Parmi vous, mes chers lecteurs qui suivez assidûment mon feuilleton judiciaire, je voudrais en rassurer certains, qui m'ont semblé inquiets (et même effrayés) à l'idée d'être un jour tiré au sort : être juré, c'est difficile, mais ce n'est quand même pas le bagne !
Certes, l'ambiance dans le jury dépend évidemment des jurés eux-mêmes, mais aussi, et je dirais même surtout, du Président de session. C'est lui qui nous accueille, qui nous met à l'aise, qui nous explique comment les choses vont se passer et qui répond à nos questions lors de ce que l'on appelle la « révision de la liste ».
Dans le film « l'Hermine », un film au demeurant fort bien fait, Lucchini campe un président assez sombre, inflexible, et les jurés ne semblent pas très à l'aise.
« Mon » président, lui, était vraiment très humain, jovial, à l'écoute, avec juste ce petit zeste d'humour noir à la Desproges que j'adore.
Imaginez: il nous confie que c'est sa cent-cinquantième session d'assises, autant dire que l'on n'a pas affaire au perdreau de l'année. Et c'est sans doute en se forgeant une carapace de dérision, de second degré et de légèreté que l'on réussit à faire un tel métier sans se laisser impressionner.
J'apprends qu'il y a des blagues de magistrats, comme il y en a chez les carabins ou les profs...Mais n'est-ce pas dans toutes les professions, en somme, que l'on a besoin de décompresser entre deux séances...Il croit à la vertu du rire comme anti-stress, là il marque un point, moi qui craignais que ce ne soit sinistre.
Cela n'empêche nullement que la solennité redevienne la règle dès que la sonnette retentit pour annoncer « La Cour ! » Et les gendarmes veillent à ce que tout le monde se lève.
Dans ce petit théâtre qu'est la salle d'audience, chacun a son costume, les avocats et leur célèbre robe noire, se distinguent des huissiers et des greffiers, seconds couteaux voués aux basses besognes, par le fait qu'ils arborent l'épitoge, une sorte d'écharpe cousue sur l'épaule gauche.
Pour les couleurs, je me perds un peu. La simarre bordée d'hermine semble être réservée à certains hauts magistrats. Il semblerait que le noir soit moins coté que le rouge. Chacun a une place précise, un ordre de prise de parole, et le cérémonial est immuable. Cela impressionne évidemment tous les acteurs occasionnels (jurés, témoins, plaignants et accusés) le fossé entre les professionnels et le commun des mortel est palpable. Les effets de manche ne sont pas une légende.
Dans ce contexte où le moindre mot est pesé, réfléchi, calculé, les interventions de l'accusé tombent souvent comme un cheveu sur la soupe. Je ressens un malaise devant l'immense pauvreté de langage de certains. Elle est là, la faille première dont nous parlions dans le précédent billet.
Quoiqu'il en soit, le spectacle de la comédie humaine en 3D et direct live est fascinant.
Et souvent amusant, ce qui contrebalance la gravité des faits évoqués.
A la pause, nous faisons connaissance entre jurés, dans une salle des délibérés enfin démythifiée. Ce saint des saints que j'étais si curieuse de découvrir m'a rappelé une bonne vieille salle des profs, avec une table centrale, et tout un tas d'objets périphériques censés rendre l'endroit accueillant: fontaine à eau, cafetière, petits biscuits, réfrigérateur...
Et comme le hasard du tirage au sort, parfaitement injuste, choisit souvent les mêmes (au point que certains l'ont été quatre fois quand d'autres ne l'ont jamais été) nous finissons par former une équipe soudée...Des amitiés se nouent. Des coordonnées s'échangent, c'est la magie des groupes humains. Et l'on sait déjà que quelque chose va nous manquer, une fois la session terminée.
« Et les gendarmes veillent à ce que »… que quoi ? Que personne ne s'échappe ? Que personne ne rigole ?
RépondreSupprimerMerci pour ce récit "vécu de l'intérieur", qui démythifie un peu ces lieux que la plupart d'entre nous n'aurons pas la chance de connaître. Cela dit j'ai le privilège d'en avoir déjà eu un avant goût, si tu vois ce que je veux dire ;)
Oups, j'ai été trop rapide : tu as déjà corrigé entretemps. Et rajouté des images...
SupprimerOui tu as fait ton Lucky Luke sur ce coup-là !
SupprimerIl faut dire que d'habitude je « corrige » mes billets au coeur de la nuit...
Alors en fin d'après midi, je n'avais pas réalisé que mes lecteurs pouvaient surgir...
Sinon, oui, je vois très bien ce que tu veux dire.
Et tu as la délicatesse de ne pas me dire que pour toi, ce sont des redites ^^
Bises amusées
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Une expérience enrichissante à tous points de vue: une plongée dans les abysses de l'âme humaine contrebalancée par des moments de détente. Heureusement! Tu as vécu quelque chose de hors normes et comme je te "connais", cela continue de façonner quelque chose au fond de toi. Petit à petit, tu vas mettre des mots sur tout cela. Et le garder précieusement comme une énième expérience de vie. Merci Célestine pour ce partage. Et je te souhaite une très belle soirée et une belle semaine qui s'annonce déjà.
RépondreSupprimerLes moments de détente étaient vraiment agréables : l'une de nous apportait chaque jour une gourmandise qu'elle avait confectionnée, un clafoutis aux cerises, des toasts, des petits sablés au chocolat.
SupprimerUne vraie mère poule. Le souci était plutôt de ne pas prendre trois kilos superflus ! je suis tellement gourmande !
Belle semaine à toi, dame alpine
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oui, c'est tout à fait ça, c'est un peu du théâtre et l'acteur principal est en même temps une sorte de metteur en scène, son rôle est important, surtout comme tu le dis, pour les jurés tout neufs (ce que j'étais! et fort impressionnée ;-))
RépondreSupprimerCe qui est cocasse, c'est que les avocats s'affrontent dans ce théâtre, et ensuite on les retrouve dans la salle des pas perdus en train de se taper sur le ventre et de boire des cafés ensemble...
SupprimerCela m'a vraiment amusée.
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Plus que la buvette de l'Assemblée nationale ? ;-)
SupprimerPareil, tu as raison...
SupprimerD'ailleurs l'Assemblée Nationale ressemble un peu à un Palais de Justice...
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Alors, raconte (je suis de ceux et celles qui feraient des pieds et des mains devant le tribunal pour être tirés au sort, et qui pensent que tu y es un peu allée pour eux tous), alors raconte, Célestine
RépondreSupprimerDans mon prochain billet, j'ai envie de répondre à toutes les questions pratiques que l'on pourrait se poser...
SupprimerOui, je raconte, d'autant plus volontiers que j'ai des lecteurs de qualité ^^
Des lecteurs suspendus à mes lèvres comme des hespéries sur un hélianthème.
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Lorsque j'avais assisté à la première journée du procès (dont j'ai parlé dans ton billet précédent), alors que j'étais simple public, j'avais trouvé un côté un peu théâtral à tout cela et j'avais eu du mal à m'en défaire, j'avais eu l'impression d'assister à une pièce de théâtre. Mais le vivre en tant que jurée doit définitivement enlever cette impression, j'imagine.
RépondreSupprimerA bientôt, Célestine. Je m'en vais respirer pendant quelques jours l'air breton. :-)
Gros bisous.
Eh bien non, même en tant que juré, on a quand même cette impression de théâtre, de jeu de rôles bien huilé.
SupprimerEnfin, quand je dis bien huilé, parfois il y a des ratés dans le moteur.
Parce que les êtres humains que l'on juge, eux jouent leur vie, et qu'ils n'ont pas trop envie de rigoler.
Cela dit, je ne voudrais pas que l'on imagine un quelconque manque de sérieux. Je trouvais au contraire remarquable le travail de chacun des acteurs. Ne serait-ce que pour connaître les dossiers afin de plaider.UN énorme travail, dont on n'a pas idée...
Je vais être pas très loin de toi, je pars mercredi pour la Loire Atlantique.
Gros bisous ma belle
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Je pars mercredi moi aussi ! :-) Mais moi je pars pour le Morbihan.
SupprimerBonne escapade bretonne à toi aussi, alors, Célestine !
Gros bisous.
On se croisera de loin...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Tu parles des effets de manche dans les tribunaux. Il en est un mémorable:
RépondreSupprimerC'était en 1921, la Cour d'Assises jugeait Désiré Landru accusé de 11 meurtres, mais sans preuves formelles de sa responsabilité.
Une scène mémorable eut lieu pendant la plaidoirie de son avocat, où il affirma que des victimes avaient été retrouvées et allaient venir se présenter devant la cour d'assises. Le public et les jurés tournèrent la tête vers la porte que le « ténor du barreau » avait alors désignée, et après avoir laissé planer le suspense, souligna le fait que tous ceux qui avaient tourné la tête vers la sortie avaient ainsi démontré leur manque de conviction concernant la réalité des assassinats imputés à son client, mettant en évidence l'absence de preuves formelles contre Landru, faute de cadavre retrouvé. L'avocat général rétorqua du tac au tac que Landru, lui, n'avait pas tourné la tête vers la porte…
Un couac qui finit par un couic.
En rejoignant ton précédent billet, le chemin de vie de cet homme est assez particulier.
Enfance qualifiée d'heureuse (autant qu'il était possible en fin 19e siècle). Homme cultivé (élevé par les bonnes soeurs) il était doté d'un humour assez "solide".
Suite à un de ses traits d'humour, la salle s'écrase de rire et le Président menace de renvoyer tout le monde chez soi. Landru réplique que pour sa part, ce n'est pas de refus...
Ti bacio
J'adore ! Ce devait être quelque chose d'extraordinaire que d'avoir assisté à ce procès mythique.
SupprimerJe ne connaissais pas ces anecdotes, et je te remercie d'en avoir égayé ma soirée.
Un couac qui finit par un couic, trop drôle ...
En revanche on n'a jamais su pourquoi il avait tué toutes ces femmes ?
Baci caro
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Le motif était le vol de leurs économies et biens personnels.
SupprimerEn fait, Landru vivait d'expédients depuis pas mal de temps et il avait déjà été condamné 3 fois. Or, à l'époque, à la quatrième condamnation, c'était la relégation automatique au bagne de Guyane. Il semblerait donc que c'était pour éviter de nouvelles dénonciations et la relégation.
Accusé de les avoir détroussées, Landru avait dit: "Alors elles n'ont qu'à déposer plainte..."
Sa dérive meurtrière est arrivée après la guerre de 14-18, et vas savoir pourquoi, mais les guerres ont tendance à faire relativiser l'acte de tuer.
Baci Sorellita
C'est beaucoup moins drôle, et ça donne même froid dans le dos, ce qui est un comble quand on sait comment il se débarrassait des encombrants cadavres...
SupprimerMerci pour ces explications macabres.
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Comme je n'ai jamais mis les pieds dans un tribunal, je ne les connais que via des films ou des émissions télévisées (et les caricatures de Daumier) alors, peut-être que la suffisance ou la morgue de ces personnages est un peu exagérée. Je ne comprends quand même pas trop à quoi riment tout ce décorum et cette théâtralité, sauf à nous enfoncer plus encore dans notre triste état de justiciable.
RépondreSupprimerEnfin, moi, j'dis ça, j'dis rien (comme dirait l'un de tes nombreux commentateurs)
Tu as parfaitement raison. En faisant des recherches sur le net au niveau des costumes (assez ridicules, il faut bien le reconnaître ) j'ai appris que tout ce décorum date quand même de très longtemps, du temps que la noblesse était la seule a pouvoir fournir des magistrats...
SupprimerLa justice devait marquer son côté solennel et impressionner fortement le peuple.
En 2017 on pourrait peut-être moderniser un peu tout ça...
Bisous mon Boss
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Vaste programme comme aurait dit Charlot.... Ce sera aussi coton que de supprimer les pouvoirs du Président et les prébendes des autres élus...
SupprimerCa n'impressionne que qui veut bien l'être.
Ma mère, dans sa grande sagesse philosophique, disait que si quelqu'un t'impressionne, tu l'imagines tout nu ou assis sur les toilettes avec le futal sur les chevilles. Essaie, le résultat est garanti, mais pas de pouvoir garder son sérieux.
Baci
C'était la sagesse incarnée, ta mamma ...
SupprimerC'est vrai que ça l'a très bien fait avec Jargonos, à une époque;...
Les prébendes...joli mot qui cache une bien triste réalité...
II y a des jours, c'est désespérant depuis le 4 août 1793, il n'y a pas beaucoup de progrès...
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Maintenant les coulisses n'auront plus de secret pour tes lecteurs. Je ne doute pas une seule seconde que tu aies été "à ton affaire" dans cette passionnante aventure. Quant aux avocats, ils s'entendraient avant le procès (petites affaires, divorces...) pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui gagnent le procès de leurs clients
RépondreSupprimerJe ne sais pas...Peut-être pour les "petites" affaires, mais dans les procès d'assises cela me semble risqué...
SupprimerMais je suis peut-être naïve...
Sûrement, même.
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Comme le dit si bien Françoise, tout cela est du théatre... Les jurés ont-ils vraiment une décision à prendre, ou bien est-ce pour le décor de la galerie ?
RépondreSupprimerJe ne voudrais pas être juré. Etre un figurant au milieu des ses "acteurs déguisés" me rendrait fou de colère...
Je cède volontiers ma place à des gens plus conciliants comme toi.
Je hais le folklore et ses limites à ne pas franchir. Je déteste être muselé, calibré, formaté...
Bises.
Oui, les jurés ont une décision à prendre, parce que le choix se fait à bulletin secret, et que la majorité sort de l'urne de façon mathématique et implacable.
SupprimerEt que chaque voix compte. Le président et ses deux assesseurs n'ont pas de voix prépondérante.
C'est toute la vie en société qui est en cause ici, dans ce que tu dis.
Notre condition même d'humain nous oblige à manger, à boire, à respirer, la nature nous formate.
En société, muselé, calibré, formaté on l'est de toutes façons, parce que sinon, ce serait la jungle. Quand tu prends ta voiture, tu roules à droite. C'est peut-être un muselage de ta créativité, tu aurais peut-être envie de rouler à gauche ou au milieu, mais tu ne peux pas. Ta seule liberté est de ne pas prendre ta voiture, mais si tu marches à pied, tu ne pourras pas marcher dans la rue... etc
Alors, où commence le folklore ?
Et où s'arrête la liberté individuelle, dans un monde où l'on n'est rien sans les autres ?
Depuis longtemps, je me sens rebelle au fond de moi, tout en ayant bien conscience que je suis une rebelle de pacotille puisque j'accepte tacitement les règles, parce que je ne me sens pas l'âme d'un ermite détaché de tout.
Et d'ailleurs, peut-on vraiment être détaché de tout ? je me le demande encore.
Tu vois, tu m'obliges à réfléchir, et ça c'est bon !
Bises reconnaissantes
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Selon la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789,
Supprimerl'article 4, stipule que "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui."
(ce qui ne veut pas dire que l'on ne doit pas manger de cochon.)
Partant de cette définition il faut se rendre à l'évidence que:
1° Il nous faut recommencer la révolution qui semble avoir été passablement dévoyée par les politocards issus du coup d'état de 1958 (alors même que le dernier en date n'était même pas né à cette époque).
2° Qu'il y a fort à faire dans les Ecuries d'Augias qu'est devenue la société libérale...
Mais ceci dit, on peut vivre en se référant à cet article 4.
Parfois ça grince, mais si l'on veut vivre libre, on doit être vigilant sur l'intégrité de ses orteils...
Souvent, il suffit d'insister pour que, de guerre lasse, on obtienne satisfaction. Et Deguerrelasse doit dire quelque chose à Mademoiselle Troussecotte :-)
Ti bacio
Célestine,
SupprimerJe reste méfiant à ce folklore : faites ce qu'on vous dit, levez-vous assoyez-vous écoutez quand on vous le commande...
Je ne peux pas !
Je persiste à penser que tout cela n'est qu'écran de fumée, une vaste sinistre comédie pour "paraitre" devant le peuple. Ca pue l'hypocrisie, d'autant plus que pour moi la loi est à la Justice ce que la religion est à la spiritualité !
Je me souviens aussi d'une phrase de Staline : "Ceux qui ont le pouvoir, ce ne sont pas ceux qui votent ; ce sont ceux qui comptent les votes !"...
Bref, je n'exprime que mon ressentis si j'étais "désigné" (rien que ça déjà : désigné, puis soupesé, calibré, étalonné au nom de la République ? mouah ah ah...)
J'aime ta narration, ne va pas croire...
Mais elle me donne aussi matière à réflexion.
Bises libres, égalitaires, fraternelles.
;-)
Hyoutoko, il s'agit moins de folklore que de repères. C'est un cadre. Celui qui sied à la loi. C'est structurant, et la justice à besoin de structure, dans un domaine ou la place de la subjectivité (qui est une forme de liberté) reste importante. Je ne crois pas que la justice gagnerait à s'émanciper du cadre. Imagine t-on un(e) juge qui viendrait à l'audience en Jeans et T-shirt ? Et pourquoi pas en short et chemise à fleurs en été ? Et tant qu'à faire, l'audience pourrait se faire en plein air… Et puis, au nom de la liberté, chacun pourrait prendre la parole quand bon lui semble.
SupprimerNon, le "décorum", la solennité un peu théâtrale, le respect d'une procédure et de codes, tout cela a un rôle majeur. Surtout pour des personnes qui, un jour, se sont montrées suffisamment déstructurées pour avoir enfreint les règles de vie en société.
Mais bien sûr il peut aussi y avoir des abus de pouvoir, comme partout où ceux qui en détiennent une partie, au lieu de s'en servir pour le bien de tous en tirent profit :)
@ Pierre
SupprimerNe vas pas croire que j'ai mauvais esprit, mais le plus célèbre juge de tous les temps (Saint Louis) siégeait sous un chêne à Vincennes, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il jugeait comme un gland... ;-)
J'aime aussi bien l'idée africaine du bâton à palabres. Techniquement, c'est un bâton creux avec tout plein de chicanes à l'intérieur et des graines sèches. Le chef de tribu retourne son bâton et tu expliques pourquoi l'autre à tort. Lorsque toutes les graines sont écoulées, que le bâton ne fait plus de bruit, tu te tais et c'est l'autre qui réplique.
Ensuite le chef explique pourquoi il donne raison à l'un plutôt qu'à l'autre.
Il faut juste voir la notion de chef africain autrement que celui qui a été le plus démago de tous. Dans la tradition, le chef est le SAGE qui est reconnu comme tel par tous.
Bien à toi.
Je crois que la France a un côté un peu trop guindé. Ce n'est pas, par exemple, le costard-cravate qui fait le sérieux d'un politicien.
Après avoir lu attentivement les arguments des uns et des autres, je me réjouis que chacun puisse exprimer son opinion en toute liberté... Elle est finalement là, la liberté chère à Hioutoko, dans la différence assumée, la subjectivité heureuse chère à Pierre, et la position conciliante de Blutchy.
SupprimerMerci pour ces échanges riches et fructueux.
Je vous adore !
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Ben voilà une référence littéraire quasi accidentelle qui est passée inaperçue...
SupprimerLe colonel de Guerlasse ? Oui j'avais noté, pardon de n'avoir pas relevé..
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Je pense que décorum et rituels sont plus utiles qu'on ne le croit, et moins superficiels. Dans un décor et des formules consacrées on contient quelque chose de très émotionnel, un jugement, des fautes avouées ou prouvées ou niées, des délibérations et un jugement rendu. Tout ça est très chargé, et imprévisible pour beaucoup. Aussi le cérémonial est-il, lui, immuable, imperturbable, et solide. Et contient ses forces cachées....
RépondreSupprimerBaci sorellita :)
J'aime bien l'idée que le cérémonial et le décorum auraient une fonction en quelque sorte « stabilisatrice »
SupprimerTant il est vrai que les réactions humaines, dans cette ambiance suffocante affectivement, sont parfois complètement imprévisibles. Un accusé qui change de version des faits, un autre qui avoue en plein prétoire le crime qu'il niait, voilà ce que l'on appelle des « coups de théâtre » et pour cause... ;-)
Baci sorella
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Ah, tu me rassures, en fait c'est comme dans la vraie vie, c'est du théâtre avec des moments graves et des moments drôles,bon, si un jour je suis appelée, je m'en souviendrai... Bises céleste Célestine, que ta journée soit belle belle belle ! brigitte
RépondreSupprimerC'est un concentré de vie, et de passions humaines. En trois semaines, j'en ai vu de la haine, de la rage, de la honte, de la rancune, de la jalousie, de l'agacement, de la révolte, de l'impuissance, de l'orgueil, j'en passe ...
SupprimerEt de l'horreur, et de la rédemption aussi.
Tout l'être humain.
Tout Balzac, Hugo, Zola dans une salle d'audience moite et glaciale à la fois.
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Superbe récit clair et précis, merci beaucoup. Tu me donnes envie de voir "l'hermine".
RépondreSupprimerBleck
Le film vaut le coup. Il est porté par un Lucchini égal à lui-même. C'est à dire magistral et fragile à la fois.
SupprimerEt l'actrice qui joue la jurée est d'une beauté émouvante.
J'ai vraiment aimé. Mais je ne suis pas très objective. ;-)
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Intéressantes tes chroniques et beaucoup plus vivantes que celles que l'on trouve dans les journaux...
RépondreSupprimerY avait-il un dessinateur d'ailleurs, puisque les photos sont interdites ?
Et comment ça se passe exactement ce tirage au sort ?
J'ai mille questions et je suis un peu ignare en la matière comme la plupart des gens, sûrement :)
Non, je n'ai pas vu de dessinateur. Ces procès, à part le premier, n'étaient pas vraiment médiatisés.
SupprimerPour toutes tes mille questions, je t'invite à patienter jusqu'à mon prochain et dernier billet de la série. Je dirai tout.
Merci pour l'intérêt que tu portes à mes écrits, Kangourou.
On est loin des grandes plaines de l'Ouest américain, pourtant...
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Au titre d'impressionner, de formaliser et de solenniser l'instant et ce qui va suivre j'ai toujours été subjugué par le perron d'accès aux tribunal, ça préfigure bien de l'ambiance que tu décris ensuite...
RépondreSupprimerBleck
C'est vrai, ces perrons avec leurs colonnes antiques frappent l'imagination par leur bouffissure un peu orgueilleuse. En gros ils sont censés flanquer la trouille au citoyen lambda. ;-)
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Je connais une ville: il y a un tribunal et une grande place autour de celui-ci qui servait de champ de foire pour y vendre du bétail à la qualité reconnue dans le monde entier et aussi, accessoirement aux exécutions publiques jusque dans les années mille neuf cent quarante. Cette ville a une particularité: il y a un fort dénivelé entre ses différents quartiers. Celui d'une ancienne prison, située très en contrebas de ladite place et dudit tribunal est relié à eux par la rue " Monte à Regret ".
SupprimerC'est son nom, de la rue.
Sûr, segur.
On comprend pourquoi la rue s'appelle comme ça...
SupprimerJe suis allée voir sur « street view » le palais de justice: belle bête !
Alors comme ça, vous n'avez pas que la plus belle gare du monde. Vous avez plein d'autres belles choses...
Bisous mon bof, merci de ta fidélité.
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j'ai fréquenté avocats et élèves avocats, certaines et certains ne manquent pas d'humour. Et d'ailleurs le métier c'est énormément féminisé. Salut à toi divine Céleste
RépondreSupprimerJe ne savais pas que le métier s'était féminisé, mais si tu le dis, c'est plutôt un bon signe. Enfin dans la mesure où c'est un métier libéral. Parce que dans l'éducation nationale, le bruit court que s'il y a de plus en plus de femmes instits, c'est que la profession ne nourrit plus son homme...
SupprimerJe dis ça, je dis rien, comme dit un pote à moi.
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Merci pour ce feuilleton passionnant qui nous fait entrer dans les coulisses. En fait, je crois que cela ne me déplairait pas d'être juré un jour...
RépondreSupprimerLa difficulté est de ne pas trahir le secret de la délibération, ce qui est passible de prison. je n'ai pas tellement envie de me retrouver derrière les barreaux...
SupprimerBisous ma belle colleuse.
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Allez-vas, on se cotisera pour t'acheter des oranges. Et puis, si tu es sage, tu auras peut-être le droit d'emporter Gertrude ;-)
SupprimerBaci
Dis donc, c'est tout ce que tu as envie de me voir faire dans les prochaines années ?
SupprimerM'en fous des oranges, en fait.
Je préfère chanter sur ma colline. ;-)
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Le monde est truffé d’espace et de lieu où tout se décide selon un code où il faudrait être spécialiste pour pénétrer les méandres de ce qui s’y trame. Quand on est entre les mains de la justice ici ou ailleurs, le justiciable devient un simple figurant, alors qu’il était sensé être acteur et tout le gotha des tribunaux ou des cours sont eux seuls qui font la lecture des événements selon leur propre vision des choses, même si parfois la vérité est loin est toute nue. Rien qu’à me rappeler l’affaire Dutroux en Belgique, je me dis : Heureux celui ou celle qui ne sera jamais affaire à la justice ( mis en examen), car alors il est déjà condamné avant même que le maillet ne tombe. Quand au jury, s’il est composé du peuple, c’est assurément pour que la conscience des vrais décideurs ne soit pas trop abîmée. Peut être est-cela l'envers du décor !
RépondreSupprimerTu as certainement raison, sur beaucoup de points. Cependant, je pense quand même qu'il y a des différences entre les justices de tous les pays du monde, et que toutes proportions gardées, cela reste quand même une chance d'être jugé(e) en France, malgré tout.
SupprimerMais ce n'est que mon humble avis.
Et tu sais que je suis une optimiste incorrigible...
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Les Cours d'Assises n'ont pas toutes une bonne réputation. Aussi, une des plus sévères était (ou est encore) celle d'Aix en Provence. Du temps de la bascule à Charlot, c'était, semble-t-il la plus généreuse pour les primes à Deibler (Dominici, Ranucci entre autres bavures).
SupprimerLes malfrats de grosse pointure (genre Mesrine ) faisaient un petit délit dans une Cour plutôt peinarde et s'ils se faisaient épingler pour un gros truc, ils gardaient la possibilité d'avouer le petit délit antérieur,ce qui déplaçait toute la procédure sur le lieu du premier délit.
On n'est jamais trop prudent... :-)
Ti bacio
Tes connaissances encyclopédiques sur tous les sujets me fascinent...
SupprimerBref, la question est, et sera toujours: « Mais comment tu sais tout ça ? »
;-)
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Tu plais aux Nasmes ma chère, mais diable qui sont donc ces Nasmes...:-)
SupprimerC'est facile.
J'avais lu, il y a une bonne quarantaine d'années, un article sur la Cour d'Assises d'Aix et la main lourde de ses juges. Ils expliquaient que ce sont surtout des fins de carrière qui hantent ce Tribunal, ce qui veut aussi dire "la dernière occasion" de pouvoir faire parler de soi dans un procès et un jugement exemplaire. Faut dire aussi qu'à l'époque, les jugements d'Assises ne pouvaient pas faire l'objet d'un appel. Dans ces conditions, il ne restait plus que la grâce présidentielle pour éviter le coupe-cigare.
Pour le reste, je l'ai lu dans un des livres que Mesrine avait écrit. Il allait même plus loin en évaluant les Tribunaux en fonction des possibilités d'évasion qu'ils offraient... Et ne s'était pas gêné d'en profiter.
Voilà.
Baci
Effectivement. Il n'en reste pas moins que tu te rappelles un truc que tu as lu il y a quarante ans, et que ça, ce n'est pas donné à tout le monde...
SupprimerAlors disons que tu as une mémoire d'éléphant.
Cela dit sauf ton respect bien sûr.
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Je suis, en cela, fidèle au célèbre dicton qui dit qu'il vaut mieux avoir une mémoire d'éléphant qu'un humour de pachyderme...
SupprimerJe craignais que le mot éléphant ne te rappelât certains pachydermes du Parti socialiste...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Parlant d'humour de pachydermes, c'est bien à eux que je pensais. Mais il semblerait qu'il soit malvenu de tirer sur les corbillards...
SupprimerOui c'est vrai, caro mio, vu comme ça, ce ne sont même plus des ambulances. Et surtout pas des pianistes.
SupprimerOn pourrait se demander qui est le macchabée dans l'histoire...
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Manifestement, c'est le PS...
SupprimerJe n'avais encore jamais vu un tel aréopage de faux-culs et de bras cassés réunis dans un même gouvernement.
Valls aura trahi tout le monde , les salariés, les gens de peu, le socialisme, l'esprit démocratique, tout et tous pour tenter de se survivre et, où je rigole, c'est qu'il l'a fait pour rien, nada, besef.
Il s'était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire et il n'a rien eu de plus pressé que de faire des offres de service à Macron. Il espérait la place de premier sinistre ou tout au moins un ministère important... au final, il n'a pas même une place debout au fond du couloir du pouvoir, ni même investi pour les législatives.
Quant aux autres dinosaures du PS, ils peuvent concourir pour le Parti Sénilaliste...
Ti bacio Cara mia sempre il pugno rilevamento
Il renaîtra de ses cendres dans peu de temps, tu verras... (je parle du caudillo)
SupprimerCes gens là renaissent toujours de leurs cendres...
Le poing levé, oui, pour rester debout cela me semble presque une survie.
Ciao bello
¸¸.•*¨*• ☆
Cela dit, le président du tribunal m'a raconté une anecdote pour montrer que les avocats généraux et les avocats de la défense se plantent parfois gravement.
RépondreSupprimerIl était question d'un type qui avait violé et assassiné une jeune fille d'une quinzaine d'années et qui devait donner des explications aux Assises de Paris.
L'avocat de la défense avaient récusé toutes les femmes.
Le jury fut donc composé de neuf jurés.
Tous mâles d'une cinquantaine d'années.
Tous sérieux et représentants des "classes moyennes supérieures", censément rationnels et pondérés.
Hélas, tous avaient une fille d'une quinzaine d'années.
Ce qui mena l'accusé, devenu coupable de viol et d'assassinat, à une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité...
Tu abordes un sujet important : la récusation. Et j'ai discuté (comme tu l'imagines peut-être) avec le seul avocat qui m'ait récusée, pour lui demander quels étaient ses critères...
SupprimerIl m'a effectivement dit que les femmes étaient plus souvent récusées que les hommes, ainsi que certaines professions comme enseignante, ou psychologue...
A ce moment-là, il faut être appelée quand l'avocat a terminé son stock de récusations (qui est de 4 ou 5 en fonction de la nature du procès)
Dans le cas que tu évoques, ce fut un mauvais calcul...
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Euh... Je suis un peu gêné... Dans les dernières phrases, on dirait que tu parles du service militaire !
RépondreSupprimer;-)
Oui c'est un peu ça, mais le service militaire durait quand même plus de trois semaines...
SupprimerDisons plutôt un stage, ou une colonie de vacances, non ?
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Autrefois quand une tête roulait au pied de la bascule à Charlot il n'y avait pas de "petit" ni même un strike ! PFUUUUU.
RépondreSupprimerVoilà le genre d'humour qui plairait bien au président... ;-)
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Bonjour Célestine, ton billet vaut tous les articles de presse. Tu décris si bien chaque moment de "l'envers du décor" et l'instant de pause agréable qui n'est pas à négliger avec un groupe de jurés.
RépondreSupprimerTes mots me donnent envie de voir le film d'autant plus que j'apprécie beaucoup Lucchini.
Bon début de semaine Célestine et mes bisous ♥
Je crois que tu aimerais ce film, Denise. Il est tout en pudeur et en dentelle.
SupprimerEn tous cas j'ai bien aimé, surtout après ce que j'ai vécu.
Belle semaine à toi chère rêveuse
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Avec toi on voit le côté jardin de la justice. Un magistrat qui a de l'humour, c'est rassurant. Mais que tout cela paraît terriblement hiérarchisé, formalisé ! J'attends la suite.
RépondreSupprimerPour l'humour, je suis d'accord avec toi, c'est indispensable.
SupprimerPour le côté hiérarchisé, je te renvoie à la réponse de Pierre à Hioutoko, un peu plus haut.
Bisous Daniel
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Tout de suite un reportage de notre envoyé spéciale Celestine dans les coulisses de la justice. Ce feuilleton est passionnant. Et moi aussi, j'attends la suite avec impatience.
RépondreSupprimerBises.
Quelle bienveillance, Patrick. Tu es un vrai fan, je vois...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Ah j'ai appris quelque chose aujourd'hui. Je me suis toujours figurée que la table de délibération des jurés était une grande table longue un peu comme celle où prennent place les jurys de concours en fait. Et que chacun devait délibérer en âme et conscience, seul dans son coin, et non pas ensemble autour de petit café et petits biscuits :-)
RépondreSupprimerJe me suis peut-être mal exprimée : il y a les moments de pause (pendant les interruptions d'audience ) où l'on se retrouve pour papoter et boire le caf...et puis il y a la délibération en fin de procès, où l'on range quand même les petits gâteaux. Là on discute des faits, du procès, et ensuite on passe au vote, dans le secret de son intime conviction.
SupprimerBisous ma Myo
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J'ai beaucoup aimé le film qui illustre ton article. Et mon amie qui a été jurée a quand-même vraiment trouvé ça dur.
RépondreSupprimerJ'ai trouvé ça très dur, mais tu n'as peut-être pas lu mon précédent billet, qui expliquait bien la gravité de mes ressentis par rapport à cette mission.
SupprimerJ'en profite pour te souhaiter la bienvenue sur mon totem, Valérie.
Et moi aussi, j'ai bien aimé le film.
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je suis d'accord avec Valérie, le Goût a trouvé ça dur mais passionnant.
RépondreSupprimerNous sommes donc toutes d'accord...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Récit passionnant!Ton texte à peine lu,j’attends déjà la suite avec impatiente.
RépondreSupprimerL'envers du décor? Le décor n'est pas de Roger harth
les costumes ne sont pas de Donald cardwell
et l'affaire suivante ne ressemble pas à ça:
http://www.ina.fr/video/CPB87005709
Ah quel rire ! je ne me souvenais pas de cette émission...
SupprimerMerci pour ce bon moment, cher Didier
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Bonjour Cel. Je n'ai jamais connu le prétoire et reste marqué par les grands procès de cinéma, Douze hommes en colère, Autopsie d'un meurtre, La vérité... Ton récit est passionnant et l'humour doit y être bien venu, nécessaire et salutaire, au-delà des drames de l'ignorance. Bises ma chère Miss W. et ATTB.
RépondreSupprimerP.S.Absent quelques jours, salutaires eux aussi.
Douze hommes en colère est un film qui m'avait extrêmement impressionnée, moi aussi.
SupprimerA tel point que je croyais vraiment que les jurés étaient douze aussi en France...
On a des idées préconçues sur les choses, souvent...
Moi aussi, je serai absente quelque temps, mais je crois que l'on ne sera pas les seuls...
Big kisses
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Douze hommes en colère fut un de mes premiers grands chocs. C'était alors monté en pièce radiophonique par la Radio Romande et je devais n'avoir guère plus de 12-14 ans.
SupprimerLorsque, plusieurs années après, j'avais vu le film de Lumet, c'était exactement comme j'avais vu la pièce à la radio.
En France, les jurys populaires se prononcent à la majorité qualifiée (2/3). Aux USA, c'est l'unanimité qui est la règle et c'est ce qui avait fait l'enjeu du livre, puis du film, puisqu'au départ, un seul juré n'était pas convaincu.
Baci
C'est aussi pour cela que la délibération avait duré aussi longtemps...
Supprimer¸¸.•*¨*• ⭐️
Je pense que c'est ton caractère optimiste qui t'a fait voir cet envers du décor de manière légère.
RépondreSupprimerA chaque médaille son revers.
Je sais que tu enjolives tout avec ton sourire.
Et je t'envie cette grande qualité
Bises
Angela
Je fais ce que je peux pour optimiser, en effet, les situations. C'est une question de survie.
SupprimerSinon, il y a longtemps que j'aurais sombré dans la morosité...
Tu as raison, j'ai toujours été comme ça.
Le voile rose, tu sais bien...
Bisous ma belle
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Mon premier-prochain-futur-éventuel délit sera commis en Angleterre.
RépondreSupprimerPour le simple plaisir, visuel et zygomatique, de contempler ces magnifiques et grotesques têtes perruquées façon caniche.
Il est hautement probable que le film "Douze hommes en colère" (la version originale de Lumet, pas un pâle remake) ait été évoqué par un ou plusieurs commentaires précédents, j'ai la flemme de vérifier (toua tu te vais faire gronder, Rom !).
Ce film m'avait bouleversé lorsque je l'ai vu pour la première fois (ado) et épaté - lors des visionnages postérieurs- par sa quasi perfection (construction, jeu d'acteurs, cadrage, utilisation de la lumière, etc)
Personnellement, je n'ai pas plus hâte ou envie d'être juré que prévenu.
Bises.
Il est vrai que les juges anglais sont un peu ridicules avec leurs perruques... mais les portent-ils toujours ?
SupprimerLe film a été évoqué, c'est vrai, mais je ne te gronderai pas car je ne gronde jamais personne.
Une perfection de suspense également...
Sais-tu la différence entre un accusé et un prévenu ?
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Les expériences fortes tissent des liens quasi instantanés entre les êtres. La plupart se défont ensuite, pas toujours, mais ils auront été forts, bien réels, et surtout sincères. C'est aussi ce qui fait le prix de ce genre d'expérience...
RépondreSupprimer:-)
C'est très juste. Et il est exact que ces relations pourtant très intenses car fondées sur un vécu fort, fondent comme neige aussitôt que la vie reprend son cours.
SupprimerPour ma part, il y a deux personnes de ce groupe que j'aimerais beaucoup revoir, même si je sais que ce ne sera pas facile. ;-)
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C'est un point de vue intéressant dont on ne parle quasiment jamais.
RépondreSupprimerBonne semaine Célestine.
Merci Petit Belge.
SupprimerBonne semaine, de repos peut-être pour toi ?
Faites vous le « pont » de l'ascension en Belgique ?
Bisous
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Ton live Inside est passionnant. J'ai été convoquée une fois mais ai pu refuser car je quittais la région. Il faut avoir quand même une certaine maturité pour encaisser ces affaires , parfois sordides , lorsqu'on est juré. A l'époque je pense que j'étais trop immature . A présent , je sais que je pourrais encaisser.
RépondreSupprimerMerci ma chère Bulle.
SupprimerIl est vrai que la maturité aide à prendre du recul. En même temps, ma jeune collègue jurée mesurait moins que moi l'importance des enjeux...Alors...
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Je sais que c'est hors sujet Célestine mais j'aimerais que tu me dise ce que tu penses de ça :
RépondreSupprimerhttps://www.le-vaillant-petit-economiste.com/2017/05/18/veulent-limpot-ultime-benediction/ kéa
Je pense que c'est du racket pur et simple...
SupprimerMais c'est dans la logique ultra libérale...cautionnée par des milliers de gens. ;-)
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J'apprécierais beaucoup plus de gagner 4 fois au loto, que d'être tiré 4 fois au sort comme juré
RépondreSupprimerJe vois que tu es de celles qui préfèrent être riche et en bonne santé.... :-)
SupprimerCa ne manquerait pas d'élégance non plus d'être tirée à 4 épingles...
Bises
Je ne rajouterai rien qui risquerait de devenir rapidement graveleux... ;-)
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Rôôôôôô Célestine
SupprimerJe ne parlais que d'élégance vestimentaire...
Baci
Hi hi !
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Bonsoir Célestine,
RépondreSupprimerTu me rassures un peu sur l'ambiance des salles de jury. Je n'ai jamais assisté à un vrai procès (quel que soit le côté de la barrière ;-) ).
A part ça, j'ai vu le film "L'hermine" et l'ai apprécié.
Bon WE à toi si tu fais le pont!
Bises,
Mo
Je suis contente que tu aies apprécié le film.
SupprimerEt pour ce qui est du pont, nous parlerons plutôt de viaduc.
Je suis sur le chemin du retour...
Bises chère Mo
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Il me semble que cette expérience, si elle t'a certes chamboulée, t'a aussi nourrie.
RépondreSupprimerBon WE Célestine.
Tout à fait chamboulée et nourrie. Cela dit le weekend a été comme une fabuleuse soupape.
SupprimerBisous
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Un petit coucou en passant, Célestine, pour être la centième... si je peux, mais peut-être que tes commentaires ne sont pas tous affichés sur la page.... je suis en retard !! en pause je te crois encore, et je souhaite de prendre soin de toi, et de nous revenir en pleine forme.... ton billet nous montre, et heureusement, l'envers du décor, des coulisses, décor qui peut être moins terrible, considérablement allégé... que celui de l'endroit plus grave, où tu as eu la délicate attention de soulever pour nous un morceau du voile....
RépondreSupprimermerci à toi, en coeur, Célestine.
Je t'embrasse.
Den
et je te souhaite..... pardon
SupprimerJe reviens les yeux pleins d'étoiles et complètement sous le charme de la douceur angevine.
SupprimerMerci Den pour tes mots toujours délicats et admiratifs.
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J'ai lu chaque article et la plupart des comms... J'apprends...
RépondreSupprimerMerci, Célestine.
Tu ne saurais me faire plus plaisir. je n'oublie pas que j'ai consacré ma vie à transmettre avec passion.
SupprimerMerci, An
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Super intéressant mais là, vraiment, je n'ai pas le temps de tout lire, Célestine et pourtant j'aimerais bien pour apprendre des choses sur cette expérience que j'aimerais bien vivre également !
RépondreSupprimerJe te souhaite de juger en ton âme et conscience...
Belle semaine et gros bisous
Tu n'as donc pas lu que j'avais terminé la session, qui a quand même duré trois semaines, entre le 2 et le 19.
SupprimerMais je comprends que tu n'aies pas le temps...on sait ce que c'est que les retraités!
Bisous belle Soène
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bien intéressant ! mais ce n'est pas qu'un jeu de rôles, j’espère que tu n'en sortiras pas perturbée - une de mes amies a fait une dépression après avoir été juré. Ce doit être angoissant d'avoir pouvoir sur la vie d'autrui. Un de mes proches a refusé une promotion attrayante,parce qu'elle l'aurait mis en situation de virer des gens
RépondreSupprimerJe suis loin de la dépression, je te rassure !
SupprimerSans doute le recul, le second degré et une certaine dose de sérénité me permettent de traverser les épreuves en étant de moins en moins affectée...
Le fameux "cuir" est en train d'enrober ma peau de fée, même si elle reste très sensible...
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Il me semblait avoir commenté sur un autre de tes post que jamais je ne voudrais vivre ça. Et mème, je crois que je me ferais récuser de suite pour ne pas avoir à faire ça.
RépondreSupprimerAprès, je veux bien croire que l'expérience humaine et sociale aussi, avec la découverte du monde de la justice, soit intéressante. Mais c'est non pour moi, je ne m'intéresse pas assez aux hommes (au sens large) je crois...
Ah oui, c'est étonnant, de ne pas s'intéresser aux êtres humains...
SupprimerPersonnellement, mes congénères me fascinent presque tout le temps. A part de temps en temps, quand je fais ma crise de misanthropie aiguë. Mais ça ne dure jamais bien longtemps. ;-)
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Je suis misanthrope relatif :D :D
SupprimerC'est à dire que je me fous globalement des autres en général mais je m'intéresse beaucoup à quelques rares personnes. Mais ce n'est pas un choix ni une philosophie au départ, c'est la vie qui m'a amené à ça.
Par contre je m'intéresse spontanément aux animaux et aux choses de la nature...donc tu vois, les assises et moi... :D :D
Merci Célestine pour ton témoignage très intéressant et j'imagine que ce fut un moment fort en émotion et de belles rencontres.
RépondreSupprimerPetit aparté : J'ai adoré le film avec Luchini et LUI c'est mon Chouchou ;-)
Tu imagines bien ! Et j'ai une tendresse moi aussi pour Lucchini. J'ai regardé trois fois Alceste à Bicyclette dans la même semaine, je ne m'en lasse pas...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
J'ai assisté à des audiences, au civil, au pénal dans le public (disons que j'ai fait un peu de droit) Et cette ambiance m'a directement détournée des métiers judiciaires. La solennité du palais de justice et du procès est un élément crucial de ce qu'on appelle la bonne administration de la justice, mais je trouve cela deshumanisé...C'est trop...Enfin pour moi... Je suis contente que tu aies apprécié cette expérience, d'autant que (en tout cas de mes souvenirs d'étudiantes) c'est le genre de proposition que tu ne peux pas refuser!
RépondreSupprimerBisous chère fée