fêtes, le pain doré, le son des fifres et des tambourins, les oriflammes pavoisant les fenêtres, tout se mêle dans une fabuleuse kermesse des sens.
A quinze ans, j'y éprouvai mes premiers émois « hormonaux ». Vêtue d'une jupe minimaliste laissant libres mes longues pattes de cigogne, hâlées par l'air des cimes, et d'un haut blanc où frémissait ma poitrine naissante, je descendais jusqu'au banc de fruits et légumes pour m'acheter des abricots, innocente des regards scrutateurs posés sur moi.
Quel bonheur, ces fruits voluptueux, dans lesquels je mordais à pleine bouche comme dans le péché défendu ! Le jus coulait aux commissures, et s'invitant parfois sur mon corsage, ce qui déclenchait les cris d'orfraie maternels à mon retour.
A l'époque, on ne vendait pas ces fruits dénaturés que l'on trouve souvent aujourd'hui, cueillis encore verts et malmenés par de longs trajets en camion réfrigérés, tenant davantage de la boule de pétanque que du fruit délectable. Les vrais abricots sont faits pour être consommés sur place, à température ambiante, avec une mine gourmande, et des joues empourprées de plaisir.
Et puis, il y avait les yeux de braise du marchand de primeur, ses mains fascinantes, ses épaules sur lesquelles retombaient des cheveux longs à la mode viking.
Il me parlait littérature entre deux pesées d'aubergines. Son regard me transperçait jusqu'au fond du ventre de mille aiguillons délicieux.
A jamais, le parfum et la chair savoureuse d'un abricot bien mûr sont inextricablement liés à ce souvenir ému.



Mon épouse s'entête chaque année à essayer de manger de ces abricots de grande surface. Inutile de spécifier que les seuls qui sont transportés dans cette affaire, ce sont les abricots... ;-)
RépondreSupprimerOui, c'est comme les tomates. Juste bonne pour faire une pétanque.
SupprimerRhalala, ces supermarchés qui n'ont vraiment rien de super... Tu vois si ce n'était pas si compliqué, j'enverrais à ton épouse une cagette de Bergerons (les meilleurs)...Elle m'en dirait des nouvelles.
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Ma fille en a parfois de "vrais", elle trouve ça chez une asiatique qui ne vend que des fruits sur un marché voisin de son boulot. Vu le prix qu'elle les paie, ils doivent venir en avion !
SupprimerTu crois qu’ils viennent de Chine ?
Supprimer🤣
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Ah ! Les souvenirs d'été, de jeunesse et de vacances !
RépondreSupprimerEt puis bien sûr… les abricots… il en est de toutes les sortes à déguster ! ;-)
Ah...les commentaires à double sens, comme c'est délicieu....sement coquin.
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Comme il fait bon d'aller au marché acheter des abricots. Hum j'en ai l'eau là bouche... bisous ma jolie brune. 😉
RépondreSupprimerJe me souviens d'un marché à Ars en Ré, il y a...trois ans déjà. Un marché coloré, odorant et plein de jolies choses... Pas d'abricots, mais des huîtres hmmmm ! Les meilleurs du monde.
SupprimerBisous ma Blonde
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Mon grand-père avait un magnifique verger à la périphérie du village d’Alboussière. Chaque automne, je l’accompagnais pour y cueillir de grosses pommes aux couleurs vives,. Nous les empilions avec soin dans de grands sacs en jute., puis, nous les transportions dans la cave voûtée, qui se dissimulait sous sa maison de village. Pour y accéder nous empruntions un escalier de pierre, à la lueur d’une bougie, parfois d’une lampe de poche. Les pommes séjournaient ainsi dans le noir jusqu’au printemps. En fait jusqu’à ce que nous les ayons consommées, sans rien perdre de leur goût ni de leur parfum. Ha… cette odeur ! Lorsque l’on descendait dans cette cave, dès l’ouverture de la porte, on était saisi par cette enivrante odeur de pomme aujourd’hui disparue !
RépondreSupprimerJ’ai découvert une madeleine de Proust il y a quelques années, en me promenant dans un champ où un vieux pommier avait été oublié. En croquant dans une des pommes qui étaient au sol j’ai été submergé par des souvenirs enfouis : la cave, son odeur, les sacs en jute, mon grand-père et mon enfance à la campagne.
Ces pommes étaient tes abricots...
Ah...Alboussière : pas loin de là où habite mon frère Gilou, dont je parlais il y a peu.
SupprimerJe me souviens très bien des pommes que mon père faisait mûrir à la cave, sur des clayettes.
Ce parfum était inimitable, je ne l'ai plus jamais retrouvé. Je gage qu'il m'arriverait la même chose qu'à toi, en ce cas...
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Cette érotisation de la fraîcheur fait un bien fou sous 41°C et 45°N.
RépondreSupprimerMerci
Merci cher Jean-Luc, l'écrire m'a bien rafraîchie aussi...
SupprimerComment ça, tu habites sur le 45°, comme moi ? C'est dingue...
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Les merveilleux étés de la jeunesse qui s'étendaient sur deux longs mois paresseux, tu les évoques si bien. Et je songe à cette jupe que j'aimais tant, la première que j'avais choisie moi-même...... Et les saveurs d'autrefois, le gout des tomates estivales, des cerises et des pêches. Merci pour ce beau voyage dans le temps.
RépondreSupprimerL'été est le royaume des fruits. J'habitais dans une région de pêchers, et à 16 ans, j'allais me faire de l'argent de poche en emballant les pêches qu'il fallait soigneusement calibrer.
SupprimerIl régnait dans les entrepôts une odeur entêtante de ce fruit mûr et velouteux. Mais au bout d'une semaine ou deux, c'était l'overdose. C'est sans doute aussi pour cela que je préférais les abricots, synonymes de vacances à Saint Martin.
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Tu me transportes vers ma madeleine : les framboisiers de Papa.
RépondreSupprimerTroublée que j'étais par le parfum des framboises, j'en ai oubié de signer "Chinou la gourmande"
SupprimerAh oui, les framboises, on peut s'en faire une indigestion tellement c'est bon !
SupprimerEt les mûres... Miam. Que de bonheurs en ce monde.
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Nom d'un chien Maîtresse, vous n'avez pas raté le défilé canin ! 😀
RépondreSupprimerQuel joli récit, vrai et si gourmand... Merci coquine Célestine 😊
Pourquoi les pénitents blancs ?
Belles photos également, merci Monsieur 😀
Bonne soirée, grosses bises 😘 😘 😘
Le titre est un véritable péché mignon 😊
SupprimerFinalement vous étiez au marché aux puces.
😀
Les pénitents étaient des laïcs, habillés de longues robes (noires ou blanches selon la confrérie) et coiffés de cagoules garantissant l'anonymat.
SupprimerTraditionnellement; les Blancs se consacraient aux vivants( dévotion, prières, charité), et les Noirs plutôt aux morts (accompagnement des mourants, consolation des condamnés, pourvoir à la dignité des enterrements)
Il y a dans le village de Saint Martin dont je parle deux chapelles : l'une appelée « Chapelle des Blancs » et l'autre « Chapelle des Noirs».
Voili voilou, chère Julie.
Merci pour ton commentaire pertinent.
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Le goûte du péché avec des abricots... "Des fois tu t'demandes". comme disait feu Coluche
RépondreSupprimerBises à vous.
Ben quoi ? 🥰
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Quelle jolie note solaire pour fêter le solstice ! ma grand-mère Marianne avait un abricotier et j’ai du mal désormais à trouver la même saveur avec les tâches de rousseurs sur le fruit.
RépondreSupprimerMais j’ai un primeur sur le marché, un peu dégarni celui-la, qui me sert dès juillet une qualité ressemblante avec laquelle je fabrique une confiture matinée de vanille de Madagascar, ramenée par mon marin bourlingueur de voisin, à faire damner un saint. Ou deux .
Plus les égarés qui passent par mes petits déjeuners l'été, du coup, il ne m’en reste jamais pour l’hiver,tout un chacun partant avec son pot de plaisir 🍑
Un pot de plaisir...c'est si bien dit !
SupprimerQuestion cheveux, mon amoureux ressemble davantage à Pascal Obispo qu'à Mel Gibson dans Braveheart, comme quoi, on évolue :-)
Cela dit, je rêverais de goûter à ta confiture vanillée, petit Louis. Un jour, peut-être ?
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Ton texte se déguste comme un bel abricot bien mûr. Je suis transportée à Saint-Martin de Vésubie et sa belle région, je me rappelle également mes émois d'adolescente, lorsque je déambulais dans la rue principale de mon village, à la recherche du bel inconnu. Sais-tu qu'en Valais, nous avons aussi des cultures d'abricots? Malheureusement, la récolte est compromise à cause du gel printanier. Les abricots qu'on aura sur les étals risquent bien d'avoir fait des kilomètres dans des camions réfrigérés... Bises alpines caniculaires.
RépondreSupprimerEncore un de ces délicieux billets émoustillants, ou les cinq sens s’émoustillent… merveilleuse métaphore érotique.
SupprimerMerci très chère pour ce moment de grâce rafraîchissant.
~L~
@Lorenzaccio
SupprimerVous êtes vraiment émoustillé, cher Lorenzaccio. Au point de placer votre commentaire en répose à Dédé, et d'écrire deux fois le verbe émoustiller.
Contente que mon petit abricot vous émoustille. ;-)
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@Dédé
SupprimerBon courage, chère frangine. Ici dans le Midi de la France, on a davantage l'habitude de la grosses chaleur. Alors je compatis. Même chose pour les abricots : j'aimerais tant te faire goûter les abricots de la vallée du Rhône, quand ils passent directement du producteur au consommateur. Je reconnais que c'est une grande chance...
Mais si je ne m'abuse, en échange, vous avez du bon fromage dans le Valais, non ?
Bisous frangine
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De délicieux fromage, des asperges succulentes, de l'excellente viande séchée et des vins à tomber par terre. :-)
SupprimerMiam ! Vivement que tu m’y invites ! 😉
SupprimerRafraichissante promenade, les pieds dans ce ruisseau qui dévale la ruelle et le goût des abricots mûrs ! C'est l'été !
RépondreSupprimerMerci belle Corse.
SupprimerUn peu de pimpante fraîcheur dans cette atmosphère étouffante, c'est une bonne thérapie, je crois.
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Voilà, on a enfin la réponse à la question de Sartre "Qu'est-ce que la littérature ?" : c'est un truc au goût de péché entre deux pesées d'aubergines ! ;-)
RépondreSupprimerMerci de nous l'avoir fournie "entre deux épisodes de la saison 4 de "the Good place" ! ;-)
Excellente définition de la littérature, mon oncle. Heureuse d’avoir été sartrienne le temps d’une phrase.
SupprimerPour ce qui est de la série « The Good Place » j’en ai beaucoup entendu parler mais je ne l’ai jamais vue. Une lacune à combler dès que le temps sera revenu des soirées teloche. Pour l’instant on profite de la douceur du jardin quand le grand jaune est allé se coucher…
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Les vrais abricots sont faits pour être consommés sur place, à température ambiante. Mais tellement. Tu m'as d'un coup de baguette magique ramenée à Turin où l'abricotier du jardin nous offrait ce plaisir incomparable.
RépondreSupprimerSinon, caliente caliente ce billet ;-). Autant que la température ici qui me donne l'impression d'être en ménopause permanente.
Ménopause ? C’est quoi t’est-ce ?
SupprimerConnais pas… 😉
Caliente, ça c’est certain… je savais que tu n’y serais pas insensible. Pourtant certains lecteurs ont trouvé ça rafraîchissant…
Kisses sister ♥️
Bon courage pour affronter le dôme de chaleur…
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Un petit ruisseau coulait aussi pas loin de la maison de mon enfance. Une fois, vers l’âge de six ou sept ans, j’ai décidé d’y aller pêcher comme le faisaient les grands. Je ne sais pas comment je me suis procuré le nécessaire mais toujours est-il que j’ai attrapé une petite truite. Ma mère n’était pas du tout contente lorsque je suis revenue en courant lui faire part de mon exploit. Elle m’a bien défendu d’y retourner seule au ruisseau. Avec le recul, je revois l’eau bouillonner à mes pieds. Oh que j’aurais pu y glisser facilement. C’est ton petit ruisseau qui m’a rappelé le mien et je suis certaine que l’eau y était aussi glacée que dans le tien. Kea
RépondreSupprimerTrès émouvant ton souvenir d’enfance. Tu parles d’un vrai ruisseau, avec des truites dedans… Moi le ruisseau dont je parle tiendrait plutôt de la rigole ou du caniveau, un caniveau spécial qui coulerait au milieu de la rue au lieu de se tenir sagement sur le bord. On le distingue un peu sur mes photos…
SupprimerJe t’embrasse chère Kea
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Célestine ton texte possède quelque chose de très rare : il parle du désir naissant avec la même gourmandise qu'un abricot mûr. On pourrait alors faire d'Élio l'électron non plus un simple voyageur perdu, mais alors aussi un apprenti du désir, découvrant qu'il existe dans l'univers des forces auxquelles on ne résiste pas toujours.
RépondreSupprimer---
Élio et l'abricot de Lorentz
Il était une fois un petit électron nommé Élio.
Il vivait dans un vieux poste de radio bricolé dans une cabane perchée au milieu d'un arbre.
Sa vie était simple.
Quand une pile lui disait d'avancer, il avançait.
Quand une résistance lui demandait de ralentir, il ralentissait.
Quand une bobine voulait lui faire faire quelques tours, il tournait.
Bref, une existence honnête d'électron.
Pourtant, au fond de lui, quelque chose le travaillait.
Une curiosité.
Une attirance.
Une envie.
Car, par la fenêtre de la cabane, il apercevait parfois le vaste monde.
Les jardins.
Les chemins.
Les villages.
Les fêtes.
Les couleurs.
Et cela lui donnait le vertige.
Un jour, porté par un fil d'antenne qui serpentait jusqu'au sommet d'un arbre, il arriva dans une étrange vallée.
Au milieu coulait un petit ruisseau clair, vif, bondissant sur les pierres polies.
De chaque côté, les étals débordaient de fruits dorés.
L'air embaumait la socca, le pain chaud, les épices et les vacances.
Élio n'avait jamais rien vu d'aussi beau.
Et c'est alors qu'il aperçut l'abricot.
Un abricot parfait.
Rond comme un soleil.
Velouté comme une promesse.
Parfumé comme un secret.
Élio sentit naître en lui une force inconnue.
Une attraction.
Une irrésistible envie d'aller dans sa direction.
— Que m'arrive-t-il ? demanda-t-il.
La vieille fée Magnéta, qui surveillait les champs magnétiques du voisinage, sourit.
— Mon pauvre petit électron... tu découvres simplement que toutes les forces ne sont pas écrites dans les manuels.
— Pourtant je connais Lorentz !
— Justement.
Lorentz t'apprend où tu vas.
Pas pourquoi tu y vas.
Élio contempla l'abricot.
Puis il remarqua derrière l'étal le regard sombre du marchand.
Des yeux couleur de braise.
Un sourire à peine esquissé.
Une présence magnétique dont même les champs les mieux calibrés auraient été jaloux.
— Est-ce encore une force physique ? demanda-t-il.
— Disons que les physiciens préfèrent changer de sujet quand elle apparaît.
L'électron s'approcha.
Encore.
Encore.
Comme attiré par une loi mystérieuse.
Puis il comprit soudain.
Toute sa vie, il avait cru que l'univers fonctionnait grâce aux équations.
Mais les équations n'étaient que les rails.
Le voyage, lui, venait d'ailleurs.
D'un parfum.
D'un regard.
D'un fruit mûr.
D'un désir.
Alors Élio mordit dans l'abricot.
Le jus coula sur son menton d'électron.
Et pendant une fraction de seconde, qui pour un électron représente déjà une aventure considérable, il oublia complètement la règle des trois doigts de Lorentz.
Ce qui prouve que, dans l'univers comme dans les villages du Mercantour, les forces les plus puissantes ne sont pas toujours celles que l'on enseigne à l'école.
Certaines ont simplement le parfum d'un abricot au soleil.
Et celles-là, même les électrons les suivent volontiers.
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Et puis, la règle des trois doigts est un de ces petits bijoux pédagogiques qui donnent à la physique un faux air de prestidigitation. Trois doigts, trois directions, et soudain un électron sait où aller alors que l'élève, lui, hésite encore. Rassurez-vous, on peut traverser toute une vie sans la connaître... mais une fois qu'on l'a rencontrée, on la croise partout.
Waouh, une gifle poétique ce commentaire ! Que dis-je, une divine tarte... À l'abricot 😊
SupprimerMagnifique texte, Anonyme ! Votre modestie vous honore. Seriez-vous Rom ? 😀
Merci pour le partage, qui que vous soyez 🙏😊
Bonne soirée, délicieuse Maîtresse 😘
C'est ton élève Julie, Maîtresse, le second anonyme 😀
Supprimer@Lothar
SupprimerMoi qui te connais depuis longtemps, je comprends l’émerveillement de Julie qui découvre ta poésie singulière.
Oh quel cadeau tu me fais avec l’histoire de ce petit électron.
Elle mériterait d’être éditée pour les enfants, tel « le voyage d’une goutte d’eau. »
La vulgarisation scientifique, à ce niveau là, c’est une vraie histoire d’amour.
Merci de tout cœur d’avoir répondu si vite, et si bien, à mon commentaire chez toi.
♥️
@Julie
SupprimerQui d’autre que toi m’appelle « délicieuse maîtresse » ? Je t’aurais reconnue entre mille.
♥️
Des souvenirs, couleur abricot...
RépondreSupprimerChez moi, il y a deux marchés par semaine, celui du mercredi, plus modeste, et celui du dimanche, qui, en été, rivalise avec ceux de Provence. Des fruits et des légumes des producteurs de la région, des fromages des fermiers du coin, des vêtements, des chaussures, etc. En fait, tu trouves de tout. Et tu peux être sûre de trouver de bons abricots, car récoltés la veille, ou le matin même, abricots qui n'ont à voir avec ceux achetés en grande surface.
Merci pour l'évocation de ce joli souvenir, Célestine. Bisous.
Ce qui est rassurant, finalement, c’est de se dire que les bons abricots se trouvent encore … en cherchant bien.
SupprimerTiens ça me donne envie d’aller en manger un.
Tendres bises belle d’âme
Très émouvant ton souvenir d’enfance. Tu parles d’un vrai ruisseau, avec des truites dedans… Moi le ruisseau dont je parle tiendrait plutôt de la rigole ou du caniveau, un caniveau spécial qui coulerait au milieu de la rue au lieu de se tenir sagement sur le bord. On le distingue un peu sur mes photos…
Je t’embrasse chère Kea
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Oups le commentaire pour Kea s’est invité dans le tien chère Françoise.
SupprimerJe corrigerai à mon retour…
Impossible de le faire avec mon téléphone.
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Dans mon village natal, il y avait peu de fruits ; l'altitude... Cependant, les framboises sauvages, les mûres tout autant, les cassis du jardin, les poires et les fameuses cerises de "souliagoux", pas plus grosses qu'un noyau, étaient une vraie gourmandise.
RépondreSupprimerLa saveur des fruits défendus est aussi bien présente : les fraises du jardin de l'oncle Henry. Il les cultivait amoureusement ; malheureusement pour lui, les garnements que nous étions surveillions de prés l"avancement du mûrissement. Lorsqu'il quittait son jardin, le soir venu, nous en profitions pour faire main basse sur quelques fruits. Y a pas à dire, le goût de l'interdit, c'est vraiment autre chose !
Quand venait le temps des moissons, notre moissonneur itinérant, qui était paysan lui-même, profitait de quelques allers-retours chez lui, dans le Lot, pour ramener une pleine camionnette de fruits de sa ferme, qu'il revendait en circuit court, comme on dit maintenant. Raisin chasselas, muscat côtoyait les pêches, les abricots d'or, les melons, même pas de Cavaillon. Rapidement, il laissa tomber sa vieille moissonneuse-batteuse pour se consacrer à la vente de ses fruits. Direct producteur. Ces fruits avaient le goût de ceux dont tu parles.
Chez mon dernier employeur, avant un déménagement pour des locaux plus grands, nous utilisions un dépôt à proximité. L'arrière du terrain qui accueillait le bâtiment n'était ni plus ni moins qu'un verger. J'y ai cueilli et mangé, directement sur l'arbre, des abricots, des pêches de vigne, et des pommes à la saveur presque inconnue.
Pour cueillir, c'est simple : saisir la pomme, la faire tourner sur elle-même d'un quart de tour ; si elle se décroche, elle est prête à être consommée. Les tomates du jardin, c'est pareil. La plupart des fruits.
Bises du puy de Drôme ;-)
C'est fou ce que les fruits inspirent joliment mes lecteurs... Et tu ne fais pas exception à la règle, mon Didier. Ton anecdote des fraises de l'oncle Henry m'en a rappelé une autre : le jour où mon fils aîné, du haut de ses quatre ans, avait cueilli toutes les fleurs de fraisiers de son grand-père, pour m'en faire un bouquet. « Tiens, maman, ze t'a cueilli des belles fleurs. » La tête du beau-père ce jour-là ! J'ai cru qu'il allait avaler son cigare !
SupprimerAh...le goût de l'interdit, le fruit défendu, c'est quelque chose qui nous ramène à l'enfance, l'époque où l'on chaparde les confitures...
Bisous très chauds
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Souvenirs d'enfance qui me rappellent des vacances en Sicile. Nous descendions de l'Etna pat une route sinueuse. La chaleur était intense. Nous nous sommes arrêtés au bord de la route là où un vieux paysans vendait des pèches de son jardin. J'en n'ai jamais penché depuis d'aussi bonnes. Elles étaient énormes et bien juteuses et quel parfum !!
RépondreSupprimerL'enfance nous percute souvent au détour d'un mot, d'une phrase, d'une évocation.
SupprimerEt les souvenirs gustatifs et olfactifs sont les plus puissants qui soient. Merci Daniel de nous avoir raconté ta petite madeleine de Proust à toi.
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Et bé !... Il fait chaud ici ! ;-)
RépondreSupprimerComme partout, non ? ;-) ;-) ;-)
SupprimerBisous ma Biche
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Voilà un texte savoureux qui mêle les sens, leur découverte et leurs plaisirs, ceux de la chair ou ceux de la... chair !
RépondreSupprimerJe m'imagine interrompu dans le dessin de la façade des pénitents par la déambulation d'une belle demoiselle aux jambes de cigogne et essayant de saisir la grâce et le mouvement de la belle rousse, tout en récitant mentalement ces vers de de Nerval :
Elle a passé, la demoiselle
Vive et preste telle un oiseau :
Tenant en main une soldanelle,
Tout en chantonnant un refrain nouveau.
Belle journée
Je n’aime pas tout de Nerval, mais franchement, ce passage là, choisi pour moi, me touche. Profondément.
SupprimerMerci l’ami, tu es vraiment une belle rencontre de blog.
Bises
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Tu nous fais voyager en pays de saveur, de douceur, de désir... un merveilleux bonheur estival, heureux sont ceux qui ont un abricotier dans leur jardin et VIVE la jeunesse ! Bises étoilées céleste Célestine, que ta journée soit douce. brigitte
RépondreSupprimerPas d'abricotier dans mon jardin. Juste des chênes et des oliviers. Mais un amour réel pour ces fruits de l'été gorgés de soleil. Merci ma Plume, pour tes messages toujours bienveillants, à l'image de ton blog et de la belle personne que tu es.
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Hum, les abricots… la tendre cueillette au petit matin quand le jour déchire la nuit avec envie. Fruits gorgés de soleil qui émerveillent la vue, les papilles. Arbre généreux si nous en prenons soin. Je t’écris ce commentaire envouté par l’odeur de confiture… d’abricots !
RépondreSupprimerJe ne parlerai que du fruit, le reste je le laisse à mon imagination… et à de doux souvenirs.
Bises sucrées frangine.
Bon, l'anonyme, c'est moi: je suis démasqué... Un billet tout en saveurs et douceurs.
SupprimerTu sais dire les choses...
Je t'avais reconnu, mon frangin poète. Qui d'autre que toi écrit : « Quand le jour déchire la nuit avec envie » ?
SupprimerC'est tout toi, ça. Merci pour tes mots, une vraie cuillère de confiture qui réveille les papilles.
Bises gourmandes.
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La rue Cagnoli... tellement exotique pour moi. Quant au goût d'un abricot juteux... pfiuuuu....
RépondreSupprimerBleck
Tu as l'art du commentaire sibyllin... Mais c'est mieux que pas de commentaire du tout. :-) :-) :-)
SupprimerLa rue Cagnoli, c'est là qu'habitait ma grand-mère maternelle que j'aimais tant. Rien que pour ça tu devrais aller la voir. (La rue Cagnoli, pas ma grand-mère) ;-)
La bise, grand Bleck.
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Merci Celestine pour l’inspiration :
Supprimerhttps://lotharquejamaisfr.wordpress.com/2026/07/01/elio-et-labricot-de-lorentz/
Merci à toi, cher Lothar !
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
J'aime bien les abricots, mais mon fils n'aime pas. Il préfère les pêches. Merci pour cette belle histoire. Bon week end. Bises.
RépondreSupprimerTous les goûts sont dans la nature...
SupprimerBelle journée, Elisabeth.
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