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16 mars 2026

Comme un souffle fragile

Il y a un temps pour tout. Un temps pour naître et un temps pour mourir.
Ecclésiaste, 3-2




Souvenez-vous : j'en avais parlé ici et . Cette petite dame soufflant fièrement les bougies de ses cent ans, il y a trois ans déjà,  s'appelait Odette, et je l'aimais beaucoup. 
Elle est partie, dans la nuit du 6 mars, emportant dans son calme sommeil d'éternité sa douceur, sa joie de vivre, sa formidable résilience, son émerveillement jamais émoussé.
En épousant l'homme que l'on aime, on épouse aussi ses chagrins. 
Celui de mon aimé fut immense,  de voir partir sa maman de coeur, sa mère adoptive, cette personne unique qui savait toucher de sa grâce tous ceux qui l'approchaient. Je l'ai aidé du mieux que j'ai pu, à traverser cette semaine d'épreuve. 
Misère ! que de démarches à effectuer pour accompagner le départ d'un être cher. Et que de préparatifs pour réunir une famille si grande... J'avais oublié, depuis celui de mes chers parents. Et combien il est doux de partager ces tâches, toujours un peu embuées de larmes.
Parmi les paroles choisies pour la cérémonie, j'ai retenu celles-ci : 
« Comme un souffle fragile ». Elles évoquent si bien la fugacité de la vie. La subtilité des mystères.
Et le silence feutré qu'exige l'écoute de l'autre, le vrai amour.
Il m'a semblé que dans le vent de ce matin, une douce brise de magnolia et de prunus en fleurs, Odette me murmurait à l'oreille : « Merci ! » . Son célèbre merci qu'elle répéta toute sa vie comme un mantra.  

•.¸¸.•*`*•.¸¸☆



30 commentaires:

  1. Paix à son souvenir et à ton chagrin.

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    1. Je vais faire comme Odette : je ne vais pas arrêter de dire merci.
      Merci d’être le premier à avoir posé tes mots ici.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. Si vous aviez mis plus que trois bougies sur le gâteau des cent ans, elle serait peut-être encore là ? Non ? Ce n'est pas comme ça que ça marche ? ;-)

    Sincères condoléances !

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    1. Bien vu Oncle Joe !
      Si j’avais su, je lui aurais mis une dizaine de bougies sur son gâteau !
      Trêve de plaisanterie, je crois qu’elle était «  rassasiée de jours » comme on dit dans la bible…
      Expression que je ne connaissais pas avant samedi. Mais qui dit bien ce qu’elle veut dire.
      Grosses bises
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  3. Très touchant. Et je me souviens de ta maman aussi "la nicoise " dont nous
    avons souvent parlé avant sa disparition et qui avait mon âge
    Je t embrasse chère Celestine

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    1. Ma chère maman nous avait fait le même coup : partir deux semaines avant son anniversaire …
      Ces vieilles dames facétieuses, tout de même !
      Bisous ma Jak et merci 🙏
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  4. C'est toujours les gens qu'on apprécie qui partent en premier. je suis complètement raccord avec la petite brise dans l'air qui nous passe quelques fois des messages subliminaux des disparus. condoléances.

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    1. J’ai plein d’expériences comme celle-là en mémoire. J’ai senti plusieurs fois des souffles d’air alors qu’il n’y avait pas de vent. Quant à mon père qui avait fait tomber une des poignées de son cercueil juste avant d’être enterré, j’avais pris ça comme un trait de son humour plus fort que la mort…
      Merci p’tit Louis !
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  5. Bonjour, Maîtresse.
    Hormis période de vacances, à chacune des vos absences prolongées, je serre les fesses pour que ce ne soit pour un décès.
    L'envol d'Odette vous le rendez apaisant. Telle une percée de lumière pointée sur le printemps.
    Paix à vous qui l'avez tant appréciée.
    À Dieu, Odette 😊

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    1. Juste après avoir écrit un billet sur les gens qui disparaissent sans un mot, je me suis dit que ça faisait désordre…Mais je n’ai pas eu une minute à moi depuis le départ d’Odette…
      Bisous ma Julie. Merci de t’être inquiétée…
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  6. J'aurais appris au moins une chose : Quand on vieillit, vient un moment où on connaît plus de morts que de vivants...
    Et des vivants proches ne le sont pas toujours pour très longtemps...
    Et FB ne change rien à l'affaire, l'expérience reste douloureuse.

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    1. Ce n’était pas le cas d’Odette puisqu’elle avait une très grande famille, et beaucoup de visites. Mais il est certain que les gens de sa génération sont partis depuis bien longtemps … et ça, ça doit faire bizarre !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  7. Merci à l'Ecclésiaste pour sa piqûre de rappel! ! (J'aime bien ce mec qui, au cœur de la Bible, a parfois des réflexions pas très... catholiques).
    Courage à toi et ton aimé face à cette perte.
    Bises !

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    1. J’ai toujours aimé ces versets : il y a un temps pour tout…
      C’est effectivement une belle façon de résumer notre vie et la nature humaine en général…
      Merci pour tes mots cher Boss

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  8. Ne rien dire pour apaiser votre chagrin car vous avez la chance d'être deux et de vous épauler. Je te prends la main, chère amie et t'emmène au bout de ton jardin, là même d'où l'on voit la maison d'

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    1. Eh oui .. cette maison d’Odette que tu connais, et que les petits enfants ont visitée samedi pour que chacun emporte un souvenir … c’était émouvant mais pas triste.
      Quant au bonheur de s’épauler pour affronter ce genre d’épreuve, il n’est plus à démontrer …
      Gros bisous ma Chinou
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  9. Que dire dans ces moments-là ? Je n'ai qu'une chanson à proposer, une chanson apaisante.
    Simplement pour apaiser un peu le chagrin. ♫♫♫

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    1. Comment as-tu su que j'adorais cette chanson ?
      Je vais l'ajouter à mon répertoire de piano.
      Merci mon cher Didier.
      ❤️
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Cette chanson a contribué à mon propre apaisement, en son temps...
      À mon sens, elle illustre parfaitement ce que peut être une douleur qui ne pleure qu'à l'intérieur...
      Je ne savais pas que tu l'adorais. Seulement, d'une certaine façon, depuis maintenant dix ans que je fréquente ce blog d’exception, j'ai eu comme une intuition céleste ... ;-)
      Les êtres doués de sensibilité, qui savent la percevoir chez autrui doivent savoir réagir aux mêmes stimuli. Cette chanson est belle. Les mots, même s'ils ne sont pas dans la langue de Molière, ont le même pouvoir de réconfort, d'espoir. Le tempo, comme un battement de cœur apaisé, permet de la ressentir au tréfonds de soi et de la faire sienne.
      Sans savoir, juste en écoutant ce morceau de chair qui me sert de cœur, j'ai «donné» ce que je ressentais.
      Bises tendres

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  10. Sourire, dire merci, tout ce que faire une personne âgée et qui fait chaud au coeur...
    Oui c'est compliqué et difficile toutes ces démarches

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    1. C'est là que l'on apprécie d'être accompagné. Pour mon père je m'étais sentie bien seule...
      Tendres pensées, marine
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  11. Odette vous a transmis l'essentiel, celui-là même que le Petit Prince a transmis à des générations : « On ne voit bien qu'avec le coeur. » Telle que vous la décrivez, Odette était de ces personnes qui vous touchent par leur simplicité, leur humilité, et la profonde compassion qu'elles éprouvent envers autrui. Dans les joies comme dans les peines.
    Je m'efforce chaque jour de ne pas bougonner, et de trouver la vie belle malgré mes petits bobos. Je m'efforce d'être une Odette au masculin. Mais je sens bien que chez elle, c'était tout naturel. Ce souffle que vous avez senti, c'était peut-être bien la caresse d'un ange, celui qui l'a emmenée tout là-haut, là où vont les âmes pures.
    Je vous embrasse avec beaucoup d'émotion.
    ~L~

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  12. Je pense très fort à Odette, à toi et à ton chéri. Une belle dame s'en est allée, laissant de doux souvenirs derrière elle qui feront qu'elle sera toujours avec vous. Plein de doux bisous, chère Célestine.

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  13. Les départs de ceux que notre cœur enveloppe d'une tendre affection, d'un amour sincère, sont toujours une épreuve. Et plus l'age avance, plus ces départs deviennent nombreux. Là où est Odette, elle aura toujours son attention pleine d'affection. Son regard lumineux et son sourire malicieux. L'absence de ceux que nous aimons donne aux souvenirs partagés des couleurs chaudes qui nous accompagnent sur notre chemin. Nous tiennent la main. Déplient sur nos épaules un plaid moelleux pour nous rassurer.
    Bises solidaires frangine.

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  14. Comme un souffle fragile…
    Nos vies sont des souffles fragiles, mais il en sort des paroles d'amour qui font naître et grandir. Jusqu'au bout… et même après…
    Ils sont toujours là, celles et ceux qui ont donné et partagé l'amour.
    Accueillons leur merci et offrons le nôtre.
    Et merci à toi d'avoir su faire entrer Odette dans nos cœurs (j'ai relu les textes où tu l'évoques ainsi que les commentaires).
    Mes pensées les plus affectueuses pour vous deux.

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  15. Un merci. Dit, aussi, ici. Un siècle refermé dans un souffle à peine posé sur le monde, et déjà l’on comprend que certaines vies, si délicates et fragiles, continuent pourtant de tenir debout en nous comme une lumière qui refuse et refusera toujours poliment de s’éteindre.
    Pensée.

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  16. Toute lumière, même vacillante mérite notre attention…. Elle émane d’un lieu où l’amour s’ expérimente et grandit. Fragilité et force peuvent se concevoir côte à côte et nourrir cet équilibre qui conduit à effacer la frontière entre visible et invisible. Dans nos cœurs ce lien est indestructible et montre que la vie est plus forte que la mort, elle continue de façon plus subtile à entretenir notre résilience et notre courage. Toues mes condoléances pour traverser cette épreuve de séparation , passage délicat certes mais rempli de tous ces souvenirs plein de tendresse et de bienveillance. J’ai une tante qui chemine doucement vers ces trois chiffres alIgnés ! Ce.est beau de côtoyer dans son parcours toutes ces petites lumières qui savent encore s’émerveiller et nous émerveiller !

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  17. Nul doute que la souriante Odette veille maintenant sur vous. C'est un déchirement de perdre sa Maman. Je vous envoie toutes mes pensées dans ce moment si difficile. Quand on voit le sourire rayonnant de la "vieille dame" (si belle et si jeune!) sur cette photo, c'est nous qui lui disons "merci". Merci d'avoir souri à la vie et d'être encore si belle à 100 ans. Bises alpines.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.