Parfois, on croit être ami avec quelqu’un. Comme le renard est l’ami du petit prince.
Et puis, au détour de la vie, quand les gouttes de pluie se font plus serrées, plus piquantes et plus obstinées, ou que l'orage tremble, on a le cou trempé, les cheveux dans les yeux et l’ami n’est plus là pour nous tendre un parapluie.
Et puis il y a ceux qui sont toujours là. Ils ne demandent rien. Ils n'attendent rien. Ils n'exigent rien. Mais ils sont là, au besoin. Sans carnet de comptes à la main. Comme si on s'était vu la veille.
Pourquoi je pensais à ça, tout d'un coup ? Ah oui...
Je méditais en faisant une longue promenade en ville. Sous la pluie. Seule comme Barbara.
Il y avait une phrase...
« Monsieur Gregory Corso, qu'est-ce que la puissance ?
Rester debout au coin d'une rue et n'attendre personne. »
J'ai rêvé New-York.
Tiens, Yves Simon, le chanteur de mes quatorze ans...J'ai repensé à ces mélodies qui me berçaient alors. « Des mots de tendresse et des mots de femme que tu caresses et qu'on condamne...et qu'on condamne, petite Anne »
Quand je me roulais dans le spleen en triturant mon âme comme un bouton enflammé. On buvait des diabolo-menthe, on fumait des gauloises bleues...
Rue de la Huchette. Fabuleuse chanson. Du concentré de petites étincelles de temps, de pauvres vies juxtaposées et emmêlées, des paumés du petit jour. « Du goudron sur des vieux pavés où traînent des rêves infinis »...
Tout ce que j'aime quand j'ai le coeur au bord des yeux.
cliquez sur l'image pour accéder
(j'espère) à la musique...je n'ai rien
trouvé de mieux en magasin.
Je n'ai jamais trop été sensible à l'art de ce yves Simon, je ne serais pas allé jusqu'à lui jeter des légumes, non j'y ai toujours été indifférent mais il est vrai que je n'ai jamais été une fille, il me semble que son auditoire était très fille... me trompe-je ?
RépondreSupprimerBleck
Jeter des légumes à Yves Simon ? C'est vrai que c'aurait été doublement dommage !
SupprimerJe ne sais pas si c'était un chanteur pour fille, moi ce que je sais c'est que quand j'allais écouter un concert de chanteur pour filles, c'était souvent accompagnée d'un garçon. Tu veux dire qu'il aurait supporté juste pour mes beaux yeux ? Rhôô ! on est naïf à c't âge !
Une bise quand même ?
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je ne connais pas du tout ce chanteur! enfin, je ne connais pas ses chansons, je veux dire ;-)
RépondreSupprimerEh bien, je t'invite à le découvrir.
SupprimerJ'aimais beaucoup son univers, tendre et romantique mais pas que.
Je l'aime toujours d'ailleurs, pourquoi je parle au passé ? ;-)
¸¸.•*¨*• ☆
Cel, c'est incroyable comme ce que je lis chez toi m'évoque toujours des choses fortes, souvent enfouies mais si profondes et si vivantes dès que ta belle prose m'y ramène en quelques lignes. Gregory Corso, je ne l'ai pas vraiment lu mais ayant lu Rock'n Folk à compter du numéro 3 j'ai lu des articles sur la Beat Generation et ses chantres. Alors que je suis de l'âge hippie et non beatnick (la confusion est encore très présente, surtout en France) je me revois dans ce quartier de Paris, commençant des études, hantant le Saint André des Arts et autres cinés, pas encore cinéphile pur et dur, je cherchais plutôt les spaghetti-westerns. Alors la chanson d'Yves Simon coule de source.
RépondreSupprimer"Rester debout au coin d'une rue et n'attendre personne", ça c'est fabuleux et, non fumeur, je partage en deux avec toi ma gauloise bleue. Kisses from Boul'Mich. ATTB.
Oui ça remonte à l'époque de jack Kerouac et de William Burroughs.
SupprimerUn mouvement profondément libérateur. Mais à vrai dire moi non plus je n'ai jamais rien lu de Corso.
Je ne fume pas non plus, mais les Gauloises Bleues évoque instantanément cette époque interlope et fabuleuse...
Je souhaite à la génération des jeunes actuels les mêmes souvenirs mouillés de diamant et de brume.
Kisses from Saint Germain attb
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Interlope, ça rime avec clope, d'ailleurs.
SupprimerPutain de jeunesse qui a passé trop vite
Putain de temps, on veut pas dire mais force est de constater
Le vol du vautour est plus long qu'une vie humaine.
@Eeguab
SupprimerJ'y repense
Nous nous sommes tant aimés dans les années soixante-dix...
Voilà une chanson, j'y repense, qui est une sorte d'hymne au cinéma italien...
@Kangourou Agile
SupprimerBeau commentaire, âpre et super nostalgique
Eh oui, ça met une claque, hein tout ça...
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Quelque chose comme une référence...
RépondreSupprimerBleck
Oui, une sacrée référence, et même plusieurs , à bien regarder...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Ah ouep, comprends mieux...
Supprimermais ma rue de la Huchette, on y danse pas au son du bouzouki en cassant des assiettes...
C'est juste un fantasme.
Si fort que les draps s'en souviennent...
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« Monsieur Gregory Corso, qu'est-ce que la puissance ?
RépondreSupprimerRester debout au coin d'une rue et n'attendre personne. »
Ah dis donc, quelle puissance dans cette phrase ! Il aura fallu que je la lise chez toi pour me rendre compte que je ne l'avais jamais remarquée dans la chanson que tu cites…
Pour répondre à la question de Bleck, plus haut, bien que n'ayant jamais été fille (quoique…), j'ai été sensible à certaines chanson d'Yves Simon. Notamment "Diabolo menthe", tendre, sensuelle, décrivant si bien les fragilités et hésitations adolescentes.
Quant à l'amitié… elle pourrait presque se définir ainsi : insensible au temps qui passe.
Bises sans exigences
Oui cette phrase m'a longtemps marque, comme toute la chanson d'ailleurs, dont la modernité éclatait soudain sur les ondes tamisées et ramollies par des chanteurs fast food genre Mike Brant...
SupprimerPeut-être que Bleck devrait (ré)écouter « j'ai rêvé New-York » ?
Quant à ta définition, bien que le mot insensible ne fasse pas vraiment partie de mon vocabulaire, je suis assez scotchée par la luminosité de l'idée. Que dirais-tu d'intemporelle tout simplement ? ;-)
¸¸.•*¨*• ☆
Intemporelle, ça me va. Je l'adopte !
Supprimer;)
Oui, en plus, je trouve le mot très beau, d'une sorte d'élégance aérienne...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
"Rue de la Huchette" a été reprise par Vincent Delerm en 2015, "avec des rêves infinis".... merci Célestine de raviver toutes ces choses profondes bien enfouies au fond d'un passé même s'il est imparfait est toujours présent.....
RépondreSupprimerJe t'embrasse.
Den
Je ne connais pas la version de Vincent Delerm.
SupprimerNul doute que le passé qui nous a construit(e)s tous et toutes soit toujours présent en nous.
Vivre l'instant, en le laissant affleurer de temps en temps à la mémoire, sans chercher à s'y accrocher.
Bisous
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La Huchette ! Luter, Saury, Vian (et pourquoi pas Moustache, tant qu'on y est)...
RépondreSupprimerEh bien ma belle, tu ne me rajeunis pas ! Mais c'était marrant le jazz à la sauce française.
Oui, pourquoi pas Moustache ? Bon je préfère Yves Simon, pas besoin de t'expliquer quels sombres méandres m'amènent à cette constatation ...
SupprimerC'est drôle comme expression, « tu ne me rajeunis pas » quand on évoque la jeunesse. Au contraire, moi j'ai l'impression d'avoir à nouveau quinze ans quand je les évoque.
Mais il est vrai que je suis montée à l'envers ;-)
Bisous Boss
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J'ai toujours pensé que l'amour et l'amitié n'étaient qu'une vue de l'esprit... De plus, quand on créé ces "liens" on supporte mal l'éloignement de ces deux là... (on n'a pas créé un "lien" pour rien)
RépondreSupprimerSi je suis encore enchevêtré dans quelques liens, je suis dans ma période où il suffit des retenues... Je libère tout cela, me préparant à voguer sur l'océan de la vie en solitaire, sans escale...
Alors, ne soit pas désolé des liens rapprochés ou distants, soit seulement désolé des "liens" qui entravent...
Bises
Et si la vue de l'esprit, c'était que l'on peut vivre complètement sans lien ?
SupprimerTout crée des liens ici bas, la nature n'est qu'une gigantesque chaîne où chaque être vivant dépend d'un autre et n'est-il pas illusoire de nier cette évidence?
Même les neurones se font des noeuds entre eux, à l'insu de notre plein gré...
En revanche, ne pas s'accrocher à un lien qui se dénoue, oui, ça je crois que c'est sage.
Je gage que dans ta traversée en solitaire sans escale, tu emporteras un poste radio...
Bisous
;-)
¸¸.•*¨*• ☆
Une rue où j'ai mieux que sur le Sunset Bd mes marques humaines...si tu savais Céleste, des mues après des mues comme j'ai la peau toujours vivante dans tout ce quartier là, au caveau mais avec des cris en thèmes de vie !!!
RépondreSupprimerRue de la Huchette, ça ne peut que parler à l'Artiste...Quartier latin, Boul'Mich', le bal des quat'z'arts, le Flore et Pouchkine et Saint Germain, et la Fontaine...
SupprimerLes cris en thèmes de vie, je m'enjaille !
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Je n'ai pas de chanson pour bercer mon chagrin, j'ai juste des quartiers de Paris.
RépondreSupprimerEt tu les racontes si bien, chère Heure Bleue;
SupprimerJe vous suis pas à pas, le Goût et toi.
J'aime bien vos balades.
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Deezer n'est décidément pas ma tasse de thé, j'ai du aller la chercher ailleurs pour pouvoir l'écouter.
RépondreSupprimerJe n'ai pas du tout croché avec la chanson, je lui préfère nettement cette autre rue de Paris, dans le 11e:
https://www.youtube.com/watch?v=G_UchdAVfQw
Par contre, cette terrasse m'en évoque une autre, située dans le 20e, avec en plus quelques moments inoubliables...
Ben oui, on a les souvenirs qu'on peut :-)
Molto baci mia Cara
Elle habitait Rue de la Roquette,
SupprimerTout en haut d'un vieil escalier,
Chez elle y avait pas de moquette
Sur le palier,
Pas de homard en céramique
Sur un buffet Louis Machin,
Rien qu'un grand lit plein de musique,
Et c'était bien.
Son compagnon, un photographe,
S'était tiré quelqu's mois plus tôt,
Et l'avait laissée en carafe
Comme un salaud.
Depuis elle attendait sans hâte
Que reviennent des jours meilleurs,
Entre des fleurs et une chatte
Folle d'ailleurs.
C'est elle qui m'avait accueilli
Lorsque je traînais dans Paris.
La journée elle était graphiste,
Le soir, elle fumait un peu,
Simplement pour être moins triste,
Pour être mieux.
Elle gardait d'un lointain dimanche,
Plus que les autres gris et laid,
De fines cicatrices blanches
A ses poignets.
Elle avait des amis bizarres,
Des musiciens trapus, barbus,
Des ivrognes que par hasard
J'avais connus.
Et c'est dans la Rue des Canettes,
Un soir de bière et de chansons,
Un soir où je faisais la fête
Que sans façon,
Elle m'avait dit. "Viens dans mon lit
Au lieu de traîner dans Paris".
Elle avait des caresses lentes,
Comme quand on a tout son temps,
Elle avait des gestes d'amante
Oui, et pourtant
Y avait pas d'amour entre nous,
De serments ou de cinéma,
J'm'en méfiais plutôt, voyez-vous
En ce temps-là.
Avant qu'la chanson se termine,
Il faut encore que vous sachiez
Qu'elle avait la bouche enfantine,
De petits pieds.
Ces choses-là avaient d'l'importance
Pour moi, comme ses cheveux roux,
Puis elle est partie en vacances
Je ne sais où.
Je ne l'ai pas revue depuis,
Alors moi, j'ai repris ma vie.
Celui qu'a fait cette complainte
Se souvient encore à présent
De son cou, de ses lèvres peintes
De ses seins blancs.
Il envoie un peu de tendresse
A celle qui l'avait accueilli,
Alors qu'il traînait sa tristesse
Dedans Paris.
Un peu de tendresse comm'ça,
En souvenir de ce temps-là,
Un peu de tendresse, et c'est tout,
Simplement parc'que c'était doux.
Ben moi j'ai croché avec ta chanson, je dois être bon public...
Baci caro
¸¸.•*¨*• ☆
Une autre terrasse dans le 20ème ?
SupprimerC'est si loin...
¸¸.•*¨*• ☆
Ah... Les amis qui ne sont plus là… !
RépondreSupprimerJ'en perds par poignées en ce moment… comme les cheveux sur leur tête au temps de leur cancer qui les mena à la mort…
et ceux qui me restent ne sont guère en excellente santé…
et moi-même d'ailleurs…
Quant à mes 15 ans, et toutes les années qui suivirent… je n'en ai nulle nostalgie. La chanson d'Yves Simon est évocatrice de temps dont je suis heureux qu'ils soient passés et terminés.
Au final, je suis bien dans mon âge, avec ses joies et ses pleurs.
Bon, j'arrête de bavasser sur moi-même…
Je n'ai jamais fumé de gauloises bleues…(ni rien d'autre), je devrais m'y mettre… mais la SEITA est morte !
et au Quartier latin il n'y a plus de plage sous les pavés…
Un coup de mou le X ? non non … tout va bien… il y a de bons hôpitaux par ici… ce n'est pas loin pour aller visiter…
Y a du mou dans la corde à noeuds, comme aurait dit Pierre Dac !
SupprimerC'est l'effet novembre (pas Tom)
Baisse de lumière... Baisse de vitamine D...baisse de moral
non sans blague ? plus de plage sous les pavés, tu nous la sors bonne !
¸¸.•*¨*• ☆
J'imagine que tu as lu la correspondance entre Camus et René Char... Un antidote fabuleux, quand on se prend à douter du genre humain!
RépondreSupprimer"Chance de vous avoir rencontré, il y a déjà des années, et que l'amitié ait pris entre nous cette force qui enjambe l'absence" écrit Camus.
J'ai toujours pensé que Corso avait raison. Pour tenir debout à deux, il faut d'abord tenir debout tout seul... Enfin je crois...
Yves Simon... La nostalgie a été inventée pour lui, à moins que ce ne soit le contraire? Plume sensible, sensitive, tant en chanson qu'en littérature.
A l'écoute d'une chanson qu'on aime comme si on l'avait créée soi-même, au détour d'une rue, d'un jardin, devant une façade retrouvée, soudain reconnaître tous ses rêves, même un peu déformés par les miroirs de la vie...
Je n'ai pas lu cette correspondance, mais j'en ai plusieurs fois entendu parler.
SupprimerLa force qui enjambe l'absence, c'est beau, c'est fort.
les rêves, les fantasmes sont forcément déformés par les miroirs de la vie (jolie expression !)
Mais ils ne tiennent que leur place de rêve: légers et intemporels.
Comme cette chanson dont l'air nous rattrape au galop par les tresses...
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Ah ! Rue de la Huchette, j'y ai beaucoup traîné, il y a ... Bref passons, puis dernièrement j'y suis retourné, place Saint André des Arts, en pliant un plan de Paris la Huchette et Saint André se touchent ! Un bel endroit pour une rencontre, de celles qu'on n' oublie pas à l'ombre des dragons de Saint Michel.
RépondreSupprimerA deux pas de la Fontaine, un pub irlandais où j'ai jadis traîné, les yeux pleins de brume...
SupprimerY a-t-il toujours un cinéma avec de vraie fauteuils en cuir rouge à Saint André des Arts, ou a-t-il été remplacé par un MK2 ?
¸¸.•*¨*• ☆
Mais c'est bon Dieu bien sûr ! Je le connais ce pub,Le Corcoran's Irish club ! j'y ai même déjeuné, si j'étais seul ? Devine...
SupprimerJe parierais que non... je ne te vois pas aller seul au restaurant ^^
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Ce matin, rue de la Huchette, un ciel atone filtre une lumière timide, sans joie et sans éclat. Des guides touristiques font l’inventaire des lieux, drainant dans leur sillage des néo-zélandais encapuchonnés, saisis et comme surpris par la température : il fait un froid glacial. Ce n’est pas aujourd’hui qu’Amarino boostera ses recettes. Encore que, si un industriel vendait ses glaces en les baptisant : « cœur de paris », « la vie en rose » ou « la bohème », il se pourrait qu’on fasse la queue pour les acheter, même à – 15°. Drôle de quartier que mon quartier !
RépondreSupprimerRue St Séverin, Fréhel sert de digestif pour faire passer le prix du fricassé de volaille. Mon homme revient avec des bribes de couplet aux expressions qui n’ont plus cours à notre époque et comme il chante faux – enfin non, il ne chante pas faux, il orientalise tout ce qu’il chante, du coup on ne reconnaît plus rien ! Il ferait passer Edith Piaf pour Oum Khalsoum – j’ai bien du mal à les identifier. Il y a peu, il est revenu avec ces mots : « On monte une affaire colossale, avec l’argent du bon populo […]monsieur couch’ra ce soir au dépôt ». J’ai attrapé un fou rire, « colossal », c’est le cas de le dire ! Mais ça plaît aux touristes qu’on gave d’Aznavour, de Montand, de Piaf, de Fréhel, de Patachou et de Colette Renard. On applique savamment la recette montmartroise. C’est vendeur. Rue de la Huchette, en revanche, c’est bien plus d’jeuns : multiplication des bars oblige. Le son « clubbing » a signé l’arrêt de mort du bouzouki et du sirtaki. Ce ne sont plus les assiettes qui volent, mais les soutien-gorges, dont un bar suggère aux jeunes-femmes de les déposer, en partant, sur une espèce de tringle exposée en vitrine. Autre temps, autres mœurs.
Rue Xavier Privas, qu’on appelait, au siècle dernier, la « placette de l’Afrique du Nord », les arabes défendent leur pré-carré contre l’intrusion des indiens. On s’y bat et on s’y insulte quotidiennement. C’est d’ailleurs le seul divertissement qui s’y donne, excepté quand les Hare-Krishna nous font l’honneur de nous rendre une petite visite. Dès qu’on entend leurs crécelles à lépreux, on se précipite tous à nos fenêtres. Ca nous donne l' occasion de nous saluer entre voisins, de prendre des nouvelles de nos géraniums respectifs ! ;-)
La nuit, c’est moins drôle. Les jeunes-filles hurlent et pleurent dans la rue. Les jeunes-hommes vomissent et comatent. Certains ont encore la force de coïter, mais dans quel état … et surtout c’est l’heure où les rats sortent : des costauds, des vrais mickey mouse qui font peur aux chats du quartier. C’est dire la taille des nanimos.
Mon quartier ne me fait pas rêver. Il m'intoxique de bruits, de fumées, de violence, de misère, de tristesse, de saleté. Et puis j'en ai ma claque des portiers arabes (pas de la race arabe) et de leurs violences physiques et langagières (ils font fuir leurs propres clientèle),ils hurlent dans une langue âpre, explosive qui n'est pas forcément supportable pour ceux qui ne la partagent pas et qui en subissent les imprécations à longueur de journée. Et quand ils ne se tapent pas dessus, en renversant, au passage, les ardoises des menus (pancartes sur pied) dans la rue, ils passent leur temps à dire du mal de tout le monde et ça parasite la quiétude des autres. Ils vivent comme si ils étaient seuls au monde. C'est d'une violence sans nom !
Merci pour ce témoignage vécu, description très balzacienne, zolienne plutôt, de ton quartier tel qu'il est, hélas, devenu.
SupprimerOn voit bien comment le fantasmé, l'imaginaire se heurtent de plein fouet à un principe de réalité implacable, comme le choc de deux mondes étanches. Une lente mutation est en marche, pas forcément très réjouissante c'est vrai.
Yves Simon doit être effaré, sans doute, si ses pas le ramènent vers cette rue.
o tempora, o mores.
Je compatis d'autant plus que les mélanges de bruits de couleurs et d'odeurs doivent être amplifiés par ton hyperesthésie.
A côté de certains borborygmes gutturaux, même Fréhel oumkhalsoumisée doit te paraître un chant bien doux. ;-)
Condoléances sincères
¸¸.•*¨*• ☆
Rue de la Huchette où baguenaudent des rêves infinis ! oui une chanson plein de nostalgie qui nous ramène à notre innocence quand la vie était un champ comblé de rêves qu’il fallait juste cueillir parmi les étoiles. Quand à l’amitié, elle pèse ce que les hommes et les femmes voudraient bien lui faire porter. Elle n’est pas matérielle, elle n’est pas contrainte, elle est juste sensible.
RépondreSupprimer-Pour Hypolite de Livry : L'amitié peut être un fort beau sentiment, mais c'est encore de une ces beautés idéales dont l'existence est beaucoup moins connue que le nom.
J’aime bien ta belle bannière, avec la belle rêveuse aux cheveux roux, assise sur le haut d’une colline qui domine la mer. Elle me fait rappeler Janet Combe du roman de Daphné Du Maurier, la chaine d’amour : « Il semblait à Janet que la colline était devenue son univers, un petit monde d’ineffable clarté où tous les troubles du cœur venaient s’estomper et mourir ».
Un colis de bisous pour la douce fée Céleste
J'aime vraiment beaucoup la citation de Daphné de Maurier.
SupprimerCelle de Livry me semble un peu désespérante : je suis sûre, quant à moi, que cette beauté existe, quelque part, au fond de nos coeurs allumés comme des étoiles.
Merci du fond du mien pour ce beau chapitre de la nôtre.
Je te renvoie un colis par retour du courrier
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Que tu es jeune ma Céleste ! ou bien que tu es naïve ? Tu apprends à tes dépends que le spleen, le blues sont des maux que fuient les amis. Les amis sont là lorsque la vie est belle, lorsque tu fredonnes au son de ta guitare pour les divertir et, lorsque tu entonnes l'orage, ils partent en courant de peur d'être éclaboussés. Cependant, dans une crise de "nombrilisme aigüe, ils ont la mémoire courte et sauront faire appel à toi s'ils en ont besoin. La fidélité en amitié est aussi fragile qu'en amour. La mienne t'est acquise, je te l'envoie avec une myriades de bises.
RépondreSupprimerPourtant ce sont ces mêmes amis qui sont capables de me dire que je suis trop dans "le bonheur incantatoire" et la "bisounourserie" Faudrait savoir !
SupprimerMoi je crois qu'un vrai ami, c'est celui qui te prend comme tu es tout le temps. Triste ou gaie, avec le blues ou la patate.
En tous cas c'est comme ça que j'aime mes amis: quand ils sont vrais, qu'ils ne trichent pas. Les toujours tristes et les toujours gais, c'est louche, quelque part...
Merci pour la myriade de bises grande soeur.
Je sais que tu ne fuiras pas si j'entonne l'orage... ;-)
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@ Chinou: j'aime beaucoup ta description des amis, et bien qu'il m'arrive à moi aussi de faire parfois défaut à ceux et celles qui me voient comme tel (ça vient de m'arriver et ça me fout le spleen), j'ai le furieux espoir de ne pas ressembler aux tiens. En tous cas, compte tenu de la façon dont tu les voies, je m'appliquerai soigneusement à ne pas faire parti des tiens...
SupprimerA moins qu'il ne s'agisse que d'un problème de terminologie ?...
Je crois que c'est surtout une question de vécu individuel et de bonnes ou moins bonnes expériences...
SupprimerAutant de définitions que d'amis, non ?
De là à tirer des généralisations, ça me semble hasardeux...
C'est complexe les relations humaines.
En tous cas Chinou est une amie que j'apprécie beaucoup.
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Je crois tout simplement que les gens que décrit Chinou ne sont pas des amis.
SupprimerMais comme je viens d'en décevoir une, d'amie, je ne ferai pas le malin plus avant...
Petite istoire pour illustrer cet échange...
SupprimerUn gars préparait son mariage et avait demandé à son père de s'occuper des invitations. Il lui donne la liste d'une centaine d'amis à convier.
Le jour du mariage, le fils est très étonné de ne voir qu'une petite dizaine d'amis présents.
Il demande à son père s'il a bien contacté tout le monde. Le père atteste que oui et précise:
" J'ai dis à tous que tu avais un ennui et que tu avais besoin d'eux aujourd'hui.
Ceux qui sont venus sont tes amis, les autres ne méritaient pas ton invitation."
Bises, baci e tutti quanti
C'est une belle histoire, Blutchiamo.
SupprimerTellement pleine de sagesse.
L'amitié serait comme une sorte de tamis dont les amis seraient les pépites d'or.
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Qui dira aussi bien que Celestine les promenades en ville, le cœur humide, et les cheveux mouillés ? Il y a tant de gravpce dans ces pages un peu tristes.
RépondreSupprimerIl y a le temps des rencontres, des chemins de traverse. Il y a aussi le temps du silence. L'un n'exclut pas l'autre. Il fait simplement que chacun trouve sa place. Son bon moment. Son instant de grâce.
Quand le renard vit au pays des renards et que le petit prince vit au pays des petits princes il n'est pas bon que l'un manque à l'autre, ni que l'autre manque à l'un.
Demain, après-demain, ils se retrouveront chacun a sa place à contempler l'horizon....et le temps aura disparu.
Bon week-end, belle fee, un peu mélancolique....
Il y a tant de grâce dans ces moments de tristesse où la musique envahit le coeur.
SupprimerJe ne fais que retranscrire des ressentis. Aucun mérite donc.
Vous savez bien que je suis une grosse éponge absorbante d'émotions...
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Rue de la Huchette ! C'est là que la Cantatrice chauve se coiffe, tous les matins, du même côté !
RépondreSupprimerPuisqu'on est au pays des merveilles de Juliet ou d'Alice devenue rousse, que je répète ce que dit la jeune femme au lapin blanc dans le bandeau du jour de ton blog : " Alors ? Je te l'avais bien dit que la Terre était plate !"
Bon week-end, Céleste nièce !
C'est vrai...trop plate, bien trop plate parfois, le seul avantage est de pouvoir aller s'asseoir sur le rebord du monde quand j'en ai envie.
Supprimerle bonjour à la Cantatrice pour moi...
BWE céleste oncle. :-)
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Merci de sortir Yves Simon du placard , j'ai aimé à l'époque ! Et maintenant je viens d'écouter rue de la Huchette plusieurs fois , et même si ça n'évoque rien pour moi, sa musique et sa voix me foutent le blues ...
RépondreSupprimerNon le blues était en toi, et il sort grâce à la musique !
SupprimerC'est la théorie d'une de mes amies, et je pense qu'elle a raison...
Tout ça pour essayer de me faire pardonner de t'avoir rendu triste. ;-)
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Quand tu viendras nous pourrons nous retrouver rue de la Huchette. Je te raconterai la mienne, celle de la fin des années 60
RépondreSupprimerAvec plaisir. je gage qu'elle aura peu de points communs avec ce qu'elle est devenue à présent, et qu' Aukazou a décrit avec beaucoup de talent et un réalisme assez effrayant.
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Un p'tit coin de parapluie
RépondreSupprimerPour un moment de paradis
Je n'aurais pas perdu ma nuit
C'est vrai que tu partages mes soucis
Est-ce que tu as la figure d'un ange
C'est pas ma faute si j'écris
Que l'envie de te voir me démange
c'est bien à cause de tes sourires amis
Bises
On sent un petit hommage appuyé au grand Georges...
SupprimerJ'aime me promener sous la pluie, elle m'apaise et me permet de méditer.
Figure d'un ange ?
Andiamo en rital parle de strega ;-)
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"Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami.”
RépondreSupprimerWilliam Shakespeare
La bilatéralité de cette citation incline à l'indulgence, il me semble.
La fuite peut, parfois, être une faiblesse.
J'entends bien.
SupprimerShakespeare avait raison sur le fond.
Tout est question de réciprocité, et de dosage en effet.Quand les efforts sont toujours à sens unique, il arrive un moment où excuser tout le temps les faiblesses de l'autre devient plus qu'une faiblesse: une erreur.
Pourtant je pense être quelqu'un d'assez indulgent, d'une manière générale... ;-)
¸¸.•*¨*• ☆
Il ne s'agit pas d'excuser mais d'accepter.
SupprimerJ'appelle grandeur (d'âme) ce que tu appelles erreur.
Vision loin d'être universelle mais qui devrait être partagée, logiquement, par ceux qui "ne demandent rien. n'attendent rien, n'exigent rien" :-)
Je comprends bien ce que tu essaies de me dire. Mais qui te dit que je n'ai pas accepté ? j'accepte ce que je ne peux changer, mais je prends de la distance.
SupprimerIl a le droit de penser ce qu'il pense et j'ai le droit de penser ce que je pense.
Cependant tu reconnaîtras, je pense, que le monde est rempli de "faux amis" qui comptent justement sur la grandeur d'âme de l'autre pour exploiter sa crédulité et son empathie. Qui ne sont là que pour demander sans jamais donner.
Dans certains livres on les appelle des "personnes toxiques". Elles ressemblent à s'y méprendre à des amis. Mais en réalité ce sont des araignées qui tissent leur toile.
Amicalement
J'avais écrit "Il ne s'agit pas d'excuser mais d'accepter." en réponse à ton " il arrive un moment où excuser tout le temps les faiblesses de l'autre devient plus qu'une faiblesse: une erreur"
RépondreSupprimerAh oui, c'est vrai...je dois être fatiguée. Ou alors je ne comprends pas bien pourquoi tu insistes comme ça.
SupprimerRassure moi, j'ai raison de te croire bienveillant, non ? ;-)
Je possède ce disque, en vinyle, et il y a une piste qui est bien plus usée que les autres, ce n'est pas "Rue de la Huchette", mais "Regarde moi", que j'ai écouté des centaines de fois, alors que ce n'est même pas chanté.
RépondreSupprimer"Si tu prenais le temps camarade de rencontre
De me regarder dans la peau,
Au cœur de ma solitude,
Là où s'inscrivent les mémoires de l'amour, de la guerre,et du froid.
Sur mon enveloppe d'homme fragile comme de la soie
Tu verrais alors les mêmes angoisses que toi, les mêmes délires que toi...
Si tu prenais le temps camarade de rencontre
SupprimerDe me regarder dans la peau,
Au coeur de ma solitude.
Là où s'inscrivent
les mémoires de l'amour, de la guerre et du froid,
Sur mon enveloppe d'homme fragile comme de la soie
Tu verrais alorsles mêmes angoisses que toi
Avec des arcs-en-ciel et des p'tites amours en poubelles
Tu verrais des ailes de géant brûlées par l'air du temps.
Regarde-moi.
Tu verrais le mal et l'égoïsme quand tu aimes une femme Et
que tu veux la garder pour toi, pour ton sexe et ton
cerveau, Et puis la guerre que je fais à ma jalousie Ce
cancer de l'amour qui te bouffe la tendresse, Toute la
tendresse.
Regarde-moi dans la peau et fais pas gaffe si je tremble,
C'est pas l'alcool Ni l'herbe de Colombie C'est juste la
peur, La peur de tous ces mecs qui t'écoutent Qui te
fichent Qui te traquent Et t'oses plus dire je t'aime à une
fille que t'as rencontrée Un soir à Saint-Germain Quand tu
sais qu'elle aussi, Elle a peut-être des micros au bout des
seins.
Regarde-moi.
Regarde, regarde camarade de rencontre Tu vois, c'est ma
façon de te dire que je t'aime, Et qu'il faut qu'on se dise
des mots Des regards et des caresses Pour ne pas repartir
chacun dans son métro Avec des torrents de paroles qui te
restent au travers du coeur Et de la gorge. Regarde Je suis
transparent, Je peux tout voir Tout savoir Je me fous des
secrets. Regarde-moi.
Magnifique, Pastelle. Je comprends que tu aies usé le disque.
Moi j'étais trop jeune encore pour apprécier le message de ce texte.
Tellement d'actualité...
Bises et merci
¸¸.•*¨*• ☆
Yves Simon qu'est-ce que je l'aimais !
RépondreSupprimerSa voix, son sex appeal...tu me connais j'étais un peu dingue ado
enfin ça n'a pas changé !!! :)
Angela
Oui je confirme, tu as toujours un petit grain...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Seule comme Barbara?pétard que les paroles sont tristes!
RépondreSupprimercomme jour,comme nuit
comme jour après nuit
comme pluie,comme cendre
comme froid,comme rien...(j’arrête là)
ça me déprime un peu!Je me demande si tu n'aurai pas un petit coup de blues?
un peu comme un avion sans ailes!
Oh libellule,
toi, t'as les ailes fragiles,
moi, moi j'ai les ailes fragiles,
moi, moi j'ai la carlingue froissée
mais j'ai chanté toute la nuit. Charlélie couture
J'ai rêvé new-york! d’Yves Simon! Re-pétard,je n'étais qu'un gamin,et je n'aimais pas!
Dès l'aérogare
J'ai senti le choc
Un souffle barbare
Un remous hard-rock
Dès l'aérogare
J'ai changé d'époque
Come on! Ça démarre
Sur les starting-blocks...C nougaro
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin...Bourvil
https://www.youtube.com/watch?v=zfQfnjbUy8A
Tout ce que tu aime quand tu as le cœur au bord des yeux?
tes yeux bleus pleurant sous la pluie...(ce n'est pas de moi)
Pour toi, c'est une histoire ancienne,
Pour moi, ça n'a jamais fini.
Et trop souvent me reviennent,
Tes yeux bleus pleurant sous la pluie.
Que j'ai laissé une reine,
Les yeux bleus pleurant sous la pluie.
Et même si mes vies me conviennent,
Et même si tout m'a réussi,
Rien n'effacera la scène
Des yeux bleus pleurant sous la pluie.
Et je prends les jours comme ils viennent,
Pour me faire croire que j'oublie,
Les yeux d'où coulait à peine,
Cette eau bleue où filait ma vie.
Et loin dans mes nuits bohémiennes,
Toujours une voix me dit,
Que J'ai laisser une reine,
les yeux bleus pleurant sous la pluie .F Cabrel
http://www.dailymotion.com/video/x7w505_francis-cabrel-les-yeux-bleus-pleur_music
douce nuit à toi Célestine,je te fait un gros poutou.
Ah quel magnifique florilège.
SupprimerOui pour ne rien te cacher, j'avais grave le blues quand j'ai écrit ce billet.
mais pas au point de cette chanson de Barbara la chanteuse.
Je pensais à la Barbara de Prévert qui marche dans la ville, sous la pluie, épanouie ravie ruisselante, sauf que je n'étais pas trop ravie ni épanouie mais ruisselante ça oui.
Merci pour Nougayork, merci pour la tendresse,et surtout merci pour cette chanson de Cabrel que je ne connaissais pas aussi étrange que cela me paraisse...
Elle est très belle.
Belle nuit à toi cher ami.
¸¸.•*¨*• ☆
J'chui bête,Barbara!c'est vrai qu'on a pas tout à fait les mêmes références.
SupprimerRappelle toi Barbara
il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour là
et tu marchais souriante
épanouie ravie ruisselante
sous la pluie...
je te remercie de m'avoir fait découvrir.ce n'est pas très gai quand même!
un poème de Prévert dont je me souviens encore un peu:
a l'enterrement d'une feuille morte
deux escargots s'en vont
ils ont la coquille noire
du crêpe autour des cornes...
je tricherais si je continuais...je ne sais plus la suite sans aide
Pour la chanson de Cabrel,C'est lui qui a fait l'adaptation française d'une chanson "country" de Fred Rose:blue eyes crying in the rain.mais hier,heu,ce matin,comme j'ai trouvé quelle lui allait comme un gant,je n'ai pas cherché plus loin.il n’empêche qu'elle lui va bien,je l'ai écouté au moins cinquante fois depuis ce matin!Il l'a ré-écrite pour Dick rivers,les paroles ne sont pas la traduction exacte.
je ne peut pas résister à celle-là:
Tu marche seule
dans les rues qui se donnent
et la nuit te pardonne
tu marche seule...JJG
Encore de belles références !
SupprimerC'est drôle que tu ne connaisses pas le poème de Prévert, il me semblait archi connu.
la chanson de Cabrel, c'est justement son petit côté country qui me plaît énormément.
Et si la nuit me pardonne alors, je suis heureuse !
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Je ne crois pas l'avoir jamais appris à l'école.en le lisant,je confirme,Je ne l'ai jamais appris.Mais grâce à toi,je découvre...
SupprimerJe sais que ce poème n'était pas très prisé à l'école à cause du "gros mot"
SupprimerPourtant, ce mot est le seul pour qualifier la guerre.
La guerre est la connerie numéro un des êtres humains.
¸¸.•*¨*• ☆
tu as raison!pour reprendre un de tes pères putatifs:
Supprimeril vaut mieux glisser sa peau sous les draps,que la risquer sous les drapeaux!
Ah tu me fais sourire, Xoulec...C'est bon !
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
J'en suis ravi.et je vais aller glisser ma peau sous les draps, doublement ravi par l'annonce de l'élimination du "petit nerveux"(politocard). pour demain,j'ai une "surprise".
Supprimerdouce nuit à toi célestine,je t'embrasse.
Une surprise pour moi ?
SupprimerMoi aussi, je suis ravie de cette élimination...
On a le plaisir qu'on peut.
Bises belle nuit
¸¸.•*¨*• ☆
Merci pour cette superbe chanson. Meme si je l'ai finalement peu écouté, Yves Simon est un chanteur qui m'a pas mal marqué. Les noms propres qu'il utilise pour en faire ressortir toute une mélancolie nouvelle. Et puis on croise une fille qui porte une cape de zibeline, qui écoute Kashmir de Led Zeppelin. Ça rime, ça rime, Celestine.
RépondreSupprimerBises
J'aime beaucoup ta lecture de cette chanson, Patrick.
SupprimerOui il y a des choses qui riment joliment dans la vie, ça fait la balance avec toutes les choses qui ne riment à rien.
Bises en zibeline
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Souvenirs, souvenirs.....Le quartier latin, la fac, le boulevard St Michel et les rendez vous amoureux aux pieds de la fontaine.....Yves Simon "Aux pays des Juliettes !'
RépondreSupprimerToute une époque...comme disait Bernard Blier dialogué par Audiard avec une lueur de nostalgie dans l'oeil...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
J'ai toujours aimé Yves Simon...En ce qui concerne l'amitié, je passe mon tour, dernière expérience trop douloureuse qui me cantonne à la définition que j'en ai.
RépondreSupprimerDebout au coin d'une rue et n'attendre personne me plaît bien au final...
Bon dimanche Célestine :)
Une expérience douloureuse on en fait tous...heureusement l'espoir est là que tu retrouves les chemins de l'amitié.
SupprimerTrès beau dimanche à toi, cher Ange.
¸¸.•*¨*• ☆
Sais-tu que je me suis arrêtée , peu après toi, au coin de cette rue.
RépondreSupprimerTu n'y étais plus, je ne t'ai pas vu, mais j'ai senti ton parfum de spleen. Quelques gouttes mélangées à celle de ta pluie intérieure m'ont parlé de ton chagrin. Qu'il est bon dans ces moments là de se laisser bercer. Les mots ont ce pouvoir...
J'aime beaucoup ton billet Célestine... si tu savais comme il m'emmène loin dans le temps et l'espace. La photo qui l'illustre est comme une madeleine de Proust. Paris et son ciel si bien chanté par Edith Piaf...
J'ai pensé cette semaine à toi. Une émission radiophonique sur France Culture dans " La compagnie des auteurs" est consacrée à Baudelaire. Je suis sûre que tu aimeras.
Bises sous un parapluie ruisselant.
Oui les mots ont ce pouvoir...tu as raison, les mots me permettent d'extérioriser mon chagrin, ce spleen que tu as très bien senti, certainement d'après ce que tu dis as-tu ressenti ce spleen qui m'a envahi.
SupprimerLa chanson, l'image et les mots, autant de façon de tendre un pont entre mon âme et d'autres âmes, pretes à accueillir ces ressentis et à m'aider à les vivre.
merci de tout coeur
Je vais aller me renseigner sur les horaires de passage de l'émission sur Baudelaire.
Bises d'éclaircie
¸¸.•*¨*• ☆
L'émission, en 4 volets a déjà eu lieu, mais on peut la réécouter en podcast...
SupprimerAh oui je l'ai trouvée merci beaucoup, ma belle ^^
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Quand il pleut à torrents et qu'on est chaussée légèrement, qu'on n'a pas de parapluie, on a tendance à foncer tête baissée. Et bien évidemment, on ne peut pas voir tous ces parapluies multicolores qui se sont ouverts tout autour. Et les amis venus pour protéger des vents mouillés celle qui leur est si chère, repartiront dépités de n'avoir pas su, pas pu aider.
RépondreSupprimerTon parapluie multicolore est une merveille, Anne.
SupprimerMerci de me l'avoir tendu avec cette grâce.
¸¸.•*¨*• ☆
moi aussi j'ai été bercé par Yves Simon. Et tiens, l'autre jour j'ai récupéré dans un dépôt de livres un bouquin écrit par lui : le voyageur magnifique. Pas encore lu donc je ne peux en parler. Logique non ? Bizzz et bon dimanche Célestine
RépondreSupprimerLe titre fait envie !
SupprimerTu nous diras ?
Bisous les bestioles
¸¸.•*¨*• ☆
Si tu veux que ça marche, mets plutôt celui là :
Supprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=VbafEixCBek&list=PLwCtFpSFlk6jVD82wAMIJWSf8c8kzYVqy
A part ça, j'aime cette chanson, elle me rappelle que "Diabolo menthe", c'était vraiment mon adolescence, mon lycée tout proche du lycée Jules Ferry, bref Diane Kurys, à un mois près ma jumelle le dit si bien.
Merci cher Goût.
SupprimerEn fait je voulais "rue de la huchette" mais elle n'existe pas en youtube dommage...
Diabolo menthe, j'adore...
¸¸.•*¨*• ☆
Que j'aimais Yves Simon quand j'avais 20 ans.
RépondreSupprimerIci, il souffle un grand vent, je te l'envoie pour qu'il balaie les idées noires et te donne un ciel clair et lumineux.
Je t'embrasse.
Merci ma Berthoise.
SupprimerLe grand vent m'a fait craindre la tempête, mais tout va bien pour mes amis du nord alors je te remercie
Prends bien soin de toi
¸¸.•*¨*• ☆
Je ne connais pas ce monsieur mais je vais m'empresser d'aller écouter quelque chanson. Quant à l'amitié... C'est quelque chose qu'on vit tous. On croit que l'amitié est indéfectible et pourtant, parfois elle se délite et on ne comprend rien. On se questionne, on questionne l'autre et on n'a pas de réponse. Et l'ami disparaît dans le passé, ne restent alors que les souvenirs des bons moments et les fous rires. C'est ainsi, c'est à la fois triste et apaisé. C'est la vie...
RépondreSupprimerC'est quand même étrange que tu ne connaisses pas Yves Simon. (Sauf si tu n'es pas française, comme Adrienne) Sa renommée n'a peut-être pas dépassé l'hexagone ?
SupprimerCe que tu dis de l'amitié dénote une grande sagesse.
Gros bisous Dédé
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L'amitié est comme l'amour elle laisse des blessures toutes aussi difficiles à surmonter.
SupprimerEn tout cas j'ai dérivé sur Youmachin pour écouter Yves Simon puis Georges Chelon ensuite Creedence Clearwater Revival et atterrir sur Johnny Winter, le bluesman albinos qui me fait flipper parfois(be careful with the fool, Mississipi blues) mais que je trouve excellent.
Je me suis arrêté avant "Rain and tears" qui m'aurait rappelé les râteaux que j'ai pris...
Ah je dérive ! :D
J'aime bien quand tu dérives !
SupprimerJohnny Winter et Creedence... Wouaou ! c'est du bon ça, rock blues et tout et tout.
Oui. Sympa, quand tu dérives, oui vraiment...
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J'aime bien Zelda... Mais rue de la Huchette, cela sonne agréablement aux oreilles.
RépondreSupprimerOn est - tout d'un coup - en week-end à Paris...
(J'ai effectivement cherché rue de la Huchette et retrouvé Zelda)
Et puis, il y avait Diabolo Menthe et Diane Kurys aussi... J'aimais bien la scène quand les élèves sont en excursion à Port Royal...
Je n'ai pas très bien compris le rapporte avec Zelda. Tu m'expliqueras ?
SupprimerIl doit y avoir un truc qui m'échappe.
Diabolo menthe, oui, je plussoie ! un très beau film.J'étais Anne...comme toutes les collégiennes de l'époque.
Gros bisous chère Pivoine
¸¸.•*¨*• ☆
Le rapport, bien sûr ! ^^
SupprimerIl est des fois où j'aimerais être assez solide, ou crédible dans ce rôle...
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=3WJ1cf3nrLE
C'est malin, voilà qu'il recommence à pleuvoir sur mes carreaux...
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Comme tu écris bien Célestine. Tes textes sont un pur bcp neuf, un petit moment suspendu...
RépondreSupprimerUn pur bonheur en mode "portable qui écrit n'importe quoi" ...je sais j'ai le même à la maison...
SupprimerMerci ma petite miss si adorable
Gros bisous et belle soirée
¸¸.•*¨*• ☆
Je n'ai pas pu écouter sur Deezer, alors j'ai écouté la reprise de Vincent Delerm, et j'ai trouvé cette chanson très belle, un peu triste pour un soir, mais très belle. Enfin, chantée par Vincent Delerm car je ne la connais pas chantée par Yves Simon. :-)
RépondreSupprimerDouce nuit à toi, la belle. Bisous.
Je n'aime pas trop la version de Delerm, mais on entend quand m^me bien les accords de la chanson.
SupprimerChantée par Yves Simon, elle est incomparable de doux blues du soir...
belle nuit à toi douce amie
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Tes mots sur l'amitié ont une bien triste résonnance sur moi... Ah Diabolo menthe...
RépondreSupprimerOh je suis désolée, Manou. Je sais que nous avons des vécus très proches.
SupprimerUne blessure d'amitié met beaucoup plus de temps à cicatriser qu'une blessure d'amour. Sans doute parce que la rupture ne fait pas partie de la règle du jeu, en amitié...
¸¸.•*¨*• ☆
Compte moi parmi ceux qui seront toujours là, sans carnet de comptes à la main...
RépondreSupprimerMerci, l'homme, tes mots me touchent beaucoup.
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Nan mais j'ai eu 'ach'ment peur que ta plume fourche et que t'écrives "en me triturant le bouton comme une âme enflammée...
RépondreSupprimerSinon : oui rue de la hûchette, grand souvenir et gros remords, je n'ai jamais eu le courage d'essayer le Yves Simon écrivain qui est si bon, parait-il ?
je ne sais pas, mais j'ai soudain furieusement envie d'aller le lire.
SupprimerZut, il pleut j'irai demain à la médiathèque.
Pour la première phrase, ça m'arrive aussi, mais triturer est peut-être mal choisi pour cet endroit délicat prompt à s'enflammer ^^
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Je veux aussi rajouter que si Grégory Corso a raison, je suis un vrai djedaï ! Que de temps j'ai passé assis dans les rues commerçantes, fasciné par le spectacle de mes contemporains, pièce de théâtre à l'entrée gratuite, leurs visages malaxés, maquillés, leur hâte incompréhensible, leur consumérisme pathologique, faisant leurs "courses", mot révélateur ? Je n'attendais personne, effectivement, j'essayais de comprendre, j'essaye toujours, d'ailleurs mais j'arrive avec l'âge à ce moment de discernement divin où l'hypothèse qu'il n'y ait rien à comprendre s'impose de plus en plus à moi.
RépondreSupprimerJe ne suis pas loin du discernement suprême (ça m'arrache un peu le foie d'écrire divin)
SupprimerNon il n'y a rien à comprendre, c'est sans doute pourquoi je n'ai jamais douté que tu sois un Jedi. ou Djedaï. Ou jet d'ail, comme tu veux.
je plussoie tellement, si tu savais...
¸¸.•*¨*• ☆
Yves Simon... ma jeunesse s'enfuit!
RépondreSupprimerGros coup de nostalgie.
Je vais me mettre un bon vinyle de lui sur la platine... son concert à Tokyo? Oui, ça va me booster un max!
merci pour l’idée d’ambiance musicale de ce soir.
Bises simonesques.
;-)
SupprimerTu m'invites ?
Excellent article Célestine!
RépondreSupprimerMerci pour ces magnifiques pensées!
ça me parle beaucoup évidemment
RépondreSupprimerJ'avais évoqué cette chanson avec un ami , de trois ans mon cadet , il ne la connaissait pas ! je n'en revenais pas
alors je raconte ça à un autre ami , qui lui était sensible à cette chanson d'Yves Simon, on se comprenait sans se parler
les carnets griffonnés , la tendresse des sentiments et un mélodie qui donne les larmes
oui , certains seront toujours là pour tenir la main , le parapluie et nous éloigner des flaques d'eau
superbe ta nouvelle bannière Célestine
bisous
Ah, "J'ai rêvé New-York"...écoutée...chantée et rechantée...puis oubliée...
RépondreSupprimerTu mets le doigt sur les bons souvenirs...Célestine !
Merci Célestine d'avoir attiré mon attention sur cette page.
RépondreSupprimerJ'espère que depuis, ton spleen est effacé. L'amitié a l'heur d'ouvrir nos coeurs à la joie, mais elle peut aussi nous tourner le dos. Tu l'exprimes avec délicatesse en invitant cette belle image de la pluie dans le cou.
Quant à Yves Simon, je suis du genre archi fidèle, je l'aime depuis son tout premier vinyle. J'ai encore tous les 33 tours et les CD, mais aussi tous les livres de ce charmant auteur.
Quand j'avais 18 ans, j'appréciais son oeil aiguisé et nouveau sur Paris, la ville rêvée et la ville qui claque une certaine modernité. J'aimais infiniment ses références à Rimbaud, à la Beat Generation, Jack London, au cinéma italien, mais aussi aux graffitti, aux néons...
Et puis, dès lors que j'apprécie un auteur, j'ai toujours eu pour habitude de lui écrire via sa maison d'édition. La plupart répondent. Yves Simon fait partie de ceux qui le faisaient. S'en est suivie une petite correspondance de loin en loin, quelques rencontres autour d'une dédicace, d'un expresso. Quelle n'avait pas été ma surprise et ma joie d'apprendre (trop tard pour l'entendre et l'enregistrer) qu'il avait lu à la radio suisse l'une de mes poésie...
A présent que le temps a filé, je n'ai rien oublié, mais il manque dans la chanson, dans la littérature. Je l'écoute toujours. Cela n'évoque que de très bons souvenirs. Comme bien d'autres, il fait partie de la bande son de ma vie.
Je t'embrasse Célestine.
Merci pour avoir pris le temps de me raconter ces anecdotes exceptionnelles: boire un café avec Yves Simon, j'en ai rêvé, tu l'as fait.
RépondreSupprimerEt il est vrai que ce chanteur a bercé ma jeunesse et que je l'aime toujours de la même façon.
Je devrais peut-être avoir l'audace de le lui dire ?
La bande son de ta vie, jolie expression.
Merci du fond du coeur;
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Bien sûr que tu devrais. En plus, avec ta plume, il va être archi-charmé.
RépondreSupprimerJe me souviens être demeurée quasi muette lorsque je l'avais eu au téléphone la première fois...
J'ignore pourquoi il a disparu des écrans radars. Lui qui a été l'un des tout premiers artistes (peut-être avec Polnareff) à avoir créé son site Internet, il n'y écrit malheureusement plus guère. Lui qui répondait aux mails, n'y répond plus et même son ancienne adresse est à présent inopérante.
Lui qui adorait communiquer, échanger, dialoguer("Raconte-toi")en étant limite cabotin en bon Germanopratin, voilà qu'il semble s'être retiré du monde.
Je ne veux pas te faire croire que nous avions une correspondance nourrie, mais il me faisait régulièrement l'amitié d'envoyer un petit mot pour me répondre. Il avait une mémoire des visages infaillible, et se souvenait bien de son public.
Peut-être que depuis qu'il vit avec Patrice, il a trouvé une certaine sérénité et qu'il veut exclusivement se consacrer aux siens. J'espère surtout qu'il n'est pas souffrant...
On verra bien lorsque son livre et son disque sortiront car j'imagine qu'il fera de la promo.
C'est moi qui te remercie du fond du coeur pour l'évocation de ces jolis souvenirs très présents.
As-tu lu Un homme ordianaire ? http://www.emmacollages.com/article-livre-a-peine-referme-un-homme-ordinaire-yves-simon-109495151.html
Je t'embrasse,
eMmA
eMmA je te remercie pour toutes ces informations. Je ne connais pas Yves Simon écrivain mais tu me donnes envie.
SupprimerJe t'embrasse du fond du coeur.
¸¸.•*¨*• ☆